Les Enfants du Jedi
La couverture
Titre original :
Children of the Jedi
Éditeur :
Fleuve Noir
Date de publication France :
Le 10 novembre 1999
Genre :
Science-fiction
Label :
Star Wars Légendes
Auteur(s) :
Barbara Hambly
Autre(s) Date(s) de Publication :
Bantam Spectra (US) : 1er avril 1995
Presses de la Cité (FR) : septembre 1996
Nombre de pages :
477

Le synopsis

An 12 après la Bataille de Yavin (Univers Légendes)
La princesse Leia, Yan Solo et Chewbacca rejoignent la planète Belsavis à la recherche d’informations sur les Jedi quand, à l'autre bout de la galaxie, Luke Skywalker investit l'Œil de Palpatine, un cuirassé ennemi automatique et prend conscience qu’il est justement programmé pour anéantir cette planète. Il fait alors appel à Callista, un ancien Jedi, morte au combat et dont l'esprit survit dans l'ordinateur de bord…

La critique

rédigée par
Publiée le 17 juin 2016

Il y a des tristes réputations qui circulent chez les fans Star Wars. L’une d’elles est que Les Enfants du Jedi est le pire roman de la franchise ! Il est tout de même toujours difficile de croire ce genre d’affirmations tant elles paraissent souvent excessives pour celui qui n’en a pas vérifié la réalité. Ainsi, il est permis de se dire qu’il y a forcément quelque chose à sauver dans un roman de 477 pages ! Et bien... pas ici ! Les Enfants du Jedi est bien le pire roman de la franchise !

Il est signé de Barbara Hambly. La romancière nait le 28 août 1951 à San Diego aux États-Unis. Elle fait des études en Californie mais aussi en Australie et en France à l'université Bordeaux III notamment. Elle obtient une maîtrise d'histoire médiévale en 1975 puis décide de se consacrer uniquement à l'écriture non sans avoir testé d’autres métiers avant comme professeur ou mannequin. Elle a la chance de connaitre un succès d’édition dès son premier roman, Les Forces de la Nuit, publié en 1982. L’auteur se fait ensuite un nom pour ses récits de fantasy (dont le cycle de Darwarth et la série Winterlands) tout en s’essayant à divers genres comme les histoires de vampires (Le Sang d'Immortalité), le polar (L'Innocence de Janvier) ou des franchises commerciales, telles que Star Trek (Ishmael). Pour Star Wars, elle signe deux romans : Les Enfants du Jedi et La Planète du Crépuscule.

Les Enfants du Jedi est plombé au premier contact dès la découverte de son style dont la lourdeur est un cas d’école. Pompeux à souhait, accumulant des descriptions à outrance, le plus souvent sans intérêt (n’est pas Zola qui veut !), il n’a à offrir que l’ennui aux lecteurs. Il lui faudra ainsi un vrai sens de l’abnégation et une volonté de fer pour terminer le roman. C’est long, c’est lent, c’est creux… Barbara Hambly a manifestement la prétention de vouloir rehausser le niveau littéraire des romans Star Wars souvent, il est vrai, envisagés comme de simples « romans de gare ». Mais voilà, elle n’est tout bonnement pas armée pour le faire ! Son style est scolaire, faux, vide. Il n’y a ici aucun génie rédactionnel. Juste un travail besogneux marque de fabrique d’une romancière qui semble se perdre à ne vouloir que remplir des lignes pour empiler les pages, sans se soucier de la pertinence du résultat.

Car il y a pire que le style dans Les Enfants du Jedi : l’histoire est absconse. Luke Skywalker se retrouve ainsi prisonnier avec une dizaine d’autres espèces dans un vaisseau géré automatiquement. A partir de là, il va passer son temps blessé et diminué pendant tout le roman, à geindre, tout le temps… Le Jedi n’est ainsi jamais sympathique tandis que son aventure est inintéressante au possible. La partie de Leia sur la planète Belsavis est, quant à elle, tout aussi poussive. L’auteur imagine en effet une sorte de concubine de l’Empereur mère d’un enfant sensible à la Force : une ficelle tellement grosse qu'elle plombe le peu d’intérêt de l'ensemble. Enfin, cerise sur le gâteau, Les Enfants du Jedi affiche carrément un titre sans rapport avec l’histoire narrée commettant là une véritable escroquerie intellectuelle.

Les Enfants du Jedi se veut le premier volet d’une trilogie non officielle. Non officielle, car les trois livres n’ont pas été conçue à l’origine comme une saga et ne sont d’ailleurs pas écrits par le même auteur. L’opus de Barbara Hambly se voit donc suivi par Le Sabre Noir de Kevin J. Anderson et se conclut avec La Planète du Crépuscule signé de nouveau par Barbara Hambly. Les trois romans disposent tout de même d’un point commun : Callista, l’ancienne Jedi ayant enfermé son esprit dans l'Œil de Palpatine, arme de destruction massive de l’Empereur… Sauf que, Les Enfants du Jedi est un tel carcan que l’idée même de lire Le Sabre Noir et La Planète du Crépuscule effraie le lecteur. Une pause s’impose : et la plus longue possible !

Les Enfants du Jedi est bien le plus mauvais roman Star Wars jamais écrit. C’est une gageüre d’arriver à le terminer. Et un soulagement aussi…