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Rencontre avec l'Équipe de
Mère et Fille : California Dream

L'article

Publié le 30 janvier 2016

À l’occasion de la diffusion le 5 février 2016 du tout premier Disney Channel Original Movie français, Mère et Fille : California Dream, Chronique Disney a eu l’opportunité de s’entretenir par téléphone avec, Stéphane Marelli et Charly de Réals, respectivement réalisateur et producteur de ce téléfilm évènement dans l’histoire de Disney Channel France.
Chronique Disney a également rencontré les actrices, Isabelle Desplantes et Lubna Gourion, lors d'une table ronde organisée avec un pool de médias le 13 janvier 2016.

Stéphane Marelli et Charly de Réals

[Chronique Disney] Votre cursus témoigne d’une longue relation de confiance avec Disney Channel France ?

[Stéphane Marelli] Effectivement. J’ai travaillé au tout début de ma carrière pour Disney France, en interne, et notamment sur Zapping Zone pour laquelle je m’occupais de l’autopromotion. Une belle émission iconique de la chaine, qui a, je pense, marqué son histoire et qui a, d’ailleurs ensuite, été beaucoup copiée. Et puis, j’ai monté avec mon associé, Charly de Réals (le producteur de Mère et Fille : California Dream) la société Yaka Production pour répondre notamment à un appel d’offre de production télévisuelle. Donc, oui, on peut dire vraiment que Disney Channel et moi vivons une longue histoire d’amour.

[Chronique Disney] Saviez-vous dès l’origine du projet que Mère et Fille : California Dream intègrerait la collection prestigieuse des Disney Channel Original Movies et en serait donc le tout premier opus français ?

[Stéphane Marelli] Non. Nous ne l’avons appris qu’en cours de production et avons d’ailleurs, à cette occasion, compris que c’était très important pour la chaine de l’inscrire dans cet héritage, dans cette collection. Nous avons pris cette annonce comme une vraie belle nouvelle, une sorte de reconnaissance de notre travail. C’est une grande première pour la chaine et pour nous !

[Chronique Disney] Ecrire un téléfilm pour Disney Channel répond-il à un strict cahier des charges, avec ce que l’on peut et ne peut pas faire, label oblige, ou au contraire, la liberté est quasi-totale ?

[Stéphane Marelli] Non. Il y a bien-sûr un canevas qui est, en réalité, du bon sens, tout à fait compréhensible, puisque le téléfilm s’adresse aux enfants de 8 à 12 ans. Il faut donc être en phase avec cette cible. Au-delà de ce travail, il y a aussi une architecture Disney qui fait partie de son code et que nous connaissons et pratiquons depuis de très nombreuses années si bien que c’est presque quelque chose de naturelle.

[Chronique Disney] Concrètement, le canevas interdit quoi ?

[Stéphane Marelli] Ce sont moins des interdits qu’une volonté de défense des valeurs de la chaine. Par exemple, les armes sont interdites mais au-delà de l’accessoire, c’est toute une construction morale qui est derrière. Disney Channel bannit la violence de son antenne et c’est bien compréhensible.

[Chronique Disney] Mère et Fille : California Dream ose tout de même des choses que ses grands frères  américains de la collection des Disney Channel Original Movies ne se permettent pas comme des marques d’affection appuyés ?

[Stéphane Marelli] Votre constat ne rend pas vraiment justice aux DCOM américains. Ils s’autorisent eux-aussi des marques d’affection : le mythique baiser entre Troy et Gabriella dans High School Musical 2 en est un bel exemple pour ne citer que lui. Tout cela reste bien sûr très sage et c’est normal que cela le soit.

[Chronique Disney] On remarque pourtant une écriture à double entrée : l’humour par exemple est fait de comique de situation (plus à destination des enfants) mais aussi des répliques très fines (plus à destination des adultes) ?

[Stéphane Marelli] C’est une volonté dès l’origine de plaire aussi bien aux enfants qu’aux mamans et cela se constate depuis le début de la série. C’est vraiment un marqueur très important pour nous, dès le travail de l’écriture.

[Charly de Réals] Oui, c’est absolument voulu et assumé. Nous souhaitons être le plus fédérateur possible et cela passe bien sûr par l’humour avec, par exemple, les situations vécues par Hugo, très visuelles, qui fonctionnent bien sur le public adolescent et les répliques d’Isabelle qui sont, pour le coup, plus fines et plus adultes.

[Chronique Disney] Pour Mère et Fille : California Dream, vous passez d’un format de série de très courts épisodes, presque de pastilles, à un format long de 80 minutes : c’est un travail d’écriture totalement différent ?

[Stéphane Marelli] C’est un exercice tout simplement jubilatoire. Une expérience enthousiasmante. Amener un petit peu de dimension cinématographique à une série, c’est véritablement un joli défi. Ensuite, nous ne partions pas d’une page blanche puisque la série, dans ses saisons 1 et 2, était constituée de mini-fictions qui se déroulaient sur 4 à 5 minutes avec un début, un milieu, une fin au contraire de la saison 3 qui, elle, est faite de pastilles très courtes, de sketches d’un 1 minute à 1 minute 40, dans un style d’écriture très prisé à la télévision française et qui se retrouve, peu ou prou, sur toutes les chaines. Sur un format de téléfilm, il est possible de travailler par exemple plus sur la lumière. Nous avons tenu à donner à notre histoire une dimension de carte postale, d’invitation au voyage.

[Charly de Réals] Nous nous étions déjà essayés à une écriture plus longue sur la série Mère et Fille sur les saisons 1 et 2 en expérimentant un double épisode qui se passait à Trouville et qui durait un peu plus de 12 minutes. Il nous avait permis déjà de tester la vie des personnages sur des situations plus développées. En fait, dès l’origine de la série, nous avions l’envie de raconter des histoires longues. Nous sommes donc partis confiants quant à la capacité des ressorts narratifs de Mère et Fille de tenir sur la durée d’un téléfilm de 80 minutes.

[Chronique Disney] L’écriture du script s’est donc passée sans anicroches particulières.

[Stéphane Marelli] Pas exactement non plus. Nous avons travaillé sur deux scripts. Sur le premier, nous sommes partis sans doute trop vite et nous ne parvenions pas à retomber sur nos pieds. Le récit aboutissait à une impasse. L’histoire que vous pouvez suivre dans Mère et Fille : California Dream est en fait une deuxième mouture dont nous sommes très satisfaits car elle fonctionne aussi bien dans le respect, la restitution des personnages (qui préexistaient au téléfilm dans leur définition au sein de la série) que la mécanique du récit (autonome pour le coup) qui s’avère très efficace.

[Chronique Disney] La décision de localiser le récit aux États-Unis est venue tout de suite ?

[Stéphane Marelli] Oui. Parce à l’époque du tournage, la Californie offrait des conditions météorologiques optimales avec quasi l’assurance d’un ciel bleu et d’un soleil omniprésent. Or, nous tenions à la dimension « carte postale » du téléfilm dont le récit est en plus un road-movie, donc un genre où le climat ambiant à son importance. Ensuite, j’ai déjà eu l’occasion de travailler aux USA. Enfin, comme nous avions dès l’origine, la volonté d’avoir dans notre histoire l’intervention d’une égérie Disney Channel américaine, Laura Marano en l’espèce, le choix de délocaliser l’histoire aux USA s’avérait encore plus pertinente. En fait, la Californie offre un potentiel de rêve qui est juste parfait pour soutenir la narration de Mère et Fille : California Dream.

[Charly de Réals] J’ajouterai que la dimension « carte postale », d’invitation au voyage, se retrouve aussi dans les plans extérieurs tournés sur Paris : nous avons choisi des endroits typiquement parisiens et la ville rayonne en tant que telle, avec sa personnalité propre.

[Chronique Disney] Le téléfilm a-t-il été tourné uniquement en français ou a-t-il été tourné également en anglais ? Existe-t-il une double version originale ou non ?

[Stéphane Marelli] Il est uniquement tourné originairement en français ; c’est une œuvre de langue française.  

[Charly de Réals] En revanche, pour des raisons à la fois de praticité mais aussi d’authenticité, les personnages américains (qui sont tenus par de vrais acteurs américains et non pas par des acteurs français jouant des américains) ont tourné en anglais et ont ensuite été doublés, en post-production.

[Chronique Disney] Dans l’univers de la série, comment doit-on considérer Mère et Fille : California Dream : c’est une conclusion ? Une aventure autonome ? L’annonce d’une nouvelle saison ou d’un spin-off ?

[Charly de Réals] La série a connu trois saisons en tant que telle et, en plus, un téléfilm narrativement autonome mais qui s’inscrit dans la dynamique de la série. Si une saison 4 devait se faire, elle prendrait la suite sans pour autant être directement liée au téléfilm. Mère et Fille : California Dream est une aventure exceptionnelle des personnages qui est bouclée.

[Chronique Disney] Pas de spin-off de prévu ? On pense notamment aux personnages spécifiquement des adolescents Barbara bien-sûr mais aussi Hugo dont le ressort comique explose dans le téléfilm.

[Charly de Réals] Aucune décision n’est prise sur la suite… on y réfléchit. Ce n’est pas forcément un spin off centré sur des personnages secondaires mais tout est possible.

[Chronique Disney] Mère et Fille : California Dream est-il prévu d’être diffusé au Québec sur La Chaine Disney (le nom québécois de Disney Channel) et va-t-il sortir en vidéo ?

[Charly de Réals]  Ce n’est pas de notre ressort donc je ne peux vous répondre factuellement mais évidemment nous serions ravis de savoir Mère et Fille : California Dream sortir de l’Hexagone. Pour le marché de la vidéo, là aussi, je n’ai pas plus d’informations précises.

[Chronique Disney] Mère et Fille : California Dream est-il annonciateur d’autres opus français dans la collection des Disney Channel Original Movies ?

[Charly de Réals] Pour notre part, nous l’espérons mais c’est bien trop tôt pour le dire et c’est surtout une décision qui relève de la chaine. En fait, c’est un format qui est totalement inédit pour elle. Mais il est évident que Mère et Fille : California Dream est un marqueur dans l’histoire de Disney Channel en France et nous sommes ravis d’être partie prenante à cette aventure.

Lubna Gourion et Isabelle Desplantes

[Presse] Comment qualifieriez- vous le personnage d’Isabelle, la maman de Barbara ?

[Lubna Gourion] Intrusive, contrariante et contrariée. Elle veut tout le temps se mêler de la vie de sa fille, la diriger, la contrôler tout en étant aussi sa copine. Mais elle sait aussi être présente et écouter quand il le faut.

[Isabelle Desplantes] C’est une mère des années 2010. Elle veut tout mener de front et toujours paraitre cool et jeune. En fait, son seul gros défaut est d’être trop tête-en-l’air si bien que beaucoup de choses ne se passent jamais comme elle le voudrait…

[Presse] Vous avez tourné avec Laura Marano la grande star de la série Disney Channel, Austin & Ally, comment s’est passé le tournage à ses côtés ? 

[Lubna Gourion] La rencontre a été très courte puisque nous ne nous sommes vus que quelques heures, mais c’est une jeune fille très simple, très gentille, très ouverte. Une belle rencontre, courte mais très belle. 

[Presse] Quels sont vos meilleurs souvenirs du tournage et la meilleure scène que vous ayez tournée ? 

[Lubna Gourion] Pour moi, c’est simple, le tournage en lui-même a été une expérience hors du commun. J’ai tout aimé.

[Isabelle Desplantes] La scène de l’aéroport et la scène dans le désert restent pour moi les meilleurs moments du tournage. Dantesque.

[Presse] Comme réagit-on quand on apprend que sa série s’essaye au format long-métrage ?

[Lubna Gourion] Nous étions vraiment folles de joie !

[Isabelle Desplantes] Et puis tourner à Los Angeles, c’est aussi une sorte de graal pour un comédien. 

[Presse] Comment passe-t-on d’un format court et le format film ?

[Lubna Gourion] On dispose de plus de temps pour installer une émotion, on travaille plus les situations. C’est bien plus confortable comme tournage. 

[Isabelle Desplantes] Alors, on commence tôt on finit tard sur les deux modèles. C’est toujours éprouvant. Mais il est vrai qu’on a plus de temps pour approfondir le rôle dans un format téléfilm. 

[Chronique Disney] Revenons au tout début, comment êtes-vous devenues Barbara et Isabelle de la série Mère et Fille ?

[Lubna Gourion] Toutes deux connaissions Stéphane Marelli et donc il pensait déjà à nous quand il a créé les personnages de Mère et Fille. Une vraie aubaine.

[Isabelle Desplantes] Je dis toujours que ce métier est fait de belles rencontres et d’opportunités. Ça se vérifie aussi ici.

[Chronique Disney] D’une idée d’un ami à une série Disney pour finir en téléfilm de la collection des Disney Channel Original Movies, Mère et Fille est  une bien belle aventure, vous attendiez-vous à tant de succès ?

[Lubna Gourion] Mère et Fille m’a apporté une célébrité à laquelle on n’est pas forcément préparée. On l’espère en tant que comédien mais quand elle arrive, ça fait drôle. Etre reconnue dans la rue par exemple, c’est étrange.

[Isabelle Desplantes] Absolument pas. Je savais que c’était une « petite série française » pour Disney Channel à la Caméra Café mais jamais je n’aurais pu penser en arriver là ! Personne ne s’y attendait en réalité. Je pense surtout que c’est une histoire d’être au bon endroit au bon moment !

[Presse] Quels sont vos futurs projets ?

[Lubna Gourion] J’ai une série qui devrait arriver sur Canal+ et nous sommes au casting vocal du prochain long-métrage d’animation des Walt Disney Animation Studios, Zootopie, qui est déjà dans la boîte ! 

[Isabelle Desplantes] Côté projet, j’ai deux séries que je vais doubler dont une pour TF1.