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Roy Conli Présente Les Nouveaux Héros

L'article

Publié le 28 septembre 2014

Difficile de passer après La Reine des Neiges, le plus grand succès de tous les temps pour un film d'animation ! Pourtant, les première images des (Les) Nouveaux Héros sont vraiment enthousiasmantes. Les Walt Disney Animation Studios partent dans une direction totalement différente de ce qu'ils proposent habituellement avec un cocktail qui s'avère savoureux : un mélange de comics super-héroïque, d'ambiance japonaise, d'humour et d'émotion typiquement disneyens. Le film semble d'emblée superbe avec des personnages riches et des décors aussi beaux que détaillés. Là où Les Mondes de Ralph avait laissé le public français de glace, Les Nouveaux Héros devrait parvenir à le convaincre, y compris ses spectateurs les plus frileux. La prévue du film à laquelle Chronique Disney a été convié s'efforce en tous les cas de le faire...

Roy Conli, le producteur du film, est un conteur d'histoire idéal pour le vendre. Il était d'ailleurs déjà venu à Paris, il y a quatre ans, pour parler à la presse et aux bloggeurs de Raiponce. Né à Los Angeles, il débute par le théâtre et commence sa carrière en tant que producteur de spectacle. Il rentre au sein des Walt Disney Animation Studios en 1993 toujours en qualité de producteur. Il rassemble alors le staff créatif sur Le Bossu de Notre-Dame, met le projet en route puis part en France rejoindre les studios de Montreuil afin de superviser l'équipe parisienne. Une fois le travail terminé, il reste à Paris et collabore à Hercule, puis à Tarzan. Il revient alors à Burbank pour prendre sa deuxième production, celle de La Planète au Trésor - Un Nouvel Univers. Par la suite, il devient l'heureux producteur de Raiponce puis, tout récemment, des (Les) Nouveaux Héros.

Roy Conli n'est pas venu les mains vide puisqu'il a amené avec lui près d'une demi-heure du film à travers plusieurs clips qui en montrent des images, pas tout à fait finalisées certes, mais presque parfaites. Il ne manquait, il est vrai, que quelques effets de lumières, des effets spéciaux, la musique non terminée ou encore des bruitages à parfaire. Pour autant, c'est assurément, l'une des prévues entre celle de Raiponce, des Mondes de Ralph et de La Reine des Neiges, qui dévoile des images les plus proches du produit fini. Mais avant cela, il prend le soin de revenir sur l'ambiance qui règne actuellement au sein des Walt Disney Animation Studios. L'arrivée de John Lasseter en tant que responsable de l'animation Disney et Pixar en 2006 a, en effet, fait beaucoup bouger les choses. Il a tout de suite instauré le "story trust" : c'est un processus qui consiste à faire se réunir tous les réalisateurs du studio afin de parler des films en cours de développement, et ce, afin de les améliorer. Cela permet à chaque réalisateur de travailler en groupe, non seulement pour aider à parfaire son propre film mais également ceux de ses collègues. Cette méthode de travail a ainsi été appliquée à Volt, Star Malgré Lui, La Princesse et la Grenouille, Raiponce, Winnie l'Ourson, Les Mondes de Ralph et La Reine des Neiges : elle a notament permis aux WDAS de retrouver leur place parmi les plus grands ! Le studio et les artistes tentent il est vrai de se surpasser afin de rendre chaque film unique, toujours divertissant avec l'humour et l'émotion qu'attendent les spectateurs d'un film d'animation Disney.

Don Hall
Chris Williams

Roy Conli fait ensuite l'éloge de ses deux réalisateurs Don Hall (Winnie l'Ourson) et Chris Williams (Volt, Star Malgré Lui). Ils sont arrivés aux studios, il y a environ vingt ans. Ils les a vus commencer en tant que jeunes scénaristes, puis au cours de la dernière décennie, prendre du grade en devenant réalisateurs. Il rappelle alors que son travail en tant que producteur est de faire en sorte que la vision de ces personnes aussi sympathiques, passionnées et brillantes transparaisse à l'écran ! L'idée du film vient en réalité de Don Hall. Il était, en effet, en train de terminer Winnie l'Ourson en 2010 et réfléchissait à ce qu'il allait faire plus tard. Etant fan de comics mais également de l'animation Disney, il a commencé à penser mélanger les deux genres. Il en parle aussitôt à John Lasseter d'autant plus qu'un an plus tôt, The Walt Disney Company venait d'acheter une "petite société de comics", Marvel. Il pense d'ailleurs ne proposer qu'un court-métrage mais le patron des studios Disney lui dit directement de voir grand, de penser à un long-métrage. Il est donc allé interroger les équipes de Marvel sur la faisabilité d'un tel projet : ils lui ont immédiatement proposé de regarder dans leur bibliographie afin de trouver le thème qui pourrait correspondre à ses attentes...

Don Hall a de la sorte passé des mois à fouiller dans la base de données de la Maison des Idées. Il s'est finalement arrêté sur une liste assez courte dont un titre ressortait du lot : Big Hero 6. Il s'agit d'un comics très obscur, y compris pour les fans de Marvel. Le réalisateur a été attiré par le titre mais également par le fait que l'action se passait à Tokyo. Le choix s'avère vite parfait car, même s'il se base sur un comics Marvel, le film à venir est en premier lieu et avant tout un long-métrage Walt Disney Animation Studios. Le fait que le comics soit peu connu permet en effet d'adapter l'histoire et les personnages à la sauce Disney sans que cela ne passe pour du sacrilège. Roy Conli a toutefois précisé, lors d'une question, que Marvel s'est relativement impliqué dans le film ; notamment, Joe Quesada, son responsable artistique et Jeph Loeb, son responsable de la branche télévision, qui visionnaient leprojet toutes les douze semaines et se sont intégrés aux étapes du "story trust". Il n'empêche... Il convient de noter, malgré la volonté très "politiquement correcte" du producteur de vanter la collaboration entre les deux labels que Marvel s'est clairement désolidarisé de l'opus, ou du moins, n'a pas voulu que son logo soit attaché au film, même s'il en sera fait mention du studio dans le générique. Preuve de la bouderie, la Maison aux Idées a décidé de ne pas profiter de la sortie des (Les) Nouveaux Héros pour ressortir les anciens et obscurs comics books prétextant que le long-métrage était au final trop éloigné de l'inspiration d'origine. Marvel a aussi refusé que les WDAS les publient eux-mêmes leur laissant juste le droit de sortir des ouvrages en rapport avec le film.

Il faut dire que Les Nouveaux Héros a finalement peu de rapport avec le comics original mis à part le titre et certains des personnages. Les artistes de Disney ont à l'évidence brodé et recréé non seulement une nouvelle histoire mais également un tout nouveau monde. Le film se déroule ainsi à San Fransokyo : c'est une ville dans un futur pas trop lointain et dans un univers parallèle qui fait clairement penser à un mixte de San Francisco et de Tokyo. Le but est ainsi de rapprocher l'est et l'ouest dans un même univers, les comics et les mangas ! Les décors qui ont été montrés sont d'ailleurs fabuleux avec une précision étonnante et des détails extraordinaires. Ce qui frappe aussi c'est que l'ambiance de cette ville, en particulier de nuit, fait étrangement penser à l'univers de l'auteur de science-fiction, Philip K.Dick, notamment via le film Blade Runner ou le roman Le Maître du Haut Château, qui se déroule à San Francisco, dans un univers où le Japon a gagné la Seconde Guerre Mondiale et annexé les États-Unis. Rien d'aussi politique ici, mais le mélange des cultures est tout autant frappant et exotique.

Roy Conli poursuit ensuite en parlant de l'histoire et des personnages. Le plus étonnant dans les images montrées est de constater que le côté super héros est, en réalité, assez gommé. Il s'agit ici plutôt d'une histoire qui se focalise sur la relation entre Hiro, le jeune génie de la robotique, et Baymax la création de son grand frère, un robot médical. La carte de l'émotion, l'émerveillement mais aussi l'humour est ainsi jouée à fond. Le film a, dès lors, l'air d'être un parfait mélange entre le côté émouvant de Disney, le côté geek des Mangas et le côté fun des comics. Le personnage qui synthétise  le mieux ses trois aspects est clairement Baymax. Les artistes dont d'ailleurs décidé que ce robot ne ressemble à rien de connu. Pour cela, ils ont fait un certain nombre de recherches et sont allés visiter de nombreuses universités. Ils sont ainsi tombés sur le campus de Carnegie-Mellon, en Pennsylvanie, où un certain Chris Atkinson est en train de travailler sur un robot souple. Il s'agit de robotique douce associant des matières et des formes plus arrondies, proches du vivant. Il travaille notamment sur un bras en vinyle gonflable au contact non agressif, qui est capable d'accomplir des taches simples comme brosser les dents de quelqu'un. Les artistes de Disney ont de la sorte trouvé le type de robot qu'ils voulaient faire. Il ne restait plus qu'à l'animer et, pour ce faire, partir sur un mouvement proche d'un mélange entre un bébé et un pingouin.

Le reste des images diffusées et des personnages est vraiment enthousiasmant à la fois dans leurs interactions que dans l'ambiance qui se dégage de l'ensemble. Il y a, par exemple, une séquence de vol entre Hiro et Baymax qui est vraiment grisante tout comme celle où les coéquipiers de Hiro découvrent leurs nouveaux costumes sous une chanson du groupe Fall Out Boy, extrêmement fun. Roy Conli conclue alors la présentation en mettant en avant le désir de faire un pont entre les deux côtes du Pacifique, l'est et l'ouest. C'est d'ailleurs pour cela que l'apparence des personnages a changé à l'image de Wasabi qui est passé de japonais à afro-américain. Leurs designs doivent d'ailleurs beaucoup à Sang-Jin Kim et Shiyoon Kim qui ont supervisé le processus créatif. Enfin, et même si c'est assurément l'un des films sur lequel Roy Conli a travaillé où une suite "va de soi", il insiste sur le fait que les réalisateurs se sont focalisés pour faire le meilleur film possible, sans se soucier de l'après, en travaillant énormément sur l'histoire, signant, au passage, l'une des productions les plus courtes du studio.

Après la masterclass, Chronique Disney a eu l'honneur de participer à une table ronde plus restreinte en présence du producteur avec une dizaine de sites de fans Disney et de blogs cinéma. Roy Conli a ainsi répondu à de nouvelles questions permettant ainsi d'en apprendre encore davantage sur le film.

[Bloggeur] Quelle est la différence entre le film et le comics ?

[Roy Conli] Il y a un grande différence entre les deux. A l'origine, on voulait partir d'une franchise Marvel. Don Hall cherchait le titre le plus adéquat. Alors qu'il continuait à travailler sur Winnie l'Ourson, il cherchait en parallèle sur la page Wikipédia ce que Marvel avait. Elle était tellement énorme qu'il a mis des semaines pour parcourir la liste. Il a retenu Big Hero 6 à cause du titre principalement qu'il trouvait accrocheur. Par la suite, chez Marvel, il a regardé plus en profondeur le contenu et a aimé le fait que cela se passe au Japon, à Tokyo. C'était une lettre d'amour à la culture populaire nippone. Dès le début, on a donc voulu partir de l'univers Marvel pour le transformer en film d'animation Disney et qu'il soit clairement identifié comme tel. L'une des habitudes que nous avons prises au sein des Walt Disney Animation Studios, c'est de toujours créer des univers attrayants et uniques. John Lasseter et Don Hall, en discutant, sont arrivés à l'idée de proposer un mélange des deux mondes afin de rendre le tout, à la fois familier mais aussi fun et dépaysant. C'est donc une des premières grosses différences : le film se déroule à San Fransokyo tandis que le comics déroule son action à Tokyo. Les personnages eux-mêmes ont changé : dans le comics Baymax n'est pas un robot infirmier et Wasabi n'est pas un afro-américain. Le design des personnages a aussi été modifié en profondeur et l'histoire complètement repensée. En fait, Marvel et John Lasseter nous ont mis au défi de s'inspirer d'un comics et de se l'approprier.

[Bloggeur] Est-ce que Les Nouveaux Héros est dans la continuité des films précédents comme Raiponce ou La Reine des Neiges ou au contraire casse réellement les codes, vu l'univers mis en place ?

[Roy Conli] C'est un film avec un univers propre. San Fransokyo est une ville dans un futur proche, dans un univers parallèle, avec un visuel superbe. Dès la première image, avec le Golden Gate Bridge, le spectateur est happé dans cet univers - surtout quand il remarque l'architecture Shinto - puis voit le port de la ville. Tout de suite, il ressent qu'il entre dans une cité à la fois très familière mais aussi très différente. On a voulu construire un futur qui ne soit pas noir et sombre, mais au contraire qui soit attrayant et reconnaissable. Comme dans Blade Runner, il semble normal mais est en réalité différent. C'est donc un peu la même chose dans Les Nouveaux Héros mais dans une version plus joyeuse.

[Bloggeur] Avez-vous été en contact avec Steven T. Seagle et Duncan Rouleau, les créateurs du premier comics ?

[Roy Conli] Oui au tout début. Puis nous avons travaillé avec Joe Quesada, le responsable artistique de Marvel, et Jeph Loeb, le responsable de la branche télévision de Marvel.

[Bloggeur] C'est le premier film des studios à se passer au Japon. Est-ce du à l'amitié entre John Lasseter et Hayao Miyazaki ?

[Roy Conli] C'est une question intéressante. Je n'ai jamais pensé à cela avant. Pour autant, je ne pense pas. En effet, comme l'histoire originale se passait à Tokyo, c'est cet élément qui a frappé Don en premier lieu. De plus, quand on a cherché différents types de robot, les robots occidentaux ont tendance à être des êtres destructeurs cherchant la fin de l'humanité alors que les robots nippons sont plus doux et visent à protéger le genre humain. Miyazaki a fait plusieurs robots dans ce genre là justement. J'aime à penser que le film est un hommage à l'union des deux côtés du Pacifique et au melting-pot culturel.

Henry Jackman
Fall Out Boy

[Bloggeur] Pouvez-vous parler de la musique du film et nous dire si le film possède des chansons ?

[Roy Conli] J'espérais que vous alliez poser la question. (Rires) Henry Jackman, le compositeur du film, est un artiste extraordinaire. Il a fait surement ce qui est ma bande originale préférée, Kick-Ass, mais aussi celle de Capitaine Phillips, de X-Men - Le Commencement ou encore Winnie l'Ourson et Les Mondes de Ralph pour nous. Il a un amour pour l'animation. Il sait que dans cette forme artistique, l'univers est toujours exagéré. Le processus était assez simple. On se réunissait avec Henry une fois par semaine au studio, après le travail. On allait à son studio de Santa Monica. On s'asseyait et il nous jouait 10 à 15 minutes de la bande-son du film. [En fait non, d'abord on allait diner car nous sommes des gens bien élevés. (Rires)] On prenait des notes puis nous partions ; et la semaine suivante, on revenait en écoutant 10 ou 15 minutes supplémentaires et/ou on reparlait de ce qu'on avait attendu la semaine d'avant. La collaboration a été étroite. Ainsi, nous sommes tombés d'accord que la première scène du film, le vol entre Hiro et Baymax, allait devenir la scène cruciale au point de vue de l'ambiance musicale de l'opus tout entier. Il est important à ce moment-là que le spectateur ressente la liberté et la joie d'Hiro. Pour le reste et en ce qui concerne les chansons, ce n'est pas une comédie musicale ! Après, il y a deux petites chansons mais elles font partie de l'action. La "vraie" chanson du film est interprétée par Fall Out Boy. Patrick Stump, le chanteur du groupe, est une boule d'énergie. On leur a montré la séquence où  nous voulions la chanson. Ils nous ont alors envoyé plusieurs propositions. Il y en a une qui était superbe mais un peu lente. Or, il était important de trouver le tempo parfait. Ils ont retravaillé et ont fait plein d'expérimentations à partir de ce moment-là. Ils étaient en tournée mais continuaient à travailler dessus... Une belle implication. Et finalement le morceau parfait est arrivé !

[Chronique Disney] Parlons technique, pour créer ces décors époustouflants, avez-vous inventé de nouveaux logiciels ?

[Roy Conli] C'est une bonne question. Il y a un certain nombre de logiciels que nous avons utilisés et d'autres que nous avons créés de toutes pièces. Nous avons d'abord travaillé avec un logiciel qui permet de construire des villes. Nous avons pu utiliser les cartes géographiques et géologiques officielles des États-Unis, en particulier de San Francisco, et les mettre dans notre logiciel. Ce que nous avons fait ensuite, c'est une exagération ou une caricature de San Francisco. Les bâtiments sont devenus un peu plus grands, les vallées un peu plus profondes. Nous avions presque une photo exacte de la ville que nous avons pu modeler selon notre besoin. Nous avons ainsi construit 80 000 structures uniques pour la ville ! C'était très rigoureux, presque rationnels mais nous avons pu y rajouter ensuite une multitude de détails, en particulier lors des scènes importantes avec Hiro. A côté de ça, nous avons beaucoup joué la carte de l'intervention artistique pour donner vie à la ville comme les panneaux publicitaires et tout ce genre de choses qui font de l'urbanisme animé, un lieu de vie. L'autre logiciel important a été celui qui a permis de développer la foule. Déjà, dans Le Bossu de Notre-Dame, un tel logiciel avait été mis en place pour l'animation 2D. A cet époque, c'est ce qui se faisait de mieux. Si l'on regarde, depuis, beaucoup de films en CGI, le procédé n'a pas forcément beaucoup évolué  : on voit que les gens dans une foule sont globalement créés via un copier / coller en changeant les couleurs et / ou les costumes. Denizen, le logiciel que nous avons développé, nous a, lui, permis de recréer individuellement les personnages. Chaque personnage dans la foule est unique ! La chose amusante c'est que l'on a pu demander à chacun des 400 personnes travaillant sur le film et tous ceux qui travaillaient dans le studio de créer leur propre personnage et  donc d'être dans le film. Ainsi, chacun a modélisé un personnage, un peu à son image et c'est pour cela que dans la foule il y a beaucoup de nos animateurs ! Le troisième logiciel d'importance que nous avons utilisé agit, pour sa part, sur la circulation dans la ville. Nous voulions que San Fransokyo soit une vraie ville, pas une ville artificielle, sans vie, sans mouvement. Enfin, le dernier logiciel du projet est Hyperion, un développement étonnant fait en interne qui permet de créer des effets de lumières jamais vus auparavant.

[Bloggeur] Le studio semble, en ce moment, alterner, film pour garçon et film pour fille ? Comme qualifieriez-vous celui-ci ?

[Roy Conli] Je ne pense pas que nous faisons des films pour filles ou pour garçons. Nous faisons des films pour tout le monde ! Si vous faites des statistiques de ceux qui ont aimé La Reine des Neiges, vous trouverez la même proportion de garçons et de filles. En juin, nous avons fait une projection test en Arizona et fait des statistiques à la sortie de la séance. Nous avons alors remarqué que le film était aimé autant par les garçons que par les filles. Il y a un grand dénominateur commun dans Les Nouveaux Héros et son nom est Baymax ! Parce que ce personnage, pour on ne sait exactement quelle raison, est instantanément aimé par tout le monde. Vous pouvez être un garçon ou une fille mais vous voulez tous un Baymax ! Ce qui est amusant, quand il s'agit de produire Raiponce puis Les Nouveaux Héros, ce n'est pas de faire un film de filles ou de garçons mais c'est de faire des projets diversifiés ! Avec, pour moi, toujours, un point commun : Les Nouveaux Héros est un comics ; Raiponce un conte, Le Bossu de Notre-Dame et La Planète au Trésor - Un Nouvel Univers sont basés sur des romans. En fait, dans ma carrière, chez Disney, je suis celui qui adapte les livres à l'écran !

Après cette présentation passionnante de Roy Conli, l'excitation est à son comble. Il va être difficile d'attendre le mois de février 2015 pour voir le film en entier. Les Nouveaux Héros s'annonce assurément comme le film des Walt Disney Animation Studios aux effets spéciaux les plus aboutis mais toujours avec des personnages attachants et des relations fortes. Vivement la sortie !