Il
ne s'agit pas ici d'un film unique mais d'une collection de shows télévisés,
réalisés par les studios Disney en 1954 et 1955. Autant d'histoires que d'émissions
!

Convaincu que le média "télévision" est un excellent vecteur de publicité pour son parc
d'attractions, Walt
Disney décide de produire une série appelée
Disneyland qu'il s'attache à
construire en épisodes ayant pour thème les différents
"lands" de son royaume magique. Frontierland sert ainsi de décor d'un show sur la vie de
Davy Crockett, un ancien député du Tennessee. Contre toute attente, il cartonne
littéralement ; la chanson
La Balade de Davy Crockett reste première du hit-parade durant 16
semaines tandis que les
produits dérivés rapportent eux plus de 2.3 milliards de dollars... Rien
d'étonnant, dès lors, à voir les concepteurs du
show s'efforcer de remettre en scène ce désormais fort populaire Davy Crocket que Disney fait,
malencontreusement, passer de vie à trépas au bout de seulement trois épisodes !
Rallongée aux forceps, la série en comptera finalement cinq...

Disney a bien vite l'idée de regrouper les trois premiers épisodes pour former un
premier film Davy
Crockett, Roi de Trappeurs (25 Mai 1955) puis de réunir les deux derniers
dans un second long métrage
Davy Crockett et les Pirates de la Rivière (18 juillet
1956).
Les raisons du succès de Davy Crockett
restent aujourd'hui mal définies. L'authenticité donnée à la série par les
tournages en extérieur ou les conséquences du climat de Guerre Froide régnant
dans les années 50 (les
américains, et notamment les enfants, tentent, en effet, d'oublier leurs
craintes en se
ressourçant sur des valeurs ancrées au plus profond de la culture populaire)
sont autant de pistes à explorer...

Cette série est un vrai régal. Elle ravive les souvenirs
d'enfance et invite à la nostalgie. Si la première saison est authentique
et dramatique, la seconde parait plus formatée ; Davy, devenu un phénomène, se doit en effet d'être exemplaire...
Aujourd'hui, le récit paraît vieillot et dépassé. Il conserve tout de même beaucoup de charme et comble les inconditionnels.

Attention, les DVD sont en VO : Davy y a un accent à couper au couteau, il use et abuse d'expressions issues de l'Amérique profonde... Dur à suivre le Crockett !!!