Ernest Thompson Seton, fameux écrivain américain, nous narre l'histoire d'amitié qui liait Wahb, un grizzli vivant dans la région de Greybull située dans l'ouest des États-Unis, à Moki, un indien Cree, ayant connu l'animal encore ourson. Malgré les années et les aléas de la vie, les deux amis se reconnaîtront toujours comme des "frères"...
Le roi des grizzlis s'inscrit dans la droite
ligne de
Charlie, le couguar
ou La légende de Lobo. Docu-fiction avant l'heure, il scénarise en
effet de manière remarquable l'existence des animaux, rendant palpitante la vie
d'un ours. Les studios Disney n'ont d'ailleurs pas leur pareil pour filmer
avec justesse la nature et rendre ainsi un digne hommage à la faune et flore. Le
film pêche en revanche par le jeu, somme toute artificiel, des acteurs qui,
hormis l'excellent John Yesno en Moki, ne parviennent pas un instant à
convaincre. Sur le registre de l'humour non maîtrisé et parfaitement incongru,
ils arrivent d'ailleurs au tour de force de rendre l'ensemble lourd et
indigeste.
Le roi des grizzlis, s'il reste un bon film, paye au prix fort son
hésitation permanente entre le documentaire et la comédie. Il aurait sans doute
gagné à se consacrer uniquement au premier genre tant les images sont belles et
les animaux attachants.