Space Mountain : Mission 2
L'affiche
Nom anglophone :
Space Mountain : Mission 2
Date d'ouverture :
Le 9 avril 2005
Date de fermeture :
Le 8 janvier 2017
Type d'attraction :
Montagne russe
Musique :
Michael Giacchino
Durée :
3 minutes
(sans tenir compte de la file d’attente)

Le synopsis

Les voyages en direction de la Lune ne font plus assez rêver les gens. Le Gun Club de Baltimore, qui possède le canon Columbiad permettant d’envoyer des vaisseaux dans l’espace, recalibre donc son précieux système de propulsion, afin que ses véhicules puissent partir de plus bas dans la culasse. Les exploronautes sont ainsi invités à prendre place pour un trajet les emmenant désormais bien plus loin que la Lune, aux confins de l’Univers, en passant par des nébuleuses, des champs de météores et même une supernova !

L'expérience

Subjugués par l’imposante montagne dans laquelle ils doivent se faufiler pour rejoindre les quais d’embarquement, les voyageurs sont attirés par le canon Columbiad, lorsqu’une forte détonation accompagnée d’une fumée blanche retentit à sa base et qu’un vaisseau est envoyé dans l’hyperespace. Le canon tire, en effet, sa puissance d'un mélange de charge de poudres et de fulmicoton, qui permet d'obtenir l'énergie nécessaire pour projeter des trains dans l'espace.

Pénétrant dans la montagne par une entrée située à gauche du canon, les futurs explorateurs sont tout de suite mis dans l’ambiance du lieu et dans le monde de l’exploration spatiale. En suivant le premier couloir, ils peuvent ainsi observer des tableaux accrochés aux murs représentant divers phénomènes intergalactiques ou des images d’autres planètes. En même temps, ils entendent les communications entre les techniciens qui préparent les vaisseaux et le centre de contrôle qui veille à ce que le voyage se déroule sans encombres. Après s’être enfoncés dans les entrailles du lieu, les voyageurs continuent leur chemin, cette fois en direction du canon en passant par la zone de « ré-entrée » et de son célèbre Electro-De-Velocitor. Grâce à une paroi de verre, ils peuvent d'ailleurs observer le retour sur Terre d’autres vaisseaux après leur parcours.

La montée de marches d’escalier faite, les visiteurs parviennent dans une grande pièce décorée de riches lambris de bois, le Baltimore Gun Club. En contemplant ses murs, les futurs explorateurs en profitent pour recevoir les dernières instructions importantes avant de prendre part à leur découverte de l’espace. Des dessins du Columbiad, ainsi qu’un plan de voyage à destination d’une supernova sont notamment exposés. Au plafond, une voute céleste a été peinte, et indique  aux visiteurs que leur vaisseau va aller bien plus loin que la Lune. En y regardant de plus près, ils pourront même constater que chaque planète, chaque astre, est assimilée à des initiales et à des coordonnées précises. Une fois la salle traversée, les visiteurs se retrouvent enfin à la gare d’embarquement des différents vaisseaux, où une ambiance mélangeant crainte et excitation se fait ressentir. La salle est joliment décorée avec de grands drapeaux, bleus foncés, portant le logo de ce nouveau voyage « Space Mountain : Mission 2 ». Sur les quais, des barils de poudres sont disposés çà et là, prêts à être utilisés pour envoyer les trains dans l’espace. En bas d’un escalier, les équipages sont formés et regagnent leurs sièges dans les vaisseaux. Ces « trains-fusées » sont argentés avec des moulures de bronze et possède des symboles d’une supernova en pleine explosion. Une fois les voyageurs installés, le vaisseau peut se mettre en marche et se positionner dans le canon Columbiad. Après une légère descente, plaçant le vaisseau plus bas que le sol du quai, le véhicule s’arrête tandis les visiteurs, un peu anxieux, attendent la fin du décompte et le décollage.

Harnachés et inclinés à l’intérieur du canon, les voyageurs entendent les dernières secondes du décompte (3 ! 2 ! 1 !) et voient un volet sur leur gauche se refermer. Ils sont ensuite rejetés en arrière de leur siège, alors que le vaisseau est propulsé sur les cinquante mètres du canon dans une gerbe de fumée concomitante à l’entrée dans l’espace. Arrivés dans le vide spatial, les occupants font l’expérience de la gravité zéro avant d’entrer dans l’espace intersidéral. Tentant de garder son cap malgré les éléments qu’il rencontre, le vaisseau est alors attiré par une comète et traverse sa tête glacée. Le contrôle du vaisseau est perdu et le train part en vrille. Après que le véhicule ait récupéré une certaine stabilité, il est possible d'aperçoir au loin une étoile au bord de l’explosion, puis sa transformation en supernova. Pris dans le souffle de l’explosion, le vaisseau tente ensuite d’échapper à une pluie de météorites incandescentes. Pour se sauver, les visiteurs acceptent bon gré mal gré de plonger dans un vortex apparu devant eux, en dépit des dangers que peut occasionner une telle traversée.

Par chance, le trou noir permet de prendre la direction du retour. Les voyageurs se retrouvent alors de nouveau sur la Terre et traverse l’Electro-De-Velocitor, la zone de freinage des vaisseaux revenus de l’espace. Décoiffés par ce voyage intersidéral, ils pénètrent à nouveau dans la gare du Gun Club et le vaisseau s’arrête au quai. Les voyageurs quittent enfin leur siège, heureux d’être revenus sur Terre après leur expérience, et émerveillés des phénomènes dont ils ont été témoins. Encore un peu chancelants, ils prennent, sans se faire prier, la direction de la sortie se situant à droite du canon Columbiad.

La critique

rédigée par
★★★
Publiée le 08 janvier 2017

Pour fêter en grandes pompes les dix ans de son attraction phare de Discoveryland, Disneyland Paris met un terme aux voyages vers la Lune proposés par Space Mountain - De la Terre à la Lune le 15 janvier 2005. Après trois mois de réhabilitation, Space Mountain : Mission 2 (c’est le nouveau nom de l’attraction) rouvre ainsi ses portes le 9 avril 2005. Cette nouvelle mission connaît alors une longévité plus longue que la première et opère ses dernières expéditions le 8 janvier 2017 après 12 ans d’exploitation, soit deux de plus que la première version.

Bien que Space Mountain - De la Terre à la Lune soit inaugurée en 1995, l’idée d’une attraction proposant un voyage dans l’espace, à l’instar des Parcs américains et japonais, est bien présente chez les Imaginieurs Disney lors de la conception des premiers plans du Parc français. L’attraction devait alors s’insérer dans un projet bien plus important, celui de Discovery Mountain, complexe regroupant la version parisienne de Space Mountain, une attraction basée sur le livre de Jules Verne, Voyage au centre de la Terre, une reconstitution du Nautilus et un restaurant. Mais voilà, à cause de son budget très important et des difficultés économiques rencontrées par le Resort français lors de son ouverture, le projet est revu à la baisse et seules les attractions Space Mountain - De la Terre à la Lune et Les Mystères du Nautilus voient finalement le jour.

Reprenant des particularités de ses consœurs américains et japonaises, la version française de Space Mountain possède quelques spécificités qui la rendent unique. L’inspiration de ce Space Mountain repose, en effet, sur l’ouvrage de Jules Verne, De la Terre à la Lune qui influence la narration de l’attraction. Se démarquant  donc sur le plan narratif, elle se distingue aussi par son design « novateur ». Le Columbiad, le canon envoyant les visiteurs dans l’espace, est, il est vrai, situé à l’extérieur de l’attraction, comme l’avait déjà imaginé Walt Disney en 1966. Le reste de l’infrastructure est aussi la plus imposante avec ses trente-six mètres de hauteur et ses soixante-et-un de diamètre. Enfin, la montagne russe en elle-même possède trois inversions dans son parcours (un looping, un fer à cheval et une vrille) qui ont été installées pour plaire au public européen. Au départ du parcours, la version parisienne est celle qui propulse le plus rapidement les trains avec une poussée de 1,3 G pour le visiteur, soit la même que sur un porte-avion ! Enfin, le SOBAT, le Synchonized On-Board Audio Track, est installé sur les véhicules permettant de synchroniser les sons et les musiques directement dans les oreilles des visiteurs...

Après dix ans de bons et loyaux services, Space Mountain - De la Terre à la Lune ferme donc ses portes le 15 janvier 2005 pour subir une cure de jouvence, s’insérant dans un désir de Disneyland Paris de transformer le thème général de Discoveryland. Alors centré sur la découverte scientifique et faisant une place importante à Jules Verne, le Land voit, en effet, l’auteur français disparaître gentiment de sa thématique : en 2004, Le Visionarium - Voyage à Travers le Temps, qui incluait un débat entre Verne et Wells ferme ainsi ses portes au public pour être remplacé par Buzz Lightyear Laser Blast en 2006. Dans cette continuité, le thème général de Space Mountain  est redéfini lors de sa fermeture en 2005. La référence à l’ouvrage de Verne est supprimée au profit d’un nouveau nom « Space Mountain : Mission Supernova » dans un premier temps, devenant finalement « Space Mountain : Mission 2 ». Cette première nomination « Mission Supernova » peut ainsi être aperçue dans un tableau dans le salon du Baltimore Gun Club, où le trajet vers la supernova est exposé. Si le nom de l’attraction change, il n’en est pas de même du parcours de ses trains-fusées, strictement identique, et des éléments de décors, qui eux ne changent qu'à la marge. La météorite de la première version de l’attraction est ainsi encore visible bien qu’elle n’apporte plus aucune signification narrative. Les traces de l’inspiration vernienne sont également toujours présentes mais ne sont plus forcément mises en avant. Le canon Columbiad fait, en revanche, toujours référence à Verne, tandis que la salle du Baltimore Gun Club, qui a perdu de sa splendeur, accueille encore les visiteurs avec sa carte de l’univers. Il est vrai qu'il eut été dommage de la supprimer tant elle est de toute beauté. Enfin, dans la file, le visiteur ne passe plus sous la voie stellaire, mais peut admirer placardés aux murs des phénomènes intergalactiques.

Si le parcours des trains de Space Mountain : Mission 2 reste le même par rapport à la première version de l’attraction, les décors et la thématisation ont quant à eux changé pour coller au plus près de la nouvelle narration proposée. Ainsi, à la place de son contact avec la "Lune sourire", le visiteur assiste à l’explosion d’une étoile et sa transformation en supernova, un phénomène qui renvoie alors les convois sur la Terre. Pour la première fois, les effets spéciaux et le jeu des lumières sont synchronisés avec le passage des trains. Sur le plan musical aussi, l’attraction connaît une transformation. L’œuvre du compositeur de musique de film, Steve Bramson, est, en effet, remplacée par une partition originale de son collègue Michael Giacchino. Ce dernier avait alors déjà travaillé avec The Walt Disney Company sur des projets cinématographiques comme Les Indestructibles en 2005, et télévisuels, à l'exemple des séries Alias et Lost, les Disparus. C’est donc assez naturellement qu'il s'est vu confier la tache de créer le fond sonore du nouveau périple proposé par Space Mountain : Mission 2. Le résultat donne une musique plus électro, qui perd le côté « grandes découvertes » et plein d’espoir que possédait la partition de Bramson. Ainsi, malgré la promesse « d’une toute nouvelle attraction » de Disneyland Paris, les changements « majeurs » restent mineurs et n’apportent finalement rien de bien nouveau, mise à part une rethématisation visuelle et sonore aux rendus qualitativement inférieurs à ceux de la première version.

Il faut dire que l'évolution de l’attraction, passant de Space Mountain - De la Terre à la Lune en Space Mountain : Mission 2, s’inscrit dans un climat difficile pour le Resort français qui connaît une nouvelle crise financière venue des difficultés de fréquentation du Parc Walt Disney Studios. Ses dirigeants décident ainsi de lancer la construction d’une nouvelle attraction pour 2006, Buzz Lightyear Laser Blast pour relancer la destinationEn attendant, et pour attirer un nombre plus important de visiteurs en stagnation les années précédentes, Disneyland Paris décide d’offrir une nouvelle thématisation à l’attraction phare de Discoveryland, Space Mountain. Ce changement s’insère dans deux évènements marquant l’année 2005. Tout d’abord, The Walt Disney Company célèbre les cinquante ans du Disneyland Resort en Californie à travers tous les Parcs Disney. À Paris, ces festivités se concentrent sur la nouvelle version de Space Mountain, et la création d’un nouveau spectacle nocturne, Wishes. Ensuite, ce changement de thématisation permet de fêter en grandes pompes les dix ans d’une attraction qui a fortement contribué au succès du Parc Disneyland. Une grande cérémonie est alors organisée le 9 avril 2005, pour son inauguration avec la présence de l’acteur Vin Diesel - qui vient tout juste de tourner le film Baby-Sittor pour les studios Disney. Pour accompagner le lancement de Space Mountain : Mission 2, le personnage de Stich, du film Lilo & Stitch, est également mis à contribution avec un point photo situé devant l’attraction.

Lieu emblématique de Discoveryland, l’attraction Space Mountain : Mission 2 n’est pas une simple copie des autres Space Mountain en fonction dans le monde. Elle possède en effet ses particularités propres, tant dans son design que dans son parcours, héritées de sa première version Space Mountain - De la Terre à la Lune. Les changements effectués lors de la rénovation en 2005 n’apportent certes pas de plus-value majeures - et viennent même, ici ou là, briser un peu la magie et la féérie entourant la première version - mais l'attraction demeure, elle, une valeur sure du Resort français, proposant toujours une expérience à grands frissons de grande qualité.

La disponibilité

Cette attraction était située à Discoveryland dans le Parc Disneyland de Disneyland Paris. Elle a été remplacée par Star Wars Hyperspace Mountain : Rebel Mission en 2017.

D’autres versions existent au Disneyland Park (Disneyland Resort), au Magic Kingdom (Walt Disney World Resort), à Tokyo Disneyland (Tokyo Disney Resort) et à Hong Kong Disneyland (Hong Kong Disneyland Resort).

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