Signes
L'affiche du film
Titre original :
Signs
Production :
Touchstone Pictures
Date de sortie USA :
Le 2 août 2002
Genre :
Fantastique
Réalisation :
M. Night Shyamalan
Musique :
James Newton Howard
Durée :
106 minutes
Disponibilité(s) en France :

Le synopsis

Ayant perdu la foi depuis le décès accidentel de sa femme, l’ancien pasteur Graham Hess tente de continuer à vivre paisiblement avec ses deux enfants Morgan et Bo, épaulé par son jeune frère Merrill. Leurs vies sont à nouveau bouleversées quand ils sont témoins, un matin comme tant d'autres, de gigantesques agroglyphes dans les champs qui entourent leur maison de famille...

La critique

Publiée le 26 mars 2018

Depuis leur apparition à la fin des années 60 et leur exposition aux quatre coins du globe, les cercles de culture fascinent. Ces agroglyphes, nom scientifique donné à ces figures géométriques imposantes et complexes sorties de nulle part, ont suscité de nombreuses légendes et soulevé autant de questions sur leurs mystérieuses provenances. Tantôt mystères de la nature, œuvres d’art, repères extra-terrestres ou canulars assumés, ces véritables énigmes du XXème siècle - qui s’accompagnent parfois d’événements étranges dans leur périmètre - n’ont pour certaines toujours pas trouvé d’explications.
Alors qu'il s'en dénombre plus de cinq mille à travers le monde, il faut pourtant attendre les années 2000 pour que ce mystérieux sujet soit finalement porté sur grand écran.

Si un réalisateur était tout désigné pour mettre en image le mysticisme qui entoure les cercles de culture, c’est bien le maître incontesté du « twist final » : M. Night Shyamalan, révélé en 1999 par Sixième Sens, qui remporte alors un succès à la fois critique et commercial.
Sixième Sens est produit par Hollywood Pictures après les discrets Praying with Anger en 1992 et Wide Awake réalisé pour Miramax Films en 1998. Il permet à son réalisateur, né en 1970 à Pondichéry (Inde), d’être nommé à trois reprises aux Oscars (meilleur film, scénario et réalisation), mais également de se faire connaître auprès du grand public et de poser les nouvelles bases d’un genre oublié depuis Alfred Hitchcock (à qui il emprunte aussi l’utilisation de caméos réguliers dans ses propres films).
Habitué à travailler avec les studios Disney, il monte le projet Incassable en 2000 sous la houlette de leur troisième filiale, Touchstone Pictures. Le film est un nouveau succès, ce qui lui permet de monter sa propre société de production, Blinding Edge Pictures, avec laquelle il coproduira Signes en 2002. Il réalise par la suite et dans la même veine scénaristique Le Village en 2004, qui marque sa cinquième et dernière collaboration avec Disney, suite au désaccord artistique rencontré pour son projet suivant : La Jeune Fille de l’Eau en 2006.
Ce dernier film et Phénomènes, sorti deux ans plus tard, sont des échecs commerciaux. Il se détourne alors de sa zone de confort en adaptant l’animé Le Dernier Maître de l’Air en 2010 et l’œuvre de science-fiction After Earth en 2013, sans réussir à renouer avec le succès critique pour ces films de commande.
Il retrouve enfin la grâce avec The Visit, opus à petit budget sorti en 2015, puis Split en 2017. Visant un deuxième volet d’une trilogie sur les super héros, il est amené à négocier avec Disney, propriétaire des droits des personnages du premier épisode, Incassable, afin de les réunir dans une seule et même suite, Glass, dont la sortie est prévue en 2019.

S’il y a bien un point commun à l’ensemble de l’œuvre de M. Night Shyamalan, c’est la fascination qu’il porte à ses sujets. Chacun d'eux est mûrement réfléchi pendant plusieurs mois, alors même que le précédent n’est pas encore bouclé.
Signes ne déroge pas à la règle. Le réalisateur, fasciné par la beauté et l’anonymat des cercles de culture, passionné par le monde de l’enfance et toujours aussi fervent admirateur de surnaturel, souhaite exposer cette fois-ci des gens ordinaires à des événements extraordinaires, à travers une histoire simple et au message universel, à laquelle chacun peut s’identifier.
Pour donner vie à la famille Hess, M. Night Shyamalan confronte les générations. Il s’entoure à nouveau d’acteurs confirmés en la personne de Mel Gibson et Joaquin Phoenix, et offre leurs chances aux novices Rory Culkin et Abigail Breslin. La famille du septième art est petite puisque tous deux joueront par la suite avec Toni Collette, qui a également brillé dans l’univers Shyamalan.

Après avoir été proposé à Paul Newman et Clint Eastwood, le rôle est réécrit pour Mel Gibson. Bien que le patriarche Graham soit au départ plus âgé, M. Night Shyamalan souhaitait travailler avec ce dernier depuis qu’il l’avait découvert dans L'Arme Fatale.
Révélé au grand public pour son rôle de guerrier post-apocalyptique dans la trilogie Mad Max, Mel gibson atteint la consécration et devient l'un des acteurs les plus célèbres d’Hollywood dans les années 80 et 90, notamment grâce à la franchise de L’Arme Fatale. Après avoir interprété un fabuleux Hamlet en 1990, il joue dans sa première réalisation, L'Homme Sans Visage en 1993, puis réitère l'expérience avec Braveheart en 1995, raflant les Oscars du meilleur film et du meilleur réalisateur.
Pour ses premières collaborations avec Disney, il prête sa voix à John Smith dans Pocahontas, une Légende Indienne en 1995 et joue pour Touchstone Pictures dans La Rançon en 1996. Il continue brillamment sa carrière d'acteur en enchaînant films romantiques, dramatiques et d'actions, mais également en tant que scénariste, producteur et réalisateur, malgré une carrière plus récente entachée de nombreuses polémiques dont Apocalypto est un symbole.

Joaquin Phoenix n’était pas non plus le premier choix du réalisateur pour camper le fougueux Merrill. Il remplace ici un certain Mark Ruffalo, que les fans de Marvel connaissent bien puisqu’il prête ses traits à Bruce Banner/Hulk.
Issu d’une famille d’artistes et frère du défunt River Phoenix, Joaquin commence sa carrière d’acteur dès le plus jeune âge. C’est une fois adulte et après quelques films à la fin des années 90 dont Prête à Tout, U-Turn : Ici Commence l’Enfer et 8 mm, que son talent est enfin reconnu grâce au rôle de l’empereur Commode dans le succès planétaire Gladiator en 2000, ce qui lui vaut d’ailleurs une nomination à l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle.
Il entre la même année dans l’univers Disney en jouant dans The Yards produit par Miramax Films, puis prête sa voix à Kinaï dans le film d’animation Frère des Ours en 2003. En 2004, il collabore à nouveau avec M. Night Shyamalan dans Le Village. Il poursuit sa prolifique carrière d’acteur, notamment dans les films Walk The Line en 2005 et The Master en 2012, qui lui valent deux nouvelles nominations aux Oscars, cette fois-ci pour celui du meilleur acteur.

L’aîné des enfants Hess est interprété par Rory Culkin. Il débute sa carrière en jouant le même rôle - à un âge différent - que son frère Macaulay (l’enfant le plus connu du monde pour avoir raté l’avion) dans la comédie Richie Rich en 1994.
Mais le reste de sa carrière reste discrète. Il fait tout de même face à quatre des membres de la famille Douglas dans la comédie dramatique Une si Belle Famille, donne la réplique à Robin Williams dans le drame The Night Listener produit par Miramax Films et apparaît dans l’horrifique Scre4m.

A ses côtés, la cadette de la famille, la petite Abigail Breslin - 5 ans à l’époque et dont c’est le tout premier film - tire mieux son épingle du jeu. Aperçue ensuite dans les films Disney Un Mariage de Princesse en 2004 et Super Noël Méga Givré en 2006, elle atteint la même année la consécration à l’âge de 10 ans en concourant au titre de Little Miss Sunchine, rôle qui lui vaudra maintes nominations (dont une aux Oscars) et récompenses.
Elle enchaîne ensuite les rôles au cinéma parmi lesquels : L’Île de Nim avec Jolie Foster, Bienvenue à Zombieland avec Woody Harrelson et Emma Stone, Happy New Year aux côtés d’une pléiade de stars, ainsi que des passages dans diverses séries : la nouvelle génération la reconnaîtra dans la série Scream Queen sous le sobriquet de Channel n°5 et le remake télévisé du film culte Dirty Dancing.

Légitimement inspiré par Les Oiseaux, La Nuit des Morts Vivants et L’Invasion des Profanateurs, M. Night Shyamalan porte encore une fois dans ce thriller fantastique la casquette de réalisateur, de scénariste (à l’époque le mieux payé des studios Disney), de producteur et d’acteur (s’octroyant au passage un petit rôle mais non des moindres). Un luxe dans la profession qui lui permet de gérer ses projets de A à Z et de protéger sa vision, avec la plus grande des libertés.

Alors que le sujet traite d’un événement d’envergure planétaire, il prend le contrepied et propose d’entrer par une histoire de famille des plus intimes. Pas si surprenant finalement. Car comme à son habitude, M. Night Shyamalan veut avant tout que le spectateur partage au plus près les états d’âme de ses personnages. Chaque protagoniste a, comme dans toute famille, un rôle bien particulier à jouer, un message à faire passer. Il en profite également pour les isoler le plus possible du monde extérieur, leur laissant pour unique lien et pour seul élément de réponse la radio et la télévision. Tout ceci dans un but bien précis évidemment. Mais impossible à ce stade d'en dévoiler davantage.

Ayant pour habitude de storyboarder l’intégralité de son scénario, M. Night Shyamalan sait exactement ce qu’il recherche sur le plan visuel : une maison perdue au beau milieu de vastes champs, le tout posé sur une ligne d’horizon parfaite et dégagée pour susciter un sentiment d’immensité.
Pour concrétiser la vision précise du réalisateur, une quinzaine d’hectares appartenant à une université agricole sont utilisés pour faire pousser des champs de maïs durant près d’une année (les pieds pouvant atteindre plus de 3 mètres) et y construire une maison typiquement américaine (le spectateur averti pourra distinguer sur la façade des teintes de bleu, de blanc et de rouge), élément central du film qui sert de repère.

Comme à l’accoutumé, l’histoire se situe dans une petite ville du comté de Bucks, dans l’État de Pennsylvanie, à quelques kilomètres de Philadelphie, ville d’accueil et de cœur du réalisateur, présente dans presque toutes ses œuvres.
Le premier jour du tournage a lieu le lendemain du 11 septembre 2001 dans une ambiance très solennelle et pesante qui poursuivra l’ensemble de l’équipe sur le plateau, donnant peut-être à l'opus cette atmosphère si particulière. Il commence d’ailleurs par une scène de nuit en forêt, lugubre et intimiste où tout bascule - probablement la plus intense pour Mel Gibson - choisie par le réalisateur pour briser la glace et permettre à l’acteur de se libérer de sa carapace.

Pour illustrer la peur, M. Night Shyamalan utilise comme à son habitude, les codes classiques du cinéma avec un cheminement simple, une mise en scène sobre, des plans fixes efficaces et ses reconnaissables longs plans-séquences qui laissent le temps au spectateur de plonger au cœur des scènes, toutes imprégnées de la touche si personnelle du réalisateur.

Le parti pris est bien évidement d’en montrer le moins possible. M. Night Shyamalan mise sur la peur de ce que l'inconnu et de l'invisible. Et comme à chaque fois, ça marche : la tension est presque palpable à l’écran. Il contourne pour cela les images qui en montrent trop, préférant jouer habilement avec des jeux de reflets dont lui seul a le secret
Que ce soit de manière objective à travers un simple couteau ou une télévision, ou de manière plus subjective devant un livre, une radio, ou tout autre élément qui incite à la réflexion, les acteurs se retrouvent tous à un moment donné face à eux-mêmes, tel un miroir, devant le reflet de leurs âmes.

De même, les gros plans utilisés permettent de saisir toute la palette d’émotions que livrent ses personnages. Que cela soit en groupe, en duo, ou tout simplement seuls, leurs interprétations, toutes d’une parfaite justesse, parlent d’elle-même.
Il suffit d’observer le jeu sensible de Mel Gibson dans le rôle à contre-emploi de chef de famille dépassé et d'homme de foi en proie au doute, les réactions saisissantes de Joaquin Phoenix en quête de vérité(s), ou encore le jeu des enfants capturé en une seule prise lors du tournage d’une scène familiale chargée d’émotions qui bluffent alors l’ensemble du plateau.

Pour assurer un maximum d’authenticité, les effets spéciaux sont les plus minimalistes et les plus simples possible. Refusant d’utiliser des images de synthèse pour donner corps aux cercles de culture, ceux-ci sont réalisés à la main, à la manière d’un pendulier à l’aide d’échelles, de cordes et de planches, malgré les milliers de pieds de maïs à plier pour atteindre une surface d’environ soixante-dix mètres.

Les connaisseurs savent que la tige de maïs est bien plus dure à plier que celle du blé. Mais le travail s’avère moins contraignant qu’il n’y parait, laissant ainsi libre cours aux équipes techniques et aux acteurs durant le tournage. Il a cependant été volontairement choisi de situer l’histoire dans des champs de maïs plutôt que dans des champs de blés (accueillant habituellement les vrais agroglyphes) pour renforcer le caractère surnaturel du phénomène.

Tout ceci est d’ailleurs magnifiquement mis en image par Tak Fugimoto, directeur de la photographie qui a notamment travaillé sur Le Silence des Agneaux et Philadelphia et pour M. Night Shyamalan sur Sixième Sens puis Le Village. Véritable carte postale de la campagne américaine le jour, il transforme les champs paisibles en labyrinthe oppressant et la maison de famille accueillante en théâtre étouffant ; le tout formidablement propice au huit clos malgré la grandeur des espaces utilisés.

Souhaitant optimiser l’atmosphère inquiétante de son récit et préférant mettre en valeur la psychologie de ses personnages, M. Night Shyamalan prend tout d'abord le parti de ne pas utiliser de musique, si ce n'est à la marge. Mais c’était sans compter sur l’aide de son compositeur attitré, James Newton Howard.

Né en 1951 à Los Angeles et passionné très jeune pour la musique, il commence sa carrière cinématographique dans les années 80. Compositeur très présent dans la filmographie Disney, le studio lui doit notamment les musiques de Pretty Woman en 1990, Dinosaure en 2000, Atlantide, l’Empire Perdu en 2001, La Planète au Trésor - Un Nouvel Univers en 2002, Maléfique en 2014 et Casse-Noisette et les Quatre Royaumes en 2018.
Il a également signé la musique de sagas populaires comme The Dark Knight (pour les deux premiers volets et en collaboration avec Hans Zimmer), Hunger Games ou bien encore Les Animaux Fantastiques, tout en travaillant étroitement avec M. Night Shyamalan sur presque l'ensemble de son œuvre.

Il livre ici une partition à la fois envoûtante et un brin dérangeante qu’il construit en deux temps : douce et lancinante tout d’abord, puis dure et crispante sur la deuxième partie du film. La composition repose principalement sur trois petites notes répétitives que le spectateur peut entendre plus ou moins discrètement tout au long du récit. Bien qu’écrite dans le but d’interagir au plus juste avec les effets sonores, créant ainsi une symbiose parfaite du son et de l’image, la musique outrepasse et sublime les plans et les silences, pouvant se flatter de briser les certitudes du réalisateur.

Événement de l’été en 2002 avec un budget de seulement 72 millions de dollars, Signes en a remporté plus de 227 millions aux États-Unis et plus de 408 millions au niveau mondial. Très bien accueilli lors de sa sortie en salles, le premier week-end d’exploitation sur le sol américain réalise à l’époque le meilleur démarrage pour un film de M. Night Shyamalan, pour une production live Disney, et pour un film mettant en scène Mel Gibson. Il reste encore en 2018 le second meilleur résultat au box-office du réalisateur après l’indétrônable Sixième Sens.

Le projet étant tenu secret durant sa production, il est demandé aux journalistes ayant assisté aux avant-premières d’en divulguer le moins possible pour préserver l’effet de surprise. Si au premier abord le postulat de départ semble simple, comme dans tous les films de ce réalisateur atypique, la première lecture cache une histoire bien plus complexe qu’elle n’y parait.

Certes, le film traite de la sempiternelle origine des cercles de cultures et pose l’inéluctable question de l’existence d’une vie extra-terrestre. Mais tout ceci est finalement bien secondaire. Sans trop en divulguer, il déroule au fur et à mesure de son récit une véritable réflexion et une authentique quête identitaire durant lesquelles plusieurs autres thématiques - beaucoup plus intéressantes pour certaines - sont soulevées. Il offre un véritable questionnement sur la confiance et la foi, le hasard et les coïncidences, la providence et les pressentiments, les certitudes et les doutes, la destinée et le choix.

Après avoir traité le sujet de la mort et de l’au-delà, puis celui de l’invulnérabilité et de l’équilibre, M. Night Shyamalan s’attaque à un nouveau jeu de piste guidé par les peurs et les signes. C’est avec beaucoup d’habilité et toujours autant de spiritualité qu’il plonge le spectateur au sein d’une fable anxiogène à la fois fantastique et ordinaire, où absolument tout - même le plus furtif et insignifiant des signes - a du sens. Que ce soit le casting, les décors ou les détails, tout est sobrement et magnifiquement mis en valeur.

Jamais une œuvre n’aura, en effet, aussi bien porté son nom, tout en étant si simple et pourtant si riche. Que cela soit le comportement des animaux, le futur de Graham, le passé de Merrill, la santé de Morgan, le trouble obsessionnel de Bo, tout est ici sujet à interprétation.
Encore faut-il y être disposé et passer outre une réalisation classique (ennuyeuse pour quelques-uns) mais pourtant si caractéristique du réalisateur : simplement sublime et d'une perfection implacable, où la surenchère pourtant coutumière dans le genre, n’a pas sa place.

S’il se sent investi ou fait tout simplement preuve d’empathie, le spectateur est amené tout au long du film à se questionner intimement, à déceler le vrai du faux, à forger sa propre opinion, et ce, jusqu’au dénouement final, tant attendu, et qui s’avère étonnamment ouvert (surtout après plusieurs visionnages), laissant libre cours aux plus folles des théories.

À chacun d’établir sa propre vision des choses et ses propres convictions. En cela réside tout l’intérêt du superbe Signes.

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