Raymond est une énième adaptation du "Classique"
des films d'acteurs Disney :
Quelle vie de chien !.
Sorti en 1959, ce dernier fait partie de l'envieuse catégorie des productions à petit
budget qui créent l'événement en emportant largement l'adhésion du public, alors
même que les professionnels n'y croyaient pas vraiment. Il collectionne d'ailleurs les
premières marches de podium sur bien des points : première comédie "live"
réalisée par les studios aux grandes oreilles, premier film Disney à mettre
vedette Fred MacMurray, figure emblématique des studios de
Mickey des années 50-70 et premier au box-office de l'année 1959 aux USA. Son succès
est tel qu'il a droit à un deuxième opus en 1976 sous le titre d'Un Candidat au poil
puis à de nombreuses suites ou remakes à la télévision.

Raymond reprend donc un
scénario fort connu. Il ne l'agrémente d'ailleurs pas vraiment de réelles
surprises. Le film est, en ce sens, typique des comédies Disney des années 90 et
2000. Quelques rares scènes sont drôles mais l'ensemble reste très moyen.
L'humour ne vole pas très haut, les dialogues sont plats et le rythme est lent.
Même les effets spéciaux assurent le minimum. Contrairement au long-métrage de
référence, la transformation de l'homme en chien est, ici, à peine mise en
scène, négligeant ainsi son incroyable potentiel de divertissement. Une
bonne fois pour toute : Raymond n'est assurément pas là
pour surprendre ! Surfant sur le thème, moult fois exploité, du passage
aléatoire d'un homme à la condition d'animal domestique, il a pour seule
vocation de proposer aux spectateurs une comédie familiale sans risque,
reprenant tous les codes du genre et toutes les astuces propres à Disney. Le casting
en est la preuve flagrante tant il est sans surprise. Toutes les actuelles égéries du studio
de Mickey sont, en effet, ici réunies et assurent une prestation digne du
minimum syndical. Tim Allen joue ainsi "son" numéro, déjà bien rodé, depuis plus de dix
ans, dans les grands succès des comédies Disney telles
Super Noël, Un indien à New-York
ou Hyper Noël.
Spencer Breslin cherche, quant à lui, toujours, à exister mais
ne parvient pas un instant à faire oublier sa piètre prestation de gamin
insupportable dans Sale
môme. Danny Glover renoue, il est vrai, avec Disney après l'honorable Opération
Dumbo Drop, mais se limite à un rôle secondaire négligeable.
Seul, en réalité, Robert Downey Jr.(Ally McBeal) semble
parvenir à sortir du lot, campant un très convaincant méchant à la sauce
"Disney" : sans foi ni loi, tout particulièrement égocentrique et méprisant !

Raymond ne vaut en fait que par l'incroyable capital
sympathie des animaux qu'il met en scène, à commencer, bien évidemment, par le
bobtail. Cela fait tout de même un peu court pour se prendre au jeu :
quitte à fondre devant des chiens et leurs mimiques, autant
préférer Antartica,
prisonniers du froid, sorti la même année.