La Dynastie Donald Duck - Tome 1
1950 – 1951 : Sur les Traces de la Licorne

La Dynastie Donald Duck - Tome 1 (1950 – 1951)
La couverture
Éditeur :
Glénat
Date de publication France :
Le 15 décembre 2010
Genre :
Comics
Auteur(s) :
Carl Barks
Nombre de pages :
384

Le sommaire

Le monde de Donald :
• Toutes les histoires de Carl Barks
• Carl Barks, la Licorne et autres mythes
• Trop de femmes, Donald !

Les histoires :
• Sur les Traces de la Licorne (1950)
• Hibernation Prolongée (1950)
• Périple Perse (1950)
• Un Froid de Vantard (1950)
• Au Pays des Totems (1950)
• Le Perroquet qui Comptait (1950)
• Vacances à la Ferme (1950)
• Le Temps des Vacances (1950)
• Apparence Trompeuse (1951)
• Charivari en Délire (1950)
• Cueillette de Sauvages (1950)
• L'Armure ne Fait pas le Chevalier (1951)
• Quel Cadeau pour Noël ? (1950)
• Visite Encombrante (1951)
• Donald Conseiller Technique (1950)
• Castors Juniors à la Rescousse (1951)
• Le sablier Magique (1950)
• Trois Petits Diables (1950)
• Donald Ouvreur de Théâtre (1950)
• Un Chien qui Rapporte (1950)

 Portfolio :
• Barks et l'"Eye-Opener"

Les personnages :
• Picsou
• Donald

La critique

rédigée par
★★★★

Enfin ! Voici le premier volume (sur 24) de l’intégralité de l’œuvre de Carl Barks, l’auteur le plus réputé et le plus talentueux des aventures de Donald et sublime créateur devant l'Éternel de nombreux personnages de son univers dont le légendaire Picsou.

Carl Barks est né le 27 mars 1901 à Merrill dans l'État de l'Oregon aux États-Unis au sien d’une famille de cultivateurs. De caractère solitaire et renfermé, plusieurs évènements en 1916 vont conforter ses traits : la mort de sa mère, l'aggravation de ses problèmes d'audition et l'éloignement des écoles et collèges de son lieu de vie rural. Contraint rapidement d'abandonner ses études, il s'essaye d’abord à plusieurs emplois tel fermier, bûcheron, gardien de troupeaux ou imprimeur. Peu emballé par l’avenir qui semble alors se présenter à lui, Carl Barks se décide peu à peu de transformer son passe-temps favori (le dessin) en métier à temps plein. Il prend pour ce faire quelques leçons par correspondance qu’il interrompt d’ailleurs souvent du fait de ses emplois précaires. Son talent inné le fait pourtant rapidement dépasser le stade de simple amateur. Il enchaine ensuite des petits boulots moins prenants tout en tentant de vendre ses dessins aux journaux. Il finit par réussir à en placer quelques-uns dans le magazine Judge et le quotidien Calgary Eye Opener.

En novembre 1935, il apprend que Walt Disney recherche des dessinateurs d'animation. Il déménage pour cela à Los Angeles et se fait embauché comme intervalliste : il dessine ainsi tous les dessins répétitifs nécessaires pour créer l'animation. En 1936, la qualité de son travail lui permet d'intégrer le département des scénarios, où son imagination le fait remarquer plus encore. En 1937, à la faveur du développement de la carrière de Donald Duck qui devient le héros unique de ses aventures cinématographiques et ne sert plus seulement de faire-valoir à Mickey Mouse, Carl Barks fournit déjà quelques pistes de scénarios, avant d’obtenir le droit d'écrire ses propres histoires. Il travaille entre autres sur Les Neveux de Donald (1938), Le Cousin de Donald (1939) ou L'Entreprenant Mr Duck (1940). Il devient ainsi (un peu) le papa de Riri, Fifi et Loulou, Gus et Daisy. Il soumet également quelques idées de gags pour les comics quotidiens de Donald. Il s'agit là de ses toutes premières contributions aux bandes dessinées Disney. Mais son mauvais caractère le fait se braquer quand son travail est critiqué : il démissionne ainsi des studios Disney en 1942 ! Juste avant, il dessine pourtant avec Jack Hannah le premier album de Donald (comic book) sur un scénario de Bob Karp : Donald Duck Finds Pirate Gold. Le thème de la chasse au trésor par Donald et ses neveux est alors lancé...

Mais Carl Barks rebondit vite. Il est, en effet, engagé par l'éditeur de Donald Duck Finds Pirate Gold, Western Publishing. Contrairement à son souhait de travailler sur des personnages qu’il aurait créé lui-même, il se voit d’abord assigner les aventures de Donald Duck mais obtient tout de même de pouvoir y œuvrer, seul, aussi bien sur les histoires que les dessins. La première des cinq cent histoires de Carl Barks pour Western Publishing sort donc en avril 1943 sous le titre de The Victory Garden. Pendant trois décennies, il ne cessera plus d'écrire et de dessiner autour du canard Donald. Il crée ainsi tout au long de sa carrière, Picsou le canard le plus riche du monde, Gontran Bonheur le canard le plus chanceux du monde, l'inventeur Géo Trouvetou, la sorcière Miss Tick, les Rapetou, l'organisation des Castors Juniors, les milliardaires Gripsou et Flairsou...

Bien que les histoires sous licence Disney paraissent sans mention aucune du nom de leur auteur, arborant juste un numéro de série, les lecteurs remarquent vite qu'un même artiste réalise de nombreuses et populaires histoires de canards. Ils le surnomment alors « Good Duck Artist », avant qu'il ne sorte enfin de l'anonymat...

Retraité en 1966, Carl Barks obtient l'autorisation exceptionnelle de Disney de peindre des tableaux à l'huile représentant ses personnages. Face au succès de ses peintures et de ses histoires, il restera toujours modeste en déclarant qu'il faisait ce métier pour gagner de quoi vivre et rien de plus ! Carl Barks s’éteint à l’âge de 99 ans, le 25 août 2000, des suites d'une leucémie.

Voici donc le premier volume (sur 24) de l’intégralité de l’œuvre de Carl Barks, l’auteur le plus réputé et le plus talentueux des aventures de Donald et sublime créateur devant l'Éternel de nombreux personnages de son univers. En introduction, il a, au même titre que tout le reste de la collection, la bonne idée de poser un œil critique sur l’œuvre proposée tandis que chaque histoire est précédée d’une courte fiche d’identité bibliographique permettant de la replacer dans le contexte de sa première publication. La fin de l’album se consacre elle aux portraits de deux personnages précis (ici Picsou et Donald) et offre de nombreuses reproductions des peintures de Carl Barks. Deux regrets à formuler tout de même. Le premier est éditorial puisque l'intégrale ne respecte pas la chronologie de sortie et commence donc par les années 50, la période la plus prolifique de l'auteur pour revenir, bien plus tard, à ses débuts... La seconde est technique : les couvertures mériteraient d’être un peu plus solides...