Sir Christopher Lee

Sir Christopher Lee
Date de naissance :
Le 27 mai 1922
Lieu de Naissance :
Belgravia à Londres au Royaume-Uni
Date de Décès :
Le 07 juin 2015
Lieu de Décès :
Chelsea à Londres au Royaume-Uni
Nationalité :
Britannique
Profession :
Acteur
Chanteur
Narrateur

Le portrait

rédigé par
Publié le 31 octobre 2015

Un Comte de Transylvanie buveur de sang ; une créature revenue à la vie ; une momie vengeresse ; un homme au pistolet d'or ; un génie du mal asiatique ; un gourou d'une secte païenne ; un magicien redoutable ; un seigneur Sith cruel...
Ce n’est là qu'un échantillon des rôles de méchant emblématique incarnés par l'un des acteurs les plus prolifiques du XXème siècle, Sir Christopher Lee.

Sir Christopher Lee est né le 27 mai 1922 dans le quartier de Londres Belgravia. Son père est Geoffrey Trollope Lee, lieutenant-colonel dans le 60e régiment d'infanterie royale. Un homme "très anglais", comme le confie Christopher, qui ne parle pas énormément, qui n'a pas beaucoup d'expressions, mais gentil, courageux et d'une incroyable tendresse. Sa mère, Estelle Marie Carandini di Sarzano, une femme italienne au caractère bien trempée, lui donne le gout de la comédie ; elle qui joue à longueur de journée devant son fils, avec sa gestuelle, ses intonations, ses cris de joie et d'effroi exagérées à la moindre occasion. Cadet d'une sœur de 5 ans son ainée, Xandra, ils sont les descendants directs de Charlemagne. Au XIIème  siècle, l'Empereur Frédéric Barberousse a d'ailleurs autorisé sa famille à porter le blason du Saint-Empire romain et Christopher avait en sa possession le sceau impérial. Il rendra d'ailleurs hommage à son ancêtre des décennies plus tard dans un projet musical.
Si la vie familiale commence sous de bons augures pour le jeune Christopher, son père quitte pourtant sa mère sans aucune raison apparente alors qu’il a à peine quatre ans.  Ce n’est, en effet, que des années plus tard que Christopher apprendra la raison de la séparation : d’importantes dettes de jeu. Le divorce est donc prononcé quelques mois plus tard et le jeune garçon part vivre avec sa mère et sa sœur en Suisse à Wengen… Il y commence sa scolarité et a l'occasion de se livrer à la comédie, en interprétant le Nain Tracassin (Rumplestiskin) dans une pièce de l'école. Sans donner là-aussi de véritable explication, sa mère décide quelques années plus tard que la petite famille doit retourner vivre en Angleterre et tous se retrouvent bientôt dans la ville de Londres...  


Estelle Marie Carandini et Geoffrey Trollope Lee

La routine anglaise retrouvée, Marie Carandini rencontre Harcourt George St.-Croix, un homme de la haute société, avec qui elle entretient une relation avant de se marier. La vie de la famille change alors radicalement suite à cette union : Christopher habite ainsi quelque temps dans les beaux quartiers de Londres dans une grande maison où il voit défiler chaque soir des personnages prestigieux et distingués. Il se souvient à ce propos avoir été réveillé une nuit afin de faire la connaissance du prince Youssoupoff et du grand-duc Dimitri Pavlovitch, les assassins de Raspoutine. Ironie du sort, il incarnera le moine russe des années plus tard. Il se lie d'amitié également avec le neveu de Harcourt George, Ian Fleming, célèbre auteur de James Bond. Certains bruits racontent d'ailleurs que Christopher Lee a inspiré l'agent 007 lors de son service pendant la Seconde Guerre mondiale. Et même s'il n'aura jamais l'occasion d'incarner l'espion, Lee pourra néanmoins se glisser dans la peau d'un de ses plus grands ennemis.  
A l'âge de neuf ans, Christopher est envoyé à la Summer Fields School à Oxford. Cet établissement préparatoire sélectif a pour objectif de préparer ses élèves à intégrer Eton, une école particulièrement renommée mais difficile d'accès. Malheureusement, il voit sa bourse pour le collège lui échapper d'une seule place. Il se rabat alors sur le Wellington College, une école militaire où il est accepté. Là, Lee étudie principalement le latin et le grec ancien, s'essaye à différents sports sans grand succès il est vrai ; pire, sa vocation n'étant pas encore née, il délaisse la comédie !
De 14 à 17 ans, l'adolescence de Christopher se passe sans anicroche et ce malgré la discipline de fer qui règne à l'école. Mais en 1939, des problèmes familiaux le rattrapent... Son beau-père perd toute sa fortune, se réfugie dans l'alcool et quitte sa mère. La situation oblige Christopher Lee à abandonner ses études un an avant d'obtenir son diplôme et à trouver du travail. Entre temps, sa sœur est devenue secrétaire pour une œuvre de bienfaisance et organise un voyage en France auquel elle le convie. De passage à Paris, il participe, un peu par hasard en suivant l'invitation d'un ami, à un évènement marquant. Il assiste, en effet, à l'exécution d'Eugen Weidmann, la dernière personne à être guillotinée en France publiquement. Ironie du sort, il incarne le bourreau qui décapite Louis XVI et Marie-Antoinette dans le film La Révolution Française en 1989. Son voyage se poursuit à Menton, puis en Italie. Mais la situation en Europe l'oblige à rejoindre au plus vite l'Angleterre. La Seconde Guerre mondiale éclate.


Estelle Marie Carandini et ses enfants

Avec l'entrée en guerre de l'Europe, Christopher Lee rejoint d'abord le commerce maritime, où il assure la transmission du courrier. Le conflit devenant de plus en plus important pour l'Angleterre, il décide de s'engager en tant que volontaire, suite au décès de son père en 1941. Son choix se porte vers la Royal Air Force. Il suit la formation nécessaire, mais lors d'une séance d'entrainement dans les airs, il est pris d'une douleur horrible au niveau de la tête et réalise qu'il perd la vue un court instant. Le médecin militaire lui diagnostique une défaillance du nerf optique, ce qui met fin à sa formation et l'empêche de devenir pilote. Il est alors affecté au service des renseignements, et au fur à mesure que la guerre avance, il monte en grade et est amené à réaliser certaines missions délicates tout au long du conflit. De cette période, il garde des souvenirs traumatisants, comme les visites de camp de concentration à leurs libérations.

Christopher Lee à Rome en 1944
Ian Fleming

Christopher Lee rentre à Londres en 1946, cinq ans après le début de son engagement volontaire. Bien que retrouvant ses marques anglaises, il n'a aucune perspective professionnelle. Ses anciens employeurs lui proposent de reprendre son travail, mais il ne désire pas renouer avec l'ambiance bureaucratique. Quant à reprendre des études, l'idée lui traverse l'esprit mais ne l'enchante guère...
Alors que son rapport avec le cinéma est pour le moins inexistant (N'ayant jamais été attiré auparavant par la comédie) il décide de tenter sa chance en tant qu'acteur. C'est son cousin Niccolò Carandini, ambassadeur italien en visite à Londres, qui lui soumet l'idée au détour d'un repas. Bien que dit sur le ton de la plaisanterie, sur le moment, l'idée plait à Christopher qui y voit là une expérience intrigante.
Lorsque Lee annonce à sa mère qu'il va se lancer dans une carrière de comédien, elle réagit avec toute la gestuelle italienne de la commedia dell'arte,  la main sur le front, les pas en arrière, affirmant que c'est une honte pour la famille, que le métier est compliqué, qu'il y a trop de compétions… Quand Christopher réplique en prenant comme exemple son arrière grand-père et son arrière grand-mère, tous deux comédiens, elle dit simplement que "c'était différent".
Mais Lee ne se démonte pas, et grâce aux connections de son cousin ambassadeur, il arrive à intégrer un petit studio qui le forme à l'art de la comédie tout en le faisant travailler pour différents cinéastes.

L'Étrange Rendez-vous
Capitaine Sans Peur

Sa première apparition au cinéma se fait grâce à Terence Young. D'abord dans L'Étrange Rendez-vous, où il n'y prononce qu'une phrase, puis dans One Night With You, du même réalisateur, dans lequel il ne fait que de la figuration. Ses rôles ne sont jamais conséquents mais il apparait dans des productions prestigieuses de l'époque et rencontre les grands artistes du milieu. Hamlet, de Laurence Olivier, dans lequel il ne prononce qu'un mot. Capitaine Sans Peur de Raoul Walsh, où il y dispute ses premiers combats à l'épée contre Gregory Peck avant d'affronter Errol Flynn, qui le blesse et recourbe son petit doigt à vie dans L'Armure Noire d'Henry Levin. Où encore Moulin Rouge de John Huston, qui voit également à son casting Peter Cushing, futur partenaire de jeu de Christopher. Son travail l'amène à doubler la version anglaise des (Les) Vacances de Monsieur Hulot de Jacques Tati.
Il fait également ses premiers pas au théâtre la même période, sans grand succès et décide de ne se concentrer qu'aux caméras. 

Seulement, il rencontre deux grands obstacles qui l'empêchent d'obtenir des rôles étoffés. Son mètre quatre vingt seize et son visage d'étranger... Car en Angleterre,  ses origines italiennes se voient physiquement et les films dans lesquels il tourne sont anglais, pour le marché domestique. De plus, il n'a pas assez d'expérience et son nom n'est pas assez connu. Les stars de l'époque craignent d’ailleurs d'apparaitre à côté d'un homme si grand, de peur que l'attention soit détournée d'eux... Il profite néanmoins de chaque opportunité qui se présente pour apprendre et acquérir le plus de connaissances possible. Dans les maniements des armes déjà, puisqu'il dispute des combats dans de nombreuses productions de capes et d'épées. Mais aussi dans l'apprentissage des langues. Son faciès ne faisant pas anglais, il incarne régulièrement des espagnols, des italiens des français. Il en singe d’abord le dialecte parfaitement et arrive ensuite à parler plus de six langues couramment. Pendant dix longues années, il observe le métier et commence à en maîtriser toutes les nuances. Il traverse l'Europe, travaille dans des films de plusieurs nationalités. Parfois pour une seule réplique, dans des opus inconnus et oubliés, pour la télévision ou la radio.
Au bout du compte, il est toujours trop grand et son visage fait toujours autant étranger, mais, son nom commence enfin à être un peu plus connu dans la profession et surtout, il est prêt pour son grand moment…

Frankenstein S'est Échappé
Sous la Terreur

Au milieu des années 50, La Hammer Films est, en effet, une petite firme anglaise de production qui souhaite se faire un nom en réadaptant sur grand écran les figures emblématiques du patrimoine fantastique.
L'agent de Christopher Lee, John Redway, lui indique que le studio cherche un acteur pour incarner la Créature de Frankenstein, dans une adaptation en couleur du classique de Mary Shelley. Pour une fois, sa grande taille peut le servir ! Et son visage sera dissimulé. L'acteur accepte donc le rôle, honoré qu'il est d'incarner un personnage sublimé par Boris Karloff, un acteur qu'il admire, quelques années plus tôt. Mais voilà la Hammer n'a pas les droits pour utiliser le masque de Karloff. Plusieurs essais sont donc faits pour donner à Christopher un aspect horrifique. En se basant sur l'aspect de la Créature décrite par Mary Shelley, l'acteur se voit affublé de morceaux de chairs sur tout le visage. Une critique dira plus tard "Christopher Lee a l'air tout droit sorti d'un violent accident de la route". L'ambiance sur le tournage est joviale, Lee passe de nombreux moments avec Peter Cushing qui incarne le docteur Frankenstein et se lie d'amitié avec l'acteur. Tout en étant influencé par la prestation de Boris Karloff, Christopher Lee ajoute sa propre marque à l'interprétation de la Créature en en faisant tout simplement un enfant un peu perdu.
Frankenstein S'est Échappé sort dans les salles le 2 mai 1957 et se fait descendre par la critique qui le juge repoussant. Le public lui, répond présent, et le film rapporte des millions de dollars à la Hammer. L'acteur rencontre enfin le succès, et il enchaine sur une deuxième réussite Sous la Terreur (A Tale of Two Cities), adaptation du livre de Charles Dickens. 

Mais son le rôle le plus marquant est à venir. Après Frankenstein, La Hammer souhaite s'attaquer à une autre icone fantastique gothique, le Comte Dracula ! Le rôle du vampire est presqu’instinctivement confié à Christopher Lee. Celui du professeur Van Helsing à Peter Cushing. Malgré le succès de Frankenstein S'est Échappé, le budget alloué au film est dérisoire et de nombreuses modifications sont faites par rapport au roman de Bram Stoker. Au désarroi de Christopher d'ailleurs, grand fan devant l'Eternel de l'ouvrage original. A son grand étonnement, il est affublé d'une cape (que Dracula n'a pas dans le livre), mais il arrive à rejeter l'idée d'une tenue de bal sophistiquée. Si les libertés prises déplaisent à l'acteur, l'énergie déployée par toute l'équipe compense bien des choses à commencer par le manque de moyens.
Des décors d'intérieurs ou d'extérieurs magnifiques, à la musique effrayante composée par James Bernard. Et bien-sûr l'utilisation de la couleur, qui donne tout son éclat au sang... Les effets spéciaux novateurs de l'époque permettent quelques scènes extravagantes.
A sa sortie, le 8 mai 1958, le film de Terence Fisher Le Cauchemar de Dracula dépasse tous les pronostics en rapportant plus de 25 millions de dollars. Un immense succès qui place Christopher Lee en tête d'affiche. Sa prestation envoute, effraie et séduit le public qui ne tarde pas à créer des fan-club et à suivre l'actualité du comédien. 

La franchise Dracula voit une suite, Les Maîtresses de Dracula dans lequel Christopher Lee n'apparait pas. Puis en 1966, il est recontacté pour reprendre son rôle dans Dracula, Prince des Ténèbres. A la lecture du scénario, il indique à la Hammer qu'il ne prononcera pas un seul mot, tant les répliques sont mauvaises. Christopher est désespéré de voir que les producteurs ne le laissent pas prononcer les phrases écrites par Bram Stoker. Pire, il lui est demandé de réciter des répliques ridicules, telle que "Je suis l'Apocalypse". Ce que l'acteur refuse catégoriquement, préférant donc ne rien dire.
La Hammer lui proposera le rôle de Dracula cinq fois encore. A chaque projet, il refuse dans un premier temps, discutant la qualité médiocre des films. Et pour tous, il reçoit un appel du producteur qui est "malheureusement" un ami et l'implore de reprendre à nouveau la cape du Comte lui disant que le film est déjà vendu aux Etats-Unis, sur son nom et que sans lui toute l'équipe serait au chômage ! Christopher Lee cède. Dracula et les Femmes en 1968, Une Messe pour Dracula en 1970, Les Cicatrices de Dracula en 1970, Dracula 73 en 1972, et Dracula Vit toujours à Londres en 1973. Le dernier film, d'une stupidité sans nom convainc définitivement Christopher Lee de ne plus interpréter le rôle du Vampire pour la Hammer...

Son expérience en tant que Dracula ne s'arrête néanmoins pas là. En 1970, entre deux épisodes pour la Hammer, il participe à une coproduction européenne réalisée en Espagne par Jess Franco, Les Nuits de Dracula. Le film a pour ambition de respecter l'œuvre de Bram Stoker ce qui séduit immédiatement Christopher Lee. Il y interprète un Comte plus fidèle au personnage et même si le film n'a pas les moyens de son ambition, le résultat le satisfait car il y voit une meilleure approche que les suites insipides de la Hammer. A noter également dans ce film, l'apparition de Klaus Kinski dans le rôle de Renfield. Klaus Kinski interprétera en effet Dracula dans Nosferatu, Prince de la Nuit de Werner Herzog en 1979.
Deuxième expérience l'éloignant des studios ayant fait son succès, la participation à un film expérimental de Pedro Portabella, Umbracle, où Lee récite des textes d'Edgar Allan Poe sur des images du Nosferatu de Friedrich Wilhelm Murnau.
Il intervient également dans le documentaire In Search of Dracula qui fait le tour du mythe des vampires, de la chauve-souris à Vlad III l'Empaleur.
En 1976, il incarne pour la dernière fois le Comte Dracula dans Dracula Père et Fils, un film français d'Édouard Molinaro rendant hommage aux vampires avec une touche de parodie.
Enfin, l'acteur a l'occasion d'enregistrer une version audio de Dracula de Bram Stoker, lui donnant l’opportunité de déclamer enfin les phrases exactes de l'auteur...

Les Nuits de Dracula
Dracula Père et Fils

Si la Hammer se spécialise rapidement dans la production de films fantastiques liés au bestiaire imaginaire, le studio produit en 1959, un an après Le Cauchemar de Dracula, une adaptation du (Le) Chien des Baskerville, de Conan Doyle. Le film réalisé par Terence Fisher voit Sherlock Holmes, interprété par Peter Cushing, enquêter sur les évènements de la famille Baskerville et notamment d'Henry Baskerville. Le rôle de ce dernier est confié à Christopher Lee qui apprécie le changement de genre. La critique est particulièrement enjouée et l’opus réalise d'excellents scores. Mais la Hammer, bien qu'envisageant une série de suites avec la même équipe,  souhaite se concentrer principalement sur les films d'horreur et ne produira plus d'autres Sherlock Holmes…
Christopher Lee aura tout de même l'occasion d'interpréter le célèbre détective dans Sherlock Holmes et le Collier de la Mort en 1962, toujours réalisé par Terence Fisher mais sans le concours de la Hammer. Il reprend le rôle pour la télévision dans Sherlock Holmes and the Leading Lady en 1991 et Incident at Victoria Falls en 1992.
Enfin, en 1970, sous la direction de Billy Wilder, il prête ses traits à Mycroft Holmes, le frère du détective dans La Vie privée de Sherlock Holmes

Henry Baskerville
Sherlock Holmes
Mycroft Holmes

Pour la Hammer, il incarne donc principalement des monstres ou des personnages torturés. La Momie dans La Malédiction des Pharaons en 1959, troisième créature à le rendre célèbre. Il connait également le succès avec la franchise du docteur asiatique génie du mal Fu Manchu inventé en 1912 par Sax Rhomer. D'abord dans Le Masque de Fu Manchu en 1965, puis ses suites : Les 13 Fiancées de Fu Manchu (1966), La Vengeance de Fu Manchu (1967), The Blood of Fu Manchu (1968) et The Castle of Fu Manchu (1969).
Des années après avoir rencontré ses assassins, il incarne Raspoutine dans Raspoutine, le Moine Fou en 1966.

La Momie
Fu Manchu
Raspoutine

Son travail continue naturellement au-delà de la Hammer. Il s’essaye, en effet, à d'autres genres et d'autres styles.
En capitaine pirate dans Les Pirates du Diable (1964) ou en Comte de Rochefort dans la grande épopée des (Les) Trois Mousquetaires (1973) et des (Les) Quatre Mousquetaires. Il obtient même un rôle de gentil, pour une fois, dans Les Vierges de Satan en 1968.

Les Pirates du Diable
Les Quatre Mousquetaires
Les Vierges de Satan

Les films d'horreurs restent bien évidement importants pour l'acteur et il compte un nombre immense d’opus dans le genre. Certains plus marquants que d'autres, mais à chaque fois, Christopher Lee y apporte une touche unique.
Il est possible de citer entre autres Les Deux Visages du Docteur Jekyll (1960), Le Train des Épouvantes (1965), La Maison ensorcelée (1968), Terreur dans le Shanghaï Express (1973) ou bien encore Lâchez Les Monstres (1970) qui réunit Christopher Lee, Vincent Price et Peter Cushing... 

Au fil des ans, Christopher Lee se noue d'amitié avec de nombreux acteurs du fantastique horrifique. Boris Karloff avec qui il partage l'affiche dans Corridors of Blood en 1958 ou La Maison Ensorcelée en 1968. Avec Vincent Price, autre figure emblématique de l'horreur, qu'il rencontre sur le tournage de Cercueil Vivant en 1969.
Et bien-sûr, Peter Cushing : tous deux se retrouvent, en effet, dans 22 films. Parfois pour des opus anecdotiques où bien souvent Peter est le gentil qui déjoue les plans du méchant Christopher.
1983 est une année marquante à double titre. Il s'agit tout d'abord de la dernière collaboration entre Christopher Lee et Peter Cushing dans un film. Et surtout, ils sont accompagnés de Vincent Price et John Carradine. Le Manoir de la Peur n'est certes pas mémorable, mais voir ensemble le "mythique quatuor de l'épouvante" comme le dit la presse de l'époque vaut, à lui seul, le détour.

En 1977, il déménage aux Etats-Unis, lui donnant l'occasion d'approcher Hollywood et de travailler avec d'autres réalisateurs. Steven Spielberg lui confie ainsi un rôle dans 1941 en 1980. Mais surtout, il apparait pour la première fois dans un film de The Walt Disney Company ! Dans Les Visiteurs d'un Autre Monde en 1978, suite de La Montagne Ensorcelée, il partage l'écran avec Bette Davis dans le rôle du Dr. Victor Gannon
Un an après, il apparait dans le téléfilm Marvel Captain America II : Death Too Soon.
Il faut ensuite attendre 1992 pour voir Christopher Lee dans une autre production appartenant à Disney. Il joue, en effet, dans un épisode de la série Les Aventures du Jeune Indiana Jones

Des années 70 aux années 90, Christopher Lee apparait dans des dizaines de productions. Trois rôles le marquent néanmoins considérablement.
Le premier en 1973 dans Le Dieu Osier.
The Wicker Man en version originale est un film écrit par Anthony Shaffer et réalisé par Robin Hardy. Sa particularité est d'avoir été pensé entièrement pour Christopher Lee. Le rôle est écrit pour lui, ses répliques, sa gestuelle, sa diction, son humour. Comédie musicale étrange, film d'horreur se basant sur une secte païenne, Lee y incarne Lord Summerisle, le gourou d'une communauté recluse sur une île fictive de l'archipel des Hébrides. Accueilli froidement, il gagne au fil des années ses lettres de noblesse en devenant un film culte. Et Christopher Lee avoue sans mal qu'il s'agit d'une de ses meilleures performances.

Deuxième rôle marquant celui de Scaramanga, l'ennemi de James Bond dans L'Homme au Pistolet d'Or. Malgré la proximité avec son cousin Ian Flemming (Ils n'étaient pas vraiment cousins mais aimaient se nommer ainsi), Christopher n'a jamais pu interpréter James Bond. Un rôle qu'il aurait apprécié incarner, mais voilà, son lien de parenté avec Ian Flemming l’aurait placé directement sous l’accusation de favoritisme. Flemming lui propose tout de même le rôle de Dr. No dans James Bond 007 Contre Dr. No, le tout premier film de la série James Bond. Christopher Lee est enchanté et accepte… Etrangement, il ne reçoit aucun appel des producteurs, sans aucune raison apparente si bien que le rôle revient finalement à Joseph Wiseman. Des années plus tard, Guy Hamilton propose à Christopher Lee le rôle de Francisco Scaramanga. L'écriture apportée au personnage et l'interprétation de Lee font de cet homme au pistolet d'or l’un des méchants les plus populaires des films James Bond avec Goldfinger.

Enfin, troisième interprétation marquante en 1998 dans le film Jinnah. Basé sur Muhammad Ali Jinnah le fondateur du Pakistan, le tournage est délicat. Une tension politique palpable s’ajoute à une critique répandue dans la presse qui lui fait un procès d'intention. Le comédien refuse d'entrer dans la polémique. Il est fier d'interpréter un homme si important du XXème siècle. Il s'investit complètement dans le rôle et fait un long travail de documentation pour être le plus juste possible. A la sortie, la presse salue son immense prestation et les critiques sont excellentes. Pourtant, à l'exception du Pakistan et du Royaume Uni, le film ne trouvera aucun distributeur international. 

A la fin des années 90, la carrière de Christopher Lee, bien qu'impressionnante, est pour le moins en berne. Excepté Jinnah, il enchaine des rôles mineurs dans des films dispensables et son nom est en passe devenir un souvenir du passé.
Pourtant, sa carrière est sur le point de rebondir lorsqu'un réalisateur talentueux lui propose une très brève apparition dans un film à l'humour noir teinté d'horreur gotique tiré d'une nouvelle de Washington Irving, Ichabod Crane et le Cavalier sans Tête.
Tim Burton est, en effet, en train de tourner Sleepy Hollow, la Légende du Cavalier Sans Tête. Or, Burton est un enfant des films de la Hammer. Il a grandi avec, les a regardés, aimés, et surtout s'en est inspiré pour son travail. Aussi, après Vincent Price dans Edward aux Mains d'Argent, il souhaite proposer à une autre de ses idoles d'apparaitre dans un de ses long-métrages.
Le rôle n'est pas grand mais Lee accepte. Il incarne un bourgmestre qui envoie Ichabod Crane, campé par Johnny Depp, enquêter dans la petite ville de Sleepy Hollow victime alors de meurtres étranges.
Cette collaboration est le début d'une amitié profonde entre le comédien et le réalisateur et relance la carrière du premier… 

Christopher Lee apparait en tout dans six productions réalisées par Tim Burton. Après Sleepy Hollow, la Légende du Cavalier Sans Tête, il retrouve, en effet, Johnny Depp dans Charlie et la Chocolaterie où il joue le rôle de son père dentiste. Il s'essaye ensuite au doublage dans Les Noces Funèbres. Il prête sa voix au pasteur Gaswell, un rôle qui rappelle celui tenu dans Sleepy Hollow, la Légende du Cavalier Sans Tête puisqu'il sermonne encore une fois Johnny Depp.
Absent de Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street, Burton le rappelle quand il adapte Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll pour Disney. Comme le réalisateur le confie, "ll n'y a que quelques répliques, mais le Jabberwocky est un personnage iconique. Et Christopher Lee est aussi un acteur iconique. On a donc très vite constaté qu'ils étaient parfaits l'un pour l'autre".
En 2012, Dark Shadows marque la dernière apparition physique de Christopher Lee dans un film de Tim Burton

Mais le réalisateur offre un dernier hommage de poids à l'acteur, peut-être même le plus emblématique. Frankenweenie, un film réalisé en stop-motion, adapté du court-métrage de Burton lui-même ne contient qu'une seule séquence "live". Lorsque les parents du jeune Vincent regardent la télé, le film choisit n'est pas anodin. Il s'agit du (Le) Cauchemar de Dracula de Terrence Fisher, première incarnation du vampire par Christopher Lee. La boucle est bouclée en quelque sorte, et cela reste le dernier caméo du comédien avant son décès en 2015. Il est toutefois possible de trouver une autre collaboration entre les deux artistes. Christopher Lee récite, il est vrai, avec tout son talent et sa voix caverneuse le poème original de L'Etrange Noël de Mr Jack, écrit par Tim Burton, présent dans les éditions vidéo du film.
La relation entre Burton et Lee va également au delà des plateaux de tournage. En 2011, le réalisateur remet avec beaucoup d'émotions le British Academy Film and Televisions Award au comédien, une prestigieuse récompense anglaise pour l'ensemble de sa carrière...
Sleepy Hollow, la Légende du Cavalier Sans Tête a été une renaissance cinématographique pour Christopher Lee : elle lui ouvre la voie à deux grandes sagas: Le Seigneur des Anneaux et Star Wars

Lorsque Christopher Lee apprend qu'une adaptation du (Le) Seigneur des Anneaux va voir le jour, il sait qu'il doit tout faire pour y participer. Le Seigneur des Anneaux, le fameux roman écrit par J.R.R. Tolkien sur douze années, publié pour la première fois en 1954 est son livre de chevet. Il relit la trilogie une fois par an depuis sa première édition. Il a une connaissance parfaite de l'univers créé par Tolkien, que ce soit les races ou les différents dialectes inventés. Il est même la seule personne de toute l'équipe de production à avoir rencontré l'auteur, par hasard en 1950 dans un pub d'Oxford, The Eagle And Child.
Au départ, il convoite le rôle du magicien Gandalf et demande à ses agents d'obtenir une rencontre avec Peter Jackson. Heureusement pour Lee, Peter Jackson est, à l'image de Tim Burton, un héritier des films de la Hammer et l'acteur est aussi l’une de ses idoles. La rencontre se fait à Londres en compagnie de la directrice de casting. Malgré son palmarès impressionnant, Christopher se verra imposer le passage d’une audition -qu'il accepte- et de lire une scène entre Gandalf et Frodon, le héros de la trilogie. Mais voilà, malgré son envie de participer au film, l'acteur se sait trop vieux pour jouer le rôle de Gandalf. Après son audition il craint de pas obtenir le rôle, et pire, de n'en obtenir aucun. Quelques mois plus tard, il apprend que le rôle de Gandalf revient à Ian McKellen, mais que Peter Jackson souhaite lui confier le rôle d'un grand méchant emblématique : celui de Saroumane, le sorcier déchu.
Lee accepte avec une grande joie. Il avoue à Peter Jackson que c'est un accomplissement d'être dans ce film. Lui qui a attendu des années qu'une adaptation soit enfin faite. Et il reconnait aussi volontiers que Ian McKellen est un bien meilleur Gandalf qu'il n'aurait jamais pu l'être.
Sur le tournage, qui se déroule en Nouvelle-Zélande, son grand savoir de l'univers créé par Tolkien lui donne bien vite une réputation d'expert. Il est amené à conseiller les acteurs sur leurs personnages, mais aussi les maquilleurs ou les responsables des effets spéciaux à qui il apporte de précieuses précisions permettant de respecter au mieux l'imaginaire de Tolkien.
Saroumane prend vie sous les traits de Christopher Lee, et l'acteur a la possibilité d'incarner encore une fois un des plus grands méchants du cinéma. Alors qu'il ne devait apparaitre que dans Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l'Anneau et Le Seigneur des Anneaux : Les Deux Tours, il est rappelé sur le Tournage du (Le) Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi, où sa scène finira dans la version longue du film.

La passion de l'acteur pour Tolkien l'amène à participer à d'autres projets en lien avec la Terre du Milieu. En plus du doublage de Saroumane qu'il assure pour les divers jeux vidéo, il participe en 2006 avec le groupe The Tolkien Ensemble à l'enregistrement de certains chants et poèmes de Tolkien.
En 2007, sort de façon posthume Les Enfants de Húrin de J.R.R. Tolkien. Une version audio est disponible dans laquelle l'acteur lit le livre avec, comme toujours, une attention et une minutie remarquable dans le dialecte inventée par l'auteur.  
Enfin, en 2013, Christopher Lee rendosse la cape de Saroumane dans Le Hobbit : Un Voyage Inattendu et Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées. Son âge avancé de 90 ans l'empêche de faire cette fois-ci le voyage jusqu'en Nouvelle-Zélande. C'est donc Peter Jackson qui le retrouve à Londres et réalise ses scènes dans un studio à proximité. Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées, qui sort en décembre 2014, est ainsi l’un des tout derniers films auquel Christopher Lee participe.

Christopher Lee n'est pas le seul à connaitre une renaissance en 1999. La saga Star Wars, créé par George Lucas connait, elle-aussi, un nouvel élan. La célèbre franchise initiée par Star Wars : Un Nouvel Espoir en 1977, suivi de Star Wars : L'Empire Contre-Attaque en 1980 et de Star Wars : Le Retour du Jedi en 1983 se voit doter, il est vrai, d'un nouveau film: Star Wars : La Menace Fantôme, premier épisode d'une nouvelle trilogie se passant scénaristiquement avant la trilogie des années 70. Les deux films suivants introduisent un nouveau personnage, Dark Tyranus, cruel seigneur Sith. La directrice de casting est à Londres et Christopher Lee dine avec elle. Suite à la rencontre, George Lucas propose le rôle à l'acteur qui accepte volontiers. Dark Tyranus, ou Comte Dooku, dont les initiales sont un hommage au Comte Dracula (tout comme la cape portée par le personnage) apparait dans Star Wars : l'Attaque des Clones et dans Star Wars : La Revanche des Sith. Pour Christopher Lee, le défi est de taille. Le tournage se fait pratiquement intégralement devant des fonds bleus, une nouveauté pour lui. Autre difficulté, son célèbre duel face à maitre Yoda. Certes, il a accompli un nombre impressionnant de combats à l'épée durant sa carrière (il en détient le record), mais se battre face au vide, c'est autre chose ! Si ses bras et poignets sont toujours aussi vifs qu'avant, ses jambes approchant doucement des 80 ans sont bien moins véloces et une doublure le remplace pour certaines acrobaties. D'un coup, Christopher Lee est connu par les plus jeunes. Il touche une nouvelle génération du public en incarnant un grand méchant de la prélogie. Rôle qu'il reprend dans le film d'animation Star Wars : The Clone Wars.
Coïncidence, il participe à nouveau avec Peter Cushing dans une saga. Peter Cushing dans la trilogie, et Christopher Lee dans la prélogie.

En trois productions différentes, Sleepy Hollow, la Légende du Cavalier Sans Tête, Le Seigneur des Anneaux et Star Wars, Christopher Lee fait donc un retour fracassant dans le paysage du cinéma. En plus des films de Tim Burton, il apparait dans le film français Les Rivières Pourpres 2 : Les Anges de l'Apocalypse en 2004 face à Jean Reno et Benoit Magimel. En 2007, il est au casting d'À La Croisée des Mondes : La Boussole d'or. Trois films en 2009 : Boogie Woogie, 1939 et surtout Eyes of War dans lequel il incarne brillamment un psychologue spécialisé dans les traumatismes de la guerre. En 2010, il est au casting de Burke & Hare et The Heavy.
Les années passent et l'âge du comédien ne lui permet plus d'incarner de grands rôles au cinéma. Mais il continue les apparitions, parfois pour une seule scène. Se succèdent Cadavres à la Pelle, Le Dernier des Templiers, The Resident et La Locataire en 2011.En 2013 il apparait dans Un Train de Nuit Pour Lisbonne, The Girl from Nagasaki puis The Wicker Tree, film de Robin Hardy qui est une sorte de réadaptation du (Le) Dieu Osier (The Wicker Man). Martin Scorsese lui offre également une sympathique apparition dans Hugo Cabret.

Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées est le dernier film à sortir de son vivant en décembre 2014 et dans lequel il fait une apparition physique.
Deux derniers films, auquel l'acteur a participé avant son décès sortent en 2015. Il n'y prête dans ceux-ci que sa voix : Angels in Notting Hill et Extraordinary Tales, une compilation d'animation de cinq histoires d'Edgar Allan Poe, narrée par cinq artistes liés d'une façon ou d'une autre à l'auteur : Christopher Lee pour La Chute de la Maison Usher ; Bela Lugosi pour Le Cœur Révélateur ; Julian Sands pour La Vérité sur le cas de M. Valdemar ; Guillermo del Toro pour Le Puits et le Pendule et Roger Corman pour Le Masque de la Mort Rouge.

Le cinéma est omniprésent dans la vie de Christopher Lee. Néanmoins, l'artiste trouve le temps pour des projets l'éloignant du grand écran. En plus des séries marquantes pour le comédien que sont Ivanhoé en 1958 et Les Nouvelles Aventures de Robin des Bois en 1998 (parmi tant d'autres), il tente une expérience originale en rejoignant un groupe de Heavy Metal des années après une tentative ratée à l'opéra. D'abord avec le groupe Rhapsody of Fire, il participe en tant qu'orateur ou chanteur à cinq albums : Symphony of Enchanted Lands II – The Dark Secret (2004), Triumph or Agony (2006), The Frozen Tears of Angels (2010), The Cold Embrace of Fear – A Dark Romantic Symphony (2010), et From Chaos to Eternity (2011).
Puis en 2010 et 2013, il rend hommage à son ancêtre Charlemagne en "l'incarnant" dans les albums d'Heavy Metal Charlemagne: By the Sword and the Cross (récompensé par le "Spirit of Metal award") et Charlemagne: The Omens of Death.
Toujours partant pour mettre en avant sa voix, il enregistre quelques poèmes de l'un de ses auteurs favoris, Edgar Allan Poe, dont le très célèbre Le Corbeau ou Le Chat Noir.

Malgré tout son travail, Christopher Lee reçoit très peu de récompenses, mais de nombreux honneurs. Il est fait Commandeur du Vénérable Ordre de l'Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem (Most Venerable Order of the Hospital of Saint John of Jerusalemen) en 1997, puis Commandeur de Ordre de l'Empire Britannique.
Sir Christopher Lee est fait Chevalier par le Prince Charles en 2009. Du à son âge avancé, il est autorisé à rester debout lors de la cérémonie quand la coutume veut que l'on s'agenouille.

En 2011, le gouvernement français l'honore à son tour en le faisant Commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres. Une cérémonie où son ami Tim Burton assiste.
Le cinéma le récompense tout de même quelques fois. En plus du British Academy Film and Televisions Award en 2011, il reçoit le British Film Institute Fellowship en 2013 et le Honorary Award 2014 à Berlin.
Le 7 juin 2015, à 93 ans, Christopher Lee décède à Londres à la suite de problèmes respiratoires. L'annonce de sa mort se fait quelques jours après, le 11 juin.

Avec plus de 200 rôles à sa filmographie, Sir Christopher Lee est l’un des acteurs les plus prolifiques du XXème et XXIème siècle. Sa taille, handicapante au début de sa carrière est devenue l’une de ses forces. Sa voix, grave et profonde, reconnaissable entre toutes. Un maitre de l'horreur à la vie particulièrement remplie. Certains de ses films sont certes discutables, mais lui a toujours été impeccable. Un gentleman qui a marqué le cinéma et qui lui manquera. Mais Dracula est immortel, et Sir Christopher Lee continuera d'impressionner et d'effrayer les futures générations. Eternellement.