La Forêt de l'Enchantement
Une Aventure Musicale Disney

La Forêt de l'Enchantement : Une Aventure Musicale Disney
L'affiche
Nom anglophone :
The Forest of Enchantment : a Disney Musical Adventure
Date d'ouverture :
Le 10 février 2016
Type d'attraction :
Spectacle
Musique :
Gordon Goodwin
Lisa Goodwin
Vasile Sirli
Durée :
22 minutes

Le synopsis

Une conteuse révèle les mystères de la forêt à travers les légendes des contes...

L'expérience

The Chaparral Theater accueille une vaste forêt, au sein de laquelle apparaissent timidement quelques animaux vaquant à leurs occupations et s’aventurant entre les allées du théâtre. Les quatre éléments font alors leur apparitions suivis d’Enchantella, la maitresse de cérémonie qui entonne une chanson contant les merveilles de la forêt et les étonnantes découvertes qu’il est possible d’y faire. Alors que les différents habitants des lieux s’affairent à leurs taches habituelles, Pocahontas et John Smith pénètrent dans la Forêt de l’Enchantement. La légende indienne peut vanter ainsi en chanson les mérites de la Nature au rythme de L'Air du Vent.

Les habitants de la forêt donnent ensuite un air de jungle aux lieux offrant à Baloo l’opportunité de réussir son entrée sous la chanson Il en Faut peu Pour Être Heureux entonnée par un véritable nénufar. Le trône du Roi Louie émerge alors comme par magie et le grand singe s’invite lui aussi à la fête pour reprendre avec un habitant de la forêt I Wan'na Be Like You. Kaa, dissimulé dans les feuilles, surveille, quant à lui, la danse effrénée des deux acolytes, toujours à l’affut d’un festin potentiel.

Bientôt, une longue liane se déploie depuis le ciel offrant à Tarzan, le roi de la jungle, l’occasion de faire une entrée remarquée, grimpant et virevoltant dans les airs sous le chant des éléments de la forêt qui entonnent pour l’accompagner la chanson, Son of a Man. Dans le fond, se dessine alors le portrait de Kerchak, le chef des gorilles, formé de larges feuilles ; Tarzan poursuivant lui son numéro de voltige.

Enchantella invoque maintenant de nouveaux personnages et c’est au tour de Raiponce et Flynn Rider de faire leur apparition. La fille aux cheveux d’or semble d’ailleurs découvrir pour la première fois le monde extérieur et la nature en chantant Où est la Vraie Vie ? Une embarcation s’invite ensuite à proximité pour accueillir à son bord les deux protagonistes qui chantent alors Je Veux y Croire sous les lumières tamisées de la forêt rappelant les milliers de lampions lancés dans le ciel du royaume.

Les habitants de la forêt se réunissent de nouveau et saluent cette fois-ci Mérida, accompagnant son arrivée avec la chanson Touch the Sky. La jeune princesse écossaise s’amuse ainsi à leur faire une démonstration de son habileté au tir à l’arc. Après avoir fièrement remercié l’assistance, elle quitte ensuite la scène sous l’air bien connu de sa célèbre chanson.

Il est temps désormais pour Enchantella, Ragina, Lucille, Lezardo et Waterlilo, rejoints par tous les animaux de la forêt de saluer la foule en rappelant à leurs côtés, sous une pluie de feuilles, tous les Personnages Disney rencontrés précédemment. La vie peut ensuite reprendre son cours normal, les arbres retournant à leur place initiale et les habitants de la forêt repartant vaquer à leurs occupations dans les bois.

La critique

rédigée par
★★★
Publiée le 21 février 2016

Il n’y a qu’un pas entre Broadway et Frontierland, franchi en l’occurrence avec talent par le tout nouveau spectacle La Forêt de l’Enchantement : Une Aventure Musicale Disney ! La production inédite du Parc Disneyland s’installe, il est vrai, au sein de The Chaparral Theater dès le 10 février 2016 pour s’intégrer plus largement à la saison 2016 de La Balade Printanière.

Aussitôt plongé à l’intérieur de Cottonwood Creek Ranch, l’immersion dans un nouvel univers dédié à la Forêt de l’Enchantement se fait tout de suite ressentir. Des dizaines de nouveaux arbres peuplent, en effet,  désormais les lieux tandis que les deux kiosques dédiés aux festivités de la Fête Givrée prennent un tournant forestier en proposant un nouveau genre de produits. Oaken quitte ainsi le temps du printemps sa boutique pour laisser place à Forest Treasures, une petite échoppe contenant une gamme de produits dérivés en lien direct avec le spectacle joué à quelques mètres de là. L’atmosphère musicale des lieux est aussi repensée pour l’occasion, et de nouveaux airs de nombreux films Disney viennent résonner dans cette partie de Frontierland, à l’instar de Tarzan, Le Livre de la Jungle ou encore Frère des Ours.       
Une fois les visiteurs installés à l’intérieur d’un (The) Chaparral Theater fraichement rénové, les habitants de la forêt se réveillent et viennent prendre possession des lieux. Animaux en tous genres et autres personnages en lien directement avec la Nature gravitent alors sur la scène autour de la maitresse de cérémonie qui ouvre les festivités en performant la chanson titre du spectacle. Puis les tableaux s’enchainent les uns après les autres ; les personnages Disney prenant vie sur l’invitation de la conteuse venue réveiller les légendes des contes dans cette Forêt de l’Enchantement. Au départ entièrement en anglais, une nouvelle version du spectacle intègre dès le début du mois d'avril plusieurs chansons en français pour le plus grand plaisir du public francophone, légitimement dérouté lors du lancement du spectacle, en février 2016, par l'omniprésence de la VO.

Pour porter ce tout nouveau spectacle, trois grands classiques d’animation de chez Walt Disney Animation Studios et un de chez Pixar sont au rendez-vous. Tous sont directement choisis en lien avec la forêt ou le thème de la nature. Pocahontas et John Smith ouvrent ainsi le bal après le numéro d’introduction du spectacle porté par les conteuses et les animaux de la forêt. Les deux personnages reviennent ici une nouvelle fois sur la scène de The Chaparral Theater, dix-sept ans après la fin de Pocahontas le Spectacle. Sans doute la séquence la plus simple de toutes, elle est entièrement portée par le personnage de Pocahontas entonnant la chanson, L'Air du Vent ; John Smith étant, quant à lui, réduit au rôle de faire-valoir de sa belle. Au niveau des décors, les différents arbres mobiles constituent uniquement et sobrement l’environnement dans une volonté assumée de faire reposer toute la séquence sur la seule prestation - très réussie et en direct - de la chanson par Pocahontas.

Pour le numéro suivant, Le Livre de la Jungle est sans doute l’un des choix les plus évidents pour le spectacle tant le film a connu un succès tonitruant sur le marché européen et dont les chansons écrites par les frères Sherman sont connues de tous, à commencer par Il en Faut peu Pour Être Heureux et I Wan'na Be Like You. Pour illustrer le tableau, toute la mécanique des décors inspirés des livres animés se met en œuvre, avec des vestiges d’anciens temples indiens qui font leur apparition dans le fond de la scène tandis que le trône du Roi Louie apparait lui au milieu. Baloo et le grand singe se lancent alors dans un grand numéro de danse endiablée, accompagnés de nombreux danseurs et de deux chanteurs qui assurent en direct la performance des deux chansons. Il s’agit là de l’un des plus beaux tableaux du spectacle, dynamique et entrainant avec une très belle utilisation de la scène et des décors.

Le roi de la jungle, Tarzan, fait ensuite son apparition dans un numéro de haute voltige qui n’est pas sans rappeler celui de l’un des meilleurs spectacles créés à Disneyland Paris, Tarzan, la Rencontre. La conteuse revient pour l’occasion sur scène comme pour donner vie à l’homme-singe : tout le tableau s’axe d’ailleurs sur ses acrobaties laissant le reste de la troupe le contempler dans les airs. Le résultat est impressionnant et le numéro si bien exercé que l’attention du public se porte sur les figures aériennes, délaissant les habitants de la forêt qui s’affairent eux à chanter l’une des chansons titres du film Tarzan, Son of a Man. La maitresse de cérémonie reste sur la scène et semble ensuite donner vie à Raiponce et Flynn Rider qui déambulent dans un environnement re-décoré spécialement pour eux. Où est la Vraie Vie ? et Je Veux y Croire sont alors interprétées en direct par les deux Personnages, sur un tableau magnifiquement réalisé avec des jeux de lumière, différents effets et de nombreuses attentions dans le décor ; l’ensemble formant finalement une séquence envoutante.

La cinquième scène accueille Mérida dont le rôle se résumera pour l’essentiel à saluer régulièrement le public. Le prétexte choisi pour cela est de s’exercer à quelques démonstrations de tir à l’arc tandis que les habitants de la forêt entonnent pour l’accompagner Touch The Sky, une chanson qui n’est pas interprétée par Mérida dans le film, Rebelle. L’utilisation des cibles est au passage du plus bel effet et l’illusion que la jeune princesse touche dans le mille est parfaitement réussie. Il n’en reste pas moins que Mérida aurait sans doute mérité mieux que cette expérience qui se limite à la voir venir saluer le public.
Enfin, le final vient reprendre le thème principal du spectacle et rappelle sur scène tous les intervenants. Il offre manifestement une jolie conclusion au show.  L’instant est, en effet, une réussite et clôt avec brio un spectacle décidément bien né, aux inspirations de comédies musicales de Broadway ou de West End totalement maitrisées.

Il faut dire que la mise en scène de La Forêt de l'Enchantement : Une Aventure Musicale Disney brille par son originalité. Elle reprend ainsi le système des livres animés dans lesquels, à l’ouverture d’une page, un décor prend forme. Ici, le procédé offre au spectacle un rythme dynamique venu des mouvements des panneaux, des dépliements de décors, le tout mis en action par les habitants de la forêt présents sur scène. Pour participer à la création de ces décors, Disneyland Paris a fait appel à un expert des livres pop-up, l'auteur et illustrateur Matthew Reinhar. Les décors sont certes simplistes mais véritablement efficaces : ils se mettent ainsi au service du spectacle (et non l’inverse) et, astuce suprême, offrent également, dans un réflexe de rationalité technique, l’occasion de dissimuler habilement les installations du spectacle Chantons La Reine des Neiges appelé à lui succéder. Arendelle ne laisse, en effet, finalement que peu de place à la nouvelle production qui se joue donc par la force des choses sur une scène à la surface réduite. Mais voilà, grâce à plusieurs couches de décors, le rendu visuel est réussi et parvient à créer un effet de profondeur bluffant au point de donner une impression de grandeur.          
Les metteurs en scène du spectacle, Christophe Leclerc et Aurélien Berda en tête, revendiquent bien volontiers s’être entourés de nombreux artistes internationaux pour aboutir à cette création originale, qu’il s’agisse d’ailleurs des costumes brillamment confectionnés et grouillant de détails, ou de la chanson créée spécialement pour le show. Elle est écrite par Lisa et Gordon Goodwin. Ce dernier est un habitué des studios Disney pour avoir notamment travaillé sur divers postes et notamment sur la musique d’Armageddon, Benjamin Gates et le Livre des Secrets ou encore Numéro Quatre. L’artiste a d’ailleurs remporté avec son groupe, Gordon Goodwin’s Big Phat Band un Grammy Award en 2015. Le duo livre ici pour Disneyland Paris une chanson efficace et entrainante à l’air facilement identifiable : elle vient accompagner les spectateurs tout au long du spectacle, à travers un numéro d’introduction et un tableau final parfaitement millimétrés.

La Forêt de l’Enchantement : Une Aventure Musicale Disney est une véritable réussite, du choix des Personnages à la musique en passant par une mise en scène efficace portée par de nombreux artistes et décors surprenants. Il est une très belle opportunité pour The Chaparral Theater qui accueille avec lui l’un des plus beaux et ambitieux spectacles réalisés à Disneyland Paris depuis de nombreuses années.

La disponibilité

Cette attraction est toujours ouverte, à Frontierland, au Parc Disneyland de Disneyland Paris.