Boardwalk Candy Palace
Vue d'ensemble
Date d'ouverture :
Le 12 avril 1992
Type de boutique :
Confiserie
 

Le synopsis

Au cœur de Main Street, U.S.A. une élégante boutique aux allures d’île aux plaisirs attend les visiteurs pour un instant privilégié d’emplettes sucrées et nostalgiques dans l’atmosphère charmante d’un parc d'attraction de bord de mer des États-Unis…

L'expérience

Main Street, U.S.A. est une petite bourgade colorée et effervescente, où se croisent flâneurs à la recherche de trésors à offrir ou à ramener chez soi, aventuriers en transit vers des contrées fantastiques, et voyageurs en quête d’un endroit où se restaurer, ou d’une douceur à se mettre sous la dent. Ces derniers, attirés par la bonne odeur de confiserie qui emplit l’air, passeront New Century Notions – Flora’s Unique Boutique, pour s’arrêter devant l’élégante façade victorienne adjacente, toute verte et rose, au porche surplombé par un coquillage géant, et entouré de deux vitrines oblongues ornées des plus délicieuses promesses: « A tempting array of tasty delights - Treat yourself to something sweet - Allow our courteous staff to help you - Caramels Pralines Fudge » et « A conglomeration of the most captivating confections - Main Street’s favourite candies - Fancy boxed - Sweets for ladies - Expertly prepared - Bonbons Toffees Chocolate ». Le ton est donné : caramels, pralins, fudges, bonbons, caramels et toffee, de quoi combler les désirs les plus fous des gourmands explorateurs.

Le bâtiment, daté de 1888 et nommé Tilyou Building, du nom de son illustre créateur, abrite donc la confiserie Boardwalk Candy Palace, ainsi que la boutique d’objets précieux Harrington's Fine China and Porcelains, le magasin d’habillement Disney Clothiers Ltd. et le concessionnaire automobile Main Street Motors.
À gauche de l’entrée de la confiserie, un comptoir extérieur, Delicious Sweets permet d’emporter rapidement certaines des spécialités de la maison : barbes à papa, guimauves, meringues, biscuits, fudges, boissons chaudes et fraîches. Mais c’est en pénétrant dans ce temple de la gourmandise que le visiteur est submergé par les couleurs, les odeurs et les trésors que renferme l’établissement. D’impressionnants étals couverts de boites à biscuits, sachets de bonbons de toutes sortes et couleurs, bouquets de sucettes bariolées, seaux de guimauve, chocolats : les exigeants gourmets ont ainsi matière à remplir… tous leurs désirs !

Sur la gauche en entrant est disposé un comptoir de vente directe dédié aux spécialités de la maison : muffins, donuts, macarons, meringues, et surtout la spécialité des lieux, le fudge. Spécialité bien connue des britanniques, le fudge est une confiserie proche d’un caramel tendre et crémeux, à la texture friable, non collante, et décliné dans de nombreux parfums : du traditionnel caramel, au très anglais menthe-chocolat, en passant par la fraise, le citron et le moins conventionnel banane-chocolat. À cela s’ajoutent les douceurs du moment, qui s’alignent sur les festivités locales : cupcakes, cookies et gâteaux thémés, de Noël à Halloween en passant par les nombreuses célébrations de la petite bourgade, à chaque saison ses saveurs !

En pénétrant plus en avant dans l’établissement, l’œil averti notera les nombreuses colonnes supportant le bâtiment, surplombées de somptueux chapiteaux ornés de sucres d’orge et de bonbons sculptés. Les plus impressionnantes étant les quatorze colonnes de verre, remplies de bonbons multicolores et translucides, éclairées de l’intérieur et entourant chacune des trois caisses et la fresque au fond de la boutique. Derrière chacune se dressent en outre d’improbables manèges miniatures, qui évoquent les parcs d’attractions chers au créateur de l’établissement. L’un représente un impossible balancier supportant deux grandes roues ornées de sucettes multicolores. L’autre attraction fictive est elle composée d’un immense pilier central orné de gigantesques sucres d’orge, desquels se balancent des montgolfières bariolées, nommées « nuts » (noisettes), « fudge », « caramel » et « chocolate » (chocolat), soit les quatre déités de la gourmandise !

En avançant vers le fond du magasin, le visiteur ébahi se trouve transporté sous un somptueux chapiteau de fête foraine rayé rose et blanc, illuminé par deux grands lustres et dont les murs sont surmontés de chambranles capitonnés assortis. Enfin, une imposante fresque dédiée à l’inauguration en 1892 du parc d’attractions construit sur la jetée de la belle ville d’Atlantic City orne le mur du fond de l’établissement, encadrée de bois sombre et de multiples appliques en verre sculpté aux formes florales, et surmonté d’un vitrail au nom de l’établissement Boardwalk Candy Palace. De chaque côté, sont vantés la plus célèbre des jetées (Most Famous Boardwalk) et sa fameuse montagne russe à deux loopings (Double Dare Loop Coaster). Sous la fresque, le rêve de tout amateur de sucreries, et le cauchemar de tous les dentistes : deux rangées de bonbonnières permettent aux clients de composer leur propre sélection, au poids, parmi une offre variée de bonbons de toutes sortes.

Palais du bonbon pour palais de tous horizons, Boardwalk Candy Palace, est l’établissement idéal qui ravira tous les amateurs de confiserie et en fait une des haltes gourmandes incontournables du voyageur en visite sur Main Street, U.S.A !

La critique

Publiée le 06 octobre 2019

Alors que d’autres établissements de Main Street, U.S.A. à Disneyland Paris font écho à des villes marquantes de l’histoire américaine, Boardwalk Candy Palace est, comme son nom l’indique, l’hommage des Imaginieurs aux parcs d’attractions typiques de la fin XIXème - début XXème siècle aux États-Unis. Ces centres de loisirs, souvent construits sur des jetées de bord de mer (« Boardwalk » en anglais) permettant de ne pas rapporter de sable dans les hôtels, sont une part importante de l’histoire de la culture populaire américaine, nées en pleine révolution industrielle et pionnières du développement de l’industrie du divertissement. Et tout naturellement, ils furent une grande influence pour la création du Resort européen de Disney !

Dérivés des fêtes foraines itinérantes, alliés à une esthétique colorée et rétro, ces lieux de divertissement sont aussi souvent associés aux confiseries si populaires qui s'y trouvent vendues. Le bâtiment porte ainsi des références à deux de ces mythiques parcs d’attractions. Tout d’abord, par le nom du bâtiment, Tilyou Building, qui fait écho à George Cornelius Tilyou, considéré comme le père de Coney Island, parc d’attraction célébrissime établi au bord de la plage de Brighton Beach à Brooklyn, New York. Il y installe, en effet, le premier parc de la célèbre jetée, en 1897, nommé alors Steeplechase Park.

La fresque du fond de la boutique, réalisée par Jim Michaelson, imaginieur Disney connu pour sa conception d'affiches d'attractions comme Euro Disneyland Railroad ou Walt Disney World Railroad, fait de son côté référence au parc Steel Pier, construit à Atlantic City, deux cent kilomètres au sud de New York dans le New Jersey, sur une jetée de 300 mètres de long et en activité depuis 1898. Le développement des industries de loisirs dans la ville dès la fin du XIXème siècle, concomitamment à la Révolution Industrielle, lui vaut encore aujourd’hui le surnom de America’s Playground (la cour de récréation de l’Amérique), qui figure au bas de la fresque.

Le nom de Steel Pier figure d'ailleurs sur le toit de la jetée représentée à gauche. À droite de la fresque, un visage caricatural souriant est représenté sur une façade, il s'agit là d'un autre clin d'oeil à Coney Island avec Tillie, la caricature de G.C. Tilyou, qui apparaissait sur les tickets de Steeplechase devenant un des symboles de Coney Island. Un encart fait en outre la promotion des fameux salt water taffies, bonbons mous au sel de mer également originaires d’Atlantic City, dont la légende raconte qu’ils furent inventés suite à un raz de marée qui inonda une confiserie proche du bord de mer. La date qui figure sur la fresque, 1892, ne correspond donc pas à l’ouverture de Steel Pier mais constitue un clin d’oeil à celle d’Euro Disneyland, cent ans plus tard, en 1992.

Les yeux avertis remarqueront également derrière l'une des caisses, une des colonnes remplies de bonbons de verre plus sombre que les autres. Les colonnes étant éclairées par l’intérieur, les imaginieurs en charge de l’aménagement de la boutique auraient sélectionné à réception des bonbons les plus translucides pour garnir chacune des colonnes et y laisser passer la lumière. Or, au moment de remplir la quatorzième et dernière, il ne restait plus assez de bonbons translucides et elle fut remplie avec une sélection de bonbons plus opaques.

Le thème marin évoquant l’environnement des jetées américaines est, quant à lui, plusieurs fois évoqué sur la façade extérieure du bâtiment, d’abord par l’imposant coquillage qui orne le porche d’entrée de la confiserie, mais aussi sur le côté du comptoir extérieur de vente, où une affiche promeut les croisières de la Ocean Steamship Company of Savannah, surnommée Savannah Line, compagnie ayant réellement existé de 1872 à 1951 et reliant la ville de Savannah en Georgie à nombre de villes de la côte est des États-Unis, comme Jacksonville en Floride, mais aussi à New York (où se trouve Coney Island) et Philadelphie (Voisine d’Atlantic City).

Au premier étage sur la gauche de la façade, les fenêtres indiquent elles la présence d’une compagnie nommée « Two Brothers inc. - Dreamers and doers. If we can Dream it, we can Do it » ( Deux frères S.A. - Rêveurs et Faiseurs. « Si nous pouvons en rêver, nous pouvons le faire. »). Ce slogan est une référence à la célèbre phrase inventée par Tom Fitzgerald « If we can dream it, we can do it. », tirée de l'attraction Horizons à Epcot ouverte en 1983 et souvent faussement attribuée à Walt Disney lui-même qui n’en est pourtant pas l’auteur. Le nom de la société quant à lui évoque le premier de The Walt Disney Company à sa création en 1923, Disney Brothers Cartoon Studio. Les noms de Walt E. Disney et Roy O. Disney sont d’ailleurs inscrits sur la fenêtre adjacente à gauche, tandis que celle de droite porte le slogan « If We Don’t Have It, Neither Do You ! » signé Paul Mullée et Herb Schley, fournisseurs de la petite ville américaine.

Le concept de Boardwalk Candy Palace est directement inspiré du Candy Palace original de Disneyland, ouvert le 22 juillet 1955, lui-même évoquant l’esprit des fêtes foraines de cette période. Plus grand, le Candy Palace d’Anaheim (appelé parfois à son ouverture Candyland) a en plus la particularité de posséder une grande cuisine adjacente vitrée, Candy Kitchen, où sont fabriquées directement les confiseries vendues au comptoir, sous les yeux des visiteurs ébahis. À Disneyland Paris, cette ambiance de fête foraine y est discrètement enveloppée d'une ambiance musicale utilisant des sons venant d'un orgue, comme à Disney& Co.

Main Street Confectionery et World Bazaar Confectionery, respectivement situées au Magic Kingdom et à Tokyo Disneyland sont, elles, basées sur une thématique victorienne plus classique. Sur Mickey Avenue, artère principale de Shanghai Disneyland, Sweethearts Confectionery se distingue, pour sa part, de ses homologues étrangers s'établissant dans la maison d’enfance de Minnie Mouse, au style pastel et enfantin.

Le renouvellement constant des spécialités de la maison, pâtisseries saisonnières thématisées en période de Noël ou d’Halloween, ou aux couleurs des célébrations en cours, font de Boardwalk Candy Palace un lieu de passage obligatoire, offrant des nouveautés gustatives pour tout gourmand digne de ce nom. Mais en dehors de ces spécialités vendues au comptoir, les étalages et bonbonnières de la boutique proposent des confiseries industrielles plutôt classiques, et c’est bien le seul reproche qui puisse être fait à l’établissement.

Boardwalk Candy Palace, par son atmosphère unique, qui plonge le visiteur dans une Amérique fantaisiste, insouciante et surannée, celle des parcs attractions et des barbes à papa, est un incontournable qui mérite bien d’y laisser quelques oboles pour repartir les bras chargés de douceurs à emporter chez soi comme autant de trésors, souvenirs des doux instants passés à Disneyland Paris.

Poursuivre la visite

Les Réseaux Sociaux

www.chroniquedisney.fr
Chronique Disney est un site amateur, non officiel, sans lien avec The Walt Disney Company, ni publicité,
utilisant des visuels appartenant à The Walt Disney Company ou des tiers par simple tolérance éditoriale, jamais commerciale.