JONAS L.A.
L'écran titre
Titre original :
JONAS L.A.
Production :
It's a Laugh Productions
Date de sortie USA :
20 juin 2010 - 3 octobre 2010
Genre :
Comédie
Création :
Michael Curtis
Roger S.H. Schulman
Durée :
273 minutes

Liste et résumés des épisodes

1. House Party
La Casa des Jonas
Genre : Episode télé
Série : JONAS L.A.
Saison 1 Épisode 1
Date de Sortie USA : Le 20 juin 2010
Réalisé par : Paul Hoen
Durée : 21 minutes
Les frères Jonas arrivent à Los Angeles...
2. Back to the Beach
Nick le Surfeur
Genre : Episode télé
Série : JONAS L.A.
Saison 1 Épisode 2
Date de Sortie USA : Le 27 juin 2010
Réalisé par : Eyal Gordin
Durée : 21 minutes
Nick tente d’impressionner Macy...
3. Date Expectations
Jalousie
Genre : Episode télé
Série : JONAS L.A.
Saison 1 Épisode 3
Date de Sortie USA : Le 2 juillet 2010
Réalisé par : Paul Hoen
Durée : 21 minutes
Joe est jaloux de voir que Stella sort avec un autre que lui...
4. And... Action !
Ça Tourne !
Genre : Episode télé
Série : JONAS L.A.
Saison 1 Épisode 4
Date de Sortie USA : Le 11 juillet 2010
Réalisé par : Paul Hoen
Durée : 21 minutes
Le tournage du film de Joe commence...
5. America’s Sweethearts
Amour, Gloire et Rivalité...
Genre : Episode télé
Série : JONAS L.A.
Saison 1 Épisode 5
Date de Sortie USA : Le 25 juillet 2010
Réalisé par : Eyal Gordin
Durée : 21 minutes
La relation entre Joe et Stella se complique...
6. The Secret
Le Secret
Genre : Episode télé
Série : JONAS L.A.
Saison 1 Épisode 6
Date de Sortie USA : Le 1er aout 2010
Réalisé par : Paul Hoen
Durée : 21 minutes
Nick tente de cacher sa relation avec Macy...
7. A Wasabi Story
Sushi’s et Compagnie
Genre : Episode télé
Série : JONAS L.A.
Saison 1 Épisode 7
Date de Sortie USA : Le 8 aout 2010
Réalisé par : John Scott
Durée : 21 minutes
Les couples se forment et se déforment...
8. Up in the Air
Cascades périlleuses
Genre : Episode télé
Série : JONAS L.A.
Saison 1 Épisode 8
Date de Sortie USA : Le 15 aout 2010
Réalisé par : John Scott
Durée : 21 minutes
Macy et Nick fêtent leur premier « Montiversaire »...
9. Direct to Video
Le Clip Vidéo
Genre : Episode télé
Série : JONAS L.A.
Saison 1 Épisode 9
Date de Sortie USA : Le 22 aout 2010
Réalisé par : Paul Hoen
Durée : 21 minutes
Les Jonas enregistrent le clip de leur dernier titre...
10. The First Locker
La Peste d’Hollywood
Genre : Episode télé
Série : JONAS L.A.
Saison 1 Épisode 10
Date de Sortie USA : Le 29 aout 2010
Réalisé par : Paul Hoen
Durée : 21 minutes
Joe subit les rumeurs d’une célèbre blogueuse...
11. Boat Trip
Balade en Bateau
Genre : Episode télé
Série : JONAS L.A.
Saison 1 Épisode 11
Date de Sortie USA : Le 12 septembre 2010
Réalisé par : Savage Steve Holland
Durée : 21 minutes
Joe déclare sa flamme à Stella...
12. On the Radio
Sur les Radios
Genre : Episode télé
Série : JONAS L.A.
Saison 1 Épisode 12
Date de Sortie USA : Le 26 septembre 2010
Réalisé par : Savage Steve Holland
Durée : 21 minutes
Joe apprend que la suite de son film sera tournée en Nouvelle-Zélande...
13. Wishing Not About the Last Time
Rockeurs pour la vie !
Genre : Episode télé
Série : JONAS L.A.
Saison 1 Épisode 13
Date de Sortie USA : Le 3 octobre 2010
Réalisé par : Ryan Shiraki
Durée : 21 minutes
Des rumeurs sur la séparation du groupe se propagent...

La critique

rédigée par

La série JONAS L.A. est une suite directe de JONAS qui marque un changement de cap par rapport à la saison précédente. Elle est diffusée aux États-Unis durant l’été 2010, du 20 juin au 3 octobre sur Disney Channel, et en France, sur la déclinaison hexagonale de la chaine dès le 8 décembre 2010.

 

Contrairement à JONAS qui se déroule en pleine année scolaire et se concentre sur les tracas habituels des collégiens américains, JONAS L.A. suit cette fois-ci les trois célèbres frères en Californie, à Los Angeles, à l’occasion de leurs vacances d’été.

Mais, avant de rentrer dans le vif du sujet et l’analyse plus précise de cette nouvelle saison faisant office de suite ou reboot de la première, il convient de relever la persévérance - pour ne pas dire l’acharnement thérapeutique - de Disney Channel à exploiter le filon des Jonas Brothers qu’elle s’évertue, en plus de leur déjà beau statut de groupe de pop pour adolescents, de transformer en stars du petit écran. Ainsi, après le pilote peu convaincant et rapidement abandonné de J.O.N.A.S., où les trois frères devaient interpréter des agents secrets à leurs heures perdues, la chaîne de Mickey lance donc JONAS en 2009, en grandes pompes,  misant énormément sur le programme dont elle espère qu’il atteigne les records d’audiences de ses consœurs du moment comme Hannah Montana ou Les Sorciers de Waverly Place. Elle réagit d’ailleurs rapidement aux scores peu satisfaisants et contre-attaque en soutenant massivement la série, inondant le marché, au cours de sa diffusion, de produits dérivés en tous genres.  Deux éditions DVDs sortent également alors que la sitcom est toujours à l’antenne tandis que  les CDs de la bande originale les accompagnent dans les bacs tout comme un jeu-vidéo, produit par Altron et distribué par Disney Interactive, sobrement appelé JONAS qui débarque sur Nintendo DS (la console numéro 1 à l’époque). Mais ce battage médiatique n’y change rien, les chiffres d’audiences de JONAS ne décollent toujours pas... Que nenni ! Disney Channel fait la sourde oreille et refusant de croire au rejet par le public de ses chéris s’entête à poursuivre l’expérience des Jonas Brothers à la télévision, avec JONAS L.A. !

Virement de cap à 180° donc pour la seconde saison de la série, changeant, pour bien marquer l'évolution, son nom en JONAS L.A..Les problèmes liés à la vie quotidienne du célèbre boys band sont désormais passés sous silence et c’est ainsi, avec un certain plaisir, que le téléspectateur peut regarder le programme sans devoir croiser à chaque coin d’épisode, des hordes de groupies insupportables scandant à répétition le nom du groupe. Ici l’intrigue, s’il est possible de qualifier la trame ainsi, tourne principalement autour du leader du groupe, Joe, fraichement devenu acteur depuis qu’il s’est vu attribuer le rôle-titre dans un hypothétique film pour adolescents.

Malheureusement, c’est bien là l’unique nouveauté ! Le seul mérite du programme est, en effet, d’avoir essayé de sauver les meubles autant que possible. Après une première saison de JONAS catastrophique, Disney Channel croit visiblement toujours dur comme fer au programme et pour une raison qui a de quoi laisser perplexe, au potentiel du groupe dans une fiction. La chaine sort donc les trois frères de leur cage collégienne de la saison précédente pour les placer sous le soleil de Californie. Mais voilà, c’est un peu court pour convaincre et cela ne suffit pas à sauver la sitcom d’un naufrage en règle : JONAS L.A. sombre au bout de seulement 13 épisodes plombés par des audiences plus catastrophiques encore que sa grande sœur. Car si l’idée de départ de renouveller le cadre de la série (de simples décors en studio, elle passe en décors naturels) est louable et fait montre d’un investissement dans le programme (aucune sitcom de Disney Channel n’a droit à ce traitement !) JONAS L.A. pêche toujours et irrémédiablement par la fadeur de ses protagonistes et de leurs aventures…

Côté casting, l’équipe originelle reprend du service à l’exception de la mère des Jonas qui n’apparait plus quand le père, lui, n’occupe ici qu’un rôle anecdotique en apparaissant le temps d’un unique épisode.

Au niveau des nouvelles têtes, Abby Pivaneras (The Glades, Monk) interprète le rôle de Vanessa Page.  Elle est la nouvelle petite amie à l’égo surdimensionné de Joe et partage avec lui la tête d’affiche dans le film qu’ils sont censés tourner ensemble pendant l’été. Mona Klein, une réalisatrice ratée habituée aux productions de série Z, est quant à elle interprétée par Debi Mazar. L’actrice, vue dans Entourage ou Castle, est manifestement invitée à surjouer en permanence selon le code bien connu dans les sitcoms pour adolescents, toujours aussi navrant.

La série s’offre également une flopée de guest-stars issues du cheptel maison de Disney Channel. Adam Hicks, principalement connu pour son rôle aux côtés de Bridget Mendler dans le Disney Channel Original Movie, Lemonade Mouth interprète ici le rôle de Dennis Zimmer, un voisin pour le moins exaspérant des Jonas Brothers à Los Angeles. China Anne McClain, une des petites surdouées de Section Genius sur Disney Channel, joue, elle, le temps de quelques épisodes, le rôle de Kiara qui, malgré son jeune âge et son peu de temps de présence à l’écran, semble être le personnage le plus intéressant et le plus drôle du casting complet de la saison ! David Henrie, venu de la série Les Sorciers de Waverly Place, tient pour sa part tête à Kévin au cours d’un épisode les faisant s’affronter dans différentes épreuves sportives pour lesquelles Emily Osment de la série Hannah Montana vient les supporter.

Si JONAS L.A. parvient, somme toute, à se démarquer de JONAS en oubliant ses carcans, elle se construit toutefois sur un défaut majeur et crispant. Elle passe, en effet, à la trappe la vie effrénée du boys band à succès avec ses groupies guettant ses moindres faits et gestes mais s’évertue à la place à accumuler les clichés tous plus appuyés les uns que les autres sur le monde impitoyable d’Hollywood. Et voilà donc une réalisatrice castratrice et tyrannique, une blogueuse quasi maitre du monde toujours accrochée à son smartphone, et tout un tas d’intervenants caricaturaux, à un point où ils en deviennent tous insupportables !

Et que dire des relations entre les personnages si ce n’est que cela ne vole pas très haut. La liaison entre Joe et Stella est ainsi toujours aussi brumeuse qu’auparavant tandis que Nick sort désormais avec Macy dans une relation où seul un baiser sur la joue sera échangé : il est décidément interdit de toucher aux trois gendres idéaux de l’Amérique avant que leurs noces ne soient célébrées ! Infantilisant.

La volonté de sauver la série a beau être présente, la qualité n’est toujours pas au rendez-vous dans cette suite des aventures peu trépidantes des Jonas Brothers. JONAS L.A. marque même la fin de leur collaboration avec Disney après plusieurs années de bons et loyaux services : c’est dire l’étendue de la catastrophe !