Disney Dreams! Fête Noël
Version 2013

Nom anglophone :
Disney Dreams! of Christmas
Date d'ouverture :
Le 9 novembre 2013
Date de fermeture :
Le 6 janvier 2014
Type d'attraction :
Vidéoprojection, fontaines et feu d'artifice
Musique :
Joel Mc Neely (musique du spectacle)
Eric Whitacre (musique de l'après-spectacle)
Durée :
19 minutes

Le synopsis

Olaf, le petit bonhomme de neige espiègle, découvre les différentes traditions des fêtes de fin d'année dans le monde. Une très belle façon de finir une journée d'hiver à Disneyland Paris.

L'expérience

Les visiteurs terminent leur journée devant Le Château de la Belle au Bois Dormant quand celui-ci s'éteint et une musique annonce le début du spectacle. Un flocon de neige apparait et Clochette file derrière les tours du château pour mieux revenir ensuite donner un puissant coup de baguette magique sur la particule d'eau glacée. C'est le coup d'envoi ! Des dizaines de fées se réveillent alors et commencent à voler dans tous les sens. Quelques unes s'amusent même à glisser telles des danseuses sur glace au rythme d'une musique entrainante. Leur poussière de fée déclenche bien vite une tombée de flocons ; certains d'entres eux renfermant des moments-clés de Noël dans l'univers Disney.

Clochette refait son apparition, et d'un coup de baguette magique, Olaf, l'homme de neige, découvre les fêtes de Noël en compagnie d'Anna. Celui-ci chante Let it Snow et les spectateurs sont transportés autour d'un grand lac où plusieurs personnages s'essayent aux joies de la glisse. Alors que Mickey aide Minnie à tomber avec panache, Donald de son côté s'en sort plutôt bien. Dingo et Pluto sont, quant à eux, très maladroits, si bien que la glace sous le dernier finit par céder. Les dalmatiens tentent sans patins d'avancer dans la même direction sur l'étendue givrée, malgré les bêtises de Rolly. Bambi avec l'aide de Pan-Pan semble mieux parti, mais les fines pattes maladroites du faon finissent par les emporter dans une glissade sur un tas de neige jouxtant le lac. Devant cette difficulté à maîtriser la glisse, Olaf et Anna présentent Elsa, la reine qui contrôle les éléments de l'hiver : elle déchaine alors ses pouvoirs en chanson. 

D'un coup de baguette de fée, Clochette fait apparaitre des centaines de cartes postales. Sur l'une d'entre elles, se trouve Olaf, le joyeux bonhomme de neige. Après s'être étonné d’être tout plat, il décide d’emmener les spectateurs faire un tour des fêtes à travers le monde. Par le survol rapide de la planète Terre, le visiteur découvre donc les différentes coutumes du monde entier, à commencer par le Pôle Nord et ses ours polaires. Les colliers de fleurs, la faune Australienne et les planches de surfs suivent ensuite pour laisser place à l'Asie et l'Afrique. Le Vieux Continent se dévoile lui aussi à travers Venise, Moscou, en passant bien sûr par Paris et Londres. Le périple se poursuit sur les grandes villes d'Amérique du Nord pour se terminer en Amérique du Sud où une piñata remplie de lanternes explose. Elles forment alors une étoile des rêves dévoilant des messages de paix. 

À la lueur de cette étoile, Olaf fait un vœu pour le moins étrange. Il rêve de voir un ballet musical de Noël interprété par des jouets sur une musique du célèbre Tchaïkovski. Le sergent lui signale alors que la mission est sur le point de s'accomplir tandis qu'un sapin a été "choisi" par le grappin. Woody, Buzz et leurs amis s'affairent ainsi pour monter à temps pour le spectacle. Le rideau se baisse et se rouvre aussitôt sur la Danse Russe de Casse-Noisette version western revisitée par Woody et Jessie qui entament une danse endiablée sur un wagonnet parcourant des cavernes renfermant des milliers de jouets. Leur danse s'arrête précipitamment lorsque leur véhicule déraille, le rideau se ferme et Woody demande à Rex de prendre la relève. Celui-ci panique et court partout tandis que la musique recommence soutenant une parodie de la Danse Chinoise de Fantasia interprétée par les Petits Hommes Verts. Le dinosaure muni de son tutu rose parvient tout de même à monter sur scène dans les temps, mais sa légendaire maladresse fait tomber les autres danseurs. Buzz et Jessie tentent alors de rattraper le coup en effectuant une danse latino. Alors que les jouets effectuent leur rappel sur la Valse des Fleurs en bondissant de droite à gauche, M. Patate rate son dernier saut et finit en morceau avant que le rideau ne se referme définitivement sur ce décidément fort curieux ballet.

 

Olaf, émerveillé par toutes ces festivités, entraine ensuite la foule à faire une session de karaoké sur la chanson de Vive le Vent. Tout le monde a l'occasion de participer à ce chant multinational, pendant que le petit bonhomme de neige (ou du moins une partie) saute de paroles en paroles pour donner le rythme. Dans la hâte, il va même croire avoir perdu ses jambes qui se retrouvent en fait au dessus de sa tête ; mais il va vite se rendre compte de sa bêtise et poursuit la comptine pour un dernier refrain. 

Olaf ne s'imaginait pas à quel point les célébrations de Noël pouvaient être si magiques ! Le Père Noël arrive alors pour souhaiter de joyeuses fêtes à tous pendant que le château se transforme en une énorme pile de cadeaux. Une grande féérie de couleurs et d'étincelles se lance pour le clou du spectacle dévoilant même qu'une usine à jouets se cache derrière les murs des tours. Olaf remercie tout le monde et va éternuer par mégarde éjectant la carotte qui lui sert de nez. Le public est invité à rester pour une petite session de rappel où Anna et son acolyte souhaitent de joyeuses fêtes à tous. 

Les lumières se rallument et une chorale résonne dans le Parc pour clôturer la journée.

La critique

rédigée par
★★★★

Disney Dreams! Fête Noël est une très belle alternative à Disney Dreams! pour les périodes de fête et probablement un spectacle hors du commun à ne manquer sous aucun prétexte. Cette féérie de lumières, pyrotechnies, lasers, fontaines et  projections vient tout droit de l'imagination de Steve Davison, Vice Président Parade et Spectacle à Walt Disney Imagineering, et de Katy Harris, la collaboratrice européenne du projet. Elle s'inscrit dans la volonté de faire évoluer l'offre de spectacles nocturnes en fonction des différents saisons et sorties de films. Celui-ci a, d’ailleurs, été créé en symbiose avec World of Color - Winter Dreams qui apporte une cohérence et similitude pour les deux spectacles qui se rapprochent, par soucis d’économie, malgré les techniques propres à chaque œuvre.

Disney Dreams! Fête Noël reprend donc toutes les installations de son prédécesseur avec quelques ajouts majeurs. En effet, le spectacle ne se limite désormais plus au Château de la Belle au Bois Dormant, mais s'étend jusqu'à Town Square en intégrant les guirlandes de Noël qui traversent l'artère principale de Main Street, U.S.A., le sapin de Noël ainsi que des LED flash multicolors répartis sur les arbres entourant Central Plaza. Le spectateur fait désormais vraiment partie du spectacle, plus encore s’il est revêtu de ses Disney Light'Ears.

Il faut dire que les moyens sont là ! Disney Dreams! Fête Noël utilise à plein les installations de son prédécesseur : des dizaines de LED incrustés sur le château,  quelques seize projecteurs, quatre gros lasers (qui ont nécessité une autorisation de l'Aviation Civile), quarante trois fontaines pouvant envoyer de l'eau et la colorer jusqu'à quarante mètres, deux écrans d'eau gigantesques, dix lumières traceuses dans le ciel, différents pas de tirs de feux d’artifices sans oublier les neuf cents LED composant l'étoile qui se rétracte dans le château ! Tous ces éléments mis au service de la magie de Noël. Seuls les quinze lance-flammes utilisés pour Disney Dreams! ne sont pas au rendez-vous car l'histoire qu’il narre ne s'y prête pas : il serait, en effet, dommage de faire fondre le pauvre petit Olaf et tant pis pour la douce chaleur que les engins produisaient et qui réchauffaient un tant soit peu les spectateurs...

De nombreuses inspirations traversent cette féérie. Des anciens courts-métrages comme Mickey Patine jusqu’au dernier classique d’animation La Reine des Neiges, tout montre ainsi une belle volonté de rapprochement et de synergie entre la branche cinéma et la branche parc, chose somme toute très appréciable pour l’aura de Disneyland Paris. Beaucoup de références disneyennes s’approprient alors l’esprit de Noël à travers leurs représentations de paysages enneigés via Fantasia, Bambi ou Les 101 Dalmatiens ainsi que les deux œuvres précédemment citées. D’autres viennent soutenir des traditions ancrées dans l’inconscient collectif comme la distribution de cadeaux à Noël avec l’exemple de Lady qui n’est autre que celui de Darling. Différentes cartes postales et animations venues du monde entier s’ajoutent à l’ensemble pour délivrer un message de paix : elles présentent d’ailleurs la particularité d’avoir été conçues par des visiteurs de Disneyland Resort et certains de leurs Cast Members.

Une nouvelle fois, la musique du spectacle a été enregistrée au mythique Abbey Road Studio à Londres connu pour y avoir vu s’y créer les musiques des (The) Beatles et dont la réputation est désormais mondiale grâce à la jaquette du disque Abbey Road qui montre les 4 célèbres artistes anglais sur le passage clouté situé à deux pas du studio. La musique reprend donc une multitude de chants de Noël majoritairement connus par le public européen, ainsi que la musique du célèbre ballet de Casse-Noisette du compositeur russe du 19ème siècle Piotr Ilitch Tchaïkovski. Une musique inédite s’entend également en milieu du spectacle avec la reprise de Let It Go, l’un des titres phare de La Reine des Neiges interprété ici en V.O., par Idina Menzel : la version est toutefois complètement réorchestrée pour l’occasion et donne beaucoup d’ampleur au spectacle. Le thème principal de Disney Dreams! Fête Noël n’est, quant à lui, pas une nouveauté. Sa musique a, en effet, déjà été entendue au sein d’un Parc Disney. Il s’agit ainsi d’une composition originale pour le spectacle Christmas Wishes. Attention ce n’est pas celle de l’illumination du sapin qui porte presque ce nom-là pour les visiteurs anglophones, mais bien d’un spectacle qui se joue depuis plusieurs années à Tokyo DisneySea. Un autre air mérite également attention : Glow, la musique diffusée après le spectacle. Orchestré par Eric Whitacre, le morceau est une chorale virtuelle participative, construite à partir d’un site internet mis un temps à disposition de centaines de personnes à travers les États-Unis qui ont pu s’y enregistrer, pour chanter un morceau de la chanson en se filmant via leur webcam. Une fois les inscriptions closes, le compositeur s’est alors chargé de tout regrouper en une seule et unique piste audio, qui forme de la sorte cette chorale d’honneur...

Disney Dreams! Fête Noël est assurément la meilleure façon de terminer une soirée de saison de Noël à Disneyland Paris. Le spectacle est à ne manquer sous aucun prétexte ! L’ensemble de technologie est tellement au point et synchronisé que le spectateur n’a, à aucun moment, le temps de se demander comment tout ceci a lieu. La féérie et la magie de l’esprit de Noël vues à travers les yeux d’Olaf et les jouets de Toy Story rendent le tout accessible, pour les enfants bien sûr mais aussi pour les personnes qui ne partagent pas forcément les mêmes traditions. La musique enchante du début jusque la fin et permet à tout le spectacle de fonctionner à merveille. Les animations et différents mappings vidéos utilisés sur Le Château de la Belle au Bois Dormant sont également une parfaite réussite, tandis que le mélange animation 2D et 3D, subliment intégré, ne gène aucunement le déroulement du spectacle. 

Disney Dreams! Fête Noël est le divertissement nocturne par excellence qui a de quoi rendre jaloux les fans des parcs de l’autre côté de l’Atlantique. Ce qui, en soi, n’est pas rien !

La disponibilité

Cette attraction a été remplacée par Disney Dreams!.