Tic & Tac apparaissent en 1943 dans le court-métrage animé Private Pluto
où ils empêchent le chien de Mickey d'accomplir son devoir de soldat. Ils ne
disposent alors, ni de leur nom définitif, ni de leur faire-valoir attitré,
Donald. Ce n'est, en effet, que trois ans plus tard, dans le cartoon de 1947,
Chip an' Dale (Donald chez les écureuils en français), que Tic & Tac
fixent leur identité et rencontrent leur "adversaire de toujours" avec lequel
ils signent leurs plus beaux exploits. A la différence des neveux de Donald, qui
ont tous le même caractère, Tic & Tac ont deux personnalités bien différentes.
Si Tic (Chip) est le chef du duo, sérieux et réfléchi tout en ayant beaucoup
d'humour, Tac (Dale), lui, est le clown de service, pas très futé. Cette
différence de portrait est bien sûr prétexte à de nombreux gags, tous plus
succulents les uns que les autres... Succès aidant, ces deux petits et espiègles
personnages ont finalement accès à leur propre minisérie composée de seulement
trois cartoons : Drôles de poussins en
1951, Tic & Tac séducteurs en 1952 et Tic & Tac au Far-West en 1954.

Malgré sa nomination pour l'Oscar du meilleur court-métrage, Donald et son
Arbre de Noël est loin d'être le meilleur des cartoons mettant en scène
Donald et Tic & Tac. Si sa première moitié est, il est vrai, adorable à souhait
retranscrivant à merveille l'ambiance plébiscitée dans les cartoons des trois
acolytes, sa deuxième fait preuve, en revanche, d'un mauvais goût certain.
L'idée de voir Donald et Tic & Tac se livrer à une bataille rangée, aux
allusions militaires appuyées, transformant des jouets en armes de guerre est,
en effet, pour le moins, saugrenue et pour le plus, imbécile. A trop rechercher
le politiquement incorrect (démarche qui a visiblement plu aux professionnels
qui lui ont décerné une nomination aux Oscars), Donald et son Arbre de Noël,
au discours un tantinet trop violent et mal venu en période de fête, perd, en
réalité, son âme.
Affichant un bilan contrasté, Donald et son Arbre de Noël remplit son
contrat dans sa première moitié, sa seconde se trompant visiblement de... combat
! Dommage.