John Carter

John Carter
L'affiche du film
Titre original :
John Carter
Production :
Disney
Date de sortie USA :
Le 09 mars 2012
Genre :
Science-fiction
IMAX
Disney Digital 3-D
Réalisation :
Andrew Stanton
Musique :
Michael Giacchino
Durée :
140 minutes

Le synopsis

John Carter, ancien capitaine sudiste, las des ravages d’un conflit que son camp a perdu, se retrouve mystérieusement propulsé sur la planète Barsoom, (communément appelée Mars sur la Terre), qui connait, peu ou prou, des troubles inter-peuplade similaires à la Guerre de Sécession américaine. Fait d’abord prisonnier par le martien vert, Tars Tarkas, il s’échappe bien vite de ses geôles et en profite pour délivrer la fascinante princesse rouge, Dejah Thoris. Dans ce monde au bord de l’explosion, John Carter découvre alors que sa condition humaine est peut-être la clé de survie de la planète toute entière...

La critique

rédigée par
★★★★

A l'ère du tout numérique, des grandes sagas cinématographiques qui pullulent sur grand et petit écran, et du nouveau mode de consommation culturelle qu’est le zapping, est-il encore possible d'être impressionné par un nouveau film de science-fiction qui entend reprendre une œuvre vieille de cent ans ? Oui et plus que oui : rien ne prépare à John Carter ! Star Wars, Avatar et Le Seigneur des Anneaux réunis donnent, en effet, à peine une idée de la jouissance que procure le film. Les studios Disney signent là assurément le plus gros blockbuster de leur histoire ! Une expérience à vivre absolument...

John Carter est donc une adaptation d'un roman d'Edgar Rice Burroughs.
L’auteur est né le 1er septembre 1875 à Chicago où son père exerce la profession de distillateur. Après avoir fréquenté un grand nombre d'écoles privées, il se présente au concours d'entrée de West Point où il échoue lamentablement. Fasciné par la carrière militaire, il s'engage, dès 1893, en mentant sur son âge, dans le 7e régiment de cavalerie qui combat les Apaches en Arizona et au Nouveau-Mexique. Il n’y vivra qu’une existence fastidieuse, interrompue, un an plus tard, par son père qui obtient sa démobilisation au motif de son jeune âge. Pendant une quinzaine d'années, Edgar Rice Burroughs enchaine une bonne dizaine de métiers puis revient à Chicago où il parvient à gagner sa vie tant bien que mal en qualité de rédacteur d’encarts publicitaires. En 1912, il propose son premier roman, Une Princesse de Mars, à la revue The All-Story qui l’accepte et le publie en feuilleton. La même année, il livre Tarzan, Seigneur de la Jungle dont le succès prodigieux le met à l’abri du besoin. Edgar Rice Burroughs peut alors se consacrer entièrement à l’écriture. Son œuvre se compose au final de près de 80 volumes, dont nombre de pépites : Le Cycle de Tarzan (26 livres), Le Cycle de Mars (11 livres), Le Cycle de Pellucidar (7 livres), Le Cycle de Vénus (5 livres), les trilogies du (Le) Cycle de Caspak et du (Le) Cycle de la Lune. Il écrit aussi des westerns, des romans d'aventure et de science-fiction ainsi que des récits contemporains. Les adaptations de Tarzan au cinéma, à partir de 1918 puis en bandes dessinées dès 1929, assurent sa fortune. Après avoir joué un rôle essentiel - et pas toujours reconnu ! - dans l'essor de la science-fiction, Edgar Rice Burroughs meurt en 1950 dans un quartier résidentiel de Los Angeles qui a pris, en 1938, le nom de Tarzana...

Le Cycle de Mars est connu sous diverses appellations telles Le Cycle de Barsoom (du nom de la planète dans les romans) ou du (Le) Cycle de John Carter (du nom du personnage principal des premiers livres de la collection). Le tout désigne, en fait, une série dont l'action se situe sur une planète Mars fantasmée (également dénommée Barsoom) où les combats à l'épée côtoient une technologie très avancée. La saga, initialement publiée en épisodes dans le magazine The All-Story à partir de février 1912 sous le titre Under the Moons of Mars, sort sous la forme de romans à partir de 1917, et comporte au final dix volumes en 1948. Un onzième tome posthume est toutefois publié en 1964 (soit quatorze ans après le décès de Edgar Rice Burroughs) et consiste en la réunion de deux longues nouvelles publiées en 1940 et 1943. Le premier roman en profite pour changer de nom et s'appeler Une Princesse de Mars.
Premier vrai succès populaire pour des récits de « planet opera », Le Cycle de Mars raconte donc la vie de personnages vivant sur Mars, décrite comme une planète agonisante et peuplée de diverses races belliqueuses. Les trois premiers romans se concentrent ainsi sur les aventures de John Carter de son arrivée sur la planète rouge jusqu'à sa désignation en qualité de Seigneur de la Guerre de Barsoom. Les livres suivant se consacrent, eux, à d'autres personnages, dont les enfants et petits-enfants de John Carter ; ce dernier n'apparaissant d’ailleurs le plus souvent, que comme un personnage secondaire.
Le Cycle de Mars tout entier a été classé deuxième en 1966, à l'occasion du Prix Hugo de la « Meilleure Série de Tous les Temps » (Best All-Time-Series), juste après le cycle Fondation d'Isaac Asimov. Onze tomes le composent au total : Une Princesse de Mars (1917), Les Dieux de Mars (1918), Le Guerrier de Mars (1919), Thuvia, Vierge de Mars (1920), Échecs sur Mars (1922), Le Conspirateur de Mars (1928), L'Aventurier de Mars (1931), Les Épées de Mars (1936), Les Hommes Synthétiques de Mars (1940), Llana de Gathol (1948), John Carter de Mars (1964) ; l’essentiel étant des romans, les deux derniers, des recueils de nouvelles...

Peu de monde en a conscience mais Le Cycle de Mars est le pilier central de toute la science-fiction moderne ! Même si les romans ne brillent pas, à l'époque moderne, d'une qualité stylistique intrinsèque ou d'une originalité débordante, ils sont, en réalité, à l'origine de nombreuses vocations développées au cours du 20ème siècle. C’est tellement vrai qu’ils peuvent paraitre aujourd’hui déjà-vus ou redondants ! Ce n’est, en effet, qu’une fois replacés dans leur contexte de sortie - en 1912 ! - qu’ils reprennent leur statut de pionniers et d’inspirateurs de toutes les œuvres apparaissant, pour le coup, copiées sur eux, en littérature, en bande dessinée ou au cinéma. Les écrivains de science-fiction Robert A. Heinlein (La Planète Rouge), Arthur C. Clarke (2001, L'Odyssée de l'Espace) et Ray Bradbury (Chroniques Martiennes) ont d’ailleurs tous attribué aux romans d'Edgar Rice Burroughs leur source d’inspiration. James Cameron, quant à lui, a cité les aventures de John Carter comme une des influences de son épopée de science-fiction Avatar, tout comme George Lucas attribue au même héros la genèse de ses films Star Wars, quand, pour l’anecdote, Michael Crichton, donne le nom de John Carter à l’un de ses personnages de sa série télé mythique Urgences (le personnage est interprété par Noah Wyle). Et encore, ce ne sont ici que les œuvres les plus emblématiques inspirées par les romans de Barsoom ! Il est impossible de répertorier toutes celles qui ont simplement repris les multiples bases de son univers tels les amours interstellaires, le western spatial, le mythe des supers-héros, les créatures étranges, le choc des cultures extraterrestres, les luttes de pouvoir inter-peuplades et autres princes et princesses rebelles... Au moins un de ces éléments se retrouve toujours dans les films de science-fiction du dernier cinquantenaire.

La première tentative d’adaptation de la saga de John Carter remonte à 1931 quand Bob Clampett, un réalisateur de cartoons, connu pour avoir travaillé, chez Warner, sur les Looney Tunes, approche Edgar Rice Burroughs et lui propose de réaliser un long-métrage d'animation sur son univers. L'auteur est immédiatement enthousiaste : il pense alors que seule l'animation a les ressources suffisantes pour être fidèle à son œuvre. Il laisse donc au réalisateur une liberté totale d’adaptation du premier volume de son cycle. Bob Clampett travaille ainsi dessus pendant cinq ans pour le compte de la MGM. Le projet n’ira pourtant pas à son terme : une projection-test le torpille, les exploitants de salles - tout puissants à l’époque - estimant que le public ne suivrait pas. Il aurait pourtant pu devenir le premier film d'animation américain et damer le pion à Walt Disney et son Blanche Neige et les Sept Nains !
Il faut bizarrement patienter jusqu’aux années 80 pour que le projet d’adaptation de John Carter revienne sur le tapis au profit d’un rachat des droits par les studios Disney. Jeffrey Katzenberg envisage, en effet, de faire de la saga, le nouveau Star Wars. Pour cela, de nombreux scénaristes et réalisateurs sont mis à contribution et livrent des dizaines d’avant projets. Parmi eux, celui de John McTiernan (Piège de Cristal) semble tenir la corde. Mais voilà, le projet est jugé bien trop ambitieux, notamment avec la technologie de l'époque dont les coûts font exploser les budgets prévisionnels. Disney abandonne donc l’idée d’adapter John Carter au milieu des années 90. Serpent de mer, elle revient pourtant sur les bureaux des dirigeants disneyens au tout début des années 2000, mais cette fois-ci, pour la branche Animation. Là aussi, devant l’ampleur de la tâche, les Walt Disney Animation Studios jettent l’éponge tandis que la compagnie laisser filer les droits chez Paramount. La major à la montagne étoilée, qui travaille sur le projet au cours de la première moitié des année 2000, se casse tout aussi les dents : un temps prévu sur John Carter, Jon Favreau (Cowboys contre Envahisseurs) renonce finalement. Découragés, les responsables de Paramount revendent les droits sur l’œuvre à Disney en 2006.

La chance sourit donc à Andrew Stanton. En 2006, alors qu'il est au milieu de la réalisation de WALL•E, l'artiste réfléchit, en effet, à son prochain projet et conserve dans un coin de sa tête, l’envie de signer l'adaptation du (Le) Cycle de Mars. Fan des livres d'Edgar Rice Burroughs depuis son adolescence, il rêve éveillé de pouvoir livrer sa vision sur grand écran des aventures de son héros préféré ! Ni une, ni deux, il demande aux responsables des studios Disney de lui laisser sa chance. Et à son grand étonnement, ils la lui accordent ! Il faut dire qu’avec Le Monde de Nemo, le plus gros succès d'animation Disney de tous les temps à l'époque et le prometteur WALL•E, il est auréolé du « sceau du génie ».
Il s’attèle ainsi à l'écriture du scénario avec Mark Andrews un collègue de Pixar, responsable des histoires de Ratatouille et des (Les) Indestructibles et réalisateur de Rebelle. Plus tard, alors qu’il entame avec ce film sa carrière dans le cinéma à prise de vues réelles, il comprend qu'il doit encore densifier son récit. Il fait donc appel à Michael Chabon, prix Pulitzer, et lui demande de rendre les personnages moins stéréotypés que ceux du roman originel ; de plus, il entend trouver avec lui un découpage moderne, apte à satisfaire les exigences du public contemporain.

Et le pari est réussi bien au delà de ce que le lancement du projet laissait à penser ! John Carter est, en effet assurément un des meilleurs films de science-fiction et/ou de fantasy des dernières années de la décennie 2010. Moins manichéen et plus vivant qu'Avatar, moins laborieux que Le Seigneur des Anneaux, émotionnellement plus impliquant que certains Star Wars, John Carter prend le spectateur par surprise. La complexité de son récit a notamment, de quoi bluffer ! Il ne s’agit pas ici d’une simple succession de combats entre le bien et le mal mais bien d’un jeu d'échec entre quatre races, chacune disposant de forces et faiblesses propres. Il n'y a ainsi pas forcément de bons et de méchants absolus mais bien des protagonistes aux objectifs simplement différents. L'autre point positif du récit réside dans sa capacité à faire preuve d’intelligence dans les explications rationnelles censées légitimer les éléments irrationnels. Ainsi, pour l’anecdote, le simple fait que les martiens aient leur propre appellation pour désigner leur monde et la Terre, rend géopolitiquement le discours plus sincère. Il en va de même avec la justification de la force surhumaine ou plutôt surmartienne du personnage de John Carter, sa tenue d'heroïc fantasy ou son apprentissage à se mouvoir sur Barsoom, piéton ou véhiculé. Là où d'autres films se contentent d’acter l’adaptation de leur héros à leur nouvel environnement comme si elle allait de soi, ici, l’acculturation se fait dans la souffrance, l’à-peu-près et l’imperfection. L’attachement du spectateur à cet humain, perdu au milieu de nulle part, et décidément malmené malgré ses qualités et son courage est alors aussi fort qu’instantané. Les autres personnages ne sont d’ailleurs pas en reste. Loin d'être lisses, ils sont, il est vrai, emplis de contractions, de férocité et de défauts offrant des scènes plus enthousiasmantes les unes et que les autres. Le temps est alors suspendu et les deux heures et vingt minutes du film passent à toute vitesse. Qu’il est difficile de quitter ses personnages et leur univers si riche et si foisonnant !

« Planet Opera » oblige, John Carter possède, en effet, de très nombreux personnages qu’il serait à l’évidence fastidieux de tous énumérer, sauf à devoir préciser que leurs personnalités sont remarquablement définies et démontrent à quel point, le film est digne des plus grandes fresques hollywoodiennes. Cela acté, le casting central mérite bien sûr une attention particulière.
En son sein, le premier des protagonistes est naturellement John Carter. Ancien officier sudiste, il a profondément et durablement souffert de la guerre qu’il a perdue en même temps que sa foi en l'humanité. Désormais sans illusions, il ne croit plus à aucune cause à défendre. Son arrivée inopinée sur Mars va bien sûr bouleverser ses certitudes. Elle va non seulement changer sa vision des choses mais aussi ses capacités. Un Terrien arrivant sur Mars, une planète à la gravité plus faible, voit en effet ses forces décuplées. Quand en plus, il est à la base athlétique, le résultat est sans commune mesure ! John Carter, devenu un surhomme aux yeux des martiens, se laisse donc convaincre de partir au secours d'une damoiselle en détresse, sans toutefois épouser immédiatement son combat... Il faut dire que ses blessures enfouies au plus profond de son être sont immenses et qu’il aura besoin d’un long voyage initiatique pour parvenir à les surmonter et comprendre enfin le sens de sa mission. A la hauteur du rôle, le comédien Taylor Kitsch étonne par la profondeur de son jeu et son charisme naturel. Il n’est pas le beau-gosse bodybuildé de service mais bien un acteur aux mille visages et postures...
John Carter évolue sur Barsoom au milieu de quatre races distinctes : les sophistiqués hommes rouges, les primitifs hommes verts, les guerriers Zodangiens et les mystérieux Therns. Ils se livrent tous une guerre millénaire, cause de l'appauvrissement général de la planète...
Dejah Thoris est la princesse des hommes rouges. Forte, sure d'elle, elle n'est pas exempte de défauts et préfère notamment fuir ses responsabilités, au sens propre comme au sens figuré. Sa rencontre avec John Carter lui offre pourtant l’opportunité de changer son destin et celui de son peuple. Elle aura toutefois maille à partir pour le convaincre de se rallier à sa cause. L’actrice Lynn Collins assume son personnage toute en fraicheur, restituant à merveille son double magnétisme de guerrière et de princesse.
Willem Dafoe prête, quant à lui, sa voix à Tars Tarkas, le chef des hommes verts, réalisé en infographie. Juste et noble, il fait tout pour empêcher que son peuple ne retourne à la vie sauvage. Lui aussi, voit en John Carter, un atout pour assoir son autorité sur les siens.
Dominic West campe avec assurance et maitrise le redoutable chef de guerre et leader des Zodangiens, Sab Than. Impulsif, arrogant et sanguinaire, il dispose d’un charme certain qu'il utilise sans vergogne pour parvenir à ses fins..
Matai Shang (Mark Strong) est, pour sa part, le chef des mystérieux Therns, un peuple dont le dessein est énigmatique : son arme favorite est d’ailleurs la traitrise !
Enfin, comment ne pas parler de Woola, une sorte de chien martien ? Ce personnage, entièrement réalisé par ordinateur, est tout simplement excellent amenant beaucoup de légèreté et de comique au film.

Si le casting de John Carter est une belle réussite tant son foisonnement est riche, son ambiance et ses décors en sont une autre, l’opus invitant le spectateur à un dépaysement total. La partie qui se passe sur Terre est le premier arrêt du voyage. Se déroulant à la fin du 19ème siècle, elle dispose déjà des ressources suffisantes pour envouter son auditoire. Il est alors mis en condition pour se préparer à la deuxième étape de son périple. Et quelle étape ! Une fois arrivé sur Barsoom, le contraste est saisissant. Cet autre monde est aride, décadent et surtout sur le point de s’éteindre. Les décors sont alors tout simplement fabuleux. Le recours à l'infographie est visiblement fait avec inspiration car tout n'est pas filmé sur un écran vert comme c’est le cas pour Avatar ou les derniers Star Wars. Les décors en dur amène ainsi une crédibilité encore plus grande. Le spectateur est vraiment transporté dans un endroit qui donne envie de s’y rendre tant il parait accessible. Cette réalité est à la base même du sentiment d'implication que ressent le public lors de la découverte du film. Quant au reste, que cela soit les créatures, les bâtiments, les véhicules, les costumes, la partition de Michael Giacchino, etc. tout est fait avec goût et intelligence. Le film a certes couté 250 millions de dollars à produire : mais ça se voit ! Sauf peut-être sur les bandes annonces qui ne lui rendent décidément pas justice... Une chose est sure : le produit fini balaye lui toutes les craintes. John Carter est un bijou visuel qui en met plein la vue ! Plus encore quand les images sont magnifiées par l'écran IMAX, indispensable pour se plonger dans cet univers incroyable. Idem pour la 3-D qui, bien que réalisée en postproduction, est efficace. Un sans-faute technique et technologique et, surtout, un spectateur qui en a pour son argent !
John Carter est-il parfait ? Pas loin en tous les cas. Le début est ainsi un peu trop complexe même si, d’un point de vue logique, il se défend dans la mesure où tout s’imbrique ensuite. Mais en réalité, l’essentiel n’est pas là ! Personne ne demande au genre d’être intellectualisé à outrance : il ne s’agit pas ici de cinéma d’auteur. L'important pour un « planet opera » c'est tout à la fois : le voyage, le dépaysement, le divertissement, l'impression d'évasion sur toute la durée, un scénario qui se tient et des personnages émouvants. Des lors, John Carter remplit, très haut la main, sa mission !

Le seul vrai gros problème du film est ailleurs : son markéting exécrable ! Le visuels de ses affiches, les bandes annonces insipides, le titre imbécilement réducteur (la référence à Mars a été supprimée pour ne pas rappeler le flop de 2011 : Milo sur Mars !), sa police d’écriture, etc. Rien, décidément rien, ne fonctionne ! Disney ne parvient pas à restituer le centième de la réussite cinématographique qu’est le film. Le désastre est tel que les experts tablent sur un flop monumental affolant tout autant Burbank que Wall Street. Les premières têtes tombent déjà : MT Carney, la piètre directrice markéting de Disney a dû ainsi rendre son tablier. Il faut dire qu’à travers elle, Disney a reproduit l’erreur de Raiponce ! La compagnie semble à nouveau ne pas croire au potentiel d’un de ses films évènement ! Or, même si son budget semble faramineux, John Carter le vaut largement ! Deux semaines avant sa sortie, toute la machine semble grippée, Disney est tétanisé ! Reste à espérer que le miracle de Raiponce se reproduise pour John Carter : torpillé en interne, le film par sa qualité a fait se déplacer les foules, le bouche-à-oreille lui permettant de se maintenir, semaine après semaine, au box-office, malgré un démarrage logiquement timide !

Aventure « extra-ordinaire », John Carter est le plus grand blockbuster jamais réalisé par les studios Disney, tous labels confondus, et de toute époque ! Voyage dépaysant, prenant et divertissant, avec des personnages attachants et des visuels fabuleux, ce petit bijou hisse Andrew Stanton au rang des plus grands à commencer par George Lucas et James Cameron. Du vrai, du beau, du grand cinéma !

L'équipe du film

1966 • ....
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