Deuxième comédie musicale des studios Disney, Summer Magic
réunit après Babes in Toyland
tous les talents de la compagnie de Mickey des années 60.
Les frères Sherman sont ainsi aux commandes de la bande-son et signent, pour la
première fois, l'intégralité des chansons d'un film musical. On leur
pardonnera ce coup d'essai aux ritournelles peu engageantes qui,
à l'exception notable de "The Ugly Bug Ball" (interprétée par Burl Ives sur des
images de chenilles rappelant sans mal les True Life Adventures), n'ont
pas laissé un souvenir impérissable. Même le rythme n'y est pas : les chansons
de
The One and Only, Genuine, Original, Familly Band ou du
(Le) plus heureux des milliardaires
sont ainsi, par exemple, autrement plus entraînantes. Entre temps, il est vrai,
les frères Sherman se seront fait pardonnés avec le chef-d'œuvre
Mary Poppins
qui révèle sans mal toute l'étendue de leur talent.

Côté casting, Summer Magic joue également la sécurité en offrant
à la jeune actrice britannique Hayley Mills sa quatrième participation à une
production Disney, après
Pollyanna, La fiancée de Papa
et Les Enfants du Capitaine Grant. Elle confirme, s'il en était
encore besoin, ses talents de chanteuse, avec une mention particulière pour son
interprétation de "Feminity". Elle n'est d'ailleurs pas en reste dans son métier
d'actrice, en apportant au film une touche de fraîcheur et de malice
réjouissante à souhait.
Summer Magic est un film sympathique au charme désuet qui, lors
de sa sortie aux Etats-Unis, avait connu un beau succès. Il est en revanche
passé complètement inaperçu en France dans un marché hexagonale, il est vrai,
peu habitué aux comédies musicales. L'heure est venue de réparer cette
injustice et de redécouvrir cette production Disney enchanteresse.