Jessica Jones
Saison 1

Jessica Jones - Saison 1
L'affiche
Titre original :
Jessica Jones - Season 1
Production :
Marvel
Date de sortie USA :
Le 20 novembre 2015
Genre :
Fantastique
Création :
Melissa Rosenberg
Durée :
671 minutes

Liste et résumés des épisodes

1. AKA Ladies Night
AKA La Soirée Filles
Genre : Episode télé
Série : Jessica Jones
Saison 1 Épisode 1
Date de Sortie USA : Le 20 novembre 2015
Réalisé par : S.J. Clarkson
Durée : 52 minutes
Jessica Jones, détective privée, enquête sur la disparition d'une jeune fille.
2. AKA Crush Syndrome
AKA Le Syndrome d'Ecrasement
Genre : Episode télé
Série : Jessica Jones
Saison 1 Épisode 2
Date de Sortie USA : Le 20 novembre 2015
Réalisé par : S.J. Clarkson
Durée : 52 minutes
Jessica demande une faveur à une avocate.
3. AKA It's Called Whiskey
AKA AKA Grâce au Whisky
Genre : Episode télé
Série : Jessica Jones
Saison 1 Épisode 3
Date de Sortie USA : Le 20 novembre 2015
Réalisé par : David Petrarca
Durée : 54 minutes
Trish ne réalise pas la gravité des conséquences de ses actes.
4. AKA 99 Friends
AKA 99 amis
Genre : Episode télé
Série : Jessica Jones
Saison 1 Épisode 4
Date de Sortie USA : Le 20 novembre 2015
Réalisé par : David Petrarca
Durée : 48 minutes
Une affaire particulière requiert l'intervention de Jessica.
5. AKA The Sandwich Saved Me
AKA Le Sandwich m'a Sauvé la Vie
Genre : Episode télé
Série : Jessica Jones
Saison 1 Épisode 5
Date de Sortie USA : Le 20 novembre 2015
Réalisé par : Stephen Surjik
Durée : 50 minutes
La traque de Kilgrave continue.
6. AKA You're a Winner!
AKA Vous Avez Gagné !
Genre : Episode télé
Série : Jessica Jones
Saison 1 Épisode 6
Date de Sortie USA : Le 20 novembre 2015
Réalisé par : Stephen Surjik
Durée : 54 minutes
Luke demande de l'aide à Jessica.
7. AKA Top Shelf Perverts
AKA Les Pires Pervers
Genre : Episode télé
Série : Jessica Jones
Saison 1 Épisode 7
Date de Sortie USA : Le 20 novembre 2015
Réalisé par : Simon Cellan Jones
Durée : 55 minutes
À situations désespérées, solutions désespérées.
8. AKA WWJD?
AKA Que Ferait Jessica ?
Genre : Episode télé
Série : Jessica Jones
Saison 1 Épisode 8
Date de Sortie USA : Le 20 novembre 2015
Réalisé par : Simon Cellan Jones
Durée : 50 minutes
La vie en banlieue résidentielle n'est pas de tout repos.
9. AKA Sin Bin
AKA Le Banc de Touche
Genre : Episode télé
Série : Jessica Jones
Saison 1 Épisode 9
Date de Sortie USA : Le 20 novembre 2015
Réalisé par : John Dahl
Durée : 55 minutes
Le passé resurgit.
10. AKA 1,000 Cuts
AKA Les Coups de Canif
Genre : Episode télé
Série : Jessica Jones
Saison 1 Épisode 10
Date de Sortie USA : Le 20 novembre 2015
Réalisé par : Rosemary Rodriguez
Durée : 46 minutes
Une découverte capitale remet tout en question.
11. AKA I've Got the Blues
AKA Les Cachets Bleus
Genre : Episode télé
Série : Jessica Jones
Saison 1 Épisode 11
Date de Sortie USA : Le 20 novembre 2015
Réalisé par : Uta Briesewitz
Durée : 50 minutes
Simpson est de plus en plus obsédé par Kilgrave.
12. AKA Take a Bloody Number
AKA Fais la Queu Comme Tout le Monde
Genre : Episode télé
Série : Jessica Jones
Saison 1 Épisode 12
Date de Sortie USA : Le 20 novembre 2015
Réalisé par : Billy Gierhart
Durée : 53 minutes
Jessica est à l'heure des choix.
13. AKA Smile
AKA Fais-moi un Sourire
Genre : Episode télé
Série : Jessica Jones
Saison 1 Épisode 13
Date de Sortie USA : Le 20 novembre 2015
Réalisé par : Michael Rymer
Durée : 52 minutes
Kilgrave est plus dangereux que jamais.

La critique

rédigée par
★★★★
Publiée le 02 février 2016

Sept mois après Daredevil, Jessica Jones débarque sur Netflix le 20 novembre 2015. Produite par Marvel Television et ABC Studios, il s'agit là de la deuxième série issue de la collaboration entre les studios et la plateforme de streaming. Et avec elle, un constat s'impose : l'essai est transformé !

Jessica Jones est donc un personnage créé par Brian Michael Bendis et Michael Gaydos dans les pages d'Alias en 2000. Ancienne super-héroïne, elle a rangé son costume à la suite des évènements traumatisants et décidé de se reconvertir en détective privé dans une agence qu’elle crée et appelle Alias Investigations. Ses enquêtes l'amènent toutefois à croiser la route d'autres personnalités à super pouvoirs mais aussi à affronter son passé. A l'origine, Brian Michael Bendis voulait utiliser le personnage de Jessica Drew, qui n'est autre qu'une des Spider-Woman. Mais au fur et à mesure qu'il construit son histoire, il décide d’aller vers un personnage totalement inédit, qui partage néanmoins le même prénom, Jessica Jones !
Au début des années 2000, l'industrie des comics est alors en pleine mutation. Il faut donner un souffle plus moderne à cet univers empêtré dans des décennies d'histoires et de continuité qui empêchent autant les artistes de faire preuve d'audace que les lecteurs de s'essayer au genre. De nombreux scénaristes et dessinateurs s'émancipent donc des schémas classiques sous l'impulsion de Joe Quesada, le rédacteur en chef de l'époque. Cette volonté de renouveler les comics voit la naissance de l'univers Ultimate, qui adapte les personnages au monde contemporain mais aussi de la gamme MAX. MAX est, en en effet, une franchise de comics au caractère résolument adulte, qui offre des récits plus violents, plus sombres et plus réalistes. De nombreux héros apparaissent sous cette bannière le temps de quelques numéros : La Veuve Noire, Wolverine, Deadpool, Nick Fury ou même Howard le Canard, en fonction de la volonté de l'auteur en charge du personnage.
Le tout premier comics portant ce label est ainsi Alias. Brian Michael Bendis, qui est aussi à l'origine de l'univers Ultimate avec Ultimate Spider-Man, décide, il est vrai, d’écrire, pour Jessica Jones, une histoire qui abandonne les codes habituels des comics. Or, MAX lui en offre enfin la possibilité : de 2001 à 2004, il scénarise ainsi 24 épisodes du comics Alias, puis sa suite, The Pulse, qu'il stoppe après quelques numéros n'ayant plus le temps de s'en occuper et ne voulant pas qu'un autre auteur prenne en charge.
Jessica Jones est donc un personnage récent, qui n'a pas eu l'occasion d'apparaitre dans de nombreux comics. Et pourtant, Marvel choisit de lui offrir une adaptation de treize heures sur petit écran, soit l'équivalent de toute une phase du Marvel Cinematic Universe ! Bien plus que la majorité des héros Marvel... 

En novembre 2013, la filiale de The Walt Disney Company annonce, en effet, un partenariat entre Marvel Television, et ABC Studios pour produire et diffuser sur Netflix, qui sort gagnant face à Amazon, soixante épisodes pour un budget de deux cents millions de dollars ! Cinq séries sont ainsi mises en chantier. Daredevil, A.K.A. Jessica Jones (renommée par la suite Jessica Jones), Luke Cage et Iron Fist, toutes prévues pour  avoir chacune treize épisodes au compteur et enfin The Defenders réunissant les quatre héros sous la forme de huit épisodes.
En plus du budget conséquent, Disney précise, dans une conférence de presse entre Bob Iger, le PDG de The Walt Disney Company, Joe Quesada le producteur des séries et directeur créatif de Marvel Entertainment, qui veille au bon respect des adaptations des comics, et enfin le Gouverneur Andrew M. Cuomo, que les séries seront tournées en décors réels à New York. Exit donc les fonds verts et les décors à faible coût, Marvel voit, aussi, pour la télévision, grand !
La volonté du studio est, en fait, de mettre en avant ses héros urbains, tout en développant une facette plus sombre et plus intime du MCU, loin des invasions d'aliens et autres menaces planétaires qui occupent les Vengeurs.
La première série, Daredevil, rencontre alors un succès qui va bien au-delà des espérances de Marvel. Les critiques sont unanimes et saluent la qualité et la maturité du show. Ainsi, douze jours après la mise en ligne de la première saison, une seconde est officialisée pour une sortie le 18 mars 2016.
Cette annonce bouleverse quelque peu l'agenda des séries Netflix. La volonté de Marvel est, il est vrai, de proposer une nouvelle saison tous les six mois, soit deux par ans. Ainsi, la saison 2 de Daredevil prend supposément la place de la saison 1 de Luke Cage, qui se voit repoussée fin 2016 ; Iron Fist et The Defenders devant arriver, quant à elles, courant 2017... A moins qu'un autre renouvèlement ne vienne changer ce planning qui reste toujours malléable !
Mais avant de voir la réunion des quatre héros urbains, retour sur Jessica Jones, une série produite et créée par Melissa Rosenberg. 

Melissa Rosenberg est donc une scénariste et productrice née le 28 août 1962 dans le comté de Marin. Elle a travaillé sur plusieurs séries de Dr. Quinn, Femme Médecin à Ally McBeal en passant par Dexter tandis que, du côté du cinéma, elle scénarise toute la franchise Twilight. En 2013, elle crée sa première série, Red Widow, produite et diffusée sur ABC Studios, sans succès puisqu’elle se voit annulée au bout de huit épisodes, faute d'audience. Elle rebondit alors chez Marvel en tant que showrunner sur A.K.A. Jessica Jones.  

La série est lancée et rebaptisée sobrement Jessica Jones.
Mais ce n'est pas la première fois que Jessica Jones est envisagée pour le petit écran. Déjà en 2010, ABC Studios voulait, en effet, adapter le comics sur sa chaine. Et la showrunner de l'époque n'était autre que Mellisa Roseberg ! Seulement le projet stagne. A l'époque, le Marvel Cinematic Universe n'en est qu'a ses débuts et Marvel ne sait pas encore comment l'étendre au média télévision. Plusieurs séries sont d’ailleurs annoncées : l’une sur Hulk, produite par Guillermo D'el Toro, l’autre sur le Punisher sans oublier A.K.A. Jessica Jones, la plus avancée des trois. Le pilote est écrit, fait des allusions à Tony Stark, Stark Industries et Luke Cage. Pourtant, peu de temps après, ABC renonce sans préavis à tous les projets Marvel.
Un série phare accapare, en effet, toute l'attention de la chaine, à suite du succès de Marvel's Avengers dont elle est censée profiter : Les Agents du S.H.I.E.L.D. !
Jessica Jones est donc purement et simplement abandonnée ; il faudra attendre le partenariat avec Netflix pour la voir renaitre. 

Pour produire la série, les scénaristes se basent naturellement sur le comics Alias, de Brian Michael Bendis. Ce dernier n'a malheureusement pas l'occasion de travailler activement sur l'adaptation de son œuvre, étant occupé par une autre série inspirée d'un de ses comics, Powers. Malgré cela, il suit le développement avec intérêt et offre même une mini introduction sous forme de comics, disponible gratuitement, et qui met en scène également Daredevil ! Pour ce faire, il s'entoure à nouveau de Michael Gaydos, dessinateur d'Alias. Le numéro spécial, d'une dizaine de pages voit ainsi Jessica Jones s'infiltrer dans un hôpital pour y interroger un criminel mal en point à la suite de sa rencontre avec "un diable rouge". Simple mise-en-bouche avant le lancement de la série sur Netflix, le comics offre donc l'occasion à Bendis et Gaydos de retrouver Jessica le temps de quelques pages.
David Mack, le dessinateur des couvertures d'Alias, a, quant à lui, l'opportunité d'être plus impliqué dans le processus créatif de Jessica Jones. En plus de signer la couverture du comics promotionnel, il développe, en effet, en partie le générique de la série.
Tout est ainsi fait, dès le début, pour capter au mieux l'essence d'Alias, et offrir à Jessica Jones la meilleure adaptation possible, tout en développant une intrigue qui s'intègre parfaitement au Marvel Cinematic Universe


David Mack à l'œuvre sur la couverture d'un comics Alias et du comics promotionnel de Jessica Jones.

L'un des défis de Jessica Jones est d’abord de passer après Daredevil.
La première saison de Daredevil a été particulièrement attendue au tournant. Les fans de l'homme sans peur rêvaient, il est vrai, nombreux d'une adaptation fidèle tandis que la première collaboration entre Marvel et Netflix suscitait l’interrogation. Très vite, la sanction tombe. Le résultat s’avère en fait au-delà des espérances et, devenant désormais un sorte d’étalon-or, place la barre haut : Jessica Jones, ce personnage de troisième zone, qui n'a pas l'historique de Daredevil, se retrouve donc dans la situation délicate de devoir faire aussi bien que la qualité instaurée par le diable rouge.
Premier constat : Jessica Jones s’avère excellente ! Peut être pas autant que Daredevil, mais certainement réussie. Alors même que les deux séries se passent dans le même quartier, elles arrivent, en effet, à disposer chacune d’une personnalité et d’une ambiance unique, tout en conservant la même intensité et maturité. Là où Daredevil mise principalement sur les affrontements physiques, Jessica Jones aborde ainsi un point de vue plus psychologique, tout en ayant les mêmes questionnements moraux. La série prend alors des allures de polar noir et de thriller. Mieux, elle arrive à placer l'aspect héroïque au second plan sans que cela ne constitue un handicap et se concentre le plus possible sur ses personnages et leurs interactions.
Avec treize heures d'adaptation, ses intervenants ont ainsi le temps d'évoluer et surtout, de parler. Il y a, comme pour Daredevil, un soin énorme apporté aux dialogues et aux différentes réflexions sur le fait d'être (ou non) un héros.

Le rythme de Jessica Jones est dans ce cadre somme toute très lent. Pendant de nombreux moments, il ne se passe, il est vrai, rien ou pas grand-chose. Ce style narratif a évidemment de quoi déstabiliser son public au premier abord. En réalité, c’est une aubaine venue de la liberté offerte par une plateforme comme Netflix de permettre à Jessica Jones de s'affranchir des mécanismes habituels vus et revus dans la plupart des séries du média télévision "classique". Ce ne sont pas treize épisodes que propose la série, mais bien plus un film gigantesque de treize heures, découpé en plusieurs parties.
Et si le rythme s’en trouve impacté, c'est également le cas de la réalisation ! Bien plus propre et soignée, elle s’éloigne des mises en scène classiques et sans personnalité des (Les) Agents du S.H.I.E.L.D. ou Agent Carter.
L'intrigue a ainsi le temps d'évoluer et monte en tension, au fur et à mesure des épisodes. Jessica Jones peut même se targuer d'avoir quelques scènes particulièrement intenses et violentes.   

Avoir de bons personnages, c'est bien. Disposer d'un casting à la hauteur de ces mêmes personnages, c'est mieux ! Et sur ce point, les rôles principaux sont tous admirablement bien tenus ; quelques réserves se faisant néanmoins jour sur les secondaires...
Jessica Jones est donc une détective privée cynique, désabusée, alcoolique et dépressive, souffrant de stress post traumatique et qui n'hésite pas, à l’occasion, de faire passer un client mécontent à travers une porte. Le personnage s'éloigne ainsi beaucoup du reste des héros du Marvel Cinematic Universe. Même Tony Stark n'avait pas eu le droit d'être alcoolique dans ses films (alors qu'il l'est dans les comics) ! Pour incarner Jessica Jones, Marvel fait appel à Krysten Ritter, une jeune comédienne vue dans Veronica Mars, Don't Trust the B---- in Apartment 23, Breaking Bad ou encore le film de Tim Burton Big Eyes. Un choix qui peut paraitre étonnant, tant l'actrice s'éloigne du physique de la détective des pages d'Alias. Mais tout comme Charlie Cox dans la peau de Daredevil qui ne ressemblait en rien à son homonyme papier, dés les premiers épisodes, le doute n'est plus permis tant la prestation de Krysten Ritter colle au personnage.
Si Jessica est une femme tourmentée, c'est bien à cause de son passé qui prend la forme d'un ennemi particulièrement redoutable, Killgrave. Connu également sous le nom de The Purple Man, ou l'Homme Pourpre en version française, le personnage est créé par Stan Lee dans les pages de Daredevil en 1964. Suite à une expérience ayant mal tournée, sa peau devient complètement mauve. Il acquiert également la capacité de contrôler toute personne à proximité et de le soumettre à sa volonté... La série change toutefois quelque peu le personnage pour le rendre plus crédible à l'écran. Tout d'abord, sa couleur de peau est normale. Il n'est ni mauve, ni violet ! Il est également bien plus mis en avant que dans les comics d'Alias. L'orthographe de son nom évolue également, puisque dans la série, Kilgrave ne s'écrit qu'avec un seul "l"...
Le rôle est confié à un acteur plébiscité de nombreuses fois et énormément apprécié du public, David Tennant ! Célèbre Docteur dans Doctor Who, il marque aussi les esprits dans la série Broadchurch et le film Harry Potter et la Coupe de Feu. Dans Jessica Jones, David Tenant est tout bonnement magistral ! Il rejoint, en fait, le cercle très fermé des méchants Marvel réussis. Machiavélique, psychopathe, imprévisible, violent, pervers... Toute la classe du comédien anglais offre au personnage une présence glaciale inégalée. Entre lui et Krysten Ritter, l'alchimie fonctionne décidément à merveille. Après l'affrontement entre Matt Murdock et Wilson Fisk dans Daredevil, celui opposant Jessica Jones à Kilgrave est ainsi tout aussi passionnant !

Le reste du casting est quant à lui très inégal.
Mike Colter incarne ainsi Luke Cage. Il est intéressant de noter que Luke Cage fait ses premiers pas dans la série Jessica Jones, alors même qu'il sera le personnage principal de son propre show en 2016. Les épisodes dans lesquels il apparait garantissent la certitude que le comédien sera impeccable dans le rôle du héros indestructible. Sa relation avec Jessica Jones se place également au centre de l'histoire et le duo offre de beaux moments.
Trish Walker, animatrice radio et amie d'enfance de Jessica, est, pour sa part, interprétée par Rachael Taylor. Surprenante sur de nombreux points, elle ne se contente pas de faire pâle figure à coté de l'héroïne mais possède de véritables moments de bravoure.
Carrie-Anne Moss, connue pour son rôle dans la trilogie Matrix, est Jeri Hogarth, une avocate qui fait souvent appel à Jessica Jones et ses talents de détective. Là aussi, son personnage gagne en intérêt au fil des épisodes. La série arrive décidément à proposer un casting féminin fort et intéressant !
Concernant les personnages masculins, il est possible de citer Wil Traval dans le rôle du policier Will Simpson, et Eka Darville, dans celui du voisin de Jessica, Malcolm Ducasse. Bien qu'importants dans l'histoire, et connaissant eux aussi une belle évolution tout au long du récit, ils ne s’évitent pas quelques moments d’errances qui plombent, ici et là, leur capital sympathie...

Si son bilan est sans conteste particulièrement bon, Jessica Jones n’est toutefois pas sans reproches
D’abord, certaines de ses chorégraphies sont perfectibles. Certes, la volonté n'est pas de proposer les mêmes combats dantesques que ceux présents dans Daredevil. Il est même fort à parier que Matt Murdock et sa tendance à fracasser des mâchoires pour un tout et pour un rien ont couté bien plus cher que prévu et grevaient collatéralement le budget alloué aux scènes d'actions de Jessica Jones. Dès lors, si certains affrontements physiques paraissent tout à fait convenables, d'autres manquent d'ambition quand ils ne font pas carrément bon marché.
Ensuite, certains rôles de troisième plan ont tendance soit à bien trop vite évoluer, soit à être sous-développé sans que le juste milieu ne soit jamais atteint.
Enfin, le final peut apparaitre en dessous des espérances que le développement du récit promettait...
Il ne faut toutefois pas se tromper d’analyse. Ces quelques reproches restent des détails qu'il est facile de pardonner quand l'ensemble de la série arrive à ce point qualité. Le public ne s’y trompe d'ailleurs pas et le succès est  au rendez-vous au point que Marvel renouvèle sans sourciller Jessica Jones pour une seconde saison. Les héros urbains ont donc encore de grandes heures devant eux sur Netflix !

Jessica Jones est une série unique en son genre. Avec ses personnages intéressants et son ambiance polar super-héroïque, sa saison 1 offre une merveilleuse introduction à cette détective désabusée et cynique mais terriblement vulnérable et attachante.

L'édition vidéo

Jaquette Jessica Jones - Saison 1
Jaquette Jessica Jones - Saison 1
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Zone 2 Simple 2016