The Ocean Hop s'inspire de l'exploit de Charles Lindbergh. Ce pionnier
américain de l'aviation, surnommé « L'aigle solitaire, entre en effet dans la
légende en devenant le premier pilote à relier New York à Paris entre le 20 et
21 mai 1927 en 33 heures et 30 minutes, à bord de son avion Spirit of Saint
Louis et ce, sans escale et en solitaire. Un autre cartoon Disney s'inspirera
d’ailleurs de cette épopée : l'emblématique,
L'Avion Fou, sorti un an plus
tard et connu pour être la toute première aventure de
Mickey Mouse jamais produite. Par
rapport à elle, The Ocean Hop contient toutefois une scène finale
différente, puisque l'arrivée d’Oswald se fait à Paris !

Au delà de ce détail chauvin, le cartoon est un calque, au niveau de son
histoire, de La Course aux Ballons,
sorti un an plus tôt dans la série des
Alice Comedies. La trame est, il est vrai, globalement la même, réutilisant
Pat Hibulaire, dans son apparence d'ours. L'animation, elle, a fortement évolué
grâce aux talents combinés d'Ub Iwerks,
Ham Hamilton et Hugh Harman (les deux derniers étant les futurs papas des
fameuses séries de cartoons des studios Warner : Looney Tunes et
Merrie Melodies). Les gags sont, en outre, savoureux avec, par exemple, la
scène où Pat Hibulaire se cache, avec son avion, derrière un bâton ou celle où
Oswald transforme un chien basset en engin volant. Dernier détail : les plus
attentifs remarqueront que les personnages conservent cinq doigts par main : ils
se contenteront plus tard de quatre pour des raisons de facilité d'animation et,
par ricochet, de coût...

Même s’il reprend une trame déjà vue par ailleurs, The Ocean Hop
conserve toute sa fraîcheur et son dynamisme.