Walt Disney aimait à dire que « tout a commencé par une souris ». En réalité, ce
n’était pas tout à fait exact, puisque bien avant
Mickey, un petit lapin prénommé
Oswald, tenait déjà le haut de
l’affiche. Mais il est vrai que les petits rongeurs ont toujours occupé une
place de choix dans les films de Walt Disney.
Que dire de Mickey Mouse,
alter-égo de Walt, qui révolutionnait le cinéma d’animation en 1928, en devenant
le premier personnage « parlant » de l’histoire du dessin animé. Bien entendu,
le mérite revient aussi à sa chère fiancée Minnie, dont le « Yoo-Hoo » est resté
dans les annales. Tous les deux ouvraient la voix à toute une série de rongeurs,
vedettes des films de Disney depuis près de 80 ans, tantôt dans des rôles
titres, tantôt comme seconds rôles.
Il faut dire que sans les souris et autres rongeurs, les héros et héroïnes de
Disney n’auraient pas connu le même destin. Si on y regarde bien, les souris se
sont rendues indispensables dans de nombreux dessins animés.
Imaginez. Sans souris, le petit Dumbo
n’aurait jamais vaincu ses ennemis, peut-être jamais revu sa pauvre mère captive
et n’auraient jamais appris à voler. Tout le mérite revient finalement à
Timothée, cette petite souris habillée en Monsieur Loyal, véritable moulin à
paroles, dont les actions ont déterminé le sort du pauvre éléphanteau aux
oreilles trop grandes !
Imaginez. Sans souris, la pauvre
Cendrillon n’aurait jamais été au bal et n’aurait jamais pu s’évader de sa
tour pour prouver son identité au Grand Duc et ainsi épouser le Prince charmant.
Tout le mérite revient à Gus, Jaq, et tous leurs compagnons apprivoisés par la
belle princesse.
Imaginez. Sans souris, le petit Goliath II, petit éléphant miniature
méprisé par son troupeau à cause de sa petite taille, n’aurait jamais obtenu la
reconnaissance de ses parents. En effet, c’est grâce à une souris qu’il a su
montrer sa bravoure, et sauver les autres éléphants complètement paniqués,
devenant ainsi le leader du groupe.
Imaginez. Sans la petite souris
Roquefort, Duchesse, O’Malley et les petits chatons de Madame de
Bonnefamille seraient à Tombouctou, dans le fin fond du Mali, alors que le
cupide Edgar profiterait de leur fortune dans l’opulence de la maison de Madame.
En effet, c’est Roquefort qui court au péril de sa vie chercher la bande à
Scatcat dans les mauvais quartiers de Paris, afin qu’elle vienne en aide aux
pauvres chats, aux prises avec le majordome.
Imaginez. Sans Bernard et Bianca,
la petite Penny et le jeune Cody seraient restés captifs, l’un au fond d’un
bayou puant, et l’autre dans le désert australien. Là-encore, ce sont des
petites souris justicières qui, au péril de leur vie, ont sauvé les humains des
griffes d’ignobles crapules.
Imaginez. Sans l’immonde rat, le
Clochard n’aurait jamais pu montrer sa bravoure et ainsi retrouver l’amour
de la belle Lady. En effet, sans le Rat, le bébé des maîtres de Lady n’aurait
jamais été en danger et le Clochard n’aurait pas connu son heure de gloire.
Imaginez. Sans les braves Rangers du
Risque, Tic, Tac, Gadget et Jack, combien de pauvres victimes, humaines ou
animales, auraient été opprimées par tous ces escrocs, voleurs, tortionnaires…
Imaginez. Sans la petite souris Amos, le grand Benjamin Franklin n’aurait pas
inventé le poêle, ni les lunettes à double foyer, et n’aurait pas tenté
l’expérience du cerf-volant. Et puis sans Amos, il n’y aurait pas eu de
Déclaration d’Indépendance américaine !
Imaginez. Sans le brave Basil, la
souris détective, assistée du Docteur Dawson et de la petite Olivia, la Reine
Moustoria aurait été dévorée par l’immonde Félicia, et le Royaume des Souris
seraient sous le joug du Professeur Ratigan (euh… Dois-je me réjouir de cela,
finalement, moi qui porte comme pseudo Ratigan…)…
Imaginez. Sans Rémy,
le héros de Ratatouille, Linguini serait resté un pauvre commis de cuisine,
ignorant ses origines, seul et méprisé de tous, et condamné à vider les
poubelles du Restaurant Chez Gusteau. En effet, c’est finalement grâce au petit
rat que ce grand benêt d’apprenti cuisinier apprend le nom de son père, et
parvient à se faire un nom dans le domaine de la gastronomie, réussissant même à
séduire le plus sévère critique de la place, Anton Ego. Et puis sans le petit
rat, le fourbe Skinner aurait transformé la meilleure table de Paris en une
fabrique de plats à emporter et autres fritures immangeables, fourvoyant ainsi
l’héritage laissé par le grand Auguste Gusteau.
Et puis, il ne faut pas oublier les seconds rôles, ces souris qui n’ont eu
qu’un court moment de gloire. Parmi eux, la petite souris qui manque de se faire
dévorer par Scar, au tout début du Roi
Lion, montrant ainsi la cruauté de cet être abominable. Ou encore cette
petite souris de Bambi, qui s’éveille en même temps que la forêt, et qui va
recueillir une goutte de rosée pour sa toilette. Ou encore le petit loir endormi
dans une théière dans Alice au Pays des
Merveilles, qui offre au spectateur de grands moments d’hystérie et de
comédie ! Et puis le brave Croquenote, l’organiste de l’église et l’ami fidèle
de Frère Tuck, dans Robin des Bois,
qui, avec son épouse, accepte de donner sa dernière pièce pour aider les plus
démunis… Enfin, il ne faut pas oublier les rats, qui aident la belle princesse
Gisèle à nettoyer l’appartement de Robert dans
Il était une Fois.
Les studios Disney et les rongeurs, c’est donc une longue histoire, commencée
il y a maintenant bien longtemps. Alors que Mickey va souffler ses 80 bougies en
novembre prochain, il était temps de rendre hommage à ces petites créatures
indispensables, drôles, émouvantes, et courageuses…
Et pour finir, une petite devinette. Qui vous aide à naviguer sur ZuzuDisney
? Encore une souris, bien sûr !