The Sweatbox
L'écran titre
Titre original :
The Sweatbox
Production :
Walt Disney Studios Motion Pictures
Date de sortie USA :
Le 13 septembre 2002
Genre :
Documentaire
Réalisation :
John-Paul Davidson
Trudie Styler
Musique :
David Hartley
Durée :
86 minutes

Le synopsis

L'analyse du long et chaotique processus de création du film Kuzco, l'Empereur Mégalo, dénommé un temps Le Royaume du Soleil...

La critique

rédigée par
★★★

Quand une œuvre dont il détient les droits le gène, Disney a une arme secrète, particulièrement efficace : le coffre fort ! Mélodie du Sud est l'exemple le plus connu de cette politique. Accusé par des associations de Noirs américains de donner une image par trop positive de la condition d'esclave, il subit depuis le milieu des années quatre-vingt un embargo total qui en empêche la diffusion, sur n'importe quel marché. Le film s'échange donc actuellement sous le manteau grâce à un procédé de copie sur support DVD des vielles éditions en VHS sorties en Europe et au Japon, il y a plus de vingt ans. Le remède est, en l'espèce, plus néfaste que le mal puisque l'œuvre (et ses raccourcis venus de l'époque de sa création) reste disponible sans filtre aucun. Une édition officielle, agrémentée d'un bonus explicatif replaçant son propos dans son contexte tout en appuyant sur ses limites serait autrement plus productive. Mais voilà, par facilité, la Walt Disney Company veut s'économiser un débat que les extrémismes de quelques-uns pourraient faire basculer en une polémique potentiellement désastreuse en terme d'images... S'il reste, comme Mélodie du Sud, lui-aussi enfermé dans un coffre à l'abri des regards, The Sweatbox a droit à un régime encore plus sévère. Il est, lui, tout bonnement introuvable ! Car si comme Mélodie du Sud, sa mise à l'écart vient d'un manque de courage éditorial, The Sweatbox est, en plus, bel et bien censuré au motif de crime de lèse-majesté. Car le documentaire a l'outrecuidance de décortiquer le processus qui, dans les années 90, est sur le point de mener l'empire Disney tout entier a sa perte.

Retour donc sur une œuvre qui, chose exceptionnelle sur Chronique Disney, n'a pu être vue avant d'être analysée. Ni prévue, ni critique, cette chronique n'est donc qu'une alerte enlèvement : "une œuvre a été enlevée..." !

Il faut dire que The Sweatbox n'y va pas de mains mortes : le film n'annonce pas moins que la fin irrémédiable de l'hégémonie disneyenne sur les films d'animation 2D. Pour bien comprendre la portée du propos, il suffit d'imaginer un documentaire, produit par les firmes qu'il met en cause, qui prétendrait démontrer que Coca Cola "travaille à devenir" le numéro 2 des sodas ou Windows un système d'exploitation minoritaire. Mais où The Sweatbox est-il allé chercher tout cela ?! Dans une histoire vraie et honteuse : la production calamiteuse du (Le) Royaume du Soleil (Kingdom of the Sun) devenu pour le grand public Kuzco, l'Empereur Mégalo. L'incompétence avérée qui règne alors au sein de la Direction de la Walt Disney Company est telle que l'accident industriel (un risque mortel pour toute compagnie) est évité de justesse. L'organe directionnel central de la firme de Mickey donne alors tellement l'impression que la main droite ignore ce que fait la main gauche que toute l'entreprise doute.. .S'il marque clairement le début de la descente aux enfers des studios Disney symbolisée par le départ tonitruant de Jeffrey Katzenberg, avec comme point d'orgue la fermeture du département 2D (dont les tenants et aboutissants sont décrits dans le documentaire Dream On Silly Dreamer), l'échec du Royaume du soleil contient également dans ces gènes l'éviction de Michael Eisner, devenu "fou" de pouvoir et de certitude jusqu'à déraison... En France, le cas de Jean Marie Messier avec Vivendi est un parallèle pertinent : les deux hommes ont, en effet, cela de commun qu'ils ont transformé avec brio une entreprise endormie et pépère en un empire dont la dimension et le développement leur ont fait perdre toutes notions de bon sens.

Jusque dans son titre, The Sweatbox est une affaire de spécialistes. Ce terme vient, il est vrai, à l'origine, de l'absence de climatisation dans la salle de projection créée par Walt Disney et dédiée à la présentation des rushs par ses collaborateurs. Stressés, ils ne pouvaient ainsi s'empêcher de transpirer en attendant le verdict du Maître. La pièce, climatisée depuis, a tout de même conservé son nom de "Boite à Sueur" (sweatbox en anglais). La pré-production de Kingdom of the Sun est tellement calamiteuse que les réunions avec la Direction du studio donnent des sueurs froides à toute l'équipe artistique : point de problèmes de climatisation ici, seule la nature des relations des deux blocs (artistes contre administratifs et financiers) étant à l'origine du malaise.

Tout commence en 1994. Le Roi Lion est un immense succès. Avec plus de 312 millions de $ rien qu'aux Etats-Unis, il pulvérise tous les records. Fort de son aura, Rogers Allers, l'un des réalisateurs du film, s'attèle logiquement à un nouveau projet. Il s'agit pour lui d'adapter l'histoire de Mark Twain, Le Prince et Le Pauvre, en la transposant au pays des Incas. Le Royaume du Soleil prend donc pour base une trame connue qu'il aménage quelque peu.

Manco, un jeune empereur de 18 ans, est un être suffisant et égoïste, qui fait de son bien-être personnel son unique priorité. Souhaitant vivre ce qui est pour lui une aventure exaltante, il décide de quitter un temps son palais pour découvrir la vraie vie de ses sujets. Il échange pour cela sa place contre Pacha, un paysan qui a la particularité d'être son parfait sosie. Le tour de passe-passe effectué, le double se prend au jeu et finit par tomber amoureux de Nina, la promise de l'empereur, qui découvrant un nouvel aspect de Manco (dont le caractère a radicalement changé, et pour cause...) cède à ses avances. Mais c'est sans compter sur Yzma, la sorcière de l'empire, qui découvre le pot-au-rose et entend bien profiter de la situation pour s'emparer du pouvoir. Elle transforme alors Manco en lama et oblige Pacha a obéir à ses ordres. Yzma poursuit, en fait, un triste dessein : ravissante jeune fille, elle s'est enlaidie en vieillissant, épousant la conviction que le soleil lui avait volé sa beauté. Dès lors, elle souhaite voir l'empire plongé dans une nuit permanente et totale. Yzma sera bien évidemment stoppée dans son projet par Pacha et Manco, qui, alliés de circonstances, découvrent alors le vrai sens de l'amitié et de la bienveillance. Tout est bien qui finit bien au Royaume du Soleil...

Désireux de réitérer le succès du Roi Lion et de sa bande-son mythique signée d'Elton John, Disney fait de nouveau appel à un chanteur pop rock de renom pour composer celle de son nouveau Grand Classique. Sting, ainsi sollicité, ne se fait pas vraiment prier pour participer au projet. Il pose, en réalité, une seule condition, non sans conséquence après coup : il impose, en effet, sa femme Trudie Styler en qualité de réalisatrice d'un film documentaire sur le processus de production du long-métrage Disney via sa société Xingu Films, en collaboration avec John-Paul Davidson. L'ex-chanteur de Police propose au final pas moins de six chansons pour le Royaume du Soleil. Parmi elles, se trouvent Snuff Out the Light, Walk the Llamma, Llama et One Day She'll Love Me toutes conservées pour l'album B.O. de Kuzco, l'Empereur Mégalo, en qualité de bonus track. Walk the Llamma, Llama est ainsi le titre que Pacha chante quand il amène ses lamas au marché, One Day She'll Love Me, la chanson d'amour entre Nina et Pacha et Snuff Out the Light celle d'Yzma alors même qu'elle prépare son plan diabolique avec trois totems enchantés, censés être ses acolytes.

Kingdom of the Sun continue son bonhomme de chemin plus ou moins sereinement quand des problèmes de taille commencent à se faire jour, essentiellement d'ailleurs dans le développement de son histoire. La Direction du studio fait d'abord la sourde oreille et considère les difficultés comme somme toute normales dans la vie d'un projet de cet envergure. Après tout, le réalisateur qui a sauvé Le Roi Lion des difficultés scénaristiques et l'a transformé en jackpot doit savoir où il va, se rassure-t-elle. Mais les incantations ne suffisent plus dès lors que les projections tests sont menées. Le film est, en effet, rejeté par le panel de publics spécialement rassemblés : s'il accroche au personnage de l'empereur et d'Yzma ; Pacha et surtout son histoire d'amour avec Nina ne le passionne guère. Pire, l'histoire traine un insupportable air de déjà-vu ; cette énième adaptation du (Le) Prince et le Pauvre n'a visiblement pas la capacité de supporter l'attente légitime créée par un Grand Classique digne de ce nom.

Le couperet ne tarde pas à tomber. Bien que Kingdom of the Sun soit à l'origine le projet de Rogers Allers, les studios Disney lui impose un co-directeur Mark Dindal pour redonner du sang neuf à l'ensemble. Sur le papier, la décision est pertinente : les deux hommes - ayant déjà travaillé ensemble sur La Petite Sirène - se connaissent bien. Dans la réalité, les choses se passent mal. Ils ne parviennent pas à collaborer tant leurs visions du projet diffèrent. Rogers Allers défend mordicus une aventure épique alors que Mark Dindal insiste lui sur une dynamique comique. En 1998, la patience de la Direction de Disney atteint sa limite : un ultimatum est donné à l'équipe du film toute entière. Soit une version remaniée et définitive de l'histoire est présentée, soit le projet est stoppé, et ce, malgré les millions de budget déjà engloutis. Rogers Allers demande alors six mois supplémentaires pour sauver son bébé. Certains membres de la Direction s'y opposent. Ils justifient leurs refus par les accords passés avec les différents sponsors d'ores et déjà bouclés. En réalité, cet argument en cache un bien plus fort. La volonté du réalisateur de faire un film épique ne passe pas : Pocahontas, une Légende Indienne et Le Bossu de Notre-Dame ont déjà été des fours et les financiers de Disney voient un nouvel échec s'annoncer. Désavoué, Rogers Allers quitte la production.

Le producteur Randy Fullmer et le réalisateur restant, Mark Dindal, sont donc désormais les deux seuls maîtres à bord. Il leur reste deux semaines pour proposer une nouvelle mouture du film ou voir le projet définitivement stoppé. Ils analysent alors les résultats des études des projections tests. Yzma, Manco, la transformation en lama et l'univers inca sont plébiscités, tout le reste est boudé. La décision est délicate d'un point de vue financier : vingt minutes du film déjà terminés sont inutilisables si l'histoire est remaniée pour coller aux attentes du public. Pourtant, c'est bien celle là qui est prise : Le Royaume du Soleil se mue en Kuzco, l'Empereur Mégalo. Le film sera une comédie déjantée ! La Direction du studio se range, en effet, à l'avis des deux sauveurs, même si la crainte d'un échec demeure toujours forte : sur le même registre, Hercule n'a pas vraiment brillé au box-office... L'histoire est donc remaniée et les personnages repositionnés. Manco perd son nom et devient Kuzco ; Pacha, d'abord éliminé, revient mais change de physique, d'âge et de condition matrimoniale (il est marié et père); Yzma perd ses totems et gagne un gigolo bodybuildé en guise d'acolyte.

Mais repartir de zéro demande du temps... Et, pour le moins malhonnêtement, ce que la Direction a refusé à Roger Allers, elle l'accepte à Mark Dindal. Le film est par conséquent repoussé de six mois. En réalité, Disney ne pouvait se permettre d'en annuler la sortie : outre la sensation désastreuse qu'une telle décision aurait donnée aux actionnaires, le budget déjà englouti était trop important. Ainsi, Kuzco, l'Empereur Mégalo est recalé pour Noël 2000 tandis que Dinosaure, fixé à l'origine à cette période, est avancé de six mois (ce qui, avec le recul, sera fatal à son scénario tant l'histoire restera peu avenante...).
Le "reboot" du Royaume du Soleil devenu Kuzco, l'Empereur Mégalo a une incidence direct sur l'emploi du temps des animateurs. Ils sont, le temps de remanier l'histoire, au chômage technique. Dès lors, il est décidé pour les occuper de leur confier, sous la conduite d'Eric Godlberg, la réalisation du court-métrage Rhapsody in Blue, qui intégrera Fantasia 2000 alors même que cela n'avait jamais été envisagé au départ. Pire, la Direction du studio n'avait jamais été enthousiasmé par l'idée même de ce court-métrage, présenté en 1995 par Eric Goldberg lui-même. Mais, la donne a changé en 1998 : quitte à payer des animateurs, autant les occuper ! Rhapsody in Blue arrive donc à point nommé pour remplir les six mois nécessaires à la "pause" dans Kuzco, l'Empereur Mégalo. Même si c'est résolument peu glorieux, ce ne sont donc ni la musique de George Gershwin, ni les caricatures d'Al Hirshfeld qui ont permis au magnifique Rhapsody in Blue de voir le jour pour Fantasia 2000 ; mais bien -et benoitement- un simple problème de production dans Kuzco, l'Empereur Mégalo !

La mise à plat du scénario de feu Le Royaume du Soleil a une autre conséquence bien fâcheuse : les chansons de Sting ne collent plus au film. Il faut donc non seulement lui faire admettre qu'elles se seront pas retenues mais obtenir qu'il en écrive de nouvelles. Le chanteur est furieux : il accepte néanmoins le deal, sous l'œil de la caméra de son épouse qui ne perd aucunes miettes du drame artistique et industriel qui se joue devant elle...

La date de sortie de Kuzco, l'Empereur Mégalo approche à grand pas mais l'enthousiasme n'est toujours pas là. La Direction a, en effet, depuis belle lurette, même si elle ne l'avoue pas, fait son deuil du projet. Michael Eisner en tête ne croit pas au film. Non seulement, il ne l'aime pas mais il reste persuadé que le public le boudera comme il l'avait fait d'Hercule, trois ans plus tôt. Pire : soucieux de ne pas se voir déjugé, il organise même l'échec qu'il annonce. Il coupe ainsi net le budget de promotion du long-métrage et mise tout (à tord) sur le film "Live" 102 Dalmatiens qu'il programme à Thanksgiving reléguant Kuzco, l'Empereur Mégalo au peu-porteur 15 décembre. Michael Eisner n'arrivera pourtant pas à couler (sur le marché américain du moins) Kuzco, l'Empereur Mégalo. Loin d'être aussi catastrophique qu'attendu, son résultat est plus qu'honorable, soutenu par une Critique enthousiaste et un bouche-à-oreille très positif.

The Sweatbox, qui devait sortir à l'origine, concomitamment du long-métrage d'animation qu'il analyse, prend beaucoup de retard. Prêt au cours de l'année 2002, une de ses copies, approuvée par la Walt Disney Company, est finalement présentée, en première mondiale, au festival de Toronto le 13 septembre 2002 tandis que, parallèlement, une seule salle de Los Angeles (le Loews Beverly Center Cineplex) le programme durant une petite semaine et sans aucune publicité. Il s'agit là, en fait, d'obtenir simplement le visa technique pour lui permettre d'être proposé à une nomination aux Oscars. Depuis lors, le film n'a jamais plus été présenté (seul un court passage dans le bonus de l'édition double DVD lors du clip de My Funny Friend and Me reste accessible). La légende veut même que lorsque les artistes de Pixar ont demandé à le visionner, Disney a accepté du bout des lèvres en envoyant un garde du corps pour surveiller la bobine et s'assurer ainsi que personne n'en ferait de copie illégale. Il faut dire que le documentaire est sacrément à charge pour la Direction de l'époque. Tout y passe : ses errements décisionnels et managériaux sans parler de sa propension à pratiquer la politique de la terre brulée. Le film n'annonce pas moins que l'effondrement de l'empire Disney dans le domaine de l'animation. Le marketing a alors pris le pas sur l'histoire et la qualité des œuvres. Les échecs des oeuvres de la décennie suivante comme la fin de l'animation 2D prennent, à l'évidence, naissance dans la production calamiteuse de Kuzco, l'Empereur Mégalo.

The Sweatbox mérite d'être montré au public tant il décortique la spirale de l'échec vécue par une major emblématique d'Hollywood qu'une Direction, devenue folle, mène à sa perte.

Complément :
Comme cela est expliqué en introduction de la critique développée ci-dessus, l’analyse de The Sweatbox a été rédigée sans visionnage préalable ; une exception sur Chronique Disney, le documentaire étant tenu au secret par The Walt Disney Company. Mais comme rien n’est impossible aux fans, il se trouve qu’une copie de travail a été, entre temps, mise sur le marché parallèle. Son visionnage appelle-t-il une modification de la teneur de la fiche? Pas vraiment ! Il permet, en effet, simplement de mieux comprendre le processus de création chez Disney et de pointer les responsabilités de chacun, même si l’opus est clairement à charge contre la Direction de Disney de l’époque. Ainsi, la décision de ses dirigeants d’alors, Peter Schneider et Thomas Schumacher en tête, de ne pas montrer le documentaire au grand public prend tout son sens dans la mesure où ils y apparaissent comme les seuls fautifs. Or, avec le recul, ils ne faisaient, en réalité, que leur travail ! Les éléments présentés du (Le) Royaume du Soleil ne sont, en effet, pas réellement enthousiasmants : ils n’ont eu donc de cesse d'essayer de sauver le film en lui faisant prendre une direction différente. Leur plus grande erreur - et ils le confessent volontiers dans le film ! - est d'avoir trop tardé avant de faire tomber le couperet, en ayant la "faiblesse" de faire confiance aux seuls artistes. La conséquence de leur retard dans la prise de la décision ultime est une immense frustration des personnes concernées aux premiers rangs desquels se trouvent Roger Allers et Sting. Ce dernier, dont la femme est la réalisatrice du documentaire, est, de la sorte, très critique vis à vis du processus de création du film. Il est clair que le chanteur-compositeur n'est plus du tout motivé pour s’investir dans la nouvelle mouture du (Le) Royaume du Soleil dans la mesure où tout son travail précédent a été rayé d’un trait de plume... Est-il blâmable pour cela ? Bien sûr que non ! Ensuite, à l’évidence, le documentaire est bien trop orienté pour ne pas gêner la Direction du moment. Que faut-il dès lors en tirer ? Une idée force : Disney a perdu à l’époque sa recette magique pour créer des films d'animation à succès. Car, même si Kuzco, l'Empereur Mégalo est une réussite artistique, sa production s'est trop faite dans la douleur. La machine à perdre est activée avec une Direction qui n’y croit plus, une campagne markéting bâclée et un accueil du grand public timoré... Seul le temps rendra finalement justice au film en le faisant accéder au rang de culte, bien après sa sortie...

The Sweatbox reste donc une œuvre à part dans le catalogue Disney, et le restera d’autant plus longtemps qu’elle n'aura pas été proposée au public. Le temps réparera sans doute cette injustice. Une chose est certaine : montrer les coulisses de la création d’un Grand Classique, sans fards, sans artifices et même avec un parti pris pas forcément légitime, ne sera jamais contre-productif. Tout vient à point à qui sait attendre !

L'édition vidéo

Le film The Sweatbox est actuellement tenu au secret par la Walt Disney Company elle-même...