Balthazar Picsou - Dessin d'Henrieke
Dessin d'Henrieke
Date de création :
Décembre 1947
Nom Original :
Scrooge McDuck
Autre(s) Nom(s) :
Oncle Harpagon
Créateur(s) :
Carl Barks
Apparition :
BD
Cinéma
Télévision
Parcs
Jeux Vidéo
Voix Originale(s) :
Dallas McKennon (1960)
Bill Thompson (1967)
Will Ryan (1987)
Alan Young (1974 - 2016)
Voix Française(s) :
Philippe Dumat (Années 1980 / 1990)
Pierre Bâton (Années 2000)
Jean-Claude Donda (Années 2010)

Le portrait

Publié le 21 novembre 2015

Qui aurait prédit qu’un richissime milliardaire, avare de surcroit, deviendrait un des personnages les plus populaires de la galaxie Disney ? Bizarrement, si son aura s’est un peu affaibli dans son pays natal, les États-Unis, il est extrêmement aimé dans le reste du monde notamment en Europe aussi bien en Scandinavie, en Italie qu’en France. Le fait qu’il soit aussi aimé dans l'Hexagone est d’ailleurs un véritable mystère alors que l’anti-américanisme primaire y est encore très vivace. Un milliardaire avare et grincheux aimé par les Français ? Et pourtant ! Il suffit de voir sa présence répétée dans le parc français, ou ses succès en librairie et en kiosque avec le magazine Super Picsou Géant qui reste le titre Disney le plus lu de la presse jeunesse, loin devant Le Journal de Mickey...


Peinture "Sport of Tycoons" (1974) par Carl Barks

Balthazar Picsou est donc le canard le plus riche du monde ayant amassé sa fortune au fil des années après un travail acharné et une pugnacité sans faille. Il a cherché des trésors à travers le globe par mont et par vent. Il est toujours à l’affut d’un bon filon pour faire grossir sa fortune. Le richissime canard aime plus que tout son argent et déteste dépenser sans raison. S’il peut paraitre avare et égoïste, il est un chantre en réalité de la valeur du travail et estime que chaque instant comme chaque investissement doit rapporter. Pour autant, Picsou reste un être foncièrement honnête et fair-play qui déteste avoir une dette. D’un tempérament colérique, comme son neveu Donald, il peut paraitre solitaire et froid mais derrière la glace, se cache en réalité un individu très secret, attentionné et aimant. Car s’il y a une chose que Picsou aime plus que son argent, c’est bien sa famille. Ses neveux Donald, Riri, Fifi et Loulou ont d’ailleurs réussi à rallumer la flamme de son cœur et son goût pour l’aventure. Il n’a confiance qu’en eux et les emmène donc systématiquement avec lui dans des aventures plus folles les unes que les autres…

La Plus Grande Création de Carl Barks

La création du personnage mythique de Picsou revient à Carl Barks, ancien artiste des studios reconverti en dessinateurs de comics.
Carl Barks commence sa carrière chez Disney en 1935 comme intervalliste. Il travaille ensuite sur différents cartoons en qualité de scénariste. Notamment, il est en charge du succulent Donald se Camoufle. En 1942, il est missionné pour réaliser la bande dessinée Donald Duck Finds Pirates Gold sur le scénario qui fut envisagé dans un premier temps pour un long-métrage. Carl Barks va ainsi faire carrière dans le support B.D. et écrire et dessiner, jusqu'à sa retraite en 1966, des histoires mémorables sur le célèbre canard et sa famille. Il imagine tout un univers autour du palmipède malchanceux, à commencer par Balthazar Picsou en 1947. Suivront le cousin chanceux de Donald : Gontran Bonheur (1948) ; les voleurs frères Rapetou (1951) ; l'inventeur Géo Trouvetou (1952) ; le machiavélique Gripsou (1956) ; la sorcière Miss Tick (1961) ; le milliardaire Crésus Flairsou (1961) et la secrétaire Miss Frappe (1961). Ces personnages sont tellement inscrits dans l'inconscient collectif qu'ils inspirent des grands noms du cinéma, notamment Steven Spielberg, pour la scène de la boule de pierre dans Indiana Jones et les Aventuriers de l'Arche Perdue.


Carl Barks

Un des derniers cartoons sur lequel Carl Barks travaillera sera le court-métrage de propagande, The Spirit of '43, sorti le 7 janvier 1943. Dans celui-ci, Donald Duck apprend à l'Américain moyen comment faire des économies pour payer ses impôts... Le cartoon est intéressant car il propose ainsi de nouveaux personnages, et notamment des déclinaisons de Donald présentant un intérêt certain dans ce qu'elles détournent le canard de sa ligne de conduite habituelle. L'un est ainsi censé représenter le "parfait" Américain, bon contribuable et bon patriote tandis que l'autre se fourvoie dans les bars et la luxure. Le "parfait" Américain a des allures de "parfait" Ecossais en réalité avec un Donald en kilt, portant un béret et des favoris. Le personnage ressemble à s’y méprendre à une version jeune du futur personnage de Picsou. Cette version écossaise a, en effet, manifestement dû servir d’inspiration à l’auteur qui va créer l’oncle de Donald près de cinq ans plus tard.


The Spirit of '43

La première apparition de Balthasar Picsou se fait pourtant dans l’histoire Noël sur le Mont Ours (Christmas on Bear Mountain) en décembre 1947 publié par Dell Comics dans le comics Four Color Comics #178. Donald n'a, comme souvent, pas assez d'argent pour fêter Noël avec ses neveux, Riri, Fifi et Loulou. Il reçoit alors une invitation de son oncle Picsou, qui vit reclus dans son manoir depuis des années : il propose d'offrir un cadeau à son neveu s'il passe le réveillon dans un chalet. Picsou veut tester le courage de Donald : déguisé en ours brun, il va, en effet, essayer de l'effrayer…

Christmas on Bear Mountain (1947)
Four Color Comics #178

Dans cette histoire, plusieurs influences se font sentir. La plus évidente est clairement le personnage d’Ebenezer Scrooge, protagoniste principal d'Un Chant de Noël de Charles Dickens. Picsou porte d’ailleurs, en anglais, le prénom du richissime avare. Son nom McDuck permet deux choses : d’abord d’insister sur sa paternité avec Donald mais également de lui donner une origine écossaise appuyant le fait que le cartoon The Spirit of '43 ait pu servir d’inspiration. Enfin, le manoir en lui-même rappelle étrangement celui de Xanadu dans le film Citizen Kane d'Orson Welles. Le réalisateur s’étant lui inspiré du magnat de la presse William Randolph Hearst qui s'était réfugié dans un château construit par ses soins, le Hearst Castle, à la fin de sa vie.

The Old Castle's Secret (1948)
Four Color Comics #189

Dès la deuxième apparition de Picsou, le personnage va s’étoffer et disposer des bases de ce qui constituera la mythologie du personnage. Publié en juin 1948, Donald et le Secret du Donjon (The Old Castle's Secret) donne, il est vrai, de l’épaisseur au milliardaire. Son origine écossaise est confirmée, une histoire familiale est créée ainsi qu’un lieu mythique : le château du Clan McPicsou. De plus, le scénario prend des airs de canevas de nombreux récits à venir : Picsou part, en effet, à la quête d’un trésor lointain avec ses neveux, le tout en résolvant des mystères et vivant des aventures extraordinaires.

The Magic Hourglass (1950)
Four Color Comics #291

A partir de là, Carl Barks va continuer à enrichir le personnage. Le Sablier Magique (The Magic Hourglass), publié en septembre 1950, est ainsi la première histoire où Picsou commence à devenir le protagoniste principal et faire de l'ombre à Donald. Le milliardaire commence d’ailleurs à montrer des signes positifs. Le lecteur apprend notamment qu’il parle plusieurs langues. Dans l’histoire, Picsou tente de récupérer un sablier magique qu’il pensait sans valeur et qu’il a offert à Riri, Fifi et Loulou. Or il s’avère que l’objet en question a le pouvoir d’apporter la richesse…


Dettes à la Diète (1951)

Dans Dettes à la Diète (Billions to Sneeze At) en janvier 1951, le lecteur constate pour la première fois que le canard aime se plonger dans une montagne de pièces et de billets. Et mine de rien, cette caractéristique sera à l'origine de son succès ! Car de vieil avare, le milliardaire va se transformer en collectionneur. Chacune de ses pièces a, en effet, une histoire ou correspond à un souvenir précis. Et le fait de plonger dans son bain d'argent, comme si c'était un liquide (alors que n'importe qui d'autre s'y étalerait de tout son long), rend le personnage sympathique car le lecteur se rend compte qu'il s'amuse clairement et y prend plaisir. Picsou nage, plonge, fait des galeries, s'asperge de pièces ! L'avare devient un enfant. Et c'est le cœur du lecteur qui s'attendrit.


Un Coffre Trop Fort ! (1951)

Dans Un Coffre Trop Fort ! (The Big Bin in Killmotor Hill), publié en décembre 1951, apparait pour la première fois le symbolique coffre-fort de Picsou situé sur la fameuse Colline Killmotor. Si Carl Barks n'hésitera pas à déplacer l'argent du canard dans d'autres lieux, la postérité retiendra, il est vrai, la vision de cette forteresse surplombant les hauts de Donaldville. Ce lieu symbolique va ainsi devenir le centre de la ville qui appartient quasiment entièrement au milliardaire mais également le lieu de travail de Picsou tout comme l’endroit où il entrepose son argent et, donc, où il prend ses bains. Entouré d'un système de sécurité sophistiqué, il est malheureusement toujours menacé par les plus grand bandits qui veulent le piller.

Noël pour Pauvreville (1952)
Four Color Comics #367

Dans Noël pour Pauvreville (A Christmas for Shacktown), publié en janvier 1952, l’auteur en profite pour proposer une des histoires les plus touchantes de sa carrière. Ici, Donald, Daisy, Riri, Fifi et Loulou tentent d’organiser un Noël mémorable aux enfants pauvres. Ils vont bien-sûr faire appel à la générosité chanceuse de Gontran ou essayer de convaincre Picsou de passer outre sa radinerie ; le vieil avare commençant à disposer de son caractère définitif de pingre absolu. Il va d’ailleurs prendre pour l'occasion une bien belle leçon. Refusant de donner une toute petite pièce pour les enfants pauvres, son coffre cède, en effet, sous le trop-plein de pièces, à une près ! Mieux encore, ce sera le cadeau prévu pour les enfants pauvres (un petit train, objet sans valeur aux yeux de Picsou) qui lui permettra de sauver sa fortune...


Juste un Pauvre Vieil Homme Pauvre.. (1952)

La dernière histoire qui va finir d'assoir la popularité de Picsou sera Juste un Pauvre Vieil Homme Pauvre... (Only a Poor Old Man)  publiée en mars 1952. Il s'agit de la première fois où le nom de Picsou est associé à une histoire Disney, passant ainsi à la prospérité. Dans le récit, les Rapetou vont, pour la première fois au sein d’une histoire longue, essayer de voler le coffre du canard. Et le milliardaire va demander l'aide de ses neveux pour repousser l'envahisseur. Mais en plus de l'attaque, c'est la première aventure où Picsou va se confier, parler de son passé et devenir le personnage aimé de tous. L'histoire a également une autre particularité : celle d'être proposée dans un hors-série pourtant le nom d'Uncle $crooge, le Four Color Comics #386. Le succès du comics sera d’ailleurs tellement important qu'il va donner des idées à l'éditeur Dell...

Four Color Comics #386
Four Color Comics #456
Four Color Comics #495
Uncle $crooge #4

Cet essai se transforme en réalité en premier numéro d'une série de comics connu sous le nom d'Uncle $crooge. Il s'agit d'un comic book qui est centré principalement sur le personnage de Picsou même si Donald, Riri, Fifi et Loulou peuvent y avoir des rôles secondaires. Suite à cette première publication en 1952, deux autres one-shots seront proposés en 1953 : Four Color Comics #456 et Four Color Comics #495. A partir de 1954, la série devient régulière et se voit proposée trimestriellement à partir de Uncle $crooge #4. Les 70 premiers numéros, qui courent jusqu’en 1967, sont ainsi principalement constitués d’histoires écrites et dessinées par Carl Barks. Ensuite, et jusqu’au milieu des années 80, le lecteur n’a droit qu’à des rééditions ; il faudra, en effet, attendre 1986 pour voir arriver de nouveaux auteurs de façon prolifique qu’ils soient américains comme Don Rosa ou européens comme Daan Jippes ou Romano Scarpa.

Uncle $crooge #5
Uncle $crooge #35
Uncle $crooge #70
Le Journal de Mickey #30

En France, la nomination du personnage se fait d’abord sous celui d'Oncle Harpagon, inspiré du personnage central de L'Avare de Molière en raison de son avarice. Il apparait ainsi dans l'histoire Donald et le Secret du Donjon en 1949. Dans les années 1950, il est appelé Oncle Edgar dans plusieurs comic strips ou Oncle Jérémie McDuck en Belgique. Il adopte définitivement le nom de Balthazar Picsou dans une histoire du Journal de Mickey publiée le 21 décembre 1952, Donald et la Lettre au Père Noël. C'est Raymond Calame, alors scénariste au Journal de Mickey, qui trouve le patronyme qui le fera passer à la postérité.

La Jeunesse de Picsou

La création de Carl Barks sera tellement emblématique que de nombreux auteurs et dessinateurs Disney, tout autour du globe, vont enrichir la mythologie du personnage. Mais si un seul auteur doit être retenu, c’est assurément l'Américain, Don Rosa.


Don Rosa

Keno Don Hugo Rosa nait le 29 juin 1951 à Louisville, dans le Kentucky. Sous le nom raccourci de Don Rosa, il débute dans son art en dessinant dans les années 1970 un certain nombre d'aventures avec des personnages de son invention. Mais il ne s'agit alors que d'un hobby ; sa principale source de revenus venant d'un autre métier. La B.D. prenant une place de plus en plus importante dans sa vie, il se porte bientôt candidat auprès d’un éditeur ayant annoncé son intention de publier de nouvelles histoires de Disney. Embauché, il s’emploie vite à démontrer qu’il ne pouvait y avoir meilleur candidat que lui pour imaginer des aventures inédites des canards. Sa première histoire Disney, Le Fils du Soleil (The Son of the Sun), met donc en scène Picsou : elle est réalisée pour le compte de la maison d'édition Gladstone et est publiée pour la première fois en juillet 1987. Le succès est immédiat : Don Rosa continue donc logiquement d'inventer d'autres histoires de Donald Duck et Picsou. En 1989, l’artiste se fâche et claque la porte de Gladstone à la suite de la décision de Disney de ne plus rendre les planches originales à leurs auteurs. Il passe, dès l’année suivante, chez la société Egmont qui publie les histoires Disney au Danemark, une société avec laquelle il collabore toujours actuellement. Il travaille parallèlement pour d'autres éditeurs européens notamment le français Disney - Hachette, via Picsou Magazine.

1998
2004
2012

L’auteur américain, fan devant l’Eternel de Carl Barks, va se lancer dans un projet hors-norme, sans commune mesure dans la galaxie Disney : celle de raconter la jeunesse d’un des personnages les plus emblématiques de la bande dessinée américaine. A partir des informations que Carl Barks lui-même avaient distillées au fil de ses propres histoires, Don Rosa va en effet établir une biographie précise, complexe et passionnante de Balthazar Picsou. Elle s’étend de la vie en famille à Glasgow en 1877, le jour où Picsou gagna son fameux sou fétiche, jusqu’à sa rencontre avec ses neveux, Donald Duck, Riri, Fifi et Loulou en 1947. La Jeunesse de Picsou s'étalera sur douze chapitres et sera primée par un Will Eisner Award en 1995. Dans la foulée, Don Rosa composera de nouvelles histoires dont l’action se déroule principalement dans le passé de Picsou ; seules les introductions et conclusions se passant à Donaldville avec ses neveux. Si des éditeurs comme Hachette en France ont pu numéroter ces chapitres pour les situer dans la chronologie des douze premiers, l’auteur maintient qu’ils sont différents dans leur genèse.

Il était une fois… un canard, richissime milliardaire en devenir.

1877 • 1888
The Last of the Clan McDuck
Le Dernier du Clan McPicsou
En 1877 en Écosse, Fergus McPicsou fabrique pour Balthazar, son fils, un nécessaire de cireur de chaussures. Son premier client a les bottes affreusement sales. Après les avoir nettoyées, le jeune Balthazar s’écroule, mort de fatigue. À son réveil, il découvre le sou que lui a donné son client en récompense de son acte ; son premier sou ! Malheureusement pour lui, c’est une pièce américaine qui n’a pas cours en Écosse. Ayant l’impression de s’être fait escroqué, il jure solennellement de compter tous ses sous et de se méfier des gens qui essayeront de profiter de lui.
Les années passent… Il décide d'émigrer en Amérique, son premier sou étant peut-être un signe du destin. Balthazar embarque en qualité de mousse sur un bateau afin de rejoindre son oncle John McPicsou, déjà parti faire fortune aux États-Unis.

1880 • 1882
The Master of the Mississippi
Le Roi du Mississippi
En 1880, Balthazar Picsou arrive à la Nouvelle-Orléans. Il retrouve son oncle John McPicsou dans un saloon, jouant au poker. Ce dernier lui propose de retrouver le Drennan Whyte, le bateau qu’il a commandé et qui sombra dans le Mississippi alors qu’il transportait une fortune en lingots d’or. Picsou accepte et, lors de ce voyage, rencontre pour la première fois les parents Rapetou, l’escroc Oscar Porcin et Grégoire Trouvetou, le grand-père de Géo. Après avoir tenté de faire carrière dans le transport fluvial, la progression du chemin de fer lui fait abandonner ce métier tandis qu’il décide d’explorer plus avant les États-Unis.

1882 • 1883
The Buckaroo of the Badlands
Le Cow-boy des Badlands
En 1882, Picsou part faire fortune vers l’ouest. Alors que son train est attaqué par Jessie James, il tombe accidentellement du wagon. Il rencontre alors Murdo MacKenzie, un éleveur de bétail d’origine écossaise, et devient cow-boy dans le Montana. Il se voit notamment confier la garde d’un taureau de compétition qui sera volé sous son bec. Picsou se lance alors à la poursuite des bandits qui tentent de le semer dans les Badlands. Il y rencontre Théodore Roosevelt, alors simple citoyen, qui lui inculque la valeur de la vie au grand air et la gloire de devenir riche par soi-même. Picsou retrouve au final le bison volé.

1883 • 1885
Raider of the Copper Hill
L’Aventurier de la Colline de Cuivre
Balthazar Picsou abandonne sa carrière d’éleveur de bétails et devient prospecteur. Il achète une petite concession et rencontre un nouveau riche du nom de Howard Flairsou, le père de Crésus. Celui-ci lui apprend à creuser. Picsou trouve ainsi un filon cuivre qui, à l’heure du développement de l’électricité, a une grande valeur. Alors qu’il est sur le point de devenir un grand fournisseur de la région, il se voit contraint de vendre sa mine pour 50 000 dollars. Il vient en effet de recevoir un télégramme de sa famille en Écosse, lui demandant de rentrer au pays au plus vite.

1885
The New Laird of Castle McDuck
Le Nouveau Maître du Château McPicsou
Balthazar Picsou revient en Écosse et apprend que ses parents, vivant désormais au château familial des McPicsou, risquent d’être expulsés pour non-paiement d’impôts depuis plusieurs siècles. Les ennemis ancestraux du clan McPicsou, les Biskerville, profitent en réalité de cette occasion pour essayer de s’emparer des terres qu’ils convoitent depuis toujours. Après avoir gagné un duel contre l'un d'entre eux, Picsou encaisse le chèque de sa mine et sauve le château.

1886 • 1889
The Terror of the Transvaal
La Terreur du Transvaal
Balthazar Picsou rejoint l’Afrique du Sud à la recherche d’un nouveau filon. Il rencontre celui qui deviendra son grand rival : Archibald Gripsou. Voleur et menteur, il dépouille Picsou de son chariot alors que ce dernier vient de lui sauver la vie. Picsou décide alors de traquer le bandit à travers la savane africaine. Il retrouve Gripsou et le livre à la police puis quitte l’Afrique persuadé que ce n’est pas sur ce continent qu’il fera fortune.

1893 • 1896
Dreamtime Duck of the Never-Never
Le Rêveur du Never Never
Picsou est toujours à la recherche de la fortune mais cette fois-ci, en Australie. Dans son périple, il sauve un sorcier aborigène et l’aide à retrouver une énorme opale dérobé par un bandit. Il affronte de nombreux dangers dont une immense vague inondant le désert entier. Il retrouve néanmoins le trésor qu’il restitue à l’aborigène. Pour le remercier de sa bonté, des augures dévoilent à Picsou une partie de son avenir. Il y voit des aurores boréales ce qui le décident à retourner dans le nord de l'Amérique : le Yukon.

1896 • 1897
King of the Klondike
Le Prospecteur de la Vallée de l’Agonie Blanche
En arrivant en Alaska, Picsou achète un équipement de prospecteur puis commence son expédition comme des milliers d'autres hommes espérant trouver la richesse. Il s'installe dans la vallée de l'Agonie Blanche et y découvre une vallée magnifique encore inexplorée par l'homme et où tous les animaux possèdent des traces d'or. Il s'y installe pendant plusieurs mois et trouve pas mal de petites pépites d'or au point de prendre l’initiative d'aller déposer son titre de propriété à Dawson. C'est là qu'il fait la connaissance de la seule canne qu'il aimera jamais, la tenancière de cabaret, Goldie O'Gilt. Un jour, Picsou tombe sur un caillou bien plus lourd que la normale. C'est une énorme pépite d'or massif : le canard est enfin devenu riche !

1892 • 1902
The Billionaire of Dismal Downs
Le Milliardaire des Landes Perdues
Picsou gagne son premier million et devient homme d'affaires après avoir acheté une banque. Désormais millionnaire, il investit dans tous les domaines (compagnie maritime, scierie…) puis décide de rentrer en Ecosse. Mal accueilli par les habitants de son village natal, car considéré comme un nouveau riche, Picsou essaie alors de leur prouver le contraire en participant aux jeux de Highland qui regroupent des sports locaux. Malheureusement, il n'a pas beaucoup de chance. Il décide alors de repartir avec ses sœurs, Maltida et Hortense, en Amérique, sur une colline qu'il a achetée à Jules Écoutum, en Calisota, pour y construire le siège social de son empire. Au moment de de leur départ, Fergus McPicsou, le père de Picsou, décède.

1902
The Invader of Fort Duckburg
L’Envahisseur de Fort Donaldville
Arrivé pour prendre possession de la colline Killmotor, Picsou fait la connaissance de celle qui deviendra Grand-Mère Donald. En haut de la colline, Fort Donaldville tombe en ruine et sert de refuge aux Castors Juniors que Picsou déloge sans ménagement. Il fait ensuite rapidement démonter les ruines du fort pour bâtir dessus son fameux coffre. Toutefois, peu avant l’opération, les Castors Juniors alertent le Président des États-Unis, Théodore Roosevelt, en prétendant la prochaine installation d’une base militaire hostile. Le Président se précipite à Donaldville, avec l’armée au grand complet, cavalerie et marine en tête. Fort heureusement Picsou et Roosevelt se reconnaissent (ils s’étaient rencontrés auparavant), et l’opération militaire s’arrête. Le coffre-fort peut-être construit... Six mois plus tard, l’édifice carré de 300 m3 trône au sommet de la colline Killmotor surplombant Donaldville qui commence, elle-aussi, à s'agrandir.

1909 • 1930
The Empire-Builder from Calisota
Le Canard le Plus Riche du Monde
Pendant près de trente ans, Picsou va sillonner le globe pour s'enrichir en vivant de nombreuses aventures. Finalement, c'est après vingt-sept ans d'absence qu’il rentre chez lui, à Donaldville. Accueilli en héros, il s’installe directement dans son coffre sans prêter aucune attention à la petite réception organisée par ses sœurs. Il ne remarque pas plus la nouvelle secrétaire fraichement embauchée Miss Frappe et encore moins son neveu, encore enfant, Donald, qu'il rencontre pour la première fois ! Hortense laissera deux minutes à Picsou pour s'excuser sans quoi il ne les reverra plus jamais, ce qu'il faillit faire avant de découvrir qu'il était devenu le canard le plus riche du monde.

1947
The Richest Duck in the World
Le Reclus du Manoir McPicsou
Le soir de Noël 1947, après le fameux Noël sur le Mont Ours, Donald et ses neveux, Riri, Fifi et Loulou sont mystérieusement invités par leur oncle Picsou, multimilliardaire vivant reclus dans son manoir et qui a fermé toutes ses entreprises depuis dix ans. Le vieillard décide en effet de leur montrer sa fortune, mais les Rapetou déguisés en père Noël arrivent. Ils enferment Picsou et ses neveux dans un local où sont rangés les souvenirs du milliardaire puis s'enfuient avec sa fortune et son sou fétiche. Fort heureusement, Picsou et ses neveux parviennent à se libérer et rattraperont les voleurs. Se sentant rajeuni par cette aventure, le riche canard va nager dans ses pièces sous le regard médusé et amusé de ses neveux. Ils ne savent pas encore qu'ils vont désormais vivre de nombreuses aventures auprès de leur vieil oncle...

Ces douze histoires sont donc tout simplement fabuleuses. Non seulement, elles ancrent le personnage de Picsou dans la réalité en datant sa vie et ses aventures, mais en plus, compilent toutes les informations du passé du milliardaire qui ont été éparpillées par Carl Barks au fil de son œuvre. Don Rosa les a méticuleusement répertoriées afin de broder tout autour une biographie complète expliquant comment Picsou est devenu riche mais aussi comment il a rencontré ses amis et ennemis. Il s’en suit une aventure non seulement passionnante mais également extrêmement dense. Picsou s’y révèle comme un être foncièrement humain. Au fil du temps, il passe ainsi du statut de gentil petit garçon au riche et vieil avare que le public connait. Pour autant, l'histoire de sa richesse n'est pas celle de son argent mais bien celle de ses aventures, de ses rencontres, de ses erreurs, de ses choix, de ses chances, de ses illusions et désillusions, de ses blessures, ou de ses remords... Tout dans sa vie est sujet à une histoire à raconter. La saga montre alors parfaitement que Picsou doit sa fortune à un travail acharné et aux leçons qu'il va apprendre au cours de son existence. Ainsi, s’il perd de vue, au fil du temps, certains aspects essentiels de la vie comme la famille ou l'amour, il ne dérogera jamais à un fondement primordial de sa personnalité : l'honnêteté. Il fait ainsi fortune dans l'adversité mais toujours en respectant les lois.

La Dynastie de Donald Duck
           
         

A la suite de son œuvre fleuve, La Jeunesse de Picsou, Don Rosa va s’atteler dès 1993 à établir un arbre généalogique des Duck. Il prend pour postulat de départ d’utiliser uniquement les personnages créés ou dessinés par Carl Barks à l’exception notable de Popop Duck imposé par son éditeur danois, Egmont. En effet, ce dernier est très populaire en Europe. Par contre, il fait totalement l’impasse sur les personnages créés par d’autres auteurs qu’ils soient américains, italiens ou autres. Ainsi et bien qu’imparfait, cet arbre généalogique des Duck et des Picsou est désormais considéré comme le seul arbre officiel.

Fergus McPicsou dans La Bande à Picsou
Fergus McPicsou par Don Rosa

Parmi les personnages répertorié dedans, il est intéressant de s’arrêter sur les parents et les oncles de Picsou. Le premier d’entre eux est son père : Fergus McPicsou. La première tentative de donner un père à Picsou remonte en fait au 24 mai 1970 dans Zio Paperone e l'oro del Klondike sous l’initiative du scénariste Guido Martina et du dessinateur Romano Scarpa. La seconde a lieu le 24 décembre 1987 dans l’épisode de La Bande à Picsou, Il Était une Fois un Sou qui annonce des évènements qui sont contés dans les deux premiers chapitres de la fabuleuse saga de Don Rosa : Le Dernier du Clan McPicsou et Le Roi du Mississippi, près de quatre ans avant. Carl Barks avait établi pour sa part une généalogie sommaire en 1990 en donnant une première vision du personnage mais c’est bien à Don Rosa que les lecteurs doivent l’apparence et la personnalité de celui qui est devenu le père de Balthazar Picsou. Né en 1835 à Glasgow en Écosse et mort en 1902 au château du clan McPicsou, Fergus est donc meunier de profession. Il se marie avec Edith O'Drake avec laquelle il a trois enfants : Balthazar, Matilda et Hortense Picsou. Fergus aura une forte influence dans la destinée de son fils, lui donnant non seulement le nécessaire à cirage qui lui permettra de gagner son premier sou mais également en lui inculquant les valeurs d’honnêteté et de travail.

Edith O'Drake dans La Bande à Picsou
Edith O'Drake par Don Rosa

La mère de Picsou, Edith O'Drake (Downy O'Drake en anglais), a quant à elle quasiment le même parcours que son père. La première tentative de donner une maman à Picsou remonte, en effet, au 24 mai 1970 dans Zio Paperone e l'oro del Klondike par le scénariste Guido Martina et le dessinateur Romano Scarpa. La seconde se fait le 24 décembre 1987 dans l’épisode de La Bande à Picsou, Il Était une Fois un Sou. Don Rosa y donne alors le nom, l’apparence et la personnalité de la mère de Balthazar Picsou. D’origine irlandaise, elle nait en 1830 puis épouse en 1867 un écossais nommé Fergus McPicsou dont elle a trois enfants. Elle décède en 1897, à l’âge de 57 ans. L’annonce de la mort de sa mère constitue un traumatisme pour Picsou. Ainsi, afin de le détruire psychologiquement dans l’idée de récupérer sa concession, Soapy Slick lit le courrier qu’il a dérobé à Picsou, alors prisonnier. C’est justement dans une de ces lettres que le père de Picsou lui annonce la mort de sa mère. Fou de colère, le jeune canard prospecteur s’attachera à mettre une raclée légendaire à Soapy Slick.

John McPicsou dans La Bande à Picsou
John McPicsou par Don Rosa

Côté oncle, John McPicsou (Angus "Pothole" McDuck en anglais) est mentionné pour la première fois par Carl Barks dans La Grande Course à Vapeur ! (The Great Steamboat Race) publiée en septembre 1955. La première apparition du personnage est animé puisqu’elle se fait dans l’épisode de La Bande à Picsou, Il Était une Fois un Sou au cours duquel Picsou mentionne son oncle « Poisson-chat » Picsou, réputé avoir émigré vers l'Amérique où il est devenu capitaine sur un bateau de rivière. Sa première apparition papier se retrouve, quant à elle, dans le deuxième chapitre de La Jeunesse de Picsou de Don Rosa, Le Roi du Mississippi. John McPicsou est l'aîné de la famille McPicsou et le frère de Fergus. Né en 1829 à Glasgow, il choisit de quitter l'Écosse contrairement à ses frères, pour aller chercher fortune à l'étranger. Il s’exile ainsi aux États-Unis où il sert dans un bateau, le Drennan Whyte qui fait malheureusement naufrage emportant son chargement d’or dans la catastrophe. En 1882, il rencontre son neveu Balthazar Picsou, avec l'aide duquel il retrouve l'or. Vendant son vieux bateau à son neveu, il décide d'en finir avec la navigation et devient romancier.

Jack McPicsou par Carl Barks
Jack McPicsou par Don Rosa

Enfin, Jack McPicsou (Jack McDuck) apparait lui pour la première fois en photographie dans l'histoire de Carl Barks Noël à Pauvreville (A Christmas for Shacktown), publiée en janvier 1952. Bizarrement, bien que cela soit un des aïeuls de Picsou, clairement dessiné par Carl Barks, il est un des personnages qui aura le moins d’impact dans La Jeunesse de Picsou de Don Rosa, du moins dans le destin de son neveu Balthazar. Né à Glasgow en 1832, deuxième de la fratrie, il vit donc à Glasgow avec son frère Fergus McPicsou, sa femme Edith O'Drake et leurs trois enfants, Balthazar, Matilda et Hortense alors que lui-même n’a ni épouse, ni enfant. Jack se montre aigri de la situation de son clan ce qui le rend malheureux, cynique et irascible.

La Branche Italienne

Le personnage de Picsou a eu tellement d’impacts dans la bande dessinée Disney, aux États-Unis et dans le reste du monde, qu’il serait vain d’essayer de tous les lister. Mais après Carl Barks, et bien avant Don Rosa, l’une des écoles de BDs Disney la plus prolifique est clairement la branche italienne. Ses auteurs auront en effet publié bon nombre de bandes dessinées, principalement pour le magazine Topolino enrichissant considérablement la mythologie des personnages.


Romano Scarpa

Parmi eux, l’auteur le plus connu et celui ayant le plus contribué aux succès de Picsou est assurément Romano Scarpa. Né le 27 septembre 1927 à Venise, il est l'un des plus célèbres dessinateurs de l'univers Disney en dehors des États-Unis, autant sur celui de Donald Duck que sur celui de Mickey Mouse. Il s'est aussi beaucoup inspiré de Gottfredson dont il a repris certains personnages comme Iga Biva ou Le Fantôme Noir dès les années 1950. Mais Scarpa a également dessiné une grande quantité d'histoires mettant en scène Picsou, son rival Flairsou, les Rapetou, Donald, Gontran, Daisy ou Riri, Fifi et Loulou. Il est un adepte des bandes dessinées noires, des ambiances où l'intrigue est voilée de mystère ; une marque de fabrique qui deviendra une composante constante de l'école italienne. En 1988, il a l’honneur d’être le premier auteur italien à se voir publié aux États-Unis par l'éditeur Gladstone. Il meurt le 23 avril 2005 dans sa maison de Malaga en Espagne.


Gédéon Picsou

L'un des tous premiers personnages créés par Romano Scarpa est Gédéon Picsou (Gedeone de' Paperoni en italien). Il apparait le 10 février 1956 dans Mystère en Sauce (Paperino e i Gamberi in Salmì), la première histoire que le dessinateur scénarise seul. Il est présenté dans le récit comme le frère de Picsou. Ce dernier est le rédacteur en chef du journal Il Grillo Parlante qui se traduit par Le Grillon qui Parle, un journal gratuit de 4 275 941 lecteurs. La création de l'arbre généalogique de Don Rosa vient toutefois quelque peu bousculer l’identité du personnage, les auteurs italiens tentant de lui redonner une cohérence au sein de la famille Duck. Ainsi, certaines versions parlent de Gédéon comme du demi-frère de Picsou, fils de Fergus McPicsou et né d'une mère inconnue. Le père de Picsou se serait remariée après la mort de sa première femme, Edith O'Drake, et aurait donc eu un quatrième enfant. Mais pour une grande partie des histoires italiennes, Gédéon Picsou reste le frère de Balthazar Picsou, à part entière, tout comme celui de Grand-Mère Donald. Il est alors facile de comprendre pourquoi Don Rosa a fait l'impasse sur la production italienne pour forger la famille de Picsou : le casse-tête pour l’intégrer était tout simplement impossible à résoudre.


Brigitte McBridge

Brigitte McBridge (Brigitta MacBridge en italien), toujours créée par le scénariste et dessinateur italien Romano Scarpa, apparait, quant à elle, pour la première fois le 24 juillet 1960 dans l'histoire Le Dernier des Balabús... et la Première Apparition de Brigitte la Séductrice ! (Zio Paperone e l'Ultimo Balabù). Il s'agit d'une cane enthousiaste et très positive qui ne rêve que d'une chose : épouser Balthazar Picsou dont elle est éperdument amoureuse. Très fleur bleue, elle appelle même le milliardaire Picsounet ce qui a le don d'énerver le célibataire endurcie. Mais en réalité, leur relation flirte souvent avec le "je t'aime, moi non plus" car une chose est sure : Brigitte McBridge est toujours une alliée de poids pour Picsou face aux Rapetou, à Miss Tick ou Crésus Flairsou. Etonnamment, Romano Scarpa ne la fera rencontrer que dans une seule histoire, Goldie O'Gilt, l’autre prétendante créée par Carl Barks, Arriva Paperetta Yè Yè publiée le 18 décembre 1966.


Chris Yéyé

C'est dans cette même histoire, Arriva Paperetta Yè Yè, qu'un nouveau personnage très important dans la branche italienne des aventures de Picsou va faire sa première apparition. Comme son titre l'indique, il s'agit de Paperetta Yè Yè (Chris Yéyé en français). Elevée par Goldie O'Gilt, qu'elle considère comme sa grand-mère, elle se voit confiée à Picsou quand Goldie s’estime trop âgée pour s'occuper de la jeune fille. Elle part donc s’installer à Donaldville où elle finit son lycée pour devenir journaliste. Elle travaillera alors parfois pour Gédéon Picsou. Elle s'entend parfaitement bien avec Riri, Fifi et Loulou qu'elle considère comme ses cousins. Le personnage a été créé en plein milieu des années 60 afin de donner un coup de jeune aux personnages Disney et les mettre à la page. La démarche suivie pour sa création se voit jusqu’à son nom « Chris » qui est un écho à la mode Yéyé. Bizarrement, le personnage n'a absolument pas percé en France où elle est quasi inconnue alors même qu’elle est très populaire dans son pays mais également au Danemark et au Brésil, pays où elle a même eu l’honneur d’un magazine à son nom.

Au-delà du Papier…

Si Picsou a et a eu une incroyable carrière en bandes dessinées, bizarrement, au-delà du papier, sa présence se fait plus rare. Heureusement tout de même, certaines de ses apparitions à l'écran ont marqué les esprits…

Storyboard par Carl Barks (© cbarks.dk)
Uncle $crooge #10

La toute première tentative de faire un cartoon sur Picsou remonte à la fin 1954. Le personnage est, en effet, devenu très populaire en comics et les studios Disney estime alors qu’il est temps de le faire vivre sur grand écran. Le 4 janvier 1955, Jack Kenneth Peterson, le responsable des scénarios des Walt Disney Studios, écrit donc à Carl Barks pour savoir s'il serait d'accord pour fournir des idées pour un cartoon. Carl Barks est emballé par l’idée au point que six jours plus tard, il envoie déjà un script détaillé de neuf pages ainsi que des esquisses de storyboard. Son synopsis raconte les péripéties d'un travailleur lambda (Donald) jouissant d'une vie facile et insouciante comparée à celle, morne et stressante, de son riche patron (Picsou). L'histoire devait aussi raconter comment Donald travaillait pour son oncle Picsou à ranger ses pièces mais également comment l'Oncle Picsou devait batailler avec un rat qui menaçait de manger ses billets de banque. Au final, quelques mois plus tard, le studio ne garde pas l'idée du cartoon et abandonne purement et simplement l'idée de faire un court-métrage sur le personnage. Il faut dire qu'au milieu 1955, le département cartoon est sur le point de fermer. Le marché pour le court-métrage n'existe plus et les séries de Mickey Mouse, Dingo et Pluto sont déjà stoppées depuis 1953. La série Donald Duck durera encore quelques années puis s'arrêtera le 23 février 1956 avec la sortie de Ohé Donald. A partir de là, il ne sera produit que des cartoons spéciaux ou éducatifs, principalement pour occuper les animateurs entre deux longs-métrages. Une raison plus artistique explique également le renoncement au court-métrage : Picsou ne parvient pas, il est vrai, à se rendre sympathique tant son personnage riche comme crésus est pingre à l'excès ! Carl Barks ne réutilisera d’ailleurs pas l'idée du cartoon dans une histoire papier. Par contre, l'idée d'une des machines qu'il a eu pour le court-métrage se retrouve en couverture du Uncle $crooge #10 publiée en juin 1955.

Mickey Mouse Club (1955)
Picsou Banquier (1967)

La première animation du personnage de Balthazar Picsou remonte donc en réalité au 3 octobre 1955. Il fait, il est vrai, un caméo dans le générique du Mickey Mouse Club où il sort du chapeau du Grand Méchant Loup. En dehors de cela, il faudra attendre le 23 mars 1967 pour le voir véritablement en vedette d'un court-métrage : Picsou Banquier. Walt Disney, un peu avant sa mort, relance, en effet, l'idée d'un cartoon sur le personnage. Ce sera, d'ailleurs là, sa seule véritable intervention sur le projet qui débarquera finalement sur les écrans quelques mois seulement après son décès. D'une durée double de celle d'un court-métrage animé ordinaire, Picsou Banquier s'inscrit vite dans une démarche éducative. Assis sur une approche totalement capitaliste, il véhicule l'idée selon laquelle il est nécessaire pour le bien-être des hommes de faire circuler l'argent en apprenant à investir et réinvestir sans cesse. Ward Kimball se charge de l'animation qui, si elle est tout à fait réussie, pêche sur la caractérisation des personnages et sur l'histoire. Le design s'éloigne, en effet, de trop des créations de Carl Barks, à la retraite depuis 1966. Picsou a ainsi le mauvais goût d'apparaitre en simili "Donald" grimé avec des favoris et une redingote adoptant, qui plus est, la posture professorale de Ludwig Von Drake. Le personnage n'est dès lors que l'ombre de lui-même. Pire, Bill Thompson, qui lui prête sa voix, "oublie" d'insister sur son accent écossais ! L'histoire enfin est indigeste tant elle est dépourvue de gags ou de petites touches destinées à rendre attachants les personnages. Plombé par une succession d'erreurs dans le parti-pris artistique, Picsou Banquier rate le coche ; après un bref passage au cinéma, le cartoon tombe dans l'oubli et reste aujourd'hui encore remisé à l'abri des regards...

Donald Duck and His Friends (1960)
Donald Duck and Uncle Scrooge's
Money Rocket (1963)

Avant Picsou Banquier, le personnage avait été vu, ou plutôt entendu, dans une autre production. Il s'agit de l'album de Disneyland Records, Donald Duck and His Friends. Édité en 1960, cet album est unique à plus d'un titre. Tout d'abord, c'est le premier disque à mettre en avant les personnages historiques de Disney par le label musical de Disney. Mis à part quelques albums du Mickey Mouse Club, c'était une véritable première. S'il a été monté avec un budget réduit (parmi les chansons proposées, quasiment toutes sont chantées à capella sans accompagnement instrumental), le casting est de première ordre étant un des rares albums où Clarence Nash, Jimmy MacDonald et Cliff Edwards font conjointement les voix de Donald, Mickey et Jiminy Cricket. Mais la vraie nouveauté est de proposer pour la première fois le personnage de Balthazar Picsou. Doublé par Dal McKennon, avec un accent écossais, c'est la toute première fois que le personnage s'est vu attitré une voix. Le passage de Picsou est une histoire racontée où Picsou construit une fusée pour transporter sa fortune sur la Lune afin de la mettre à l'abri des Rapetou. L'histoire est ensuite rééditée en 1963 de façon indépendante sous le titre Donald Duck and Uncle Scrooge's Money Rocket.

Dickens' Christmas Carol (1974)

En 1974, Balthazar est à l'affiche d'un autre disque de Disneyland Records qui va bouleverser sa carrière audiovisuelle. Cette année-là, le label audio de Disney sort, en effet, dans les bacs un disque du conte de Charles Dickens, Dickens' Christmas Carol. Dans cet enregistrement, les personnages légendaires des grands films d'animation et des cartoons Disney tiennent les rôles principaux. Mickey est ainsi Bob Cratchit, Dingo, Jacob Marley, Merlin, le fantôme des Noëls passés et la sorcière de Blanche Neige et les sept nains, le fantôme des Noël futurs. Tout naturellement, Picsou assume Ebenezer Scrooge, juste retour des choses puisque Carl Barks, créateur du personnage pour la bande dessinée, s'est inspiré à la base de celui de Dickens pour lui donner naissance. Il lui a même attribué une partie de son nom, Picsou arborant en anglais le patronyme de Scrooge McDuck. L'album propose même un petit livre illustré tout simplement magnifique.


Alan Young

Ce disque voit aussi l'arrivée d'un certain Alan Young qui, en plus d'être à l'origine de l'idée, d'écrire le scénario, va se charger aussi de doubler le riche canard. Il ne sait pas encore qu'il va ainsi devenir la voix officielle du personnage. Né le 19 novembre 1919 à North Shields en Angleterre, sous le nom d'Angus Young, il fait ses études au Canada où il écrit et participe à sa première émission radio, The Alan Young Show, à l'âge de 17 ans. L'émission est ensuite importée en 1944 aux États-Unis où le jeune comédien commence à faire des one-man show. Il débute à la télévision notamment via sa série radio transposée sur le petit écran The Alan Young Show de 1950 à 1953 mais aussi au cinéma avec Les Aventures de Tom Pouce en 1958 ou La Machine à Explorer le Temps en 1960. Pourtant c'est la série télé Monsieur Ed, le Cheval qui Parle qui lui donnera la postérité. Il y joue Wilbur Post le propriétaire d'un cheval qui parle. La série dure six saisons sur 143 épisodes de 1961 à 1966. En plus d'être devenu la voix officielle de Picsou, l'acteur jouera également un petit rôle dans Le Chat Qui Vient de l'Espace.

Le Noël de Mickey (1983)

Le disque Dickens' Christmas Carol rencontre un vif succès aussi bien auprès du public que des animateurs maisons des studios Disney. Un de leurs vétérans, Burny Mattinson, tombe littéralement sous le charme de l'histoire de Charles Dickens et souhaite marquer, avec elle, le grand retour de Mickey au cinéma, absent du grand écran depuis sa dernière apparition en 1953 dans le cartoon Mickey à la Plage. En 1981, Ron Miller, mari de l'une des filles de Walt Disney, mais également président des studios de feu son beau-père, valide le projet. Le travail d'adaptation est alors mis sur les rails. De nombreux jeunes artistes se consacrent au moyen-métrage et vont, pour la plupart, se faire la main sur ses personnages légendaires. Parmi eux, se trouve Glen Keane, le fabuleux animateur de nombre de personnages Disney mythiques des années 90 qui s'occupe ici de Dingo et de Willie le Géant. Pour parfaire l'adaptation, le réalisateur s'inspire d'une autre production mettant en scène Mickey. Mickey et le Haricot Magique, extrait de Coquin de Printemps, sert, en effet, de modèle, notamment pour son rythme. De nombreux personnages le composant sont aussi mobilisés, tels Mickey, Donald, Dingo, Willie le Géant et Jiminy Cricket (qui remplace, par rapport à la version audio, Merlin en tant que fantôme des Noëls passés). D'autres, Crapaud Baron Têtard et ses compagnons, proviennent eux de La Mare aux Grenouilles tiré du (Le) Crapaud et le Maître d'École et renouent ainsi avec le cinéma. Enfin, tout le catalogue Disney est mis a contribution : Pat Hibulaire assume, en lieu et place de la sorcière de Blanche Neige et les Sept Nains, le rôle du fantôme des Noëls futurs, Daisy endosse, elle, le personnage d'Isabelle, l'amour perdu d'Ebenezer Scrooge et Minnie, celui de la femme de Bob Cratchit. Riri, Fifi et Loulou, Tic & Tac, Clarabelle, Horace, Gus font aussi partie de l'aventure tandis que Grand-mère Donald effectue, pour le film, sa seule et unique apparition cinématographique de tous les temps. Le Noël de Mickey reçoit un accueil exceptionnel du public qui réserve à l'œuvre rapidement un rang de film culte. Il lance surtout la carrière audiovisuelle de Picsou.

Footmania pour Dingo (1987)

En 1984, les succès aussi bien financiers qu'artistiques du (Le) Noël de Mickey donnent l'idée aux responsables des studios Disney de l'époque de mettre en chantier un nouveau moyen-métrage mettant en vedette leurs stars maisons. De nouveaux animateurs fraichement débarqués de CalArts sont alors rapidement mobilisés. Tad Stones jette les bases du scénario tandis que Darrell Van Citters s'occupe de la réalisation. Leurs travails jugés peu convaincants les font bien vite déposséder du projet. Le projet de Footmania pour Dingo est à ce stade purement et simplement abandonné. Quelques années plus tard, il est relancé et confié au réalisateur Matthew O'Callaghan qui bénéficie alors de l'aide en qualité de consultant de Ward Kimball. De nombreuses scènes sont modifiées et redoublées. Pour autant, le résultat pèche toujours. Au final, la qualité est jugée incompatible avec le cinéma, le moyen-métrage étant ainsi rétrogradé pour le média télévision. Le moyen-métrage est finalement diffusé le 27 mai 1987. L'oncle Picsou décide de parrainer l'équipe de football de Riri, Fifi et Loulou, dans le seul but de récupérer le trophée qu'il leur a offert par erreur. Les Rapetou, mis au courant de la valeur de l'objet, s'inscrivent eux aussi au tournoi. Sport Dingo intervient pour sauver le milliardaire... Dans cette production, deux autres créations de Carl Barks font leurs premières apparitions en animation : les frères-voleurs Rapetou (créés en 1951) et l'inventeur Géo Trouvetou (apparu en 1952). Sont présents également avec leurs traits sur papier les trois neveux Riri, Fifi et Loulou. Footmania pour Dingo va surtout être un galon d'essai pour ce qui constitue assurément l'apothéose audiovisuelle de Picsou : la série La Bande à Picsou.

La Bande à Picsou (1987)

Le succès de Footmania pour Dingo aidant, décision est, en effet, prise de mettre en œuvre une série basée entièrement sur les personnages de Carl Barks : La Bande à Picsou. Le 18 septembre 1987, est donc diffusé lors d'un "spécial" de deux heures, le pilote du programme, La Bande à Picsou : Le Trésor de la Vallée du Soleil d'Or, qui sera plus tard scindé en cinq épisodes d'une vingtaine de minutes (N'Abandonnez pas le Navire, Fausse Route vers Fausse Route, Les Trois Canards du Condor, Canards en Gelée, La Cupidité ne Paie Pas). La série, La Bande à Picsou, commence ainsi le 21 septembre 1987 avec une diffusion, tous les jours de la semaine, d'épisodes d'une vingtaine de minutes chacun. Après le succès des 65 premiers épisodes de la Saison 1, Disney en commande 25 nouveaux qui ne sont néanmoins pas prêts avant un an pour une diffusion à partir du 18 septembre 1988 et étalée sur deux saisons. En attendant, et en guise de Saison 2, deux téléfilms sont proposés : La Bande à Picsou : Le Temps, C'est de l'Argent et La Bande à Picsou : Super Picsou, le premier en syndication et le second en tant qu'épisode de l'émission d'anthologie, The Magical World of Disney. Chacun d'eux est, ensuite, découpé en cinq épisodes comme son ainé La Bande à Picsou : Le Trésor de la Vallée du Soleil d'Or, pour être diffusé dans la série composée, au final, d’un total de 100 épisodes !

La Bande à Picsou - Le Film : Le Trésor de la Lampe Perdue (1990)

La Bande à Picsou est assurément l'une des séries animées de Disney parmi les plus connues et les plus réussies. Chaque épisode est un véritable régal. Les scénarios sont fouillés. L'action est omniprésente et mêle, avec malice, l'aventure au fantastique et à l'humour. Les personnages, quant à eux, sont tous plus attachants les uns que les autres. Et peu importe le camp auquel ils appartiennent : les gentils comme les vilains rayonnent ici dans un casting impressionnant en nombre et en qualité. En plus de Picsou, de Géo Trouvetou et des Rapetou qui ont fait leur première apparition dans Footmania pour Dingo, d'autres personnages de Carl Barks font leur premier pas en animation : Miss Tick, Gripsou, Goldie O'Gilt ou encore Gontran. D'autres personnages vont être créés spécialement pour la série : Zaza, Mamie Baba mais aussi et surtout Flagada Jones. La Bande à Picsou aura d'ailleurs un tel succès que les studios Disney décident de la décliner sur grand écran, avec le long-métrage, La Bande à Picsou - Le Film : Le Trésor de la Lampe Perdue. La diffusion est ainsi programmée entre les saisons 3 et 4, le 3 août 1990. Le film devenu culte est depuis régulièrement rediffusé à la télévision à travers le monde entier.

Raw Toonage (1992)
Mickey Mania (1999)
Disney's Tous en Boîte (2001)
Mickey Mouse (2015)

Après La Bande à Picsou, la carrière audiovisuelle de Picsou va s'affadir. Il se contente en effet d’apparaitre dans un épisode de Raw Toonage en 1992, dans trois épisodes (Le Tour du Monde en 80 Jours, Le Songe d'une Nuit d'Été et La Trêve de Noël) de Mickey Mania en 1999 et 2000, dans trois épisodes (Dingo Père et Fils, La Boite à Picsou et Journée de Neige) de Disney's Tous en Boîte en 2001 et 2002, dans un épisode (Le Coup de Foudre de Dingo) de la série Mickey Mouse en 2015. Étonnement, le personnage n'a jamais été utilisé dans la série La Maison de Mickey. Picsou est aussi apparu dans deux films sortis directement en vidéo : Mickey, Il Était Une Fois Noël sorti en 1999 réalisé en animation traditionnelle et sa suite Mickey, Il Était Deux Fois Noël sorti en 2004 et réalisé en animation assistée par ordinateur. Dans le premier film, il est vu dans la séquence Donald : Un noël Sans Fin et dans le second, il apparait dans Un Noël Impossible et Le Satané Noël de Mickey. En sommeil, la carrière de Picsou devrait toutefois repartir sur les chapeaux de roue en 2017 avec le remake de La Bande à Picsou prévue pour arriver sur le petit écran.

Mickey, Il Était Une Fois Noël (1999)
Mickey, Il Était Deux Fois Noël (2004)

En dehors de l'animation, Picsou dispose également d’une carrière en jeux vidéo. Il a notamment été vu dans la série Kingdom Hearts, Toontown Online, Disney INFINITY, Epic Mickey : Power of Illusion sans parler des quatre jeux se basant sur la série La Bande à Picsou : DuckTales, DuckTales 2, DuckTales: The Quest for Gold et DuckTales Remastered.

Picsou est, en revanche, un personnage assez rare dans les Parcs à Thème Disney surtout aux États-Unis même s'il y a été très présent durant la diffusion de la série télé. Actuellement, il est essentiellement vu durant les périodes de Noël, et encore pas tout le temps. En fait, et étrangement, c'est à Disneyland Paris et à Tokyo Disneyland Resort qu'il est le plus présent. Sur le parc français, vue la popularité du personnage, il n'est ainsi pas rare de le croiser de temps à autre. Il a même droit de défiler lors de la parade La Célébration Halloween de Mickey.  A Tokyo, Picsou se remarque non seulement dans certains décors du Parc Tokyo DisneySea mais aussi dans les chambres du Tokyo DisneySea Hotel MiraCosta où il fait aussi partie d'un tableau, style renaissance, représenté sur un bateau en train de compter ses pièces d'or. Dans la boutique Villa Donaldo Home Shop de Tokyo DisneySea, il devient un maître d'attablée dans une grande fresque où toute la famille des Duck se voit peinte lors d'un banquet de la Renaissance. Mais le must reste assurément la boutique McDucks's Department Store, toujours à Tokyo DisneySea. Située dans le Port American Waterfront, elle fait partie dans un bloc d'immeubles que le milliardaire possède à New York. C'est un commerce si prospère que même la fontaine devant l'entrée est faite en pièces d'or. L'intérieur de la boutique est, quant  à elle, une véritable ode au magnat des affaires avec des statues et des peintures à l'effigie de Picsou lui-même. Remarquable en tous points !

Tokyo DisneySea
Hotel MiraCosta
Villa Donaldo Home Shop
à Tokyo DisneySea
McDuck's Department Store
à Tokyo DisneySea

Balthazar Picsou est un personnage ultra populaire de par sa complexité et notamment ses défauts. Riche et avare, il aime, plus que tout, les aventures qui lui permettent d’amasser de l’argent. Car Picsou a, en réalité, une âme de collectionneur. Chacune de ses pièces raconte une histoire de sa vie aussi riche et rempli que son coeur. Et rien ne peut entraver l'amour qu'il porte à sa famille, ses neveux en tête. Tout cela rattrape les erreurs de jeunesse, en particulier celle d'avoir laissé partir le seul amour de sa vie...

La filmographie

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001
The Spirit of '43
Animation 2D • American Treasury Departement
1943
Cinéma
1943
Cinéma
002
Jeunesse • 4 Saisons
1955 • 1959
Télévision
1955 • 1959
Télévision
003
Picsou Banquier
Animation 2D
1967
Cinéma
1967
Cinéma
004
Le Noël de Mickey
Animation 2D
1983
Cinéma
1983
Cinéma
005
Footmania pour Dingo
Animation 2D
1987
Télévision
1987
Télévision
006
La Bande à Picsou
Animation 2D
1987 • 1990
Télévision
1987 • 1990
Télévision
007
La Bande à Picsou : Le Trésor de la Vallée du Soleil d'Or
Animation 2D
1987
Télévision
1987
Télévision
008
La Bande à Picsou : Le Temps, C'est de l'Argent
Animation 2D
1988
Télévision
1988
Télévision
009
La Bande à Picsou : Super Picsou
Animation 2D
1989
Télévision
1989
Télévision
010
A DuckTales Valentine ! (amour or less)
Compilation
1990
Télévision
1990
Télévision
011
La Bande à Picsou - Le Film : Le Trésor de la Lampe Perdue
Animation 2D
1990
Cinéma
1990
Cinéma
012
Raw Toonage
Animation 2D
1992 • 1992
Télévision
1992 • 1992
Télévision
013
Mickey Mania
Animation 2D
1999 • 2000
Télévision
1999 • 2000
Télévision
014
Mickey, Il Était Une Fois Noël
Animation 2D
1999
Vidéo
1999
Vidéo
015
Disney's Tous en Boîte
Animation 2D
2001 • 2003
Télévision
2001 • 2003
Télévision
016
Mickey, Il Était Deux Fois Noël
Animation 3D
2004
Vidéo
2004
Vidéo
017
Mickey Mouse
Animation 2D
2013 • 2016
Télévision
2013 • 2016
Télévision
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