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L'Animation Disney
De la Version des Contes à celle des Films

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Publié le 22 mars 2016

Pendant plus de 80 printemps, le Maître de l’animation et ses successeurs ont su apporter au monde toute la magie et la beauté des sentiments au travers d’histoires fantastiques aux messages d’amour et de générosité emballés dans un cocon d’humour. Ainsi, il est difficile de trouver dans une de ces œuvres, une seule ne se terminant pas par une fin heureuse. Un seul film d’animation, le seul en date, selon les experts de la firme aux grandes oreilles, déroge à cette règle de happy ending par un dénouement séparant les deux protagonistes ; Pocahontas ne vivra jamais aux côtés de son colon préféré, John Smith. Mais ce n’est là qu’un cas isolé face aux multiples fins voyant la mort, ou tout du moins la disparition, du méchant de l’histoire et la réunion de deux êtres faits pour vivre ensemble jusqu’à la fin des temps…

Une grande partie des films d’animations Disney se nourrit de contes notamment européens (Blanche Neige et les Sept Nains, Cendrillon…) mais également de mythes (Hercule), de légendes (Atlantide, l'Empire Perdu) et de personnages ayant réellement existés (Mulan, Pocahontas, une Légende Indienne). Mais lorsqu’il s’agit de retranscrire une histoire s’inspirant de faits réels ou de légendes ayant traversée les siècles, les Walt Disney Animation Studios font face à une toute autre vérité : ces bases d’histoires sont pour certaines assez violentes et par trop inadaptées à l’image de marque des studios. Il est donc nécessaire de s’inspirer de ces textes mais d’en édulcorer des passages, quitte à en supprimer des pans entiers, tout en gardant l’essence et le message narratif. Ainsi, bon nombre d’œuvres de la firme basées sur des récits séculaires voit leur fin totalement modifiée et quelques passages altérés. Pour autant, il ne s’agit pas pour Walt Disney ou ses artistes de traduire à l’écran, mots pour mots ces histoires remontant à des temps immémoriaux mais bien de s’en inspirer et de leur insuffler le souffle disneyen qui caractérise tant les films d’animations estampillés Disney. Ainsi, ses versions ne sont que la vision disneyenne dont le seul but est de faire rêver des générations entières en leur inculquant des valeurs universelles, participant à la création d’un monde meilleur…

Voici quelques exemples de récits, de contes et d’histoires réelles qui, une fois passés dans les mains des artistes Disney, se transforment en œuvres plus digestes et surtout emplies d’humour. Dans un souci de simplicité, les œuvres sont listées dans l’ordre chronologique des sorties des films d’animation.

 

01 - Blanche Neige est en réalité... victime d'un accident domestique !

Comme pour beaucoup d’œuvres Disney, de 1937 à aujourd’hui, les contes ont été une source d’inspiration inépuisable. Le premier du genre, traduit sur grand écran fut, Blanche Neige et les Sept Nains. Conte des frères Grimm publié en 1812 dans le recueil Contes de l’Enfance et du Foyer, il a connu pourtant de nombreuses adaptations avant celle du Maître. Mais c’est bien sa version qui reste ancrée dans l’imaginaire collectif. Il existe cependant des contradictions entre la vision des conteurs allemands (elle-même remodelée à partir de contes populaires transmis dans la pure tradition orale) et celle de 1937. Pour exemple, dans le conte, les nains n’ont aucun nom mais Disney décide de leur donner à chacun une personnalité qui transparait dans leur patronyme. De cette façon, ils sont l’atout comique du film ! Bien sûr, Walt Disney a également épargné aux spectateurs les deux autres tentatives d’assassinat de Blanche Neige par la reine jalouse, celle par un corset trop serré et l'autre par un peigne empoisonné.  Elément tout aussi essentiel, la cause du réveil de Blanche Neige est également modifiée. Alors que dans le film, un baiser langoureux du Prince fait sortir de sa léthargie la jeune princesse, le conte des Frères Grimm raconte une toute autre version, beaucoup moins romantique. Les serviteurs du Prince emportent sur leurs épaules Blanche Neige dans son cercueil de verre et trébuchent sur une racine : le soubresaut a pour effet de déloger le morceau de pomme coincé dans sa gorge ! Pour finir, la Reine qui, dans le film est poursuivie par les nains et les animaux de la forêt, se retrouve dans le conte à danser dans des souliers en fer chauffés à blanc, jusqu’à ce que mort s’en suive ! Efficace et radical !

02 - Pinocchio est en réalité... un gamin du ghetto !

L’histoire originelle de la marionnette de bois a été créée par Carlo Collodi, un écrivain italien, en 1881, dans le livre Les Aventures de Pinocchio. Histoire d’un Pantin. Le petit pantin au nez s’allongeant à chaque mensonge a été dépeint par Disney comme un personnage naïf mais désireux d’apprendre de ses erreurs. Pourtant dans la version originale, le héros semble être un garnement non civilisé n’hésitant pas à écraser d’un coup de marteau le pauvre Jiminy Cricket ! Fort heureusement, Walt Disney sauve l’insecte d’une mort certaine en lui donnant un rôle majeur dans la construction psychologique de Pinocchio, le considérant comme sa propre conscience. Une autre discordance est à noter sur le personnage de Monstro : alors que l’écrivain de Florence décrit la bête comme un « terrible requin », Disney le transforme en une baleine, non sans rajoutant là, un clin d’œil au mythe biblique de Jonas. Enfin, les scènes principales du film ont un accent germanique de par l’architecture des bâtiments et certains noms, alors que le livre ancre l’action dans l’Italie de son auteur.

03 - Bambi est en réalité... un chevreuil femelle !

Bambi (dont le nom provient de l’italien « Bambino » signifiant « enfant », à l’instar du Prince de la forêt), jeune chevreuil ayant perdu sa mère, est apparu pour la première fois sous la plume de Felix Salten, un auteur hongrois, dans le roman Bambi le Chevreuil : une Vie dans les Bois. Il s’agit alors d’un chevreuil femelle ! Walt Disney s’est donc inspiré de cette œuvre pour créer en 1942 son cinquième classique d’animation. L’histoire en elle-même n’est pas modifiée mais des personnages comme Panpan sont inventés de toutes pièces pour aider aux intermèdes comiques. Une autre discordance est à pointer du doigt quant à l’espèce même du personnage principal… Bambi est un chevreuil dans l’histoire originale alors que chez Disney, ne connaissant ni de près, ni de loin cette espèce, Bambi devient un cerf de Virginie ! C’est ainsi que depuis, des générations d’enfants croient que les chevreuils portent des bois à l’âge adulte…

04 - Cendrillon est en réalité... restée scotchée sur l'escalier comme une mouche sur son ruban !

En voilà un personnage qui a connu de nombreuses versions ! D’autant plus que, selon le continent, la belle à la pantoufle de verre (ou vair ?) prend des traits foncièrement différents. Ainsi, en Asie, une histoire similaire raconte la vie de Chujo-hime ; aux Amériques, elle prend le nom d’Oochigeas dans le conte éponyme ; etc. Mais c’est bien à la Cendrillon européenne que Disney s’est intéressée et plus particulièrement à la version du conteur français, Charles Perrault. Peut-être s’était-il dit que la version des frères Grimm dans laquelle les affreuses belles-sœurs se coupent les doigts de pied afin de rentrer dans la pantoufle égarée et se font piquer les yeux par des colombes, était, certes, un peu trop compliquée à étêter ? Il n’empêche. La version de Perrault se voit aussi quelque peu modifiée par le Maître. Ainsi, alors que dans le conte, le Prince tente de retenir sa belle en déposant de la poix sur l’escalier, le film d’animation se contente de la laisser partir en omettant une chaussure de verre sur les marches. Mais dans l’ensemble, la trame de l’histoire de Charles Perrault est assez bien respectée… à un point près ! Lady Trémaine, la marâtre, reste méchante jusqu’à la fin du film tandis que Monsieur Perrault la rend gentille et reconnaissante envers celle qui était autrefois, sa prisonnière. Disney est donc pour le coup celui qui en rajoute sur la noirceur du personnage.

05 - Alice est en réalité... entourée de beaucoup plus de personnages !

Une adaptation littéraire a cette particularité de posséder tout un lectorat soucieux du respect et de l’intégrité d’une œuvre. Ainsi, il est aisé d’adapter un conte populaire dont les nombreuses versions offrent un matériel varié mais cette facilité d’adaptation s’estompe lorsque Walt Disney s’attaque à une œuvre littéraire. Et Alice au Pays des Merveilles, écrit par Lewis Carroll en 1865, ne déroge pas à la règle… De nombreux scénaristes se sont alors attelés à cette lourde tâche, non sans mal. Pour exemple, pas moins de 80 personnages existent dans l’œuvre, il est donc, dès lors, impossible pour Disney de tous les représenter et leur rendre l’honneur qu’ils méritent. C’est ainsi que sur les quatre reines du roman, seule une, la Reine de Cœur, se voit représentée dans l’adaptation cinématographique. Même la Tortue Tête-de-Veau passe à la trappe…

06 - Peter Pan est en réalité... un kidnappeur d'enfants !

Le classique d’animation de 1953 utilise Peter Pan, petit garçon n’ayant jamais grandi, personnage de J.M Barrie, un auteur écossais. Bien qu’il soit bienveillant à l’égard des enfants perdus, il refuse cependant, dans le récit de l’auteur, qu’ils grandissent sous peine de les exécuter ! De plus, l’auteur insiste sur le temps qui passe en dépeignant une Wendy vieillie lorsque Peter revient la voir quelques années plus tard… L’enfant se sent alors trahi et décide d’emmener la fille de cette dernière, Jane et le cycle continue, encore et encore…

07 - La Belle au Bois Dormant est en réalité... violée dans son sommeil !

Voilà un autre conte qui a reçu, lui aussi, de nombreuses modifications. Pour La Belle au Bois Dormant, les Studios se sont  inspirés des versions des frères Grimm et de celle de Charles Perrault. Mais les conteurs français et allemands se sont inspirés d'une autre variante, celle de Giambattista Basile, écrivain napolitain reconnu. Dans sa version intitulée Soleil, Lune et Thalie, le Prince profite de la princesse dans son sommeil long ce 100 ans, tant est si bien qu’elle tombe enceinte, donne naissance à deux enfants dont l’un d'eux suce son doigt, fait ressortir l’écharde qui la maintenait en léthargie et lui permet donc de se réveiller ! Le conteur français en reprend une partie mais épure notamment le passage du viol et raconte ainsi une histoire radicalement différente. La Princesse, qui ne se dénomme plus Aurore, se réveille en effet au bout de 100 ans, sans baiser de prince mais simplement parce que le sortilège est révolu. Un Prince l’attend malgré tout à son chevet et deux ans plus tard, elle est déjà mère de deux enfants : Aurore, une fille et Jour, un petit garçon. Mais voilà, la mère du Prince, issu d’une famille d’ogres, ne peut refreiner l’envie de goûter à la chair de ses petits-enfants : elle demande donc à son Maître d’hôtel de les cuisiner ! Il ne le fait toutefois pas, par bonne conscience, et tue à la place un agneau et un chevreau… Il cache ensuite les deux jeunes enfants dans son logement. L’ogresse, toujours affamée, lui demande alors de carrément dépecer… la Princesse ! Il ne peut là aussi  s’y résoudre et tue… une biche, tout en informant la princesse de la folie de sa belle-mère qui ne tarde pas à découvrir la supercherie ! Furieuse, elle ordonne de placer une énorme cuve dans la cour, remplie de serpents, crapauds, vipères, pour y jeter les « coupables ». Le Roi arrive fort heureusement de sa campagne de guerre, interloqué d’un tel spectacle…  Folle de rage, l’ogresse se jette alors elle-même dans la cuve ! Les conteurs allemands délivrent une histoire sensiblement identique à la différence près qu'ils ne font aucune mention d'une belle-mère cannibale... Les Studios, eux, ont préféré s’arrêter à un simple baiser de Prince, aussi chaste que romantique.

08 - Ariel est en réalité... sans voix, sans langue et en meurt !

En 1989, les Studios Disney signent une très belle adaptation du conte homonyme de l’écrivain danois, Hans Christian Andersen, La Petite Sirène. Une fois de plus, les contes européens font recette. Dans la version danoise, Ursula, appelée la Sorcière des mers, lui demande aussi en contrepartie du philtre pour devenir humaine, sa voix sauf que Disney a oublié de préciser que, pour cela… Elle lui coupe la langue ! Puis, le breuvage qu’elle boit la fait terriblement souffrir comme si une lame d’épée la transperce. Enfin, le Prince ne s’entiche pas d’Ariel mais d’une autre pimbêche dont il tombe amoureux. Ne pouvant le supporter, la Petite Sirène se suicide !

09 - Aladdin est en réalité... chinois !

Pour la première fois, les sources d’inspiration s’affranchissent des contes européens et vont plus loin… vers des contes orientaux, tels les Mille et Une Nuits ! Ainsi, Aladdin provient de l’œuvre Aladin ou la Lampe Merveilleuse rajoutée tardivement au recueil persan, mais n’est pas pour autant arabe comme le film d’animation tente de le faire croire… C’est, en effet, un chinois ! De plus, le diamant d’innocence ne se rend pas dans une caverne sous le sable mais dans un jardin magique pour y trouver le précieux objet ; la lampe contenant le Génie. Ce dernier ne lui concède ensuite pas trois vœux mais bien tous les souhaits qu’il désire, sans modération ! Enfin, la lampe n’est pas le seul moyen d’invoquer le Génie dans le conte, Aladdin possède en plus un anneau magique ayant le même pouvoir.

10 - Quasimodo est en réalité... sourd !

Le roman de Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, paru en 1831, constitue la trame de fond idéal pour le classique d’animation de 1996, Le Bossu de Notre-Dame. A quelques exceptions près… En effet, le héros bossu n’était pas que difforme, dans l’œuvre de l’auteur français, mais devient aussi sourd ! Assez gênant pour en faire un personnage attachant et, qui plus est, insatiable chanteur ! Egalement, Claude Frollo n’est pas un juge dans le roman mais bien un archidiacre garant du respect des bonnes pratiques religieuses. La fin est par la même occasion altérée : dans la version littéraire, Esméralda meurt pendue car elle se refuse à l’immonde Claude Frollo tandis que Quasimodo pousse son père adoptif dans le vide, récupérant le corps sans vie de sa belle égyptienne et l’enlaçant jusqu’à la rejoindre au paradis. Disney offre donc une fin beaucoup plus heureuse et salutaire !

11 - Hercule est en réalité... un nudiste !

En 1997, les Studios Disney s’attaquent à une véritable légende de la mythologie grecque : Hercule, le demi-dieu ! Cependant, de nombreuses libertés ont été prises vis-à-vis du mythe originel. Ainsi, Alcmène, la mère adoptive d’Hercule est en réalité dans le mythe sa véritable mère, dupée par Zeus qui prit l’apparence de son mari. Un autre exemple réside dans le rôle du satyre Philoctète, responsable de l’éducation d’Hercule dans le film. L’histoire raconte en effet que c’est le centaure Chiron qui se charge de cette tâche, alors que Philoctète, héros de la Guerre de Troie, n’a pas participé de près ou de loin à l’entrainement du jeune demi-dieu. Enfin, et c’est une décision sage de la part des Walt Disney Animation Studios que de ne pas retranscrire les goûts vestimentaires du personnage mythique : et pour cause, il était toujours tout nu !

12 - Mulan est en réalité... courtisée par l'Empereur de Chine !

Mulan fait partie de ces classiques d’animation s’inspirant de la vie d’une personne ayant réellement existé. En effet, comme dans l’œuvre cinématographique, Hua Mulan est une fabuleuse guerrière s’étant faite passée pour un homme pendant des années. De retour de campagnes, elle reprend son identité. L’empereur découvre alors la « supercherie » et tombe éperdument amoureux du général Mulan… jusqu’à lui demander sa main ! La femme refuse mais face aux multiples insistances de l’empereur décide… de se suicider avec son épée. La version Disney omet bien sûr cette partie pour des raisons aisément compréhensibles.

13 - Tiana est en réalité... l'arnaqueuse de l'histoire !

Le long-métrage de 2009 renoue avec la source d’inspiration originelle de Disney : les contes populaires. Ainsi, La Princesse et la Grenouille est une interprétation du conte des frères Grimm, Le Prince Grenouille. Interprétation car le film s’éloigne peu à peu de l’histoire de base… Pourquoi ? Tout simplement parce que la version des frères allemands s’annonce plus directe : la Princesse fait la promesse à une grenouille de la laisser partager sa vie si cette dernière daigne bien chercher une balle perdue dans un puits. La balle une fois retrouvée, la Princesse fait mine d’oublier sa promesse, ne l’honore pas et retourne dans son royaume. La grenouille la suit et s’installe sur sa chaise, mange dans son assiette et même dort à ses côtés… C’en est trop pour la princesse qui se saisit de la grenouille et la balance contre le mur ! Miracle, le batracien était en réalité…un prince !

14 - Raiponce est en réalité... tout sauf ingénue !

Pour leur 50ème long-métrage, les Studios ont misé sur une valeur sure : un bon vieux conte européen ! Une recette qui fonctionne toujours, à condition d’en épurer un peu les parties les plus violentes… Ainsi, le conte allemand Raiponce (Rapunzel en allemand) des Frères Grimm présente une version différente de celle de Disney : Raiponce reçoit souvent des visites d’un prince qui s’accroche à sa chevelure pour accéder au haut de la tour, dans laquelle elle se trouve prisonnière. Mais la belle à la longue chevelure avoue à sa geôlière qu’un prince vient lui rendre visite… La sorcière, alors furieuse, lui coupe les cheveux et l’envoie dans une zone désertique ! C’est alors que le prince va rendre visite à sa belle mais se voit trompé par la sorcière qui le pousse du haut de la tour… Le prince atterrit dans les ronces et se relève avec les yeux crevés. Il retrouve cependant sa princesse dont les larmes guérissent ses yeux…

15 - La Reine des Neiges est en réalité... une méchante patentée !

Véritable triomphe mondial, la retranscription à l’écran du conte homonyme d’Hans Christian Andersen ne se présente plus. Mais comme tous contes, il a vu son histoire largement retoquée, ce qui n’a pas empêché son succès, bien au contraire. C’est d’ailleurs, sans conteste, le Classique d’animation le plus éloigné de sa trame originale. En effet, dans la version danoise, point d’Anna, de Kristoff, de Sven ou d’Olaf. La Reine des Neiges fait tout de même partie du casting mais elle n’a alors aucun lien de parenté avec les deux protagonistes du livre, Kaï et Gerda, cette dernière pouvant se rapprocher du personnage d’Anna. Ainsi, dans l’histoire, Gerda part à la recherche de son ami Kaï qui est emprisonné par la Reine des Neiges. De plus, cette dernière crée dans le film un seul garde fait de glace et de neige appelée Guimauve lorsque dans le livre, elle lève une authentique armée de bonshommes de neige, prêts à la défendre. Foncièrement mauvaise dans le roman danois, la Reine des Neiges en devient touchante et attachante dans la version de Disney. Il s’agit là véritablement d’une inspiration pure du conte et non d’une adaptation stricte faite magistralement par les Studios Disney.