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L'Équipe d'Aladdin à Paris

L'article

Publié le 21 mai 2019

De passage à Paris le 8 mai 2019, le réalisateur Guy Ritchie, le compositeur Alan Menken et les acteurs Will Smith, Naomi Scott et Mena Massoud sont venus parler du film Aladdin devant un parterre de journalistes et de blogueurs à l'hôtel Le Bristol situé en plein cœur de la capitale. Chronique Disney a eu la chance de participer à la conférence de presse ainsi qu'à une table ronde spécifiquement consacrée à la musique du film.

Lors de la conférence de presse, après un accueil triomphal du casting où Will Smith fait le show à lui tout seul, chaque membre de l'équipe raconte comment il est lié au film de 1992. Mena Massoud, notamment, précise qu'il s'agit là de l'un des rares films d'animation Disney avec lequel il a pu s'identifier via la ressemblance du héros et le fait que le folklore arabisant lui parlait. Will Smith qui était forcément plus âgé que les deux autres comédiens, explique qu'il avait été surtout impressionné par la touche apportée par Robin Williams dans le film lui donnant une signature particulièrement moderne, jamais vue auparavant. Sa prestation, qui l'a forcément inspirée en tant qu'acteur, a constitué pour la version de 2019 un véritable challenge : hors de question d'essayer de l'égaler mais au contraire tenter de donner sa propre personnalité au personnage du génie, notamment via un côté hip-hop. En abordant les meilleurs moments du tournage, Guy Ritchie confie lui que le long-métrage a été l'une de ses oeuvres les plus agréables à tourner grâce à l'incroyable enthousiasme qui régnait dans l'équipe de production, des acteurs aux techniciens. Une scène, néanmoins, a été difficile à mettre en image de part son incroyable complexité et son ambition : celle de la chanson Prince Ali.

Naomi Scott révèle que le moment le plus fort du tournage fut la scène de la chanson Parler. L'actrice précise en effet que sa thématique était tellement forte et riche que son interprétation est devenue très importante pour elle allant même jusqu'à faire pleurer le réalisateur Guy Ritchie. Elle avoue également qu'elle avait deviné la chanson, bien avant la fin de son écriture, alors qu'elle passait dans un couloir où Alan Menken la répétait. Elle passe ainsi la tête par la porte et lui demande si c'est bien la chanson inédite ; ce que le compositeur lui confirme aussitôt. Ce dernier explique alors le vrai plaisir qu'il a pris à travailler avec les deux jeunes gens que sont Benj Pasek et Justin Paul, connus pour leur travail sur La La Land et The Greatest Showman. Guy Ritchie indique alors que le but n'a pas été de faire du nouveau Aladdin un film féministe mais de permettre d'étoffer un peu plus le personnage de Jasmine par rapport à l'opus d'animation, ce que le format à prises de vues réelles permettait mieux.

Pour Guy Ritchie, Aladdin peut sembler un film éloigné de ses précédentes réalisations ; pourtant il y retrouve une thématique qui lui est chère : celle de la lutte de classe. Il a pu aussi découvrir un genre nouveau, celui du film familial, chantée qui plus est, qui permettait de faire plaisir à ses enfants tout en explorant de nouvelles pistes comme le fait de rajouter une influence bollywoodienne dans son long-métrage. Mais cela ne l'a pas empêché d'y insuffler ses habitudes de films d'action notamment en mettant une caméra portative sur Mena Massoud, l'acteur interprétant le personnage d'Aladdin, alors qu'il faisait lui-même ses acrobaties, permettant ainsi de proposer de beaux angles de vues. Pour autant, et étonnamment, la scène préférée du réalisateur, est la dernière mise en boite : celle du mariage. Non seulement, il s'agit de la plus longue séquence tournée d'un seul tenant, mais, en plus, comme c'était la dernière, elle constituait aussi la plus émouvante pour l'équipe et la plus enthousiasmante.

Le casting revient alors sur l'intérêt d'adapter Aladdin en 2019. Le film sert à montrer à la nouvelle génération l'importance de connaître sa propre valeur sans chercher à la travestir ou la changer. Elle seule leur permettra d'avancer sereinement dans la vie. Et surtout, elle suffit amplement pour réussir à trouver le bonheur. Enfin, Will Smith avoue que ce rôle a aussi été très agréable pour lui. Comme il joue un personnage principalement en CGI, il n'avait pas besoin de passer du temps au maquillage ou à la coiffure. Il pouvait juste arriver comme il voulait et jouer son rôle en donnant la réplique aux autres acteurs. Les deux jeunes gens, Naomi et Mena, le remercient d'ailleurs d'avoir été là à chaque jour de tournage. De nombreuses autres stars, dans le même cas, n'auraient pas eu cet investissement. Will Smith, au contraire, est resté à leurs côtés durant tout le projet détendant souvent l'atmosphère et permettant d'amener une ambiance extraordinaire sur le plateau.

À suite de la conférence de presse, Alan Menken a offert une table ronde plus intimiste pour revenir sur la création des chansons du film d'animation et du film à prises de vues réelles. Assis au piano, il commence par jouer quelques notes de Nuits d'Arabie, le tout premier morceau avec un air qui ressemble à un chameau qui monte et descend une dune, le tout avec des saveurs orientales. Je Vole est, quant à elle, un hommage aux grandes comédies musicales des années 30, avec un zeste de hip-hop rajouté dans le nouveau film. Je Suis ton Meilleur Ami prend elle ses  inspirations du jazz d'Harlem des années 20 ; une influence qui sera d'ailleurs reprise dans Prince Ali. La chanson Ce Rêve Bleu affiche pour sa part des sonorités proches des guitares espagnoles avec toute l'essence romantique nécessaire. Alan Menken parle également de la chanson Proud of Your Boy, écrite avec Howard Ashman, coupée dans le film d'animation quand le rôle de la mère fut enlevée mais qu'il a réussi à faire rajouter dans le musical même si elle n'est malheureusement pas présente dans le nouveau film. Il précise également que faire de nouveaux arrangements des morceaux permet de donner une nouvelle jeunesse à des chansons vieilles déjà de vingt-cinq ans.

Les rencontres avec les artistes et les cinéastes sont toujours des moments tout à fait passionnants et celle sur Aladdin ne déroge pas à la règle. Il en ressort un incroyable enthousiasme et une belle entente palpable entre tous les membres du casting.

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