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15 ans : En Route Vers le Bel Age !

L'article

Publié le 01 mars 2007

Si nous devions envisager le Resort parisien comme un individu, il aurait assurément un parcours de vie bien particulier. Ainsi, avec un petit effort d’imagination,  comprendre sa situation devient un jeu d'enfant...

Fils d’une belle américaine (la Walt Disney Company) et d’un notable de la vieille Europe (l’Etat français), Disneyland Resort Paris fait parler de lui avant même sa naissance. Des rumeurs, finalement avérées, courent en effet, sur l’infidélité de sa mère qui aurait, un temps, été séduite par un lumineux espagnol. Finalement, le sage parisien aura raison de l’enjoué catalan et accueillera en grandes pompes la gestation du petit.
Tout se passe alors dans le meilleur des mondes. Les médias de la planète tout entière s’intéressent, il est vrai, à la grossesse et fêtent magistralement, avec ses grands cousins d’Amérique et du Japon (Disneyland, Walt Disney World et Tokyo Disneyland), la naissance du dernier né Disney. Et peu importe si la presse people (l’intelligentsia) raille son mode et train de vie (l’impérialisme américain). Les premières années se passent bien et le bébé Resort épate la galerie. Les amis (les clients) arrivent en nombre et s’amusent avec lui.

Pourtant, très vite, les soucis de santé apparaissent. Sa température (le cours de l’action) est inquiétante. Ses résultats d’analyse (les comptes annuels) ne sont guère brillants. Déjà, le petit a besoin d’assistance respiratoire (un plan de relance). Ses parents en appellent donc à la générosité de ses oncles et tantes (les actionnaires) pour quémander, ici et là, des fonds. De nouveaux joujoux (Indiana Jones et le Temple du péril, Space Mountain...) sont ainsi achetés pour permettre à leur progéniture chérie de conserver tous ses amis.
Parallèlement, ils décident de modifier pas mal de choses dans son comportement pour mieux faire oublier sa mauvaise réputation. Cette dernière est d’ailleurs d’autant plus dégradée que son collègue d’en face (le parc Astérix) affiche lui une santé de fer alors même qu’il est issu d’un milieu moins clinquant et, surtout, moins aisé. Le bébé Resort change ainsi, plusieurs fois, de nom  (EuroDisney, EuroDisneyland, Disneyland Paris, Disneyland Resort Paris) et révolutionne ses méthodes d’accueil : la restauration est revue, l’offre de service adaptée...

La thérapie engagée semble obtenir, bien vite, de bons résultats. Les amis reviennent en nombre et les professeurs (les analystes financiers) saluent les efforts menés. Les parents reprennent confiance au point de souhaiter un deuxième bambin (les Walt Disney Studios). Le petit frère naît quelques temps plus tard dans une ambiance très éloignée de son aîné. Il faut dire que les fées ne se sont pas vraiment penchées sur son berceau. Il est, à l'évidence, dénué de charme et, pire, semble avoir un effet repoussoir vis-à-vis des amis de son frangin (Disneyland Park). Les oncles et tantes grondent et jurent qu’on ne les y reprendrait plus. Pas question de mettre une fois encore la main au porte-monnaie pour assurer le train de vie des deux anges.
En vain... La situation se dégrade. Les indicateurs vitaux virent du rouge au noir. Toute la descendance (Disneyland Resort Paris), au bord du gouffre, sombre dans la maladie au point de risquer l’asphyxie. Les professeurs doutent de sa viabilité. Une nouvelle thérapeutique est tentée. Les solutions retenues sont autant de remèdes de cheval. Typiquement américain, le traitement consiste à réinjecter des cellules (l’argent frais) pour régénérer l’organisme là où la médecine française se serait contentée de prononcer l’heure du décès et revendre la dépouille. De nouveaux joujoux (Buzz Bataille Lazer, Toon Studios, Tour de la terreur) sont achetés pour faire revenir les amis et redonner espoirs aux parents et oncles et tantes.

Les premiers effets sont encourageants : la température (le cours de l’action) est stable, les forces (les liquidités) reviennent. Le bébé devenu adolescent est entré en convalescence. Et pour mieux la réussir, il entreprend de fêter en grandes pompes et avec tous ses amis, son quinzième anniversaire.

Le jeunot a bien l’intention d’arriver au bel âge (20 ans) et de faire oublier les tracas de son enfance et adolescence. C’est assurément le vœu le plus « cher » de ses parents, oncles, tantes et amis réunis !