Zenon et la Déesse de la Lune
L'affiche
Titre original :
Zenon: Z3
Production :
Disney Channel
Date de sortie USA :
Le 11 juin 2004
Genre :
Science-fiction
Réalisation :
Steve Rash
Durée :
90 minutes

Le synopsis

Zénon participe à une course de vaisseaux qui se déroule sur la Lune. Elle reçoit alors une aide inattendue et découvre parallèlement qu’elle a une nouvelle cousine, Dasha...

La critique

rédigée par
★★

Zenon et la Déesse de la Lune est un téléfilm de la collection des Disney Channel Original Movies produit tout spécialement pour le réseau de télévision, Disney Channel.

Il constitue le troisième et dernier opus de la saga du personnage de Zenon. Et il est grand temps ! Dès le casting, il est, en effet, aisé de constater que son budget a été exagérément réduit. Seuls les acteurs incarnant Zenon, Margie, Tante Judy et Commandant Plank sont de retour. Le chanteur Proto Zoa change ainsi de tête tandis que les personnages des parents de Zenon sont purement et simplement passés à la trappe. Raven Simone reprend, quant à elle, son rôle de Nebula, mais uniquement en guest-star pour trois ridicules scènes de trente secondes. Sans doute consciente du sentiment de vide intersidéral donné, la production choisit alors de rajouter des rôles de remplissage telle Cassi, la petit sœur de Nebula et nouvelle meilleure amie de Zenon ; Dasha, sa cousine adoptée qui singe tout ce qu’elle fait, sans oublier deux bellâtres de service qui se disputent les faveurs de la belle... L’imagination s’est donc arrêtée au stade de la Foir'Fouille !

Les mêmes erreurs produisant les mêmes effets, le scénario de Zenon et la Déesse de la Lune souffre comme le casting d’un manque évident d’ambition. Ecrit au rabais, il se contente de reprendre une trame identique aux deux premiers en l’allégeant outrageusement. Zenon va donc de nouveau tenter de sauver une base lunaire en dépit de la perplexité de son entourage, amis compris. Seule différence : la jeune fille vient ici au secours d’une déesse au look et caractère difficilement supportables. Oubliés ainsi les aliens bienveillants du second opus, le téléspectateur se voit contraint de suivre un personnage imbuvable, dont il espère paradoxalement vite se défaire... Impossible dès lors pour lui d’apprécier l’aventure qui, tournant en rond, devient insipide, sans parler des effets spéciaux utilisés, qui, s’ils sont plus nombreux, sont risibles d’amateurisme.

Il était temps que cela se termine : Zenon et la Déesse de la Lune est l'opus de trop d’une saga qui n’a plus rien à offrir !

L'édition vidéo

Le téléfilm n'est édité, à l'heure actuelle, sur aucun support.