Indiana Jones et la Dernière Croisade

Indiana Jones et la Dernière Croisade
L'affiche du film
Titre original :
Indiana Jones and the Last Crusade
Production :
Lucasfilm Ltd.
Date de sortie USA :
Le 24 mai 1989
Distribution :
Paramount Pictures
Genre :
Aventure
Réalisation :
Steven Spielberg
Musique :
John Williams
Durée :
126 minutes

Le synopsis

Après avoir affronté des pilleurs de tombes dans son adolescence, Indiana Jones a consacré sa vie à l'archéologie. D'explorations en explorations, il a ainsi rempli les musées et découvert pléthores de trésors. Lancé maintenant à la recherche du Saint Graal, sa nouvelle quête renferme cependant un enjeu inattendu. Il doit, en effet, retrouver son père, disparu après être également parti à la découverte du mythique artéfact...

La critique

rédigée par
★★★★
Publiée le 20 janvier 2015

Lorsqu'en 1977, George Lucas crée l'histoire d'Indiana Jones et Les Aventuriers de l'Arche Perdue, il imagine déjà créer une trilogie aux côtés de son ami de toujours, Steven Spielberg, à qui il propose la réalisation. Son héros est un archéologue parcourant le monde à la recherche des trésors les plus fabuleux. Aux côtés de Philipe Kaufman, il s'entiche de l'Arche d'Alliance, coffre mythologique dans lequel auraient été entreposés les Dix Commandements remis par Dieu à Moïse. L'idée est séduisante et autant Lucas, Kaufman que Spielberg sont enthousiastes. Mais Lucas réfléchit déjà à ses aventures intergalactiques, Kaufman écrit Josey Wales hors-la-loi pour Clint Eastwood et Spielberg est au travail sur Rencontre du Troisième Type. Résultat, les aventures d'Indiana Jones finissent au placard.

George Lucas et Steven Spielberg font partie aujourd'hui des monstres sacrés du cinéma hollywoodien. Né le 14 mai 1944 à Modesto, en Californie, Lucas se passionne dès le plus jeune âge pour la mythologie et les comics, les héros Marvel s'inscrivant très tôt dans son Panthéon. Etudiant à l'Université de Californie du Sud, il intègre la section cinéma de l'école et réalise ses premiers courts-métrages, dont THX 1138 4EB. Stagiaire sur La Vallée du Bonheur de Francis Ford Coppola, avec qui il devient ami, George Lucas fait ses premiers pas sur un plateau de tournage. Diplôme en poche, il s'associe avec Coppola et fonde American Zoetrope, société de production liée à la Warner. Avec sa compagnie, Lucas filme son premier long-métrage, THX 1138, remonté par les exécutifs de la Warner et finalement bel échec au box-office. Dégoûté de l'attitude des studios, Lucas marque son indépendance et fonde Lucasfilm Ltd. en 1971. Son long-métrage suivant American Graffiti est heureusement un succès couronné aux Golden Globes et nommé aux Oscars. La suite fait entrer George Lucas dans la cour des grands. Sa saga Star Wars, proposée à la 20th Century Fox et dont il signe le scénario et la réalisation du premier opus, Star Wars, épisode IV : Un Nouvel Espoir, est un triomphe. Mieux, les films deviennent mythiques ! Et Lucas, multimillionnaire, multiplie ses sociétés : ILM, Lucasfilm Games et THX. Peu enclin à retourner derrière la caméra, il produit des dizaines de longs-métrages comme Labyrinthe ou Le Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles, et signe quelques scénarios comme ceux des aventures d'Indiana Jones, Star Wars : Les Aventures des Ewoks - La Caravane du Courage et Willow. En 1999, il revient aux commandes de la seconde trilogie Star Wars, nouveau succès commercial. En 2012, il se retire des affaires et vend ses sociétés aux studios Disney.

La carrière de Steven Spielberg est elle-aussi détonante. Né le 18 décembre 1946 à Cincinnati, il se passionne pour le cinéma dès l'enfance, tournant ses premiers films avec la caméra 8 mm de son père. Entré chez Universal, il participe à la série Night Gallery, tourne son premier téléfilm, Duel, très remarqué, et son premier long-métrage, Sugarland Express, récompensé à Cannes. Suivent d'autres succès comme Les Dents de la Mer, Rencontre du Troisième Type, Indiana Jones et Les Aventuriers de l'Arche Perdue, E.T. l'Extra-Terrestre et Jurassic Park, ainsi que quelques échecs, dont 1981, Empire du Soleil ou Amistad. Spielberg alterne par ailleurs films commerciaux et films historiques plus intimistes, comme La Couleur Pourpre et La Liste de Schindler qui lui vaut son premier Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur, prix qu'il gagne à nouveau en 1999 avec Il Faut Sauver le Soldat Ryan. Fondateur de la société Amblin, avec laquelle il produit des dizaines de longs-métrages, puis de ses propres studios, Dreamworks SKG, Steven Spielberg ajoute à sa filmographie d'autres productions notables comme Minority Report, Arrête-Moi Si Tu Peux, Le Terminal, La Guerre des Mondes, Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne, Cheval de Guerre et Lincoln.

Les histoires d'Indiana Jones ressortent finalement des placards au début des années 1980, après le triomphe de Star Wars et le four de 1941. Spielberg évoque alors son envie de réaliser une aventure de James Bond. Lucas lui propose celles d'Indiana Jones. Lawrence Kasdan est appelé afin de réfléchir au scénario. Steven Spielberg insuffle au personnage de l'archéologue nombre de ses souvenirs, s'inspirant des aventures de Tintin, des histoires de Carl Barks et de films comme Le Retour de Zorro ou L'Homme de Rio.

Indiana Jones et les Aventuriers de l'Arche perdue sort en salle le 12 juin 1981 et marque le début des aventures de l'archéologue sur grand écran. Harrison Ford obtient le rôle titre. Lucas se charge en partie de la production et de l'histoire, et Spielberg de la réalisation. John Williams, leur compagnon de route depuis toujours, signe la partition devenue aujourd'hui mythique. Et le succès est au rendez-vous, le film devenant le plus profitable de l'année. Trois ans plus tard, l'équipe rempile avec Indiana Jones et le Temple Maudit, dans les salles américaines le 23 mai 1984. Rebelote ! Le long-métrage est la troisième meilleure recette de l'année. Néanmoins, le scénario du second opus est plus noir et effrayant, le film étant le premier à se voir attribuer une interdiction aux moins de 13 ans aux Etats-Unis. Pour le troisième opus, Spielberg, qui refuse au passage le tournage de Big et Rain Man pour s'y consacrer pleinement, souhaite un ton plus léger pour, dit-il au magazine Première, s'excuser pour l'épisode précédent. L'humour et l'aventure sont donc privilégiés pour Indiana Jones et la Dernière Croisade.

Après l'Arche d'Alliance et les pierres de Shankara, Indiana Jones se lance pour sa troisième aventure à la recherche du Saint Graal. L'objet légendaire est cité pour la première fois au milieu du Moyen Age par Chrétien de Troyes dans Perceval ou le Conte du Graal. Il s'agit alors davantage d'une « corne » d'abondance, sorte de plat d'où sortent des victuailles et des boissons, et pas d'un objet mystique chrétien. Un siècle plus tard, l'écrivain Robert de Boron reprend l'histoire du Graal, qu'il assimile, contrairement à Chrétien de Troyes, au Saint Calice, la coupe utilisée par le Christ lors de la Cène, et dans laquelle Joseph d'Arimathie a récupéré son sang après la descente de la Croix. Un texte anonyme de la même époque associe le Graal au mythe de la vie éternelle, expliquant que quiconque boit avec ne peut dès lors plus mourir. Transmis par Joseph d'Arimathie à Hébron, puis aux enfants de ce dernier, le calice aurait finalement été perdu. Des chevaliers se seraient ensuite lancés à sa recherche.

Le Graal étant rempli de mystère, George Lucas propose à Steven Spielberg de l'utiliser dans un prologue du film, dont l'action se serait située en Ecosse. Le reste de l'histoire aurait pris place en Afrique, Indiana Jones se concentrant sur un autre objet de la mythologie chrétienne. Mais Spielberg refuse l'idée du Graal, trop emprunt, selon lui, de spiritualité. La Fontaine de jouvence est alors envisagée comme l'objet de la quête de l'archéologue. Chris Columbus, le futur réalisateur de Madame Doubtfire ou encore d'Harry Potter à l'Ecole des Sorciers, penche également sur le sujet et écrit une histoire de fantômes située en Ecosse et au Mozambique où Indiana Jones affronte notamment des nazis. L'idée est rejetée elle-aussi. Menno Meyjies, scénariste de La Couleur Pourpre et Empire du Soleil, est engagé et ajoute à l'histoire, sur les recommandations de Spielberg, le personnage du père d'Indiana Jones. Le Graal, pourtant refusé, est finalement choisi comme l'artefact de cette aventure désormais familiale. Un scénario est rédigé par Jeffrey Boam, et le prologue est alors centré sur un autre trésor, la Croix de Coronado.

Côté casting, Indiana Jones et la Dernière Croisade confirme dans le rôle-titre Harrison Ford. Né à Chicago le 13 juillet 1942, Ford débute sur les ondes de la radio ainsi que dans la troupe de danse de son école, avant de suivre des cours d'art dramatique au Ripon College, sans toutefois obtenir son diplôme. Il se rend pourtant à Hollywood où il est engagé par la Columbia puis Universal qui lui proposent des petits rôles dans des séries télévisées et autres films.  Renonçant à son métier d'acteur pour devenir charpentier, Harrison Ford fait la rencontre de sa vie, en la personne de George Lucas, qui lui offre le rôle de Bob Falfa dans American Graffiti et surtout celui d'Han Solo dans la saga Star Wars. Spielberg ajoute à cette liste le personnage d'Indiana Jones. Ford devient alors un acteur incontournable. Les films s'enchaînent : Blade Runner, Witness, Frantic, À la Poursuite d'Octobre Rouge, Le Fugitif, Sabrina, Air Force One, Apparences, Cowboys et Envahisseurs. Il reprend par ailleurs son rôle d'archéologue aventurier dans Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal.

Egalement au générique, Alison Doody succède à Karen Allen et Kate Capshaw dans rôle féminin principal. Mannequin, elle débute au cinéma dans Dangereusement Vôtre, où elle joue la James Bond Girl Jenny Flex. A l'affiche de quelques films, Indiana Jones et la Dernière Croisade reste certainement son film le plus connu. Elle campe le rôle du Professeur Elsa Schneider, intellectuelle et savante autrichienne accompagnant Henry puis Indiana Jones à la recherche du Graal. Blonde fatale, elle se révèle être en réalité à la solde des nazis. Spielberg avouera avoir choisi l'actrice pour sa blondeur, lui qui cherchait à l'époque une héroïne hitchcockienne capable de jouer un double-jeu.

Julian Glover joue le méchant du film après Paul Freeman et Amrish Puri dans les deux premiers films. A l'affiche de L'Empire Contre-Attaque, Vatel, Troie et la série Le Trône de Fer, il interprète Walter Donovan, homme richissime, grand amateur d'histoire et d'archéologie, amateur d'objets précieux et autres artéfacts, qui missionne les Jones pour trouver le Saint Graal, source de vie éternelle. Comme Elsa Schneider, il se révèle être au final une crapule nazie au service du Führer. Il est notamment secondé par le Colonel Ernst Vogel, brillamment joué par Michael Byrne, véritable gueule à l'affiche de films comme Un Point Trop Loin, L'Ouragan Vient de Navarone, Les Incorruptibles, Braveheart, Demain ne Meurt Jamais ou encore La Somme de Toutes les Peurs, Gangs of New York et Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 1.

Indiana Jones et la Dernière Croisade marque par ailleurs le retour de deux personnages du premier film, absents du second, John Rhys-Davies et Denholm Elliott. Rhys-Davies, connu pour sa participation à des films comme Victor Victoria, Un Mariage de Princesse et surtout la trilogie Le Seigneur des Anneaux où il interprète Gimli,  reprend le rôle de Sallah, maghrébin gaffeur aidant Indiana dans ses aventures nord-africaines. Elliott a, quant à lui, débuté sa carrière dès les années 1940 et joué par exemple dans La Mouette, Un Pont Trop Loin, Un Fauteuil pour Deux. Il campe le Docteur Marcus Brody, sage savant missionnant Indiana Jones pour rapporter les plus beaux trésors dans les musées. Mais alors que dans Indiana Jones et Les Aventuriers de l'Arche Perdue, Brody restait à l'Université et n'apparaissait que peu, il prend cette fois part à l'épopée, accompagnant Indy dans sa quête. Indiana Jones et la Dernière Croisade est l'un des derniers films de Denholm Elliott, décédé en 1992.

Dès le début de la production, Steven Spielberg souhaite ajouter au générique le père d'Indiana Jones, Henry. Lucas refuse mais obtempère finalement. Reste à trouver l'acteur idéal pour camper le patriarche de la famille Jones. Et Sean Connery apparaît comme le choix parfait. Né le 25 août 1930 à Edimbourg, l'acteur écossais débute à la télévision dans les années 1950, étant particulièrement repéré dans Darby O'Gill et les Farfadets des studios Disney et Anna Karenine, un téléfilm de la BBC. A l'affiche du (Le) Jour le Plus Long, il décroche grâce à son apparition dans le film de Disney, le rôle de sa vie, James Bond, qu'il jouera dans sept films, de James Bond 007 contre Dr No à Jamais Plus Jamais. Acteur désormais légendaire, Connery enchaîne les productions comme Le Crime de l'Orient-Express, Pas de Printemps pour Marnie, Le Nom de la Rose, Les Incorruptibles, Highlander, Lancelot, le Premier Chevalier, A la Poursuite d'Octobre Rouge, Rock, Chapeau Melon et Bottes de Cuir et La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, son dernier film avant sa retraite.

Le casting principal est complet avec River Phoenix qui interprète Indiana Jones dans son adolescence au cours du superbe prologue du film. Né le 23 août 1970 à Metolius, Phoenix débute sa carrière dès l'enfance, dans la série Seven Brides for Seven Brothers et dans le film Explorers. Il apparaît ensuite dans Stand by Me ou A Bout de Course, mais sa vie est marquée par une descente aux Enfers, l'acteur abusant de la drogue. Censé jouer Rimbaud dans Rimbaud Verlaine et le journaliste dans Entretien avec un Vampire, il meurt dans la nuit du 30 au 31 octobre 1993. Indiana Jones et la Dernière Croisade reste l'un de ses longs-métrages les plus mémorables.

A noter une adaptation française remarquable avec des acteurs français prêtant des voix au final incontournables pour les différents acteurs du film. Après Claude Giraud et Francis Lax dans les deux premiers opus, Richard Darbois devient la voix française d'Indiana Jones et désormais d'Harrison Ford. Jean-Claude Michel double Sean Connery, comme dans des dizaines de films de l'acteur dont Darby O'Gill et les Farfadets, Pas de Printemps pour Marnie, Highlander, Les Incorruptibles ou Chapeau Melon et Bottes de Cuir. Jacques Ciron interprète brillamment Marcus Brody après Raoul Guillet. Pierre Hatet, célèbre voix du doc dans la trilogie Retour vers le Futur, joue Walter Donovan ; Vincent Grass doublant pour sa part le Colonel Vogel. Jacques Frantz, la voix de Robert De Niro, Mel Gibson ou John Goodman, reprend le rôle de Sallah après Albert Médina. Céline Montsarrat, la doubleuse attitrée de Julia Roberts, donne son accent allemand au professeur Schneider.

L'action d'Indiana Jones et la Dernière Croisade se déroule en 1938. Le monde est alors au bord du précipice, les nazis cherchant à mettre la main sur le Saint Graal, arme redoutable pour la guerre qui se prépare. Deux ans après Indiana Jones et Les Aventuriers de l'Arche Perdue1941, Empire du Soleil, La Liste de Schindler et Il Faut Sauver le Soldat Ryan.

Indiana Jones et la Dernière Croisade marque le retour de Spielberg et Lucas aux fondamentaux. Plus de cervelle de singes, de cœur arraché ou de rites sataniques, le film renoue avec l'aventure et la comédie du premier opus. Les élèves sous le charme du professeur Jones sont de retour au début du film, tout comme les gentils mais empotés Marcus Brody et Sallah. Indiana se veut plus gaffeur. Le scénario est intelligent et rythmé, n'offrant aux spectateurs aucun temps mort. Et le film profite d'un petit caractère « fait-main » avec des effets spéciaux au final assez artisanaux qui offrent au long-métrage un aspect si particulier, à l'image de nombres de longs-métrages de série-B. Les effets ne sont ainsi pas outranciers. Reconstruction d'un vrai Tank Mark VIII, utilisation de maquettes et de marionnettes, véritables rats mêlés à des rongeurs mécaniques, mort du méchant en animation image par image, matte-paintings, Indiana Jones et la Dernière Croisade profite d'un caractère désuet assez charmant.

L'une des forces du film reste également la relation père/fils, que Spielberg a souvent utilisée, notamment dans E.T. l'Extra-terrestre, Hook ou la Revanche du Capitaine Crochet, La Guerre des Mondes, Cheval de Guerre et même Lincoln. Et ces retrouvailles avec son père apportent leur lot de drôlerie, entre dialogue de sourd, malentendus, gifle (improvisée sur la tournage par Sean Connery), fossé générationnel, piques et romance avortée pour les deux avec la belle Elsa Schneider. Ce jeu entre le père et le fils reste d'ailleurs sans conteste le point fort du film, sa plus belle réussite tant les deux hommes sont aux antipodes l'un de l'autre. Même leur apparence est complètement opposée, la veste en cuir de l'un détonnant avec le costume en tweed de l'autre. Mais concurrents tout au long du film, ne comprenant pas l'attitude ni les aspirations de l'un comme de l'autre, ces deux êtres que tout sépare, qui ne se parlent plus, se retrouvent. Et finalement, en perdant le Saint Graal, l'objet de toute une vie pour Henry et de sa quête actuelle pour Indiana, le premier gagne un fils et le second un père. Happy End !

Indiana Jones et la Dernière Croisade vaut également pour son prologue, qui donne les clés de compréhension de la vie de l'archéologue. Le spectateur y découvre pourquoi il aime tant retrouver toutes sortes de babioles historiques et d'artefacts anciens. C'est en effet en découvrant, alors qu'il n'est qu'un scout, des pillards qu'il comprend à quel point ces objets précieux doivent être protégés et conservés. Surtout, le début du film révèle pourquoi Indiana a peur des serpents, d'où lui vient son surnom (Indiana) ainsi que son célèbre fouet et son fédora. Ce prologue marque ainsi la plus belle entrée en matière de la série.

Indiana Jones et la Dernière Croisade sort le 24 mai 1989 dans plus de 2 300 salles américaines. Et le succès est indéniable, avec près de 30 millions de dollars de recettes dès le premier week-end, dont un tiers dès le premier jour. Le film devient le plus gros succès de l'année derrière SOS Fantômes 2 et Batman et le plus rentable à l'international. 474 millions de dollars plus tard, l'opus reste l'un des plus appréciés de la saga. Pourtant, les critiques ont parfois été dures, The New York Observer le qualifiant de « film sans âme » et le Washington Post ne louant que le jeu d'Harrison Ford et Sean Connery. Mais l'accueil réservé a également été positif dans certains journaux, Rolling Stone parlant du film « le plus sauvage et intelligent de la saga ». La profession lui décerne en outre l'Oscar du meilleur montage sonore, en plus de deux nominations, pour le mixage et la musique, les prix lui échappant au profit de Glory et La Petite Sirène. Sean Connery est par ailleurs justement nommé à l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle, finalement gagné par Denzel Washington. Le long-métrage a en outre donné naissance à une série à succès, Les Aventures du Jeune Indiana Jones, diffusée sur ABC en 1992 et 1993 avec Sean Patrick Flanery dans le rôle-titre, ainsi qu'à une série de livres avec l'archéologue dans de nouvelles aventures.

Par sa mise en scène superbe, rehaussée par la musique incontournable de John Williams et le jeu d'Harrison Ford face à un Sean Connery formidable, Indiana Jones et la Dernière Croisade demeure pour beaucoup le plus bel épisode de la série. Véritable chef-d'œuvre, il est évident que « sa place est dans un musée » !

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Jaquette Indiana Jones et la Dernière Croisade
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