Aladdin
La Revanche de Nasira

Aladdin : La Revanche de Nasira
La jaquette
Titre original :
Disney’s Aladdin in Nasira’s Revenge
Date de sortie USA :
Le 15 mars 2001
Pegi :
Tout le monde
Langue :
Français
Type de jeu :
Aventure
Multijoueur :
Aucun
Développeur :
Argonaut Games
Musique :
Rob Lord
Jeux testé sur :
Playstation
Également disponible sur :
PC

Liste des niveaux

Agrabah
Le Palais Du Sultan
Le Donjon
L’Oasis
La Caverne Aux Merveilles
Les Pyramides
Le Palais En Ruines
La Cité Antique
Le Repère de Nasira

La critique

rédigée par
★★★
Publiée le 19 juin 2017

Par une nuit noire, une ombre récitant des incantations se démarque au milieu d’un cratère volcanique. Cette ombre n'est autre que la sorcière Nasira qui tente par tous les moyens de ramener à la vie son frère, l’ancien Grand Vizir d’Agrabah, Jafar. Et pour cela, elle a besoin de plusieurs artefacts ! Pourtant, pas question pour elle de partir à la recherche de ces objets magiques : elle entend, en effet, pour parvenir à ses fins utiliser l’ennemi juré de son frère, le voleur Aladdin...

Ainsi débute l’aventure d’Aladdin : La Revanche de Nasira dont l’histoire se situe après les événements survenus dans le film Le Retour de Jafar. Le Grand Vizir a été vaincu : il est maintenant mort et enterré... Sauf que sa sœur, Nasira souhaite voir sa résurrection afin de pouvoir régner en sa compagnie sur Agrabah. Aladdin ne l'entend évidemment pas de cette oreille : il veut sauver la vie Jasmine et du Sultan et se lance donc dans un périple avec l’aide de ses fidèles acolytes le Génie, Abu et Iago.
Tous les ingrédients sont ainsi réunis pour faire honneur au film d’animation de 1992, le joueur retrouvant avec plaisir tous les personnages qu’il y a adorés, et pouvant également déambuler dans certains lieux emblématiques de l’univers d’Aladdin dont évidemment Agrabah, la Caverne aux Merveilles ou encore l’Oasis dans lequel le jeune voleur enfile son costume de Prince Ali pour la toute première fois. Répartis au nombre de neuf lieux découpés en plusieurs niveaux, les environnements visités constituent à l'évidence l'un des gros points forts du jeu.

Il faut dire que tous ces lieux se retrouvent totalement sublimés par la réalisation impeccable de l'opus. Les décors respectent, en effet, à merveille l’ambiance du film original en proposant un univers coloré qui fait plaisir à voir. Un seul regret vient entacher pourtant bien vite le sublime tableau offert par ces décors : la modélisation des visages des personnages par trop perfectible… Tous les protagonistes de l’histoire restent, en effet, figés sur une seule et unique expression faciale leur donnant presque des airs de coquilles vides. Alors certes, ce problème s’explique à l'époque par les performances graphiques limitées de la Playstation mais il n'en est pas moins dommageable à l'excès.

Bien que les personnages pèchent par leur inexpressivité absolue - formant là l'un des plus gros points noirs du jeu - la qualité de leur animation globale est, en revanche, parfaitement exemplaire. Aladdin est ainsi en mesure de réaliser différents mouvements comme des sauts, des lancers de différents objets ou encore des glissades et des parades, la panoplie de mouvements du héros étant aussi diverse que variée et rendant le jeu encore plus impressionnant sur le plan graphique.

Le joueur a de la sorte la possibilité d’incarner trois personnages, à savoir Aladdin, Abu ou encore Jasmine. Ces trois intervenants possèdent évidemment chacun des caractéristiques qui leur sont propres. Aladdin est ainsi celui que le joueur aura la possibilité d’incarner le plus souvent. Agile et chapardeur, il possède une grande panoplie d’actions afin de venir à bout des différentes énigmes et ennemis qui se mettront en travers de son chemin. Armé de son cimeterre, le jeune homme sait également user de sa discrétion pour voler, aux marchands croisés sur son chemin, certains objets appelés à lui être fort utiles, mais aussi des pommes et autres futurs projectiles. Du coté d’Abu, le petit singe conserve quasiment les mêmes mouvements que son maître mais est capable, en plus, d’effectuer de longs sauts afin d’atteindre des plateformes relativement éloignées. Enfin, Jasmine reste la plus grosse déception concernant les personnages jouables : la princesse d’Agrabah ne bénéficie, en effet, que d’un niveau jouable et voit ses mouvements très limités dans la mesure où elle est toujours contrainte de progresser dans une jarre… Une réelle déception pour un personnage qui méritait une bien meilleure exposition.

Plusieurs mini jeux viennent également ponctuer la progression du joueur à travers les différents environnements proposés. Ils prennent la forme d’une machine à sous pouvant être utilisée grâce aux jetons Génie cachés dans tous les niveaux du jeu et donnant droit à des récompenses comme des vies ou de la santé supplémentaire. De petits niveaux bonus permettant de remporter certains lots viennent également s’ajouter aux niveaux déjà proposés lorsque le joueur trouve les trois gemmes rouges présentes dans chacun des univers que visite Aladdin.

Si les graphismes et le gameplay représentent les plus gros points positifs du jeu, le scénario est également à saluer tant il se révèle efficace et fait intervenir un nouvel antagoniste de taille, à savoir l’infâme sorcière, Nasira. Perfide et prête à tout afin de faire ressusciter son frère pour régner sur Agrabah, l’enchanteresse n’a aucun scrupule à user de manipulations et sortilèges en tous genres pour parvenir à ses fins. Si Nasira n'égale évidemment pas l'incroyable charisme de Jafar, elle n’en reste pas moins une méchante plus que correcte que le joueur a plaisir à détester.
Les autres personnages déjà bien connus du public restent, pour leur part, fidèles à eux-mêmes. Aladdin conserve ainsi son courage et ce coté rusé qui le caractérisent si bien et qui lui serviront à maintes reprises tout au long de l’aventure. Le Génie, quant à lui, demeure toujours aussi espiègle et vient apporter son aide lorsqu'elle s'avère nécessaire grâce à ses Points Infos Génie disséminés à travers les niveaux. Iago est lui aussi de la partie ; toujours aussi sarcastique et pessimiste, le perroquet possède la lourde tâche d’officier de point de contrôle dans les différents environnements visités par le héros d’Agrabah.

Enfin, les joueurs sont heureux de retrouver les voix de Richard Darbois, Eric Métayer ou Guillaume Lebon qui assurent ici un doublage de qualité. De même, la musique du jeu se révèle enchanteresse, reprenant les thèmes composés par Alan Menken, en y ajoutant de nouvelles compositions de Rob Lord qui s’accordent parfaitement avec les nombreux endroits visités par Aladdin et ses acolytes.

Dès sa sortie, Aladdin : La Revanche de Nasira reçoit des critiques mitigées de la part de la presse spécialisée. Elle lui reproche notamment son gameplay trop simpliste et sa caméra un peu trop capricieuse rendant les phases de plate-formes parfois impossibles à gérer. A contrario, elle reconnaît toutefois la beauté du jeu et plébiscite son ambiance générale et sonore de grande qualité.
Du coté des joueurs, le succès est, en revanche, immédiat, si bien que l'opus intègre très vite la collection "Platinum", une collection réservée aux jeux s'étant écoulé à plus de 400 000 exemplaires. Il devient ensuite, et pour beaucoup, un classique de la Playstation entrant même dans les classements spécialisés recensant les meilleurs jeux sortis sur cette console de Sony.

Aladdin : La Revanche de Nasira, malgré sa trop grande facilité, demeure un très bon jeu qui plaira à n’importe quel fan du voleur au grand cœur. Si ces graphismes en demi-teinte peuvent en rebuter quelques uns, il serait, en effet, dommage de passer à coté de l’occasion de retrouver tous ces personnages hauts en couleurs et de vivre une aventure vraiment palpitante. L'envie d’enfourcher son tapis volant pour vivre des Nuits d’Arabie est au bout de la manette !

Les Plus
• Une aventure épique à travers Agrabah
• Un gameplay simple mais efficace
• Le plaisir de retrouver les personnages du film d'animation
• Une ambiance sonore soignée
Les Moins
• Une caméra capricieuse
• Des graphismes en demi-teinte
• Une progression trop facile
• Le personnage de Jasmine complètement sous exploité

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