Dossiers » Parcs à Thème » Éditos
Parcs à Thème » Éditos

Disneyland Paris Ne Répond Plus

L'article

Publié le 24 septembre 2021

Première destination touristique d’Europe, Disneyland Paris a évidemment été durement impactée par les conséquences de la crise sanitaire. Contraint à la fermeture de longs mois durant, plus d’une année au total, le Resort Disney français n’en finit pas de s’en remettre.

Totalement désorganisé (il s’est séparé de nombre de ses employés malgré les mesures de soutien mises en place par le Gouvernement), il ne parvient pas à relancer la machine. Souffrant désormais d’un manque d’effectifs criant, incapable d’avoir su correctement anticiper le retour de la clientèle et reconstituer ses équipes à temps, il en est à renoncer à des opportunités de chiffre d’affaires. Colosse sans bras, il regarde les trains passer…

Il suffit d’ailleurs de se balader dans le Resort pour voir les conséquences de la désorganisation de la destination. Y manger par exemple relève du défi tant la plupart des restaurants restent fermés faute d’employés en nombre suffisant pour les faire tourner. Disneyland Paris en est réduit à proposer à ses résidents d’hôtels des paniers-repas à emporter, cache-misère d’un accident industriel qui ne dit pas son nom.
Mais bien avant de pouvoir se désoler de ne pas avoir de restaurants ouverts à sa disposition, encore faut-il que le Visiteur puisse… réserver son séjour. Et là, le désastre saute plus encore aux yeux. C’est bien simple : Disneyland Paris ne répond plus !
Le Resort est tout bonnement impossible à joindre… Il le reconnaît d’ailleurs à demi-mot mais laisse faire, résigné et convaincu que la force de sa marque et l’attrait de la destination le feront toujours se voir pardonné de tout ce qu’il fait subir à ses clients. Les répondeurs automatiques mis en place invitent ainsi, tout de go, à renouveler son appel en fonction de sa date d’arrivée… Et même là, dans ce qui peut être vu comme une démarche d’efficacité, le minimum n’est pas fait puisque par exemple, le 24 septembre 2021, le message demandait encore au malheureux candidat visiteur de rappeler après le… 22 septembre si son séjour était programmé après le 12 octobre. Disneyland Paris est donc même incapable de tenir à jour ses messages automatiques datés…

Mais en 2021, n’est-il pas possible de joindre le Resort autrement que par le téléphone ? Les outils du web ne sont-ils pas là pour pallier cette incapacité à gérer un standard téléphonique de réservation ? 
Et bien… Non. Pas à Disneyland Paris.
Du moins, jamais complètement. Le portail web de Disneyland Paris est, en effet, niveau fonctionnalités proposées, d’un autre âge qui rend impossible de mener à bien une réservation de séjour ou sa modification sans avoir besoin, in fine, d’appeler le fameux numéro de la Centrale de Réservation qui, donc, elle, ne répond jamais… Même l’opérateur joint par miracle via le chat s’avoue incapable de traiter les demandes et invite à… téléphoner ! Et quand il s’agit de lui faire remarquer que le numéro ne répond pas, il reconnaît piteusement qu'en effet, c'est compliqué d'accéder à un opérateur… Le serpent se mord la queue, inlassablement.

Disneyland Paris réussit ainsi le tour de force de faire pire que les Fournisseurs d’Accès à Internet (les Orange, Free, SFR et autres Bouygues) qui, dans les années 90 début 2000, étaient réputés pour faire vivre un calvaire à leurs abonnés quand il s'agissait de tenter de les joindre. Ils ont su depuis faire le nécessaire et mettre en place les outils pour rétablir leur capacité à simplement… gérer leurs clients. Disneyland Paris, elle, est restée sur le quai…
Une belle endormie rendue incapable de prendre conscience qu’oublier le basique (répondre à ses clients !), c’est tuer dans l’œuf toute son expérience. Une expérience pourtant chèrement tarifée...

Poursuivre la visite

Le Forum et les Réseaux Sociaux

www.chroniquedisney.fr
Chronique Disney est un site amateur, non officiel, sans lien avec The Walt Disney Company, ni publicité,
utilisant des visuels appartenant à The Walt Disney Company ou des tiers par simple tolérance éditoriale, jamais commerciale.