Au cinéma,
partout en France,
à partir du 11 août !
La guerre fait rage dans le monde de la Magie depuis qu’Horvath l’un des
disciples de Merlin s’est allié à la fée Morgane, son ennemie jurée. Balthazar
et Veronica, ses autres élèves restés fidèles, tentent de s’interposer mais la
progression du Mal semble irrésistible...
Prochainement, au cinéma, à
Paris ! Disney : ton univers impitoyable ou comment, entre 1984 et 1994, se sont joués
des drames, intrigues et révolutions de palais...
Jean-François Camilleri n’est pas un fan : il est bien plus que cela. Avec
plus de 22 ans passés au sein de Disney, en France et aux Etats-Unis, il a eu,
en effet, le temps –et surtout l’envie et l’opportunité- de développer une
connaissance parfaite de l’œuvre du grand Walt dont il aime à louer le génie
visionnaire. Car, s’il y a bien une chose qui ressort d’un entretien avec le
patron de la filiale française de la Walt Disney Company, c’est bien cette
compétence passionnée mise au service d’une signature aussi belle que complexe !
Il n’est pas chose aisée, au pays de Molière, de défendre les couleurs
disneyennes. Soupçonnée, ici, de vouloir -toujours et uniquement- faire tourner
son tiroir-caisse, sans ambition artistique aucune, ou accusée, là, d’être le
cheval de Troie d’un impérialisme américain triomphant et déstructurant, la
compagnie de Mickey doit, en effet, jouer des coudes pour se faire accepter,
dans l’hexagone, sur le terrain qui est pourtant depuis les premiers jours de
son existence, le sien : celui de la Culture... La Culture Populaire !
Aussi, quand il s’agit de monter au créneau, Jean-François Camilleri applique
l’un des grands principes édictés par Walt Disney lui-même : revendiquer, haut
et fort et sans jamais faillir, tout autant le caractère populaire de ses œuvres
que leur exigence de qualité. Il s’est donc attelé à relever ce défi fort
délicat en France tant il prend ici bas une toute autre mesure. Le paradoxe
entretenu depuis la nuit des temps par l’intelligentsia tricolore assène, il est
vrai, que la Culture Populaire est, malgré l’héritage rabelaisien commun,
condamnée à devoir toujours verser dans le vulgaire. Associer le vocable Culture
à l’adjectif Populaire revient, en effet, à prononcer un gros-mot. Comment dès
lors sortir de ce cycle infernal qui fait de la recherche de la popularité une
démarche forcément condamnable ? Pire : quand l’œuvre à défendre est américaine,
elle prend, en plus, des airs de propagande commerciale, indigne d’une quelconque
attention...