Démons et Merveilles est un téléfilm produit tout spécialement pour la
télévision, dans le cadre de l'émission de la chaîne américaine ABC, The Wonderful World of Disney (Le monde merveilleux de Disney).

Si l'idée de base de Démons et Merveilles est franchement sympathique,
force est de constater que sa réalisation est plutôt mollassonne. Il s'en
dégage, en effet, un ennui palpable qui gagne peu à peu le téléspectateur au
point de finir par le lasser. Cette histoire de rédemption fonctionne, il est
vrai, péniblement tant elle semble totalement artificielle. Pire, le téléfilm se
fourvoie en rendant bien plus sympathique les enfers que le monde des humains,
plombant alors toute la dynamique du récit. Sans parler bien évidemment du fil
conducteur qui, avec son sportif de haut niveau qui se rachète en intégrant une
équipe de nuls, a non seulement été vu et revu mais fait également l'impasse sur
le traitement émotionnel de l'intrigue.

Partant de ce constat, le seul et véritable attrait de Démons et Merveilles
réside à l'évidence dans le personnage de Griffelkin. Sympathique à souhait,
excellent bonimenteur et disposant d'un bagou à faire pâlir d'envie Belzebuth,
il est attachant en tous points. Will Friedle, qui assume le rôle, livre, en
effet, un numéro de charmeur-baratineur enthousiasmant. L'acteur est d'ailleurs
bien connu chez Disney pour son rôle d'Eric Matthews dans la série
L'Incorrigible Cory, sa participation au téléfilm, Rendez-Vous à la
Maison-Blanche ou son prêt de voix au personnage de Robin Trépide dans
Kim Possible.
Il retrouve ici Matthew Lawrence, un de ses partenaires de L'Incorrigible
Cory (Jack Hunter), vu également chez Disney pour sa participation au Disney Channel Original
Movie, Escale Imprévue.
Jouant Dave Heinrich, il ne donne visiblement pas le meilleur de lui-même tant
il ne parvient jamais à se faire détester quand il est justement supposé se
rendre insupportable. A l'inverse, il n'arrive pas plus à se faire aimer alors
même qu'il se montre généreux. L'échec est patent.
Ne valant que pour le seul personnage de Griffelkin, Démons et Merveilles
est l'archétype du téléfilm raté, terriblement ennuyeux...