Marvel's Avengers

Marvel's Avengers
L'affiche du film
Titre original :
Marvel's The Avengers
Production :
Marvel Studios
Date de sortie USA :
Le 04 mai 2012
Genre :
Fantastique
IMAX
Disney Digital 3-D
Réalisation :
Joss Whedon
Musique :
Alan Silvestri
Durée :
142 minutes

Le synopsis

Le monde est en danger. Alors que le redoutable Loki est parvenu à accéder au Cube Cosmique et à son pouvoir illimité, l'équipe de choc formée par Nick Fury, directeur du S.H.I.E.L.D., n'est pas encore opérationnelle. Constituée d'Iron Man, Hulk, Thor, Captain America, Hawkeye et Black Widow, elle est, en effet, à la peine en raison de l'affrontement permanent de ses trop fortes individualités...

La critique

rédigée par
★★★★

Produit par Marvel Studios, une filiale appartenant à 100% à la Walt Disney Company, Marvel's Avengers est le premier film totalement distribué par la maison de Mickey depuis le rachat de la Maison des Idées en août 2009. Et ce n'est pas une mince affaire ! Les fans des comics attendaient, en effet, depuis de nombreuses années un long-métrage qui réunirait les plus grands héros de l'écurie Marvel. L'attente prend donc fin avec la sortie tant fantasmée de Marvel's Avengers... Fort heureusement, les espérances portées dans le projet sont toutes comblées. Marvel's Avengers est assurément le plus grisant, le plus drôle, le plus épique et le plus incroyable des films Marvel. Une œuvre somme capable d'en mettre plein la vue sans oublier de respecter l'équilibre des personnages tout en livrant de savoureux dialogues. Une expérience jouissive !

Les Vengeurs (The Avengers en VO) apparaissent le 1er septembre 1963 dans le comics éponyme créé par Stan Lee (scénario) et Jack Kirby (dessin). Cette équipe de super-héros naît ainsi de l'association du dieu Thor ; de l'inventeur Tony Stark (cachant son identité sous le masque d'Iron Man) ; d'Henry Pym, l'Homme-Fourmi (Ant-Man) ; de Janet Van Dyne, la Guêpe (the Wasp) ; et du titan vert Hulk. Ils choisissent de se réunir quand Loki, le Dieu asgardien du mal, manipule Hulk dans le but de le faire accuser du déraillement d'un train. Le super-héros devient alors l'ennemi public numéro un et doit se battre pour sa réhabilitation. Ce n'est toutefois qu'au quatrième épisode que les Vengeurs découvrent et raniment l'ancien super-soldat de la Seconde Guerre Mondiale, Captain America (Steve Rogers), qui les rejoint ensuite logiquement dans leur combat contre le Mal. Mieux encore, il devient vite la pierre angulaire et l'inspiration de toute l'équipe, prenant naturellement sa tête. L'importance de Captain America lui vaut d'ailleurs d'être reconnu comme l'un des fondateurs de l'équipe, bien qu'il en soit, en réalité, sa toute première recrue ! Les Vengeurs sont, en outre, l'une des rares équipes de super-héros reconnues par les Nations Unies et le S.H.I.E.L.D. (une agence d'espionnage dirigée par Nick Fury)...

Dans un premier temps, Les Vengeurs est une réponse de Marvel à son concurrent principal, DC Comics, qui a signé le premier une bande dessinée mettant en scène les héros majeurs de son label formant pour l'occasion La Ligue de Justice d'Amérique (Justice League of America). Avec son style bien personnel, Marvel va toutefois plus loin et insuffle à sa machine de guerre ce qui fait les caractéristiques de toutes ses productions : à savoir, les problèmes personnels des héros. Succès aidant, un souci éditorial se pose pourtant bien vite. Comment les personnages constituant les Vengeurs peuvent-ils exister au sein de la collection tout en vivant parallèlement leurs autres aventures dans leurs propres séries ? Stan Lee tranche le débat et opte, à partir du numéro 16, pour la mise en place de « seconds couteaux », c'est-à-dire de héros un peu moins importants, n'ayant pas de collection à leur nom et pouvant, dès lors, évoluer à plus grande allure dans l'histoire des Vengeurs. Ce tour de passe-passe ingénieux ouvre ainsi de nombreuses pistes et entraîne même l'arrivée d'anciens méchants reconvertis en gentils à l'image d'Œil-de-Faucon (Hawkeye). Au fil des histoires, plusieurs de ces seconds couteaux (et quelques grands héros) se greffent donc aux Vengeurs ; leur univers étant en perpétuelle évolution...

Si Marvel's Avengers constitue la toute première incartade au grand écran de la mythique équipe de super-héros de comics marvelien, elle a déjà eu droit à des apparitions sur le petit écran. D'abord, de façon anecdotique, dans des séries animées comme The Marvel Super Heroes (1966), Spider-Man (1981), X-Men (1992) et Fantastic Four (1994) ; et ensuite, de manière franche, dans la série animée The Avengers : United They Stand en 1999 puis, dans une nouvelle, en 2010 dénomée The Avengers : Earth's Mightiest Heroes. Dans l'intervalle, les Vengeurs sont également à l'honneur de trois films d'animation sortis directement en vidéo, Les Vengeurs Ultimate (2006), Les Vengeurs Ultimate 2 (2006) et Next Avengers : Heroes of Tomorrow (2008).

La venue des Vengeurs dans les salles obscures obéit, quant à elle, à un long processus juridico-artistico-commercial. Au début des années 2000, le succès de X-Men au cinéma convainc, en effet, Marvel du potentiel de son catalogue. Frileux tout de même, il se contente de céder les droits de ses personnages à de différents studios en vue de produire des longs-métrages. Au milieu de la décennie, il prend plus d'assurance et décide de ne plus rester seulement coproducteur, ambitionnant de produire et financer par lui-même ses films. Commencent alors de longues manœuvres pour récupérer les droits cédés quelques années plus tôt. Il reprend ceux de nombreux personnages (dont Hulk auprès d'Universal qui a raté son adaptation) ; les plus emblématiques restant, eux, jalousement aux mains d'autres studios comme la Fox (X-Men, Les Quatre Fantastiques, Daredevil...) ou Sony (Spider-Man...). Le petit monde d'Hollywood est alors plus que sceptique, voire moqueur, face aux ambitions affichées de Marvel. Il reste non seulement persuadé que la mode des super-héros au cinéma va s'éteindre mais également que Marvel ne parviendra jamais à trouver le chemin du succès avec des personnages « seconds couteaux ». Le méga carton d'Iron Man suivi du succès modeste de L'Incroyable Hulk en 2008 vient pourtant ébranler les certitudes des analystes. Les dirigeants de Disney, Bob Iger en tête, n'ont, eux, aucun doute sur le potentiel de Marvel. Ils organisent, en secret et à la surprise générale, en août 2009, le rachat du studio. Coup de maître ! La firme de Mickey conforte ainsi son -déjà fort- positionnement dans le divertissement familial à forte valeur ajoutée, permettant une déclinaison au cinéma, en télévision, marchandisage et parcs à thèmes du riche catalogue marvelien. Elle marque, en outre, à la culotte Warner qui détient DC Comics, grand concurrent de Marvel devant l'Éternel... Le méga succès d'Iron Man 2 en 2010 mais aussi les belles réussites commerciales de Thor et de Captain America - First Avenger en 2011 confirment, s'il en était encore besoin, tout autant la vision de Marvel que le nez de Disney.

Car Marvel a une vision artistique solidement ancrée qui lui vient, entre autres, du producteur Kevin Feige. Le label veut, en effet, créer un univers cohérent au travers de toutes ses franchises dont les contours s'entremêlent, se croisent et partagent leurs personnages d'une œuvre à l'autre. En fait, il est question de reconstruire sur grand écran un univers cinématographique proche de celui développé, sur papier, dans les comics. Ainsi, pleins de détails viennent truffer les films Marvel : des personnages secondaires, des éléments clés, des clins d'œil, des liens logiques, des rapports de parentés... Pour pouvoir profiter pleinement de Marvel's Avengers, il faut donc avoir vu les cinq films précédents, Iron Man, L'Incroyable Hulk, Iron Man 2, Thor et Captain America - First Avenger ainsi que les deux courts-métrages, Le Consultant et Une Drôle d'Histoire en Allant Voir le Marteau de Thor. Marvel a, il est vrai, pris l'habitude de proposer de courtes séquences en fin de générique pour introduire le film suivant. Il crée de la sorte un tout cohérent, foisonnant et riche. Le spectateur dispose donc de divers films avec des univers assez éloignés mais qui s'imbriquent parfaitement les uns dans les autres. C'est sans précédent au cinéma ! Jusqu'alors, les super-héros restaient, en effet, cloisonnés dans leur monde et ne se croisaient pas. Même des sagas à multiples volets comme Star Wars ou Harry Potter se construisent, il est vrai, sur des univers majoritairement étanches ; des cross-overs à une telle échelle étant véritablement inédits sur grand écran !

Côté finance et commercialisation, Marvel's Avengers marque un tournant. Avec et après lui, Disney récupère, en effet, les droits de distribution et s'occupe désormais seul du marketing des films Marvel. Un petit retour en arrière s'impose pourtant !
Paramount, à la suite du succès d'Iron Man, signe, à l'origine, un contrat pour une distribution de cinq films Marvel (Iron Man 2, Thor, Captain America - First Avenger, Marvel's Avengers et Iron Man 3) sur lesquels il prévoit de recevoir environ 8% des bénéfices. Mais en octobre 2010, Disney annonce avoir racheté pour 115 millions de dollars les droits de distribution des deux derniers films. Or, au fur et à mesure de la sortie des matériels promotionnels, nombreux sont à s'étonner de voir toujours le logo de Paramount sur les affiches ou les bandes annonces. Plusieurs raisons à cela. C'est d'abord le résultat d'une clause négociée par Paramount qui estime avoir suffisamment travaillé sur ces films pour y voir apparaître son nom. Ensuite, la question du pourcentage sur les recettes est fixée techniquement. Que les films échouent ou non, 115 millions de dollars seront versés à Paramount. Si le succès est au rendez-vous, le studio s'octroie 8% des recettes de Marvel's Avengers et 9% d'Iron Man 3. Tout ceci est donc plutôt un bon deal pour Paramount...
Alors pourquoi Disney l'a-t-il accepté ?
C'est simple : « Qui va piano, va sano » ! Mickey veut aller doucement avec son "nouvel" achat. Son studio sait très bien que les fans de comics ne voient pas d'un très bon œil son incursion chez Marvel. Pour ne pas les froisser et montrer sa bonne volonté, il jalonne sa montée en puissance. Car, Disney veut réellement que Marvel's Avengers soit la première pierre d'une nouvelle et juteuse franchise. Autant ne pas gêner les susceptibilités des fans qui sont habitués à voir le logo Paramount devant les films Marvel, processus devenu gage de qualité !
Alors comment voir que Marvel's Avengers appartient bien à Disney ?
D'une, par le nouveau label créé : le label Marvel qui passe ainsi AVANT le logo de Paramount arrivant, lui, en seconde position ! De deux, à la toute fin du générique, par la mention "distribué par Walt Disney Motion Studios Pictures". Disney reprend donc le contrôle total de la distribution des films Marvel à partir de Thor 2 en novembre 2013. Il sera, de la sorte, temps de vérifier si ce passage de relais a une conséquence visible sur la qualité du film ou si cela se résume juste à la disparition du logo Paramount.

S'il va de soi que Marvel's Avengers peut être vu indépendamment des autres, l'expérience est à l'évidence plus grisante pour le public qui a pris le soin de repérer les éléments dispersés dans les cinq premiers films censés préparer et amener le rassemblement de ces super-héros hors du commun ! Les fans, eux, ont évidemment trépigné à l'idée de les voir enfin réunis. L'attente valait-elle le coup ? Assurément oui !

Dès les premiers instants, l'univers familier venant des précédents longs-métrages est en place. La réunion dans un même film de tous ces super-héros est alors tout simplement jouissive. Marvel's Avengers arrive ainsi parfaitement à remplir toutes les espérances que les fans plaçaient dans un tel évènement. D'abord, l'interaction de personnages aussi charismatiques est explosive à souhait. Parfaitement administrée, elle permet à chacun d'eux de disposer du temps nécessaire pour briller sans parasiter son voisin. Ce constat est d'ailleurs vrai pour les personnages principaux des autres films mais tout autant pour les petits nouveaux (ou du moins ceux qui étaient dans des rôles secondaires au cours des cinq premiers opus tels Hawkeye, Black Widow, L'Agent Coulson ou Nick Fury). Ensuite, les dialogues sont savoureux, renforçant la cohérence de l'ensemble. Le film est drôle et de nombreuses scènes prêtent à sourire via des répliques savamment envoyées par les différents protagonistes. Il y a même fort à parier que la salle soit en transe et applaudisse spontanément lors d'une scène particulièrement truculente.... Enfin, que serait un Marvel sans scènes d'actions ? Ici, tout est formidablement dantesque. Si le premier acte sert à introduire les personnages, le deuxième apporte, lui, son lot de séquences impressionnantes. Mais ce n'est pas tout, le dernier acte justifie à lui seul le visionnage de Marvel's Avengers. ! Il constitue le meilleur final, avant lui, d'un film de super-héros ! Que dire sans révéler quoi que ce soit de dommageable pour le spectateur vierge ? Une parabole peut-être : qu'il imagine une fin à la Transformers 3 : La Face Cachée de la Lune mais avec des dialogues bien écrits, des personnages charismatiques et une histoire ficelée ! Sans oublier, l'obligation de rester jusqu'à la toute fin du générique...

La grande force de Marvel's Avengers réside naturellement dans ses personnages, tous plus charismatiques les uns que les autres, surtout que le film reprend la quasi totalité du casting des autres opus. Difficile en revanche de déterminer qui est le meilleur !
A l'applaudimètre, Tony Stark, alias Iron Man, interprété de main de maitre par Robert Downey Jr. semble faire l'unanimité. Vu avec bonheur dans Sherlock Holmes ou Ally McBeal et avec beaucoup moins d'enthousiasme dans le rôle d'un méchant chez Disney en 2006 pour le navet, Raymond, l'acteur sait avec talent apporter à son personnage, une nonchalance, une curiosité et un cynisme aussi incroyables que crédibles. Il est l'incarnation vivante de Tony Stark, devenue une idole auprès des fans de Marvel.
Chris Evans reprend, lui, son rôle de Steve Rogers, alias Captain America. Déjà vu en personnage Marvel (la Torche Humaine), dans Les Quatre Fantastiques (2005) et Les Quatre Fantastiques et le Surfer d'Argent (2007), le comédien confirme ici sa belle capacité à endosser un super-héros. Le plus sage de l'équipe, il dispose d'une aura suffisamment forte pour lui permettre d'afficher l'autorité naturelle cimentant la nouvelle formation.
Chris Hemsworth revient, pour sa part, en Thor, le dieu géant. Beaucoup moins tête brulée que dans le premier film, il a gagné en stature, maturité et noblesse. Plus impliqué que les autres super-héros, il a la particularité d'avoir aussi une histoire personnelle à régler avec son frère Loki.
Ce dernier est toujours assumé par Tom Hiddleston. Vrai méchant du film, voulant à tout prix, récupérer un semblant de pouvoir, il ne recule devant aucune compromission et bassesse pour mettre sous sa coupe la Terre et ses habitants.
Bruce Banner, le scientifique qui se transforme en Hulk, est le seul à changer de visage. En 2003, dans le film Hulk, c'est, en effet, Eric Bana qui lui prête ses traits. Depuis 2008, au bénéficie de la reprise par Marvel des droits sur le personnage et de la sortie de L'Incroyable Hulk, le colosse vert était joué par Edward Norton. Il aurait dû logiquement être de la partie dans la mesure où Marvel's Avengers, et avant lui L'Incroyable Hulk, sont des films Marvel Studios. Mais voilà... Suite à une collaboration houleuse avec la firme, l'acteur a été manu militari remercié et remplacé par Mark Ruffalo. Reprenant le rôle au pied levé, ce dernier s'en sort plutôt bien, même si sa prestation est la plus modeste des quatre "super-héros" puisque ce n'est pas son apparence humaine qui compte mais bien sa version bestiale. Et là, la réussite est totale. Marvel's Avengers offre la plus belle représentation du personnage de Hulk. Encore plus réussie que dans L'Incroyable Hulk, déjà fort sympathique, elle est convaincante dans tous ses aspects. D'une part, car Bruce Banner et Hulk ont des traits communs et d'autre part, car le monstre n'est pas fait en images de synthèses pures et dures mais en motion capture à partir des mouvements de Mark Ruffalo. Excellent choix de processus créatif !
Clint Barton, alias Hawkeye, est, lui, joué à merveille par Jeremy Renner. Déjà apprécié furtivement dans Thor, il prend ici toute l'ampleur nécessaire au rayonnement de son personnage. Il se dégage, en effet, de l'acteur un charisme impressionnant. Seule ombre au tableau, le comics d'origine n'est pas totalement respecté avec lui : Hawkeye ne portant pas de masque violet dans le film ! Le réalisateur et le producteur ont, il est vrai, délibérément opté pour une tenue plus réaliste en muant le natif Œil-De-Faucon, de super-héros en tueur d'élite.
Il en est d'ailleurs de même pour Natasha Romanoff, alias Black Widow ou la Veuve Noire. Scarlett Johansson reprend, en effet, le rôle qu'elle avait tenu dans Iron Man 2 tout en l'épaississant, offrant au spectateur le plaisir d'en apprendre beaucoup plus sur cette espionne au passé troublé. L'actrice livre alors une prestation toute en beauté et efficacité et tient sans mal la dragée haute à ses alter égo masculins !
Nick Fury, le directeur du S.H.I.E.L.D., a enfin l'opportunité de passer de l'ombre à la lumière. Vu dans plusieurs films Marvel, il est le personnage qui réunit les Avengers ; Samuel L. Jackson s'amusant visiblement beaucoup à l'incarner avec une classe enthousiasmante !
Un autre personnage, juste entraperçu dans les précédents Marvel, revient lui-aussi, dans un rôle plus étoffé cette fois-ci : il s'agit de Phil Coulson, le fameux agent du S.H.E.L.D., joué par un Clark Gregg, attachant comme il le faut.
Fort de ce casting déjà incroyable, Marvel's Avengers bénéficie, en outre, de l'ajout du nouveau personnage de Maria Hill (jouée par Cobie Smulders, connue pour son rôle de Robin Scherbatsky dans How I Met Your Mother) ainsi que des retours de Pepper Potts (Gwyneth Paltrow) et du Dr. Erik Selvig (Stellan Skarsgård). Impeccables tous trois !

Le producteur Kevin Feige a choisi de confier la réalisation de l'aventure à Joss Whedon. Né le 23 juin 1964 à New-York, il se fait d'abord connaître en tant que scénariste. Après l'écriture de quelques épisodes de séries à la fin des années 80 (Roseanne, Parenthood), c'est, en effet, au milieu de la décennie suivante, qu'il commence véritablement à se faire un nom. Il reçoit ainsi une nomination aux Oscars pour Toy Story (1995), le premier long métrage des studios Pixar. Il poursuit ensuite sur sa lancée avec d'autres projets animés comme Atlantide, L'Empire Perdu. Mais c'est à partir de 1992 que Joss Whedon se consacre au projet de sa vie : il crée le personnage de Buffy Summers, une lycéenne qui lutte contre des vampires. En mars 1997, le premier épisode de Buffy Contre les Vampires est ainsi diffusé sur la chaîne américaine The WB. La série et son créateur, Joss Whedon, sont alors salués par la Critique et par des fans, toujours plus nombreux et actifs. Après le fantastique, le scénariste-réalisateur s'intéresse à la science-fiction. Sa nouvelle série, Firefly (2002), basée sur l'équipage d'un vaisseau spatial en cavale, ne rencontre pourtant pas son public et s'arrête aussitôt. Malgré cela et grâce à la mobilisation de son public, elle connait une suite au cinéma avec Serenity : L'Ultime Rébellion (2005). Il s'agit ainsi du premier long-métrage de Joss Whedon. Réalisateur d'un seul film (!), Joss Whedon est donc choisi pour mettre en scène la super-production Marvel's Avengers. Un choix à première vue étonnant, mais qui s'explique, en réalité, par son parcours. Grand connaisseur de l'univers des comics (il a été scénariste de plusieurs séries pour Marvel), il est aussi réputé pour savoir faire exister des personnages au sein d'une équipe (Buffy contre les Vampires).

Et le pari est réussi ! Le réalisateur fait, en effet, des prouesses et livre un film rondement mené, bâti sur des plans impressionnants. C'est d'autant plus remarquable que les effets spéciaux y sont légions et parfaitement maîtrisés ! Les images sont d'ailleurs parfaitement soulignées par une bande-son efficace, signée d'Alan Silvestri qui revient donc ici sur un film Marvel après sa très belle partition pour Captain America - First Avenger...

Alors Marvel's Avengers est-il exempt de défauts ?
Non... Bien sûr ! Son rythme est, notamment, par trop instable dans le premier et second acte même si l'humour et les personnages compensent cette errance... Pardonnable donc contrairement à la seule véritable ombre au tableau : la 3D, faite en post-conversion, qui ne sert absolument à rien !

Marvel's Avengers, film que tous les fans de comics attendaient, est une réussite au-delà des espérances ! Fort d'actions rondement menées, de personnages charismatiques et de dialogues savoureux, il est assurément le meilleur film Marvel, et peut-être au-delà, de films de super-héros. Dans l'univers Marvel précisément, il ouvre, en plus, la voie à un univers aussi riche que foisonnant, promettant encore de nombreuses aventures passionnantes !

L'équipe du film

1966 • ....
Producteur
1964 • ....
Réalisateur

L'édition vidéo

Jaquette Marvel's Avengers
Jaquette Marvel's Avengers
Editions DVD Video
Zone 1 Simple 2012
Zone 2 Simple 2012
Editions Blu-ray Disc
Zone A Simple 2012
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