Un extraterrestre ayant les traits d'un chat se retrouve coincé sur la terre à la suite d'une avarie de son vaisseau spatial.
Il porte bien vite son dévolu sur un physicien de seconde zone et, se liant d'amitié avec lui, le convainc de l'aider à réparer son engin pour retourner sur sa planète. Mais c'est sans compter sur les intentions de l'armée américaine qui dispute à un espion et un malfrat la capture de cet être venu d'ailleurs...
Le chat qui vient de l'espace est une comédie
parfaitement huilée. Digne vaudeville, elle regorge de portes qui claquent, de
personnages aux caractères bien trempés et de situations cocasses. Ajouter à
cela une touche de paranormal, avec un extraterrestre félin terriblement
attachant, et vous obtenez une machine à éclats de rire. Si elle accuse le poids
des années avec un visuel dépassé tant la technologie des effets spéciaux a
évolué, cette redoutable comédie (à objets volants identifiés ou non !)
fonctionne à merveille et fait sienne avec bonheur du charme désuet d'une époque
révolue où les tensions internationales sont, sans mal, tournées en ridicule.
Décomplexé, le prolixe réalisateur des studios Disney, Norman Tokar, (heureux
papa de Quatre bassets pour un danois, Le plus heureux des milliardaires ou
Demain... des hommes)
signe en effet, dans son dernier film, une caricature féroce de l'armée
américaine et du monde de l'espionnage, période Guerre froide.
Pour la petite histoire, il se murmure que Steven Spielberg, en personne, aurait
imaginé son inoubliable E.T. après avoir visionné Le chat qui vient de l'espace.
L'on s'amusera ainsi à rechercher tout au long du film les quelques similitudes
avec son incontournable chef d'œuvre.
Le chat qui vient de l'espace est un film à redécouvrir
d'urgence : plaisir garanti !