Walt Disney a toujours un problème, et de budget, et de temps dans la
production de ses
Alice Comedies. Pour faciliter les choses, il mise ainsi beaucoup sur les
parties "live", plus aisées à produire et surtout beaucoup plus rapides.
Cette technique devient ainsi une véritable variable d'ajustement pour lui
permettre de rendre, à sa distributrice, Margaret Winkler, ses cartoons à
temps.

La partie "live" est donc très majoritairement présente dans le cartoon
Alice and the Dog Catcher. Sur un total de douze, la partie animée ne
dure en effet que cinq minutes. Et plus étrange encore, elle ne constitue
pas la plus réussie des deux. Walt Disney s'est visiblement plus amusé à
tourner la partie "live" qu'à réaliser l'animée !
Alice et sa bande se retrouvent ainsi dans une sorte de club privé
caractéristique des années 20 où ils entreprennent de combattre les gens
d'un chenil pour en libérer les chiens prisonniers. Elle en profite pour
raconter à ses amis un des ses précédents exploits à Wonderland ; le cartoon
se terminant sur une course poursuite particulièrement amusante. Walt Disney
s'essaye une nouvelle fois à la figuration, endossant ici le rôle d'un des
employés du chenil.
Alice and the Dog Catcher présente la particularité d'être un cartoon
dont la partie "live" est plus réussie que la partie animée.