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2006, l'Année Magique

L'article

Publié le 01 novembre 2006

La Walt Disney Company peut s’enorgueillir d’avoir connu, en 2006, une de ses plus belles années. Toutes les branches de son activité ont, en effet, remporté des succès aussi remarquables qu’inattendus, tant les fées semblaient, à l’origine, avoir déserté le berceau de l’année qui s’annonçait. 2005 s’était, il est vrai, terminée sous le signe d’une instabilité managériale inquiétante, laissant augurer un avenir assombri.
Michael Eisner n’en finissait pas de céder sa place à un successeur, Bob Iger, considéré par tous les observateurs, comme un simple intérimaire choisi par défaut. Le processus ayant conduit à sa désignation, marqué par une féroce guerre intestine, apparaissait d’ailleurs devoir durablement déstabiliser la firme de Mickey tout entière. La branche « animation » était, quant à elle, tétanisée par la perte du partenariat avec le petit poucet Pixar, devenu ogre. Le marché de la vidéo et celui du cinéma, souffraient grandement du développement du piratage et des nouveaux comportements des consommateurs. Le petit écran luttait, lui, pour défendre son temps d’écoute devant le développement d’internet, captant, chaque jour un peu plus, les cibles privilégiées des annonceurs. Enfin, les resorts sortaient d’une célébration exceptionnelle remisant l’année nouvelle à une simple période d’après festivités.

2006 serait l’année de la descente aux enfers. Tout semblait écrit d’avance... Et c’est exactement le contraire qui s’est produit !

 

Bob Iger a pris, en effet, de court tous les observateurs en se révélant manager hors pair. Son tout premier chantier donne la juste mesure du personnage. Il sauve, ainsi, la joint-venture avec Pixar et se décide – enfin – à voir la Walt Disney Company intégrer, en son sein, le studio à la lampe de bureau. Plus inspiré que jamais, il confie même la direction du nouvel ensemble à John Lasseter et réussit par la même, un véritable coup de maître. Il rallie à sa cause, non seulement les financiers mais aussi tous les fans du Studio. Fans qu’il chouchoute d’ailleurs au point de faire racheter les droits du lapin Oswald, de rouvrir les portes de l’animation 2D et de mettre un terme à la politique des suites vidéo des Grands Classiques.
Il redéfinit également la mission du studio dans sa branche « Cinéma live » et redonne au label Walt Disney sa suprématie perdue en interne sous l’ère Eisner, au profit de Touchstone. La devise est désormais : moins de films mais tous des blockbusters et pour toute la famille.
Il entend ensuite adapter son offre de télévision aux nouveaux comportements des consommateurs. Les programmes et séries phares de ses chaînes - ABC et Disney Channel en tête - sont mis à disposition gratuitement sur le net et truffés de publicités. Dans le même temps, l’offre vidéo est différenciée à grands coups de collectors au contenu étoffé et à la présentation soignée.
Il relance enfin les resorts et entreprend les efforts financiers nécessaires pour conserver ou réinsuffler même, l’incomparable savoir-faire Disney en matière d’offre de vacances.

Le talent des équipes fait le reste. Le public se rue dans les salles pour voir Cars - Quatre Roues et Pirates des Caraïbes : Le Secret du Coffre Maudit, les téléspectateurs plébiscitent High School Musical - Premiers Pas sur Scène, le DVD collector de La Petite Sirène s’arrache... Même le Resort parisien renoue avec une hausse de sa fréquentation !

 

En remotivant toutes ses équipes sur le thème unique de la « magie Disney », en s’appuyant sur les bonnes personnes, en redonnant tout simplement une âme à l’empire développé par son prédécesseur mais fragilisé par des choix douteux de fin de règne, Bob Iger signe une année 2006 éblouissante.

Et si la magie était finalement devenue réalité ?