Stub,
the best cow dog in the west est un téléfilm diffusé, en 1969, sur NBC,
dans l'émission hebdomadaire, nouvellement renommée,
The Wonderful
World of Disney et héritière du show d'ABC créé en 1954 par
Walt Disney lui même et intitulé
Disneyland.

Le téléfilm est, en réalité, une version rallongée du court-métrage de 1956,
Cow Dog.
Il s'agit, en effet, d'un montage de deux mini-films reliés entre eux sans
transition. Le premier est ainsi la reprise de
Cow Dog
tandis que le second est une suite se déroulant quelques dix-sept ans plus tard.
Ils présentent, en outre, la particularité d'être tous les deux signés du même
réalisateur, Larry Lansburgh.
Si la partie nouvelle partage avec l'ancienne les mêmes personnages humains,
comme le maître de Stub, elle revêt en revanche un type de récit qui se veut
plus enlevé. Le style de narration a, il est vrai, beaucoup évolué entre 1956 et
1974, délaissant le ton du documentaire pour se recentrer sur la fiction. Le
choc des deux approches, symbolisant deux époques sans grand rapport entre
elles, est visiblement trop violent pour livrer, au final, une œuvre unifiée.
D'ailleurs, curieusement, si le court-métrage de 1956 conserve ses attraits
malgré son charme désuet, c'est en réalité la partie nouvellement réalisée qui
plombe l'ensemble, amenant le spectateur à l'ennui, en dépit de son effort
évident de développement de l'action. Peut-être est-ce dû aux grosses ficelles
scénaristiques que les studios Disney avaient pris l'habitude de placer, peu ou
prou, dans toutes leurs productions de la décennie soixante-dix, à l'exemple de l'ours qui
s'invite dans une caravane ?
Stub, the best cow dog in the west est une téléfilm bancal,
difficile à envisager comme une œuvre unifiée. Son seul réel intérêt est de
permettre aux spectateurs d'accéder au court-métrage,
Cow Dog,
indisponible de manière autonome. Il offre en outre, bien malgré lui, un
édifiant constat sur l'état des productions Disney de l'époque, qui
apparaissent, dans la décennie soixante-dix, désespérément passéistes et ennuyeuses alors
même qu'elles étaient flamboyantes et audacieuses, vingt ans auparavant.