Une Niche Pour Deux est un téléfilm produit tout spécialement pour la
télévision, dans le cadre de l'émission de la chaîne américaine ABC,
The Wonderful World of Disney (Le monde
merveilleux de Disney).

Basée sur le roman de Mark Twain, Le Prince et le Pauvre, cette fiction
n’est pas la première chez Disney à reposer sur cette œuvre, adaptée de très
nombreuses fois par les studios du grand Walt. La version la plus connue reste
ainsi, assurément, celle du moyen-métrage animé de 1990, Le Prince et le
Pauvre, mettant en scène les stars historiques du label, à commencer par
Mickey, Donald et Dingo. Auparavant, le même livre a été magnifiquement
retranscrit dans la minisérie, Le
Prince et le Pauvre, diffusée à la télévision en 1962 au sein de l’émission
Walt Disney's Wonderful World of Color.
Existe également, sur un thème identique, le téléfilm,
Double Star, présenté en 1987, dans le programme
The Disney Sunday Movie.
Une Niche Pour Deux reprend donc, une nouvelle fois pour la télévision
disneyenne, la trame de l’échange de rang social en utilisant, pour cela, deux «
acteurs » canins...

Rien, par conséquent, de bien nouveau sous le soleil ; le téléfilm cédant
même aux traditionnels gags visuels et autres chutes de potaches, voulus par le
genre. L’astuce ne fonctionne d’ailleurs pas vraiment et laisse les
téléspectateurs de marbre tant les personnages ont du mal à développer leur
capital-sympathie. Fort heureusement, le réalisateur n’a pas poussé son délire à
l’extrême en imaginant les animaux articuler quand ils parlent. Ces derniers se
contentent, il est vrai, d’exprimer leur conviction par la pensée ce qui
contribue, somme toute, à donner un peu de crédibilité à l’ensemble. De plus, la
version française bénéficie à plein de la qualité du travail des doubleurs aux
premiers rangs desquels se trouve Patrick Préjean qui, prêtant sa voix à
Liberty, fait des merveilles !
Sans être autant calamiteux que
Vie de Chien, Vie de Château ou
Le Chihuahua de Beverly Hills 2,
Une Niche Pour Deux reste un téléfilm laborieux, déjà vu, poussif et sans
imagination : une fiction, par conséquent, globalement ratée.