Cars - Quatre Roues
a décidément un parcours atypique dans le
catalogue de Pixar. Malgré sa grande qualité, les critiques du monde entier se
sont, en effet, montrées, à l'époque de sa sortie, plus que réservées à son
égard tandis que le public, en dehors des Etats-Unis, l'a carrément boudé. La
France, par exemple, l'a accueilli froidement lui offrant le rang peu glorieux
de premier flop au box-office d'un film pixarien. Commençant sa carrière sous de
mauvais auspices, il se rattrape toutefois par la suite. Déjà, Ratatouille ou
WALL•E ont fait pire que lui sur le sol américain au regard de leurs recettes en
salles. Ensuite, il remporte, auprès des critiques étrangères de Los Angeles, le
prestigieux Golden Globe du meilleur film d'animation. Enfin, son édition DVD
s'arrache en 2006 décrochant le titre de meilleure vente de l'année pour un
long-métrage animé.
Et que dire du marchandisage autour de
Cars - Quatre Roues ! Flash McQueen et
ses amis de Radiator Spring sont, en deux temps, trois mouvements, devenus l'une
des franchises les plus rentables des studios Disney. Aucun secteur (jouets,
livres, jeux vidéos, habillement, accessoires...) n'échappe à l'engouement
qu'ils suscitent, générant au passage plus de 5 milliards de dollars de recettes
pour l'Oncle Picsou.
Face à cette déferlante à retardement, la Walt Disney Company ne pouvait rester
inerte. L'occasion est, en effet, trop belle pour elle qui s'efforce, par
exemple avec La Fée Clochette de créer le même phénomène. Et quoi de mieux pour
soutenir les ventes que de maintenir les personnages sur le devant de la scène.
La synergie du groupe Disney se met alors en marche.
Déjà, la division des parcs à thèmes fait son œuvre. Outre la présence des
personnages dans les différents resorts du monde entier, des attractions dédiées
à
Cars - Quatre Roues sont lancées. Les Walt Disney Studios à Paris inaugurent
en 2008 une attraction à destination des plus jeunes, Cars Race Rally tandis que
Disney's California Adventure à Anaheim programme pour 2012 un land entièrement
dédié au film de John Lasseter regroupant pas moins de trois nouvelles
attractions dont une E.Ticket. Ensuite, la division cinéma prend le relai et
prépare pour le 24 juin 2011 une suite du film de référence pour les salles
obscures.

Enfin, la division télévision ferme le rang en offrant aux personnages la
possibilité de débouler sur le petit écran. Une mini série télé - plus
exactement trois petits courts-métrages sur le même thème - débarque
conjointement sur Disney Channel, Toon Disney et ABC Family aux USA et sur
Disney Channel et Disney Cinemagic en France. Les épisodes prennent l'apparence
de petits intermèdes de 2 à 3 minutes dans lesquels Martin raconte à Flash
McQueen une fable sur sa vie passée.
L'année 2008 voit ainsi sortir trois premiers opus à la télévision et un au
cinéma. 2009 se fait plus chiche avec un seul épisode, Martin Volant Non Identifié.
Heavy Metal Martin, le sixième de la série, est, pour sa part, prévu à
l'origine pour être diffusé en 2010 aux USA, quand une heureuse (et non annoncée
!) avant-première est réservée à la France par le biais de TF1 qui le propose,
en décembre 2009, en guise de mise en bouche avant la diffusion sur son antenne
de
Cars - Quatre Roues.
Martin et ses acolytes s'y moquent ainsi gentiment des groupes de chanteurs de
hard-rock en jouant avec tous les poncifs du genre.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, Heavy Metal Martin pêche
par sa durée, qui décidément trop courte, nuit à la dynamique du récit tant
l'histoire n'a pas le temps de s'installer qu'elle se termine déjà. Fort
heureusement, Martin ne souffre pas trop de cette situation : plus déluré que
jamais, il emporte, en effet, immédiatement l'adhésion et accroit toujours plus
son capital-sympathie. Impossible de lui résister !