‘‘it’s a small world’’

‘‘it’s a small world’’
L'affiche
Date d'ouverture :
Le 12 avril 1992 (avec Le Monde en Chœur)
‘‘small world, small talk’’, dans Le Monde en Chœur, le 2 avril 2004
Date de fermeture :
Le Monde en Chœur uniquement, le 16 août 2010
Type d'attraction :
Flume
Musique :
Robert B. et Richard M. Sherman
Durée :
10 minutes
(sans tenir compte de la file d’attente et du Monde en Chœur)

Le synopsis

Il est l’heure d’embarquer pour un fantastique voyage autour du monde et partir à la découverte des us et coutumes de soixante-quatre nations à travers les cinq continents. Au fil de l’eau et au rythme d’une œuvre musicale devenue un véritable hymne international à la tolérance, s’offrent des paysages et univers variés qui émerveillent tous les passagers de l'aventure !

L'expérience

À l’est de Fantasyland s’érige un bâtiment emblématique. Sur le parvis se trouve, en effet, une insolite fontaine représentant une barque voguant sur une planisphère. De nombreux drapeaux, traduits en douze langues (« que le monde est petit ! » en français), indiquent aux visiteurs qu'ils s’apprêtent à effectuer « la croisière la plus joyeuse qui ait jamais navigué autour du monde ». Dans l’embarcation, siège une dizaine d’enfants venus des quatre coins de la planète qui invitent les voyageurs à débuter l’aventure au rythme du son d’une immense horloge. Celle-ci se trouve, en fait, sur la façade très stylisée et colorée de ce qui ressemble à un jeu de construction géant. Y sont représentés différents fameux monuments, préparant ainsi le visiteur au voyage qu’il va effectuer à travers les pays du monde entier.  En bas de cette façade paradent, en outre, toutes les quinze minutes des poupées animées parées de divers costumes folkloriques. Plusieurs autres éléments s’animent également tour à tour à l’instar des drapeaux, de l’horloge ou encore du sablier. 

Les voyageurs sont alors invités à se faufiler à travers un petit – mais sinueux – chemin en zigzag bordé d’une dense végétation et de nombreux lampadaires surmontés de drôles d’animaux. C’est la voie qui mène à l’embarcadère. Une fois passée une première arche, il convient de patienter dans un univers plus industriel inspiré des halls de gare, notamment parisiens. L’endroit est plutôt épuré même si de grandes bannières suspendues, représentant des enfants costumés et des paysages du monde entier, souhaitent la bienvenue à toutes et tous, encore une fois dans de nombreuses langues.

Les petits et grands matelots prennent alors place à bord de l’une des barques pour débuter leur merveilleux voyage autour du monde qui va les emmener sur la Voie des Sept routes maritimes. Et l’aventure commence avant même d’entrer dans le bâtiment au son de deux immenses fontaines extérieures et à la vue des reproductions de la tour Eiffel, de Big Ben, du Tower Bridge, de la tour de Pise, de minarets, de gratte-ciels, de pagodes ou encore de moulins de Hollande, tous situés alignés sur l’immense façade de l’attraction. Les visiteurs peuvent aussi y retrouver de nombreuses taupières, chères au royaume de Fantasyland. C’est alors que commence à résonner la très célèbre mélodie de it’s a small world (after all) qui va rythmer tout le parcours, entonnée par les trois cents enfants et animaux croisés au cours du voyage. 

Les barques entrent alors dans la pénombre d’un petit tunnel qui débute dans un champ de fleurs, toutes plus colorées les unes que les autres où sont inscrits le mot « bienvenue » dans de nombreuses langues. Cette mise en scène vient remplacer une précédente version dans laquelle les passagers pouvaient observer des cartes postales géantes représentants des paysages du monde entier, restituant ainsi divers univers. Au fond, apparaissent les premiers enfants norvégiens qui dansent sur une patinoire délicatement éclairée. Les passagers peuvent alors observer deux montagnes enneigées où des rennes marquent la cadence. Le voyage commence donc dans un décor polaire qui rend hommage aux pays scandinaves et aux paysages du Danemark, de Suède, de Norvège, de Finlande ou encore de Laponie. Des enfants suédois chantent et dansent devant un château au rythme de la musique jouée par un flûtiste, un accordéoniste et un violoniste puis le voyage se poursuit avec la découverte des îles britanniques. 

Des petits enfants irlandais entourés de trèfles et de lutins dansent la gigue devant un arc-en-ciel. De là, les visiteurs peuvent aussi apercevoir un enfant surpris de voir Nessie, le monstre du Loch Ness, au son du célèbre thème musical joué par des petits écossais avec leurs cornemuses sur les remparts d’un château. Les voyageurs traversent alors la Tour de Londres où sont postés batteurs, trompettistes et garde royaux de Buckingham Palace. Ils passent ensuite sous le célèbre Tower Bridge que traverse un omnibus et au côté duquel se trouve Big Ben et des ramoneurs travaillant au clair de lune. Dans le ciel, trois chanteurs gallois participent à ce concert international, perchés sur un croissant de lune. Ainsi sont parcourus le Royaume-Uni, le Pays de Galles et l’Irlande. 

À peine le temps de traverser la Manche que les visiteurs se retrouvent à Paris où les attendent un théâtre de Guignol, un spectacle de danseuses de cancan sur la tour Eiffel, une fontaine devant laquelle trois musiciens (un violoniste, un accordéoniste et un clarinettiste) donnent une représentation et, non loin de là, Arlequin et Colombine dansant au sein d’une jolie boîte à musique placée devant la cathédrale Notre-Dame de Paris. 

La visite de l’Europe occidentale se poursuit à travers celle des champs de tulipes hollandaises d’où s’érigent les célèbres moulins à vents et continue par un détour en Allemagne dont il est possible d'admirer l’architecture des lands germaniques ainsi que le costume folklorique d’une bergère accompagnée de ses oies qui salue les barques depuis un pont. Les passagers découvrent alors un teckel à ressort profiter d’un tour sur un train miniature devant plusieurs bâtisses accueillant des horloges et égayant la dense Forêt-Noire et les hautes montagnes d’Autriche et de Suisse (dont le mont Cervin) d’où un berger et ses chèvres saluent les voyageurs. Devant les bâtisses, un trio de musiciens (clarinette, accordéon et tuba) et trois chanteurs suisses célèbrent leurs traditions en chœur. De l’autre côté, Don Quichotte, Sancho Panza et les célèbres moulins marquent l’entrée en Espagne ; sur un air de flamenco, évolue un couple de danseurs au pied du château Alcazar de Segovia. En Italie, se révèlent la tour de Pise, le Colisée de Rome, un gondolier vénitien et surtout Pierrot chantant à la Scala de Milan. Devant l’inatteignable mont Olympe face auquel virevolte un cheval ailé, un berger grec joue du pipeau pour distraire ses moutons.

La découverte de l’Europe se poursuit cette fois à l’est avec un détour par les pays des Balkans (qui comprennent la Pologne, la Bulgarie, la Tchécoslovaquie*, la Yougoslavie*, la Hongrie et la Roumanie) qui permet d’admirer de jeunes danseurs dans un décor enneigé. À Moscou, ce sont trois jeunes musiciens qui donnent vie à la cathédrale Saint-Basile au son de la mandoline, de la clarinette et du luth.

Une fois passé un pont, l’embarcation se retrouve plongée en Asie et vogue vers la Chine. Ici les passagers peuvent observer un panda, des enfants dansant en tenues traditionnelles ou jouant au cerf-volant parmi les arbres aux fleurs vaporeuses et les murs de la Cité Interdite et de la Grande Muraille. Les voyageurs découvrent aussi les paysages nippons. Deux enfants costumés tels l’Empereur et l’Impératrice célèbrent ainsi Hina Matsuri (« la fête des poupées ») devant deux poupées traditionnelles et, plus loin, deux jeunes Japonais en kimono font une révérence devant un torii. Enfin, sur un pont supporté par des lions, deux coréens chantent en chœur.

Cap vers le sud où trois enfants (l’une thaïlandaise, l’autre birmane et la dernière cambodgienne) dansent en tenues traditionnelles, tout en étant observées par des chats siamois. Près du temple thaï devant lequel un trio de musiciens s’est installé, les passagers peuvent observer le dieu Shiva et ses six bras dont l’ombre apparaît projetée, juste à côté des ruines d’un temple de l’ile indonésienne de Java. De l’autre côté de la rive, deux danseuses balinaises se donnent en spectacle devant une représentation de Ganesh, le dieu reconnaissable à sa tête d’éléphant. Les voyageurs découvrent ensuite trois enfants sri-lankais jouant le célèbre thème musical auprès d’un tigre sacré.

C’est alors qu’apparait le Tāj Mahal devant lequel de petites Indiennes s’adonnent à la danse du ventre au son de la musique d’un charmeur de serpent. Un autre Indien profite d’une vue imprenable depuis le sommet d’une corde enchantée. Le dépaysement se poursuit à l’occasion de la traversée du Moyen-Orient où les passagers, qui traversent alors un palais digne des Mille et Nuits, peuvent apercevoir des enfants saoudiens et une fillette yéménite en tenues traditionnelles, un chamelier jouant du tambour, un bédouin joueur de corde entouré de deux danseuses ou encore un génie sortant de sa lampe pour exaucer les souhaits du jeune Aladin tandis que des vendeurs de tapis volants virevoltent dans les airs. À l’extérieur, un joueur de flûte et une danseuse, tous deux israéliens, s’amusent sous le regard d’un mouton.

À peine le temps de tout observer que le voyage continue en Afrique à travers le Ghana, le Mozambique, l’Ouganda, l’Afrique du Sud, le Liberia ou encore le Kenya. L’aventure sur le continent africain débute par la visite de l’Égypte où Cléopâtre, descendant le Nil, salue les passagers tandis qu’un serviteur l’évente. En traversant le désert se dressent des pyramides et un sphinx puis le voyage mène au Maroc où trois fillettes jouent du tambourin sur une arche. 

Les passagers pénètrent ensuite dans la jungle africaine où les attendent zèbre, rhinocéros et singes qui jouent du tam-tam tandis qu’un hippopotame et une hyène rient aux éclats. Des enfants jouent du cor et du tambour sur le dos des girafes et des lions tandis que des singes se suspendent à des lianes. Les passagers découvrent par la suite des danseuses du sud de l’Afrique dansant dans leurs tenues traditionnelles du Congo, du Cameroun, de la Somalie, du Zaïre*, du Niger, du Tchad ou encore du Ghana.

Les visiteurs arrivent ensuite dans l’univers rafraîchissant des îles du Pacifique. En Nouvelle-Zélande, parmi les totems des tribus maoris, un danseur s’adonne à une cérémonie traditionnelle. Un détour par l’Australie présente aux passagers des aborigènes dansant et jouant de la musique auprès des kangourous et koalas, ainsi qu’un joueur de boomerang. En Polynésie française, des danseuses tahitiennes et des danseurs du feu situés derrière elles rendent hommage à leurs dieux. Pendant ce temps, un enfant qui navigue dans les eaux d’une île paradisiaque ne se doute pas qu’au fond de l’océan, une sirène chante dans un coquillage. Plus loin, des danseuses de hula en jupes hawaïennes encouragent un jeune surfeur qui admire les poissons volants.

L’aventure se poursuit en Amérique latine entre les plaines d’Argentine, de Bolivie et les côtes de la Jamaïque, Cuba, Haïti ou encore Porto Rico. Apparaît alors une forêt tropicale, remplie de plantes et d’animaux très colorés. Les voyageurs peuvent y apercevoir un alligator et un jaguar qui se protègent de la pluie abondante avec leurs parapluies. Des batteurs caribéens donnent aussi le rythme à des danseurs.

Les passagers découvrent ensuite un guitariste argentin sur un cheval à bascule et des enfants aztèques, accompagnées de leurs lamas, se promenant dans les hautes montagnes des Andes, près d’un vieux temple d’or. Les visiteurs peuvent apercevoir un Péruvien voguant sur le fameux lac Titicaca et de nombreux enfants du Brésil, de Colombie, du Venezuela ou d’Équateur jouent de la flûte et présentent leurs danses folkloriques.

Trois Indiens exhibent leurs costumes de fête devant une pyramide ensoleillée du Guatemala tandis que trois épouvantails descendent la colline à dos d’âne. En passant une nouvelle fois sous un pont au-dessus duquel flottent des piñatas, les voyageurs entrent dans un marché mexicain ; perchés sur une arche, des enfants jouent et chantent en espagnol en suivant la musique d’un cheval et d’un cactus guitaristes, d’un oiseau flûtiste et d’un épouvantail xylophoniste.

Les passagers remontent alors plus haut sur le continent et se retrouvent au Far West. Trois poupées Kachinas sont disposées sur un rocher derrière lequel, sur une montagne, quatre Indiens provenant chacun d’une tribu différente (Navajos, Apaches, Hopi et Cherokee) présentent lances et clochettes. En plein Utah, les voyageurs aperçoivent alors une diligence arrêtée près d’un saloon inauguré en 1876 et d'où un cow-boy joue du lasso. Près de là, un cuisinier et son cheval grillent des hot-dogs entourés de cactus en sombrero et d’un coyote chantant sur la pointe d’un rocher. 

Les visiteurs peuvent aussi admirer de célèbres paysages de l’histoire du Nouveau-Continent. Les passagers aperçoivent, en effet, la montagne canadienne d’Alberta Mountie où vivent des enfants jouant au hockey sur glace, un agent de la police montée, un élan ou encore un phoque ; un totem se dresse par ailleurs au cœur de la forêt de pins. Au-dessus du Canada, les voyageurs découvrent le Pôle Nord où un Esquimau et un ours polaire pêchent près d’un igloo. Apparaissent ensuite les paysages du Middle West américain où peuvent s’observer un champ de maïs et de tournesols ainsi qu'une ferme composée d’une étable, d’un moulin à vent, d’un silo à grain et où un cheval tire un chariot de foin transportant trois petits Étasuniens.

Les visiteurs découvrent alors de célèbres monuments des États-Unis tels que le bateau USS Constitution en Nouvelle-Angleterre où sont perchés un marin et une fillette, la Statue de la Liberté, le Flatiron Building, le Chrysler Building et les tours jumelles du World Trade Center** de New York, le Golden Gate Bridge de San Francisco au-dessus duquel conduit un taxi jaune, les lettres de la colline d’Hollywood de Los Angeles sous lesquelles dansent Fred Astaire et Ginger Rogers, entourés d’un chœur de jeunes filles dont le look est certainement inspiré de celui de Marilyn Monroe, tout cela dans le cadre d’une soirée de grande première. Deux enfants, l’une en tenue de baseball popcorn à la main, l’autre en tenue de football américain portant une crème glacée, saluent les passagers qui s’apprêtent alors à passer le dernier pont.

Pour le final de ce grand voyage autour du monde, les frontières disparaissent. Des dizaines d’enfants du monde entier, parés de blanc et d’or, se retrouvent, en effet, dans divers manèges illuminés et scintillants. Sur la gauche se remarquent des danseuses tahitiennes, quatre enfants (d’origine irlandaise, italienne, suisse et tyrolienne) sur des balançoires, un kiosque occupé par trois musiciens (un clarinettiste, un luthier et un joueur de mandoline), un moulin où une bergère néerlandaise fait chanter ses trois oies, un kiosque de danseurs du monde entier, un bateau à aube sur lequel jouent un clarinetiste, un accordéoniste et un joueur de tuba, trois danseuses de cancan et trois chanteuses japonaises.

Sur la droite, la fête bat son plein avec un kiosque de musiciens, un autre de danseurs internationaux, un carrousel de chevaux de bois, une balançoire à bascule, une grande roue, un château sur lequel trois chanteurs anglais suivent la musique d’un joueur de cornemuse. Parmi les enfants qui s’amusent dans cette fête foraine se trouvent des originaires du Mexique, d’Espagne, de Thaïlande, d’Afrique, du Japon, de Bali, de Scandinavie, des Balkans, de Bolivie, du Brésil, du Moyen-Orient, etc. Dans le ciel, peuvent s’apercevoir trois montgolfières et des feux d’artifice. Enfin, un cow-boy au lasso et un Indien au tambour sont perchés au-dessus du tunnel de fin. Toujours au son de l’hymne à la tolérance qu’est it’s a small world (after all), cette éblouissante conclusion permet de graver à jamais, dans l’esprit des grands et des petits, ce voyage à travers le monde.

C’est l’heure du retour vers les quais et la terre ferme, les passagers de l’embarcation redécouvrent un champ de fleurs semblable à celui du début de l’attraction. Toutes colorées et illuminées, elles souhaitent un dernier au revoir à tous les passagers. Autrefois, les visiteurs pouvaient observer des cartes postales géantes où les enfants, jouant ensemble, agitant des drapeaux et tenant dans leurs mains des cadeaux issus de leur tradition, saluaient une dernière fois les passagers. 

À l'origine, les visiteurs poursuivaient l’aventure à pied, à travers Le Monde en Chœur (ou World Chorus). Toujours au rythme du thème musical de l’attraction, ils redécouvraient ainsi les édifices qu’ils avaient aperçus de leurs embarcations comme la tour Eiffel -  au pied de laquelle se trouve le chef d’orchestre, l'Elizabeth Tower qui abrite la cloche Big Ben, les pyramides égyptiennes, la tour de Pise, le Sydney Opera House, la cathédrale Saint-Basile, un temple grec et bien d’autres. Durant ce parcours, ils retrouvaient les enfants en tenues traditionnelles vivant dans des pièces dissimulées dans de nombreux monuments emblématiques.

Les voyageurs pouvaient observer les enfants communicants entre eux, dans toutes les langues, à travers de nombreuses technologies telles que le téléphone, le fax, le minitel, l’internet ou encore la télévision créant ainsi un réseaux de connexions d’un bout à l’autre du monde. Les visiteurs peuvent les observer dans leurs activités alors qu'ils sont interrompus par un coup de téléphone ou en sont eux-mêmes à l'origine pour chantonner l'air d'it’s a small world (after all) : une fillette russe nourrit son poisson dans un bocal et téléphone à un petit italien, une Anglaise s'exerçant au chant voit sonner sa montre qui lui indique qu'il est temps d'appeler en Autriche pour voir un chat se faire nourrir, deux enfants regardent la télévision diffusant les films d'aventure L'Île au Trésor et 20 000 Lieues Sous les Mers avant d'insérer une carte les mettant en relation avec le concert ayant lieu à la tour Eiffel, un Égyptien télécopie une partition de musique par fax, un garçon espagnol joue de la guitare avant d'appeler une fille assise en terrasse en France, un Asiatique envoie un courriel avant de se rendormir quand son correspondant du Venezuela le reçoit, un enfant téléphone à une fillette suédoise qui fait de la bicyclette avec son chien, un public assiste au spectacle d'une chorale d'enfants qui reprennent it’s a small world (after all), un enfant accompagné d'oiseaux bleus communique par ordinateur.
Durant une certaine période s'y trouvait ‘‘small world, small talk’’, un système de cabines téléphoniques mises dos à dos que pouvaient utiliser les visiteurs pour converser.

* Depuis l’ouverture de l’attraction, certains pays ont évolué :

  • la Tchécoslovaquie est devenue la Tchéquie et la Slovaquie ;
  • la Yougoslavie s’est subdivisée en sept pays, à savoir la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, le Monténégro, le Kosovo et la Macédoine ;
  • le Zaïre a changé de nom pour devenir la République Démocratique du Congo.

** Suite à leur disparition lors des attentats du 11 septembre 2001, une des deux tours a été supprimée de l’attraction, celle restante n’étant plus clairement identifiable par le visiteur sans sa jumelle.

La critique

rédigée par
★★★★
Publiée le 05 février 2017

Véritable icône des Parcs à thème Disney, ‘‘it’s a small world’’ ouvre ses portes le 12 avril 1992 en même temps que le Parc Disneyland de Disneyland Paris. L’attraction, qui fut l’une des premières créées par Walt Disney Imagineering, a connu une création quelque peu singulière…

Un peu d’histoire pour commencer : ‘‘it’s a small world’’ a été développée à l’occasion de l’Exposition internationale de New York qui s’est tenue de 1964 à 1966. C’est en soutien au pavillon de l’UNICEF que Walt Disney et ses Imaginieurs conçoivent en effet l’attraction en un temps record de neuf mois et dont le nom envisagé à l’époque était UNICEF salutes the Children of the World.

La direction artistique du projet est alors confiée à Mary Blair qui a notamment collaboré à Cendrillon, Alice au Pays des Merveilles ou encore Peter Pan. Reconnue pour son esthétisme composé de couleurs vives et de formes géométriques, la jeune femme signe ainsi la tonalité si singulière de l'attraction. C’est Marc Davis, dessinateur et animateur proche de Walt Disney qui, en revanche, conçoit le parcours des bateaux et Joyce Carlson, elle aussi animatrice et dessinatrice, qui désigne les poupées.

Quant à la réalisation des trois cents tenues des poupées, elle se voit confiée à Alice Davis, l'épouse de Marc Davis : célèbre costumière des Parcs Disney, elle réunit pour les besoins de la cause de très nombreux tissus et matières venus du monde entier.

Après avoir connu un large succès à New York, ‘‘it’s a small world’’ est donc transférée au Disneyland Park à Anaheim, en Californie, où elle ouvre ses portes le 28 mai 1966. Considérée depuis comme une attraction phare des Resorts Disney, elle est présente dans l’ensemble des Parcs de type Royaume Magique, excepté celui de Shanghai. ‘‘it’s a small world’’ est ainsi inauguré en Floride en 1971 et à Tokyo en 1983. Au fil du temps, le parcours de l’attraction a été amélioré et rallongé comme c'est le cas en 1992 pour Disneyland Paris qui accueille, pour la première fois, une scène représentant le continent nord-américain. Inauguré en 2008 à Hong Kong, la version chinoise de ‘‘it’s a small world’’ est la toute première à intégrer des Personnages Disney en son sein. Bien que l’ajout de ces derniers fasse débat, en raison de la déformation de l’œuvre originelle de Mary Blair, l'adaptation s’étend aussi à l'attraction originelle californienne puis en 2017, à celle du Parc Tokyo Disneyland.

Aussi connue – sinon plus – que son attraction quasi-éponyme, la chanson it’s a small world (after all) est aujourd’hui devenue un véritable hymne à la paix à travers le monde. La musique est composée par les frères Robert et Richard Sherman, collaborateurs fétiches de Walt Disney, oscarisés pour les musiques de Mary Poppins et ayant aussi signé les thèmes musicaux des attractions Walt Disney’s Enchanted Tiki Room et Carousel of Progress. L’œuvre des frères Sherman est chantée par des dizaines d’enfants qui interprètent cet hymne dans leur langue maternelle. C’est ainsi qu’au fil de l’eau, les visiteurs peuvent entendre la mélodie en français, italien, japonais, espagnol, allemand, néerlandais, suédois, anglais ou encore arabe. Ce choix musical, qui a été préféré à celui qui reprenait divers hymnes nationaux, s’inscrit en totale cohérence avec le message de paix et d’unité qui constitue le cœur de l’attraction. Émise en permanence à travers les différents Parcs Disney,  it’s a small world (after all) demeure l'une des musiques les plus diffusées et écoutées dans le monde.
La version française de ‘‘it’s a small world’’ tire sa singularité de l’orchestration de John Debney connu par ailleurs pour avoir arrangé la musique de Phantom Manor et composé plusieurs musiques de films Disney, dont Hocus Pocus - Les Trois Sorcières et Kuzco, l’Empereur Mégalo. Pour l’attraction du Parc Disneyland, il est ainsi parti de l’arrangement musical original de Buddy Baker afin de créer une toute nouvelle richesse orchestrale, sublimant une nouvelle fois l’œuvre écrite par les frères Sherman.

Aussitôt identifiable, l’extérieur du bâtiment plonge rapidement les visiteurs dans le monde enfantin. À noter que les versions californienne et parisienne ont le bénéfice de voir passer le train de Disneyland Railroad devant la façade de l’attraction. Contrairement à ses cousines américaine et nipponne, la version française ne possède qu’une unique salle. Seuls les décors des différents univers et le passage de nombreux ponts permettent, en effet, de délimiter les scènes du parcours, ce qui crée une impression de profondeur de l’attraction et de profusion de décors et poupées. Depuis le 20 novembre 1999, l’extérieur comme l’intérieur de l’attraction se parent d’une décoration de Noël à l’approche des fêtes de fin d’année pour donner place à ‘‘it’s a small world’’ Celebration. Cette thématisation de l’attraction s’inspire d'ailleurs du concept ‘‘it’s a small world’’ Holiday, inauguré en 1997 au Disneyland Park en Californie.

L’utilisation intelligente de très nombreuses couleurs vives, notamment projetées sur les personnages ou peintes sur les décors, contribuent largement à immerger les visiteurs d’un univers à l’autre. La couleur blanche, symbole d’harmonie et de fête selon Mary Blair, est quant à elle choisie pour le grand final de l’attraction. Au niveau esthétique, le manque d’habillage du plafond, qui, à certains moments du parcours, dénote avec le soin qui a été apporté aux décors des neufs scènes constituant ‘‘it’s a small world’’ est l'unique faux pas de conception à regretter.

La rénovation régulière de l’attraction et l’attention particulière apportée à chaque Audio-Animatronic, enfants comme animaux, permettent aux passagers de vivre une expérience homogène, de qualité, et découvrir, à chaque nouvelle visite de ce « livre du monde », la profusion de détails qui ont été apportés. À ce titre, la grande rénovation faite en 2015 rend l’expérience encore plus immersive notamment grâce à un réarrangement musical qui accorde une place plus grande aux langues et thèmes musicaux de chaque pays et univers. La scène finale a également bénéficié d’une toute nouvelle version du thème musical entièrement chanté en français à l’occasion de laquelle les visiteurs découvrent des couplets restés jusqu’alors inédits. 

À noter aussi la refonte complète de l’éclairage et l’arrivée d’un système LED, projet mené par OSRAM. Cette entreprise spécialisée dans l’éclairage est, il est vrai, le nouveau partenaire de l’attraction depuis 2012. Elle succède ainsi à France Télécom (Orange), partenaire de l’attraction de 1992 à 2008 qui proposait le post-show Le Monde en Chœur (ou World Chorus) demeuré ouvert jusqu’en 2010. Ce parcours servait, en réalité, de canal publicitaire pour l'entreprise qui y faisait la promotion des moyens de télécommunications, au premier rang desquels les visiteurs retrouvaient les personnages usant de leur téléphone. Le bâtiment servant pour ce post-show est devenu en 2011 Princess Pavilion. Dans cette zone, les visiteurs pouvaient observer à l'intérieur des monuments des scènes dans lesquelles les enfants, animés traditionnellement à la main par les studios d'animation Disney situés à Montreuil et projetés dans un décor réel en trois dimensions, communiquaient avec le monde entier. Le 2 avril 2004 y avait été ajouté le système de cabines téléphoniques ‘‘small world, small talk’’.

La rénovation de la façade extérieure dans des couleurs pastelles ainsi que la mise en place de nouvelles scènes d’entrée et de sortie du parcours, le 19 décembre 2015, ont permis, en outre, de combler certaines lacunes de l’attraction. Ce programme de rénovation fut aussi l’occasion d’améliorer le système d’embarquement-débarquement, à l’instar de Pirates of the Caribbean.

Au delà de ses considérations techniques, le caractère à la fois éducatif et ludique de l’attraction la rend véritablement singulière dans l’univers des Parcs Disney. Alors qu'elle a accueilli plus d’un milliard de visiteurs à travers le monde, les passagers qui prennent place dans une des embarcations de ‘‘it’s a small world’’ découvrent en effet encore et toujours l’ambition de Walt Disney pour elle : donner aux enfants « les espoirs du futur, afin qu’ils apprennent à vivre ensemble et à se respecter ». Il s’agit avant tout d’évoquer à travers elle les valeurs communes à tous les êtres de la Terre.

Toutefois, même si le parcours conçu par Marc Davis offre une vision quasi complète des cinq continents, il reste vrai que l’image donnée par les poupées en tenues traditionnelles et les monuments présents dans l’attraction sont stéréotypés. Ayant pour but de représenter la diversité des cultures et coutumes du monde entier, en seulement en dix minutes, ‘‘it’s a small world’’ n’a, il faut dire, pas d’autre choix que d’offrir un tour du monde quelque peu simplifié et métaphorique. Certes, en jouant sur les folklores de chacun des pays, Walt Disney et ses Imaginieurs présentent une version datée de la vie actuelle de la plupart des populations mais n'est-ce pas aussi le but de ‘‘it’s a small world’’ que d’offrir un voyage initiatique et positif à tous ces visiteurs ? Au final, l’attraction permet surtout de voyager avec le regard d’un enfant, à travers le monde, dans l’espace mais aussi dans le temps. 

L’influence de l’univers créé pour ‘‘it’s a small world’’ dépasse largement les embarcations de l’attraction. À l’intérieur même des Parcs, les célèbres poupées – et leur non moins célèbre chanson – sont, en effet, reprises dans certaines attractions et spectacles comme Disney Dreams! Fête Noël. De même, des références à l’attraction sont faites dans certains films Disney à l'exemple du (Le) Roi Lion, Hercule, Le Retour de Jafar ou encore Le Roi Lion 3 : Hakuna Matata. En dehors de l’univers Disney, il existe également de très nombreuses parodies de son concept et de son entêtante mélodie. 

Par sa musique et son caractère singulier, axé sur un message de paix universelle, ‘it’s a small world’’ demeure depuis 1964 une attraction phare des Parcs à thème Disney. Ancrée dans l’imaginaire et la mémoire collective, elle est toujours aussi populaire et les nombreuses rénovations effectuées sur le parcours permettent à tous les visiteurs d’apprécier, encore et toujours, ce merveilleux voyage intemporel autour du monde.

La disponibilité

Cette attraction est toujours ouverte à Fantasyland, dans le Parc Disneyland de Disneyland Paris. D'autres versions similaires existent au Disneyland Park (Disneyland Resort), au Magic Kingdom (Walt Disney World Resort), à Tokyo Disneyland (Tokyo Disney Resort) et à Hong Kong Disneyland (Hong Kong Disneyland Resort).