BURN•E réunit tous les personnages du long-métrage
WALL•E dans une
situation et un format - le court-métrage - inédits. Depuis Montres et Compagnie, Pixar a, en effet, pris l'habitude
de proposer, en bonus de l'édition vidéo de ses films, une histoire courte
mettant en scène tout le casting précédent. Cette politique a plusieurs
avantages. Elle ravit, d'abord, les fans, en leur offrant des sessions
supplémentaires avec leurs personnages favoris, le plus souvent dans des
séquences finalement non retenues dans le long-métrage initial. Ensuite,
elle permet à de jeunes artistes de se faire la main sur des projets moins
exposés qu'un film de cinéma. (Pour BURN•E, c'est ainsi Angus MacLane
qui s'atèle à la tâche). Enfin, elle propose, sans vraiment
l'avouer, des suites (certes au format ultra-court) dont la réalisation est
moins onéreuse car effectuée dans le sillage immédiat de celle de l'œuvre
principale. Les outils de production sont, de la sorte, à disposition, la mémoire
sur les personnages, totalement fraiche et le financement suffisant puisque
pris sur le budget principal. La qualité ne souffre donc pas de difficulté
tandis que la suite est appréhendée comme un exercice artistique plutôt
qu'une recherche de profit facile.

BURN•E est bâti tout entier sur l'excellente idée de
présenter un rapide résumé de WALL•E
sous un angle inédit. Un personnage entraperçu dans le long-métrage est, ainsi,
mis spécialement sous les feux de la rampe pour offrir un point de vue détonnant
sur les aventures de WALL•E à la conquête de son Eve. Le spectateur découvre
donc avec délectation les conséquences inattendues des actes du petit
robot, certes sauveur de l'humanité mais aussi vrai responsable de dommages
collatéraux, au premier rang desquels se trouve BURN•E.

Irréprochable techniquement, bluffant scénaristiquement,
BURN•E est tout simplement parfait !