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Le Triomphe de La Reine des Neiges

L'article

Publié le 08 janvier 2014

Les plus grands et plus beaux succès sont souvent ceux qui ne sont pas attendus et qui prennent tout le monde par surprise, y compris leurs créateurs. L’exploitation de La Reine des Neiges est à ce titre un véritable cas d’école déjouant toutes les prévisions les plus optimistes. Retour sur un triomphe absolu.

Les Résultats
  • Les États-Unis

Tous les spécialistes tablaient sur un score de La Reine des Neiges, lors de sa sortie au cours du long week-end de Thanksgiving, à 60 millions de dollars dont 48 du vendredi au samedi. Ils projetaient ainsi, pour le film, un total autour de 185 millions de dollars en fin de carrière, soit un peu en deçà de Raiponce et des (Les) Mondes de Ralph, justifiant leur position par le sujet très marqué "fille" de l'opus qui aurait du mal à attirer les foules. La réalité est toute autre ! Déjà, La Reine des Neiges ne finit pas sur la plus haute marche du podium lors de son premier weekend, cédant ainsi sa place à Hunger Games - L'Embrasement. En revanche, son score est dès ce stade enthousiasmant : il s’établit à 93,5 millions de dollars dont 67,3 millions du vendredi au samedi. Il s'agit là du plus gros résultat pour un film sortant durant le weekend de Thanksgiving, le dernier record (80,1 millions) étant détenu par Toy Story 2 en 1999 ! Lors du second weekend, Elsa et Anna ravissent la première place en ne chutant que de 53% là où tous les autres films à l’affiche plongent à plus de 60% au cours de la même période. Mieux encore, La Reine des Neiges va ensuite parfaitement se maintenir pendant toutes les vacances demeurant sans discontinuer dans le top 3 et se payant même le luxe de devancer les sorties du moment ; seul Le Hobbit : la Désolation de Smaug parvenant à lui résister. La Reine des Neiges se permet même d'avoir les troisièmes plus gros cinquième et sixième weekends derrière Avatar et Titanic. Formidable pied de nez, lors de son sixième weekend, le film se paye même le luxe de reprendre la tête du box office. C’est ainsi la première fois qu’un long-métrage revient à la première place pour sa sixième semaine, alors même qu’il l’avait perdue les semaines auparavant ET en plus, qu'il n’avait pas débuté premier lors de sa sortie !

Avec un total de 400,0* millions de dollars aux Etats-Unis, La Reine des Neiges devient donc le quatrième film d'animation le plus rentable de tous les temps, le second des Walt Disney Animation Studios derrière Le Roi Lion et le deuxième film d’animation qui n’est pas une suite après Le Roi Lion mais avant Le Monde de Nemo. Et encore, il vient de dépasser les résultats de ces deux films lors de leurs premières sorties, c'est à dire sans tenir compte de leur ressortie en 3-D, (312,8 millions de dollars pour Le Roi Lion et 339,7 millions de dollars pour Le Monde de Nemo). C’est aussi la première fois de son histoire que le film des Walt Disney Animation Studios fait mieux que le film Pixar sorti la même année. En effet, Monstres Academy a fini à 268,4 millions de dollars. Et encore, seul un film Pixar a fait mieux à ce jour que La Reine des Neiges (à savoir : Toy Story 3).

Afin de surfer sur l'incroyable engouement qui a fait passer La Reine des Neiges de simple film au statut de phénomène de société, Disney a l'excellente idée d’en proposer aux Etats-Unis le week-end du 30 janvier au 2 février, une version Sing-A-Long pendant laquelle les fans, le plus souvent déguisés en leurs personnages préférés, peuvent entonner à tue-tête les chansons de l’opus. Ce genre de séances assez fréquentes de l'autre côté de l'Atlantique permet donc au public de communier ensemble avec du spectacle autant sur l’écran que dans la salle.

* en date du 25 avril 2014

  • La France

En France aussi, La Reine des Neiges est un vrai succès, certes pas du niveau des États-Unis mais les résultats sont impressionnants surtout en cette année 2013 où le cinéma a eu bien du mal à attirer le public dans les salles à cause notamment de la crise. Le film émarge à 5 140 149* entrées. Il a donc dépassé Raiponce (4 022 966 entrées), Toy Story 3 (4 362 849 entrées), Iron Man 3 (4 386 028 entrées), Là-Haut (4 508 940 entrées), Marvel's Avengers (4 510 000 entrées), Alice au Pays des Merveilles (4 536 669 entrées) et Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence (4 755 984 entrées) pour devenir le plus gros succès de Disney France depuis Ratatouille (7 710 427 entrées) en 2007 qui avait fini premier du box office national cette année-là ! Il dépasse également Moi, Moche et Méchant 2 (4 640 852 entrées) pour devenir le plus grand succès pour un film sorti au cinéma en France en 2013. Cette situation n'est pas arrivée à un film des Walt Disney Animation Studios depuis Le Bossu de Notre-Dame (6 844 064 entrées) en 1996 ! Enfin, c'est le meilleur résultat des studios en France depuis Dinosaure (5 156 328 entrées) en 2000.

* en date du 21 avril 2014

  • Le monde

Au niveau mondial, La Reine des Neiges en est à 1,219 milliard de dollars. En analysant les longs-métrages d'animation au niveau mondial, il se positionne à la première place. Il est même le 6ème plus gros film de tous les temps, toute catégorie confondue.

  • Films d'animation
Classement et Box Office Mondial **
4
Moi, Moche et Méchant 2 Illumination Entertainment 970
6
Shrek 2 DreamWorks Animation 919
7
L'Âge de glace 3 : Le Temps des Dinosaures Blue Sky Studios 886
8
L'Âge de glace 4 : La Dérive des Continents Blue Sky Studios 877
9
Shrek le Troisième DreamWorks Animation 799
10
Shrek 4 : Il Était une Fin DreamWorks Animation 752
11
Madagascar 3 : Bons Baisers d'Europe DreamWorks Animation 746
14
Kung Fu Panda 2 DreamWorks Animation 665
15
L'Âge de Glace 2 Blue Sky Studios 655

  • Films toutes catégories confondues
Classement et Box Office Mondial **
1
Avatar 20th Century Fox 2 782
2
Titanic Paramount Pictures 2 186
4
Harry Potter et les Reliques de la Mort - Partie 2 Warner Bros. 1 341
6
Iron Man 3 Marvel Studios 1 215
7
Transformers 3 : La Face Cachée de la Lune Paramount Pictures 1 123
8
Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi New Line 1 119
9
Skyfall Columbia Pictures 1 108
10
The Dark Knight Rises Warner Bros. 1 084
12
Toy Story 3 Pixar Animation Studios 1 063
14
Jurassic Park Universal Studios 1 029
15
Star Wars - Épisode I : La Menace Fantôme Lucasfilm Ltd. 1 027

* en date du 25 mai 2014
** en millions de dollars

Les Raisons

Le bouche-à-oreille mondial a donc fait de La Reine des Neiges, un succès sans précédent depuis 20 ans pour les Walt Disney Animation Studios ! Le studio historique a repris sa place parmi les grands studios d’animation. Une première depuis l’explosion de la concurrence opérée à la fin des années 90. Il est intéressant d’essayer de comprendre les raisons d’un tel raz de marée.

  • Un marketing efficace

Le marketing, si décrié par les fans, est assurément l’une des clés de la réussite du film. Vu son délai assez court de production, l’équipe marketing n’a été capable de produire une première bande annonce que sur le tard. Elle n’apparait ainsi qu’en juin 2013. Et elle est plus qu’étonnante car elle ne montre que des scènes non présentes dans le film. Il s’agit en fait d’un petit court-métrage représentant les personnages d’Olaf et de Sven dans un cartoon amusant. Il constitue le premier étage de la fusée que propose le marketing Disney autour du film : donner envie aux enfants, de tout sexe, de venir voir La Reine des Neiges. Et pourtant, cette bande annonce a fait grincer bien des dents chez les adultes et les fans Disney, la jugeant sans originalité et trop enfantine. La deuxième bande annonce américaine, vise, elle, les adolescents en privilégiant l’action et l’humour et occultant l’aspect comédie musicale et princesse. Enfin, la troisième bande annonce montre, à un mois de sa sortie, le vrai ton de l’opus en proposant un extrait de l’une des chansons. Elle met l’accent sur le caractère évènementiel du film que Disney annonce tout simplement comme le plus grand évènement depuis Le Roi Lion. Là encore, cela fait grincer quelques dents mais cela fonctionne car provoque la curiosité !

  • Un marketing régionalisé

Autre excellente idée, orienter le marketing en fonction du pays. En France et au Japon, par exemple, une bande annonce mettant plus en avant le côté dramatique de l’histoire est choisie comme mise en bouche. Là aussi, le choix s’avère judicieux. De plus, Disney France a l’excellente idée de miser très en amont sur l'opus proposant des affiches dans les gares dès l’été, chose qu’elle n’avait pas faite, avec une telle envergure, depuis des années.

  • Un bouche-à-oreille vertueux

Le marketing efficace fait que le film fait parler de lui sur les réseaux sociaux. Même sur Chronique Disney, la différence avec Les Mondes de Ralph, sorti l’année d’avant, est flagrante. Chaque mise à jour, photo, image, vidéo est commentée, partagée et aimée ! Le bouche-à-oreille prend dans des proportions incroyables avant la sortie du film et explose littéralement après. Les réussites de Raiponce et des (Les) Mondes de Ralph font que le public prend à nouveau au sérieux les Walt Disney Animation Studios. La qualité intrinsèque de La Reine des Neiges, encensé par la critique comme par le public, aide également et naturellement l'opus. Certes, il ne fait pas l’unanimité (quel film le fait ?) mais globalement il enchante les spectateurs, et ce, dans le monde entier.

Même si La Reine des Neiges est un film original, il possède assurément des gènes communs avec Raiponce. Et malgré ce que certains clamaient à tout va, cela a été un véritable atout pour son succès. Loin de donner l’impression d’être un copier-coller, cet état a simplement permis au public lambda d’avoir l’impression de se retrouver dans un lieu connu, de cocooner dans un univers rassurant où évoluaient des personnages certes différents mais avec ce petit air de déjà-vu rassurant. La Reine des Neiges a vu donc l’attitude de son public épouser celui qui vient au cinéma voir une suite. Les Walt Disney Animation Studios ont ainsi parfaitement compris son attente après l’analyse minutieuse du succès surprise de Raiponce. Non seulement, ils ont rentabilisé les avancées techniques de la princesse aux cheveux d’or mais, en plus, ont limité les risques par rapport à l’apparence des personnages. Ils ont alors pu se concentrer sur d’autres pans du film afin de surprendre les spectateurs, notamment sur les chansons ou l’histoire.

  • Le conte de fée musical, un genre qui manquait au public

Même si visuellement La Reine des Neiges se rapproche de ce qui a été fait pour Raiponce, il propose quelques choses de foncièrement différent dans un marché des films d’animation américain assez standardisé. Depuis les succès de Pixar et de Shrek chez DreamWorks Animation au début des années 2000, les films d’animation CGI sont, en effet, globalement pour garçon et toujours ou presque toujours axés sur l’humour et l’action ; sonnant de fait le glas du genre de la comédie musicale animée. Les vrais derniers opus dans ce cadre remontent ainsi à 1997 avec Hercule chez Disney, Anastasia chez la Fox ou en 1998 chez DreamWorks avec Le Prince d’Égypte. Le genre s’est ensuite éteint doucettement pour renaitre timidement avec La Princesse et la Grenouille en 2009 et Raiponce en 2010. En 2013, le public est enfin prêt à retrouver dignement le genre au point de le fêter comme dans les années 90. Les enfants de l'époque ayant découvert les grands classiques musicaux Disney des années 90 sont désormais parents et veulent aussi faire vivre à leur progéniture la magie qu’ils ont eux-mêmes vécus. Parents comme enfants sont donc en capacité de fredonner en sortant de la salle Let it Go (Libérée, Délivrée en français). Comme dans les années 90, la bande originale du film s’arrache se plaçant en tête des ventes d'albums aux États-Unis. La dernière bande originale Disney ayant atteint le top du Billboard 200 remonte d’ailleurs à 1995 avec Pocahontas, une Légende Indienne ! La Reine des Neiges est le troisième film d'animation Disney à réaliser cet exploit depuis la mise en place de classement en 1956 ; la première fois ayant été en 1994 avec l'album du (Le) Roi Lion.

  • Une concurrence absente

La Reine des Neiges a également eu beaucoup de chance. Déjà, sa date de sortie est choisie avec soin juste avant les vacances de Noël en commençant par le lucratif week-end de Thanksgiving aux États-Unis. Son thème hivernal est, en plus, en parfaite adéquation avec la saison. Mais surtout, quasiment aucun concurrent n’a sorti de films d’animation cette année. Même DreamWorks Animation a laissé le champ libre à Disney en décalant M. Peabody et Sherman : Les Voyages dans le Temps du 1er novembre 2013 au 7 mars 2014. Alors que l’été 2013 avait été complètement embouteillé avec un film d'animation tous les 15 jours, le dernier trimestre 2013 a connu aux États-Unis seulement trois films d’animation dont deux (Free Birds et Sur la Terre des Dinosaures - Le Film 3D) qui n’ont pas trouvé leur public. Le seul film familial, mais pour un public plus âgé, était ainsi Le Hobbit : la Désolation de Smaug tandis qu’en France le redouté Belle et Sébastien rencontre le succès mais pas au point de gêner la carrière d’Anna et d’Elsa : La Reine des Neiges a donc finalement bénéficié d'un boulevard devant lui.

Les Conséquences

Le succès de La Reine des Neiges devrait modifier les lignes comme cela avait été le cas avec Le Roi Lion même si les impacts devraient être moins spectaculaires. A l'époque, le triomphe de Simba avait en effet ouvert l'appétit des autres grands studios hollywoodiens qui étaient rentrés les uns après les autres sur le lucratif marché de l'animation. En 2013, le marché est déjà largement occupé.

  • Un rééquilibrage entre les studios d'animation Disney et Pixar

Les plus grands changements auront en fait surtout lieu au sein de The Walt Disney Company. La vraie grande nouvelle est que les Walt Disney Animation Studios vont reprendre de l'intérêt aux yeux des décideurs de la compagnie au château enchanté. Depuis le rachat de Pixar en 2006, le studio historique était, il est vrai, l'enfant malade, le boulet à se trainer à cause de l'héritage historique qu'il représente alors même que ses nouveautés ne rapportaient pas autant qu’elles le devraient. Il était là pour l'image. Raiponce a d’ailleurs assurément sauvé le studio de la fermeture après la déception financière qu'avait été le retour à l'animation traditionnelle avec La Princesse et la Grenouille. Pour autant, avec son budget de 260 millions de dollars du à des avancées techniques et un long processus de pré-production, la princesse aux cheveux longs n'a pas été un investissement rentable immédiatement. C'est son succès en merchandising qui a fini de prouver que les films de princesses avaient encore un long avenir chez Disney malgré ce qu'en pensait alors Ed Catmull qui s’était permis une semaine avant la sortie de Raiponce de déclarer en substance qu’après lui, Disney ne sortirait plus de films de princesses. Succès aidant, La Reine des Neiges a donc été mis en chantier rapidement ; une décision qui s'avère payante ! Fort est à parier que le conte de fée et la comédie musicale devraient ainsi vite revenir chez Disney. Pourtant, les deux films suivants chez Walt Disney Animation Studios seront des films sortant des sentiers battus : Big Hero 6, cette année, réalisé par Don Hall et Chris Williams, est en effet une adaptation librement inspirée d'un comics peu connu de Marvel tandis que Zootopia, réalisé par Byron Howard et prévu pour 2016, conte lui l'histoire d'un renard anthropomorphe. Les deux suivants, non annoncés et non datés, seraient Giants, une adaptation du conte de Jack et le Haricot Magique, réalisée par Nathan Greno, et Moana, une histoire de princesse polynésienne, par Ron Clements et John Musker. Bien sûr, ces deux derniers projets peuvent beaucoup changer sachant que le succès de La Reine des Neiges va évidemment faire bouger les lignes, à commencer par le planning. Les décideurs de Disney qui avaient demandé à Pixar de passer à trois films tous les deux ans font l’amère constat que le studio de Luxo Jr. n'arrive pas suivre ce rythme comme le prouve la baisse de qualité artistique de ses derniers opus ou le fiasco de la production de The Good Dinosaur dont la sortie est repoussée de dix-huit mois ! La maturité des Walt Disney Animation Studios pourrait donc pousser The Walt Disney Company à revoir sa position et faire alterner les films Walt Disney Animation Studios et Pixar, en accélérant le rythme du premier et freinant celui du second.

Big Hero 6
Zootopia
  • Des personnalités sur lesquelles compter

Le succès de La Reine des Neiges peut être attribué à quatre artistes qui vont prendre de l'importance dans les prochaines années.
Le premier, qui va simplement assoir sa position, est John Lasseter. Quand il a pris la tête de l'animation Disney et Pixar en 2006, l'une de ses missions était de redorer le blason fané des Walt Disney Animation Studios. Mission accomplie. Petit à petit, pierre après pierre, film après film, il a réussi à redonner au studio historique son ton, sa signature et son identité.
L'autre grande gagnante est assurément la coréalisatrice Jennifer Lee. Déjà remarquée pour son travail de scénariste dans Les Mondes de Ralph, son arrivée sur le projet de La Reine des Neiges a insufflé un vent nouveau au projet amenant une touche de féminité totalement inédite dans la réalisation au sein des studios. De plus, elle a été fortement présente sur les réseaux sociaux s'attirant les faveurs de nombreux fans. Elle ne devrait avoir aucun mal à partir sur un autre projet au sein de Disney.
Enfin, les compositeurs Robert Lopez et Kristen Anderson-Lopez devraient à nouveaux travailler pour le label, ce qui semble déjà être acté d'après leurs dires même si la nature du projet (Moana, Giants...) n’est pas encore dévoilée. Avec le succès de la bande-originale de La Reine des Neiges, Disney pourrait bien tenir là ses nouveaux compositeurs vedette comme Alan Menken dans les années 90 ou les frères Sherman dans les années 60.

John Lasseter
Jennifer Lee
Robert Lopez et Kristen Anderson-Lopez
  • Vers plus de films pour filles

Au niveau concurrence, La Reine des Neiges devrait également apporter plus de films à destination des petites filles. Jusqu'à maintenant, les long-métrages ayant un premier rôle féminin en dehors des Walt Disney Animation Studios se comptent sur les doigts de la main. Mérida chez Pixar arrive principalement en tête, mais là encore au sein de The Walt Disney Company.. Constat identique pour les comédies musicales. Hollywood étant prévisible, il y a de fortes chances que les autres studios s’engouffrent dans la brèche et ne laissent pas Disney seul sur le marché, désormais très lucratif, des films « de filles ». Qui sait ? Une prochaine princesse CGI pourrait peut-être voir le jour en dehors du studio de Mickey. Et cette fois-ci, ce ne sera à l'évidence pas une ogresse...

Les Récompenses

Nommé pour les Golden Globes du Meilleur Film d'Animation et de la Meilleure Chanson (Let it Go), La Reine des Neiges emporte le premier mais reste bredouille sur le second. Il n’empêche ! L’évènement est de taille puisque c’est le tout premier film dans l’histoire des Walt Disney Animation Studios a décroché le fameux « Golden Globe du Meilleur Film d’Animation » ! Coté moisson de prix, le film remporte également les Critics' Choice Awards du Meilleur Film d'Animation et de la Meilleure Chanson (Let it Go) et récolte pas moins de dix nominations aux Annie Awards (Meilleur Film, Meilleur Animation d'un Personnage, Meilleur Design d'un Personnage, Meilleur Réalisateur, Meilleure Musique, Meilleur Design, Meilleur Storyboard, Meilleur Doublage, Meilleur Scénario et Meilleur Montage) pour en gagner cinq au total (Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Meilleure Musique, Meilleur Design et Meilleur Doublage). Parallèlement, et toujours dans sa course aux récompenses, il remporte le BAFTA du Meilleur Film d'Animation. Mais, surtout, pour la première fois de leur histoire depuis la création en 2001 de la catégorie, les Walt Disney Animation Studios emporte l'Oscar du Meilleur Film d'Animation. Le film gagne également l'Oscar de la Meilleure Chanson (Let it Go)...