Simply Mad About the Mouse est un vidéoclip créé par Garen
Entertainment et Stellar X Productions, produit et distribué par
Buena Vista Home Video, la branche vidéo de la Walt Disney Company.
Reprenant de très nombreux extraits de Grands Classiques Disney, il ne brille
pas, à l'évidence, par son originalité. Il faut dire que ce n'est pas la
première fois que Disney réutilise ses anciens films d'animation pour créer des
clips vidéos sur de la musique contemporaine. Le cartoon Mickey Mouse Disco
l'a, en effet, précédé dans le concept tandis que l'émission de Disney
Channel, DTV, a fait de même, usant le processus jusqu'à la moelle.
S'inspirant de la fameuse chaine musicale MTV, elle proposait, il est
vrai, des clips de chansons populaires plus ou moins récentes, montées sur des
images d'animation Disney, principalement issues de cartoons. Avec son mélange
d'archives, de nouvelles animations utilisant principalement le rotoscope, et de
séquences "live", Simply Mad About the Mouse constitue néanmoins la
tentative la plus aboutie jamais menée par les studios Disney.

La vidéo commence donc par une magnifique séquence d'ouverture qui
reconstitue sur un plateau le coffre-fort des studios de Mickey. Ce dernier
s'anime alors sur un feuille de papier puis donne vie à des partitions...

Billy Joel interprète When You Wish Upon A
Star dans la séquence la plus classique de l'opus. La chanson est plutôt
bien respectée et rend un parfait hommage aux films d'animation. Sous l'œil
bienveillant d'un animateur, le chanteur se transforme en personnage animé et se
promène dans les scènes de
Blanche Neige et les Sept Nains,
Pinocchio ou
Peter Pan. Même si musicalement, ce
n'est pas la meilleure réinterprétation de la compilation, ce premier clip en
est assurément le plus réussi et le plus disneyen.

Ric Ocasek s'essaye à Zip-A-Dee-Doo-Dah.
Son clip est construit comme le précédent même si le chanteur ne devient jamais
un personnage animé. Restant en "live", il se balade néanmoins dans les scènes
de Dumbo, d'Alice aux Pays des Merveilles
ou de
Mélodie du Sud. Le gros problème avec
Ric Ocasek est que son interprétation de l'une des plus fameuses chansons de
Disney apparait vite très, très moyenne !

LL Cool J massacre Who's Afraid of the Big Bad Wolf ?. La séquence est
quelque peu ardue dans la mesure où le titre est interprété de façon rap avec un
clip "Live" majoritairement en noir-et-blanc, se contentant de suivre le
chanteur et ses danseuses en arrière plan. Assurément déroutante malgré une mise
en images peu originale, la chanson n'est toutefois pas la plus insupportable de
compilation....

Les Gipsy Kings assassine I've Got No Strings. L'opus tout entier
touche, en effet, le fond avec ce passage décevant à plus d'un titre. Déjà, la
chanson est totalement méconnaissable au point de douter qu'elle soit disneyenne
à la base. L'espagnol comme l'orchestration provoquent, il est vrai, un
sentiment désagréable de perte de repères. Ensuite, le clip reprend des danses
espagnoles dessinées et animées sans aucun lien avec Disney. Enfin, les Gipsy
Kings sont tout bonnement insupportables tant ils font du "Gispy Kings" sans se
soucier de respecter une quelconque signature disneyenne.

Harry Connick, Jr. redresse fort heureusement la barre avec The Bare
Necessities. Musicalement, la chanson est sans aucun doute la plus réussie
de la compilation. Intensifiant le côté jazz du morceau, la voix de crooner du
chanteur apporte, en effet, énormément au titre. Coté images, même si le rapport
avec Disney n'est somme toute pas évident, l'ensemble passe plutôt bien. Le tout
est ainsi filmé en "live", en plateau, avec un décor et des chorégraphies les
plus abouties de tout l'opus. The Bare Necessities en est assurément l'un
des meilleurs passages...

Bobby McFerrin s'ennuie sur The Siamese Cat Song. Si les images du
clip sont, en effet, plutôt de bonne facture, avec un parti pris psychédélique à
base d'effets spéciaux et d'imagerie 3D alors bien maitrisés, le chant est lui
plus que perfectible. Pire, la séquence a considérablement mal vieilli, progrès
technologique aidant...

Soul II Soul livrent une interprétation rasta de Kiss The Girl,
extrait de La Petite Sirène. Les
chanteurs, en "live" dans un décor en dessin d'une île déserte reprenant des
incrustations des images du film, ne font visiblement que passer dans une
prestation qu'il faut sans doute mieux oublier...

Michael Bolton charme son monde avec un interprétation très respectueuse d'A
Dream Is a Wish Your Heart Makes. Sa superbe voix fait des merveilles sur
des images principalement "live" avec des touches d'extraits de
Cendrillon. Une séquence légère
et délicate, disneyenne à souhait...
Court-métrage sorti directement en vidéo, Simply Mad About the Mouse
n'apporte pas grand chose d'un point de vue artistique quand il ne déçoit pas
carrément son monde. Il reste à voir par simple curiosité, sans grande
conviction toutefois...