Après l'échec retentissant du
Trou noir, Disney
s'essaye une nouvelle fois à la séduction du public adolescent.

Une nuit folle,
folle reprend , sans intelligence et sans imagination, le thème archi-rabaché
de la compétition estudiantine en usant et abusant des caricatures habituelles.
Le film réunit ainsi des footballeurs sans cervelle, des scientifiques bigleux
et boutonneux, des pimbêches libidineuses, des obèses antipathiques et (histoire
de nous laisser une lueur d'espoir !) des ados propres sur eux. Mais ce qui est
assumé sans honte dans le film ( même si on a peine à le croire !), l'est
beaucoup moins par Disney. La Compagnie a prudemment veillé à ce que son nom
n'apparaisse ni sur l'affiche, ni dans le film.
Mal né, mal assumé, Une nuit folle,
folle suit les traces de son prédécesseur et s'enfonce dans un double
échec : financier et artistique. Et tant pis si l'on retrouve au générique un
(jeune) Michael J.Fox aux prémices de sa carrière.