La petite maison dans la praire par Laura Ingalls
Wilder est un téléfilm en six parties produit tout spécialement pour la
télévision, dans le cadre de l'émission de la chaîne américaine ABC,
The
Wonderful World of Disney (Le monde merveilleux de Disney).
Fille de Charles et Caroline Ingalls, Laura Elizabeth Ingalls naît le 7 février
1867 près de Pepin, dans le Wisconsin. Elle est le deuxième enfant de la famille
qui en compte cinq : Mary, Laura, Carrie, Freddy et Grace. Elle se met très vite
à l'écriture et débute simplement par la rédaction d'articles pour le Missouri
Ruralist et d’autres magazines. Elle est ensuite tancée par sa fille, Rose, qui
la persuade d'écrire ses mémoires. C'est chose faite en 1930 sous le titre, peu
inspiré, de Pionner Girl. Aucun éditeur ne trouvant le livre à son goût, Laura
Elizabeth Ingalls se décide alors à le remanier. Elle en réécrit ainsi une bonne
partie et pousse la refonte jusqu'à en changer le titre qui devient : La
Petite Maison dans les grands bois. Le charme opère et le succès est
immédiat. Dès lors, elle se lance dans la rédaction de nombreuses suites qui, en
onze tomes, forment la saga romanesque La petite maison dans la
prairie. La France n'en connaît malheureusement pas l'intégralité. Seuls
neuf épisodes sont en effet traduits : La petite
maison dans les grands bois (Tome 1 - 1932), La petite maison dans la
prairie (Tome 2 - 1935), Au bord du ruisseau (Tome 3 - 1937), Sur
les rives du lac (Tome 4 - 1939), Un enfant de la terre (Tome 5 -
1933), Un hiver sans fin (Tome 6 - 1940), La petite ville dans la
prairie (Tome 7 - 1941), Ces heureuses années (Tome 8 - 1943), Les
jeunes mariés (Tome 9 - 1971).
Laura Elizabeth Ingalls s’éteint le 10
février 1957 à Mansfield, dans le Missouri, à l'âge de quatre-vingt-dix ans.
L'adaptation par ABC de la saga des Ingalls ne peut échapper à la comparaison
avec la célèbre série créée par Michael Landon et diffusée entre le 30 mars 1974
et le 21 mars 1983 sur le réseau concurrent, NBC. Véritable institution
télévisée, dont la longévité témoigne de la qualité, cette dernière a en effet
révélé, entre autres, l'actrice Melissa Gilbert qui y incarne le rôle de Laura,
dès son plus jeune âge. La Petite Maison dans la prairie (Little House on the Prairie puis Little
House: A New Beginning) connaît un pilote de 90 minutes, 204 épisodes de
45 minutes et 3 téléfilms de 90 minutes clôturant la série. En France, elle
est diffusée pour la première fois à partir du 18 décembre 1976 sur TF1, alors
télévision publique, et devient, chaque année, un emblème de la chaîne pour ses
programmes de Noël. La diffusion de la série est abandonnée au début des années
80. Elle est remise à l'antenne en 1986 par M6 qui la multidiffuse jusqu'en
2005.
Si la version proposée par la chaîne ABC se veut plus fidèle au roman que ne
l'était la saga télévisée d'NBC, elle n'en reste pas moins fort décevante. Seul
le second livre est ici adapté en une mini-série de 255 minutes qui n'échappe
pas bien sûr aux affres de certaines longueurs dans le déroulement de
l'histoire, tout en oubliant - quelle erreur impardonnable ! - le personnage de Carrie. Les
acteurs ont, quant à eux, bien du mal à faire oublier leurs prédécesseurs dans
leurs rôles respectifs. Toutefois, si les parents, joués par Cameron Bancroft et
Erin Cottrell, peinent assurément à convaincre, Kyle Chavarria, qui campe Laura
et sur les frêles épaules de laquelle repose la performance de Mélissa
Gilbert, s'en sort, elle, avec les honneurs. Il n'empêche, les trois premiers
épisodes donnent, tout de même, plus l'image d'une association de personnes que
d'une réelle famille unie. Ce curieux sentiment s'estompe fort heureusement
ensuite. Quelques moments forts viennent d'ailleurs rehausser l'ensemble, avec
une mention toute particulière aux apparitions des voisins, le gentil Mr Edwards
ou l'insupportable Mrs Scott.
La petite maison dans la praire par Laura Ingalls
Wilder est un téléfilm qui laisse un goût d'inachevé. Son visionnage -
c'est un comble ! - vous convaincra, s'il en était encore besoin, de l'inégalable qualité
de la série de Michael Landon.