L'angle d'étude de ce documentaire produit par la chaine
The History Channel, avec la collaboration bienveillante des équipes
de la Walt Disney Company, porte sur les prouesses techniques et architecturales
du premier, en nombre de visiteurs, des resorts Disney. Les quatre parcs à thèmes
composant Walt Disney World sont ainsi passés en revue.
La conception du Magic Kingdom
est mise en perspective par rapport à celle de son ainé Disneyland, premier du nom, situé en Californie. La
différence majeure réside dans l'existence d'un réseau de galeries souterraines
permettant de se rendre aux quatre coins du parc, en un temps record, à l'abri du
regard des visiteurs. Très utiles pour faire vivre le rêve et protéger
l'aventure voulue magique pour les "guests", elles facilitent ainsi grandement
le fonctionnement et l'organisation, en coulisses, des évènements se déroulant
dans le site. Walt Disney, qui se lamentait sans cesse de voir, par exemple, des casts members d'Anaheim traverser Tomorrowland en habit de
cowboy,
constituant ainsi des anachronismes susceptibles de gâcher l'expérience du
visiteur, serait sans doute ravi de constater que la structure du jumeau
floridien offre, elle, l'avantage précieux de supprimer le problème. Le Magic Kingdom
profite donc à plein du recul suffisant tiré de l'expérience d'exploitation de
son ainé de 1955. Toutefois, s'il a gagné en efficacité technique et logistique,
le parc peine toujours, en revanche, à retranscrire aussi bien la magie du tout
premier Disneyland, ce que, par contre, Disneyland Park, situé à Paris parvient lui très
bien à faire, architecturalement parlant, s'entend.
L'étude d'E.P.C.O.T.
se concentre sur le projet ambitieux de Spaceship Earth. En 1982, le bâtiment,
symbole du parc, constitue, en effet, la première construction géodésique au
monde. Il possède un volume 62 000 m³ pour une hauteur de 55 m et nécessite 26
mois de travail pour un total de 40 800 heures. Conçue avec l'aide de l'auteur
de science-fiction, Ray Bradbury, qui en écrit l'histoire originale, l'attraction
retrace la communication des hommes à travers les âges depuis les prémices de la
préhistoire jusqu'à l'ère des ordinateurs et même au delà...
Les
Disney's Hollywood Studios
sont envisagés par le biais de l'une de leurs attractions phares du moment,
Lights, Motors, Action ! Extreme Stunt Show dont l'origine française n'est
même
pas précisée, tout comme Rémy Julienne, le coordinateur des cascades, passé
également sous silence. Le reportage s'arrête principalement sur les aspects
techniques du show, censé se dérouler dans un village de Provence, la conception
des voitures étant particulièrement étudiée.
Animal Kingdom,
comme E.P.C.O.T., se voit abordé principalement sous l'angle
de son symbole : L'Arbre de vie (Tree of Life). Situé au milieu de
l'île de Discovery Island, il accueille au creux de ses racines un
spectacle 3D intitulé It's Tough to be a Bug ! et mis en scène par (et
pour) les personnages de 1001 Pattes. Arbre totalement artificiel d'une hauteur
équivalente à 14 étages (soit 44 m), le Tree of Life possède une ossature
en acier recouverte de béton. Sa position centrale dans le parc, son gigantisme,
sa complexité et le nombre d'animaux sculptés en son sein (325 au total) le
rendent bien évidemment incontournable.
Modern Marvels :
Walt Disney World est un intéressant documentaire qui a pour ambition de
révéler aux téléspectateurs certains aspects de l'envers du décors d'un resort Disney.
A mille lieux des DVDs infomerciaux réalisés dans le seul but de promouvoir les
parcs, il apporte des informations passionnantes, loin de toutes considérations
mercantiles. En revanche, ses révélations sous les coulisses de la magie Disney,
si positives soient-elles, sont de nature à altérer le rêve et l'imaginaire de
ses plus fervents adeptes...