When the cat's away présente également la particularité de constituer
la seule occasion de voir Mickey et Minnie réduits à la taille de souris.
D'ordinaire, ils disposent en effet plutôt d'une envergure humaine, singeant
des attitudes et vivant des péripéties dignes des hommes. Le rendu est
finalement assez déconcertant aujourd'hui. Non seulement Mickey et Minnie
apparaissent minuscules mais arborent aussi une apparence passe-partout qui
gène considérablement leur différenciation. Noyé au milieu d'une ribambelle
de souris, habillées ou non, et dans l'affirmative avec la même culotte que
celle du Mickey générique, le spectateur contemporain a ainsi bien du mal à
savoir à qui il a affaire à l'image. Il apprend alors à distinguer Mickey et
Minnie par la rondeur de leurs têtes, leurs consœurs affichant, elles, un
visage au museau plus allongé.
Dernier élément notable, se situant du coté de sa réalisation, When the
cat's away n'est plus, comme ses prédécesseurs, dû uniquement au travail d'Ub
Iwerks. Ben Sharpsteen vient, en effet, le seconder pour la première fois
sur un cartoon.