À Travers les Plaines Sauvages est un téléfilm de la collection des
Disney Channel Premiere
Films, "ancêtres" des
Disney Channel Original Movies,
produit tout spécialement pour le réseau de télévision, Disney Channel. Lors de
sa sortie en VHS de location dans les années 80, il a alors pris le titre des
(Les) Collines de l’Espoir.

Le téléfilm est une adaptation d'un roman de Louis L'Amour.
Louis L'Amour, pseudonyme de Louis Dearborn LaMoore, nait à Jamestown, dans le
Dakota du Nord, le 22 mars 1908. D'ascendance franco-irlandaise, il habite
enfant la frontière canadienne avant de quitter sa famille dès l'âge de quinze
ans pour partir gagner sa vie. Lecteur vorace et bibliophile, il écrit très
jeune des récits d'aventures, richement documentés, publiés essentiellement dans
des revues. Il signe son premier roman, Hondo, en 1953 puis les enchaine jusqu'à
en livrer plus de 85, se spécialisant dans la fiction, principalement les
westerns. La moitié de ses récits est adaptée au cinéma ou à la télévision. Il
en rédige quatre centrés sur le personnage de Hopalong Cassidy : The Rustlers
of West Fork, Trail to Seven Pines, Riders of High Rock et
Trouble Shooter. Curieusement il les sort sous le pseudonyme de Tex Burns et
en nie la paternité durant presque trente-huit années. Son œuvre a été traduite
dans plus de douze langues et fait de lui l'un des auteurs les plus vendus parmi
les écrivains de romans d'aventures et de westerns. En 1983, il reçoit la
Médaille d'Or du Congrès des États-Unis et l'année suivante, la Médaille de la
Liberté. Il décède le 10 juin 1988.

À Travers les Plaines Sauvages est une fiction particulièrement
dépaysante, entrainant le spectateur au milieu de paysages aussi magnifiques que
remarquables. Elle bénéficie en outre de personnages attachants parfaitement
bien joués par Thomas Wilson Brown et Lisa MacFarlane, (respectivement Hardy et
Betty Sue) et Bruce Boxleitner (endossant le rôle du père de Scott) connu du
public pour son rôle dans Tron et la série
Les Deux font la Paire. Malgré ces atouts indéniables, le téléfilm pêche
pourtant bien vite. Déjà, son rythme est entravé par des coupures techniques
(destinées à permettre la diffusion de publicité) par trop marquées. Ensuite, il
prend des airs de tableaux ou scénettes mis les uns à la suite des autres, sans
volonté de faire avancer le récit. Enfin, la trame est tellement convenue que le
scénario se contente d'enfoncer des portes ouvertes, sans jamais réserver
aucunes surprises.
À Travers les Plaines Sauvages voit ses qualités premières gâchées par
un montage amateur et un rythme soporifique. Dommage.