Rustler Roundup Shootin' Gallery

Rustler Roundup Shootin' Gallery
Vue d'ensemble
Date d'ouverture :
Le 12 avril 1992
Type d'attraction :
Stand de tir
Durée :
10 minutes

Le synopsis

À quelques mètres seulement de la place centrale de Thunder Mesa, de ses boutiques et restaurants, Rustler Roundup Shootin' Gallery propose à ses visiteurs de prouver leur dextérité au stand de tir !

L'expérience

Pour initier les quelques novices de la gâchette aux rudiments du tir, Rustler Roundup Shootin' Gallery a ouvert ses portes au cœur de Thunder Mesa. Reprenant comme décor une vision fantaisiste du village, les tireurs en herbe y découvrent soixante-quatorze cibles sur lesquelles s'exercer, normalement sans pouvoir blesser personne. Outre les boîtes de conserves et les pierres tombales, les tireurs peuvent en effet viser un objectif nettement plus spectaculaire : la réserve d'explosifs sur laquelle certaines cibles sont habilement disposées.

À quelques mètres de là, stationne la roulotte de N. Clement, proposant à la vente son célèbre élixir Weather Thunderbolt. Affublée de nombreux appareils météorologiques pour le moins artisanaux, la carriole du bon Docteur est elle aussi la proie des tirs nourris des visiteurs. Enfin, sur la droite du village, une maison d'époque abritant trois cowboys peu recommandables côtoie une ferme de laquelle s'échappent un renard et son butin ! 

Au centre du stand, le cimetière de Boot Hill, dans lequel le Last Gasp Bridge prend place (en Français le Pont du Dernier Souffle), est décidément un endroit bien peu accueillant ! Les tombes de différents malheureux y sont en effet alignées : en cas de tir réussi sur celle de Banjo Buck, le défunt ressort par exemple d'entre les morts pour gratter une nouvelle fois les cordes de son banjo. Son voisin de cimetière, Jailbird Del, annonce, quant à lui, en épitaphe "Aucune cellule ne pouvait le garder. Peut-être cette boîte le pourra-t-elle" alors que celle de Jack Leborgne indique que le brave homme "Surveillait son argent par ses arrières".

La richesse des décors et des différentes cibles proposent ensuite aux jeunes tireurs de déclencher de nombreux scènes en tout genre ; les cactus, boîtes de conserve, squelettes et autres éoliennes prenant vie en cas de tir réussi !

La critique

rédigée par
★★★
Publiée le 06 novembre 2016

Dis donc. Je voudrais savoir une chose. Où est-ce que tu as appris à tirer comme ça ?
À Disneyland.

Et Marty McFly n’est pas le seul à savoir tirer comme l'éclair grâce à Disneyland ! Bon nombre d’américains ont, en effet, pu s’essayer au stand de tir et devenir de véritables rois de la gâchette au Disneyland Park en Californie ou plus tard, à Magic Kingdom en Floride. Une tradition qui s’exporte avec l’arrivée du Parc Disneyland en France où Rustler Roundup Shootin’ Gallery tient pignon sur rue depuis le 12 avril 1992.

Inscrits dans la culture américaine depuis des siècles, les stands de tir sont, comme en France, des incontournables des fêtes foraines et des foires. C’est donc tout naturellement que Walt Disney décide d’implanter cette icône du divertissement familial à l’américaine dans son Parc flambant neuf dès son ouverture. Mais avant d’installer un stand de tir dans Frontierland, c’est Main Street, U.S.A. qui accueille dès juillet 1955 la Main Street Shooting Gallery en lieu et place de l’actuel Penny Arcade. Véritable succès populaire, l’attraction devient l’un des rendez-vous de prédilection des visiteurs et attire les foules venues en masse tester ce classique des foires revisité à la sauce Disney. Avec seulement huit pistolets mis à la disposition des apprentis-tireurs, la popularité de l’attraction devient trop forte, la capacité des lieux insuffisante et les nuisances sonores trop importantes (le bruit des tirs - à balles réelles à l’époque - fait un énorme vacarme) pour la paisible Main Street, U.S.A. : sa fermeture est actée en 1962. Il faut dire que, bien avant, en octobre 1955, The Davy Crockett Frontier Arcade, a ouvert ses portes à Frontierland à la place de The Davy Crockett Frontier Museum, resté en fonction juste quelques mois. Le nouveau stand de tirs propose ainsi aux visiteurs de se plonger dans la peau de leur trappeur favori, dont toutes les attractions ou presque du Frontierland de l'époque sont inspirées. Pour renforcer l'offre, Frontierland Shooting Gallery est inauguré deux ans plus tard, en juillet 1957, tandis que la capacité du premier stand de Main Street, U.S.A. est doublée et que les aficionados de la carabine peuvent maintenant tirer quatorze coups ! Pour contrebalancer la fermeture de Main Street Shooting Gallery, ouvre au sein d'Adventureland en juin 1962, The Safari Shooting Gallery, nommé également Big Game Safari Shooting Gallery ou encore Big Game Shoot. Laissant sa place en 1982 à une boutique, seule résiste depuis Frontierland Shooting Gallery qui, en 1984, adopte un nouveau système infra-rouge sur les pistolets du stand. Terminé donc les balles réelles percutant les différentes cibles des stands et par la même occasion, l'obligation pour les Cast Members du Parc de les repeindre tous les soirs pour les rendre comme neuve le lendemain ! Avec le changement de cap de l’atmosphère globale de Frontierland passant d’un univers lié aux trappeurs et aux Indiens à un thème essentiellement axé sur Big Thunder Mountain, basé sur la conquête du grand Ouest et sur les mineurs, The Davy Crockett Frontier Arcade, dépassé technologiquement par Frontierland Shooting Gallery ferme ses portes en 1987.

Ce riche héritage de stands de tir, faisant véritablement parti de l’ADN des Parcs américains se matérialise donc en France à Disneyland Paris avec Rustler Roundup Shootin’ Gallery ouvert à Frontierland au sein de Thunder Mesa dès 1992. Boot Hill, est alors choisi en guise de panorama funèbre au stand de tir : c'est le nom américain des cimetières du Grand Ouest américain au 19ème siècle, dans lesquels les personnes décédées de morts violentes ou subites étaient enterrées (“boot” signifiant en Français bottes et Boothill, "enterré avec ses bottes") ! Tandis que la version de Magic Kindgom en Floride, Frontierland Shootin' Arcade, reprend le même thème qu’en Californie, l’ambiance de Rustler Roundup Shootin’ Gallery est nettement plus cartoonesque et moins sombre qu’aux États-Unis. La seule attraction payante du Parc Disneyland conçue par les équipes de Walt Disney Imagineering rend ainsi directement hommage à l’une des plus vieilles curiosités du tout premier Disneyland en proposant à ses visiteurs, habitués des stands de tirs, de s'exercer cette fois-ci dans un univers coloré, de cartoon, où chaque tir entraîne une animation particulière et déclenche un nouveau gag.

Des cousins de Pat Hibulaire, le célèbre nemesis de Mickey et ses amis, semblent même se cacher dans le décor, prêts à commettre un sale coup à tout instant. La charrette du docteur ambulant, la bunkhouse de cowboys et la ferme, situées à l’arrière du décor pour créer un effet de perspective recèlent de nombreuses animations alors que les pierres tombales, plus faciles à toucher de par leur proximité sont, elles, parsemées de blagues en tout genre à l’instar de celles du cimetière de Phantom Manor. L’humour prédomine donc à Paris alors qu’à Tokyo, à Westernland Shootin' Gallery, les tireurs en herbe peuvent s'exercer en visant l’une des cibles présentes dans une reproduction d’un saloon authentique ! Barman derrière le comptoir, piano prêt à l’emploi et autres détails du genre se retrouvent dans un stand où les fins tireurs pourront même repartir avec une étoile de shérif en cas de prouesse lors de leur séance de tir.
La version parisienne est, depuis son inauguration en 1992, la dernière en date au sein des Parcs à thème Disney, Hong Kong Disneyland et Shanghai Disneyland n'ayant aucune attraction de ce genre en leur sein. Une tradition probablement remplacée par des attractions comme Buzz Lightyear Laser Blast ou bien Toy Story Midway Mania! dans lesquelles la notion de tir et de cible à effet existe encore en délaissant toutefois la présence d'armes à feu réalistes.

Bel hommage à l’histoire des Parcs Disney, Rustler Roundup Shootin’ Gallery est une animation joliment mise en scène qui offre à Frontierland une occasion unique pour ses visiteurs de découvrir un autre aspect de la vie dans le Grand Ouest américain !

La disponibilité

Cette attraction est toujours ouverte, à Frontierland, dans le Parc Disneyland de Disneyland Paris.

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