Au dix-septième siècle, un navire anglais accoste sur les côtes américaines. Accueillis avec bienveillance par les indiens indigènes, les sujets de sa Majesté finissent pas user et abuser de la confiance naïve de leurs hôtes. Ils se permettent même d'en kidnapper deux, Squanto et Epenow. Amenés de force en Angleterre, les deux malheureux sont exhibés comme des animaux. Squanto parvient fort heureusement à fausser compagnie à ses geôliers. Recueilli dans un monastère, il apprend avec persévérance la culture britannique...
Tout juste un an avant Pocahontas, une
légende indienne, les studios Disney abordent le sujet
délicat de la colonisation du continent américain par les européens.
Ethnocentriques à l'excès et parfaitement convaincus de la supériorité de leur
culture sur toutes les autres, ces derniers, avides en outre d'or et de gloire,
n'ont en effet reculé devant aucune bassesse pour imposer leurs croyances, vues
et modes de vie. Fiction basée sur des éléments historiques, Squanto : A Warrior's Tale
dresse ainsi un portrait sans concession de l'action de domination et de
destructions de certains hommes sans négliger pour autant les tentatives
humanistes d'autres. Le spectateur assiste, en effet, les yeux ébahis, au long
chemin qui conduit à la paix et à la tolérance, avec ses joies, ses peines, ses
avancées et ses reculs. L'épilogue de la révocation du traité conclu en 1675 avec
les indiens est à ce sujet exemplaire tant il fait prendre conscience de
l'atrocité du traitement réservé aux tribus indiennes, chassées et décimées.
Sensible et bouleversant, Squanto : A Warrior's Tale réserve bien des images et
scènes fortes de nature à faire s'interroger sur la nature humaine. Et l'on se
prend à rêver de voir cette époque définitivement révolue, même si l'actualité
quotidienne nous convainc chaque jour un peu plus du contraire.
Squanto : A Warrior's Tale est un film à voir d'urgence, en famille, pour susciter le
débat...