L'homme
orchestre est le fruit de la politique chère à Pixar de proposer à
de jeunes talents, présents en interne, de s'essayer à des histoires
inédites et technologies nouvelles. Rien d'étonnant, dès lors, à voir Mark
Andrews et Andrew Jimenez, venus tout droit des (Les) Indestructibles,
se lancer dans l'écriture d'un court-métrage. L'idée première est ainsi de
mêler, avec légèreté et humour, compétition et musique. Deux hommes
orchestres s'opposent donc, dans le seul but de séduire l'unique auditoire
disponible (en la personne d'une petite fille) et capter accessoirement une
récompense, si mince soit-elle (une pièce de monnaie). Le duel est bien sûr
l'occasion de faire s'affronter deux styles de musiques différents, l'un
basé sur les percussions, l'autre, sur les instruments à vents. La chute
est, quant à elle, logiquement dédiée à l'humour.

La réalisation du cartoon, d'une durée totale de seulement quatre minutes,
s'est étalée sur une année alors même que le long-métrages Les
Indestructibles a pris, lui, quatre ans pour arriver sur les
écrans ! Les efforts ne sont, à l'évidence, pas restés vains. Le résultat
obtenu est, il est vrai, tout simplement époustouflant. La technique
d'animation est, en effet, irréprochable tant les textures, visages et
expressions sont proches de la perfection. Les décors ne sont d'ailleurs pas
en reste et restituent une ambiance de Renaissance italienne
particulièrement réussie. A n'en pas douter, L'homme orchestre
a servi de ban d'essai à la réalisation d'un long-métrage prenant assise sur
l'atmosphère d'un lieu connu, à l' exemple de la Route 66 pour Cars, Quatres
Roues et de Paris pour
Ratatouille.
L'homme orchestre est un énième petit bijou de Pixar.